4» A V O. A U R. A U T.
AXE- A Y D. AYE. A Y R. &c.
cent ensemble la charge d’Avocat & celle de Procureur , dans les Siè-ges où ccs deux fonctions font unies & ne fe peuvent séparer ; lesAvocats eu Parlement de Paris , ont toujours vécu avec tant d’intc-grité & de bonne foi , qu’cncorc qu’ils í'e communiquent leurs sacsles uns aux autres fans recépiflés, on n’a jamais entendu aucune plain-te contre eux qui naît été calomnieuse ; aussi toutes les fois qu’on lesa acculez injustement de prévarication > la Cour n a pas manque depunir sévèrement les imposteurs , comme il paroi t par 1 Arrêt uu 15.Juillet 1638. rapporté au 1. Tome du journal des Audainces . lin. 3.tbaf. s s. On a autrefois douté si les Avocats croient capables des do-nations entre vifs & de donations testamentaires à leur ptoiìc, par despersonnes dont ils ont poursuivi les affaires : mais cela ne fait plus dedoute ni de difficulté , pourvu qu’il paroisse que la libéralité qu onexerce envers eux, soit une marque d'amitié & de reconnoislàncc. Catsi l’on voyoit qu'il y eut eu quelque contrainte , & que le Donateurn‘eût disposé en faveur de son Avocat, que parce qu’il n’auroit paspû autrement l’engager à faire son devoir, il est certain que la dona-tion seroir nulle , & qu’il y auroit lieu d’cn priver celui qui sautoirexsoc. Ricard en [on Traité des Donations , fart. 1. chas. 3. Scct. 9.Arrêt du 7. Mars 1631. rapporté au 1. tom. du 'journal des AudtancesUn. 6. chas. Un Avocat peut plaider contre son Seigneur de fief,fans perdre son fief, la raison en est parce que demander justice auRoi | ou premier Seigneur , ne peut être blâmé que par celui qui nieouvertement, ou tacitement & indirectement la souveraineté du Rqifur tous Seigneurs inférieurs.
AVOCATS Généraux , sont ceux ausquels les Avocats des par-ties communiquent les causes où le Roi & le public ont intérêt ; &qui en rendent compte à la Cour, même donnent leurs conclusions al’audiance , après avoir entendu les Avocats des parties. où l’on peutremarquer la lagelîè avec laquelle dans un même-tems par les Avo-cats des particuliers il est pourvu fidèlement aux biens & intérêts desparticuliers,&pat les Avocats du public on veille aux intérêts du bi.npublic & commun, discernant dans un même fait Sc cause , ces deuxintérêts fans cn négliger aucun des deux. Voyez. Gens du Roi.
AVOCATS du Roi , sont les Substituts de Messieurs les AvocatsGénéraux dans les Juridictions Royales , inférieures aux Cours Sou-veraines.
AVOIR. Terme de commerce & de teneurs de livres ; les Mar-chands & Ncgocians. ou leurs Commis & premiers garçons qui tien-nent leurs livres, ont coutume de mettre ce mot, avoir en gros carac-tères au commencement de chaque page à main dro;te du grand li-vre , ou livre d’extrair ou de raison , ce qu’ils appellent le côté ducrédit ou des dettes actives , par opposition aux pages à gauche, quisont le côté en débit, ou débet > ou des dettes pali.ves, qu’on distin-gue par le mot doit , aussi é.rit cn grosses sotties ; tous les autres li-vres des Négocians qui fe tienn.nt en débit & crédit , doivent pareil-lement avoir ces deux titres à chacune des pages oppoíécs. Voyez. L1-vítEs, où l'on donne des modèles de tous les livres des Marchands.
A U R.
[ AURORE. Lumière blanche qui paroît à sOrient avant le leverdu Soleil.
A U T.
AUTEL , du Latin altare, qui vient de ait us haut, parce qu’il estclevé de terre , c’est à proprement parler chez les Chrétiens une ta-ble d’une feule pierre quarrée longue , fur laquelle on célébré le sacri-fice de la Messe chez les Catholiques Romains , & fur laquelle < h.zles Luthériens on administre & pose la Sainte Cène , où il conçoiventse croient une eípece de réalité, mais fans transubstantion ; mais non pasfans un autre mystère que leur opinion suppose > savoir, l’ubiquité duCorps glorieux de Jesos-Christ par tous les lieux où fe trouve la di-vinité. Les Protestans Anglois Episcopaux usent aussi d’autel où ilsposent le pain Sc vin qu’ils administrent à ceux de leur communion’& croyance. Chez les Catholiques Romains cn appelle maître autel ,le grand autel du chœur d’une Église. Le mot d’autel s’entend encoieen architecture du retable dont il est décoré. Autel isolé est celui quin’eít point addossc contre aucun mur , ni pilier & qui a un contreretable , comme á la plupart des Églises Cathédrales , ou qui est fanscontre retable, Sc à double paiement,comme à S. Geimain des Fiezà Paris. Cn appelle aussi autel isolé celui qui est sous un baldaquin ,comme faute! de S. Pierre à Rome.
AU TEL, chez les Païens, étoit une maniéré de pied d’estail, quar-té , rond ou triangulaire, orné de sculptures de bas reliefs, & d’inlcríp-tions > fur lequel brûloir les victimes qu’on íacrifioit aux idoles. Cequi me fait ajouter à l’étymologie d ’ altare venant de altus , que Lau-rel des Païens fur lequel étoit la victime, appelle hofíia , qui pourroitbien venir d e hostiare, o\\ hoftiarium , ou hostiale, pour signifier le lieuoù est la victime , dite hojlia » & si l’on veut de uflorium , lieu oùl’on brûle l’hostie ou victime. Le mot autel altare est plus éloigné dealtus que le mot hoftiale d’autel ; mais autel hojliale ou uflorium, signi-fièrent plus distinstement Lissage & destination de l’autel : Ménage ,dans ses origines, fait venir hôtel palais, de oflium estiak ; d autres dehofpitium, hojpitale hôtel. Remarquez que dans la langue Hollandoifele mot François maison , se dit huis, de oflium ; mais .c’est trop insistersur Une condition donc on pourroit bien se passer.
AUTORISAT IO N, est néccílàire dans les actes que passe unefemme : ce ne íeroit pas allez que le mari eut tacitement approuvé unacte , soit pour l’avoir ligné . soit pour y avoir été présent > il fautqu’il soit fait txpreiìcment mention qu’il l’arnotise. Le mari mort ci-vilement j ou qui a fait cession , ne peut autoriser fa femme eu juge-
ment , soit en demandant ou deffendant. Il faut qu’elle fe fasse auto-riser par Justice. Cat le Magistrat supplée dans un juste & légitimebefoîn , a tout défaut qui vient du vice des particuliers ; femme nonautorisée peut s’obliget pour retirer ion maii de prison , de même sielle est marchande publique. Les grandes Daines & Princesses, peuvents’obliger fans l’aurorité de leurs maris , pour choses qui vont à la dé-pense de leurs maisons, principalement celles qui ont leuis hôtels sé-parez. Tronçon Art. 227. de la Coutume de Pans.
AUTORITEZ , sont les Ordonnances,les Loix, les Jugemensdéja portez , les Arrêts > les scntimens des d’Acteurs > mais des raisonsclaires & démonstratives ne sont pas proprement des autoritez.
AXE.
AXE, du Latin Axis essieu , c’est la ligne qui passe par le centffcd’un corps rond ou cylindrique, comme i’axc d’une boule ou íphere,ou l’axe d’une colomne,
AXE spiral. c’est dans la colomne torse, l’axe tourné en vis, pouren tracer les circonvolutions au dehors.
A X E de la volute Jonique, c’est le bord ou filet qui en termine lapatrie latérale appellée le balustre > suivant les conjectures de M. Per-lant dans ses notes fur Vitruve.
a y d.
#-
A Y D E S , sont les droits qui sc perçoivent par les Fermiers du Roi,& qui ont été établis pour aider au gouvernement & soutien de l’É-tat. II y a un nombre infini d’especes de droits compris sous ce motd’aydcs; mais on entend particulièrement ceux qui se levent fur le vin,fur les autres boisions & fur le pjed fourché : les autres droits ontd’autres noms , comme les tailles, les gabelles, les traites, sec.
AYE.
AYEUL, Aïeule , Bisayeui, Bisayeuie, font les dy-gtez de généalogie ou génération en ligne ascendante.
A Y R.
[AYRI. Sorte d’arbre dont le tronc est armé d’épincs aiguës , &qu’on prend pour de Lébeine. II croît dans Ic Brésil j Ion bois est sipesant , qu’il ne flotte point fur l’eau , se il est fi dur, que les Sauva-ges s’en fervent pour garnir le bout de leurs flèches,
A Z E.
A ZE. Espece de lièvre. Voyez Lièvre.
AZtRO. Eípece de cheval sauvage qui est extrêmement léger.On n’cn voit guéres que dans la baise Ethiopie.
A Z I.
A ZIM E. Pain fans levain , qui est applati & mince comme dupapier, très-blanc & cassant ; il lert à envelopper les bols & les pilu-les qu’on fait avaler aux malades : pour cela on l’amolit auparavant,en Ic trempant un peu dans Peau. Comme il contient beaucoup d’hui-Ic & qurique peu de sel ; il est propre pour émoullër les acides &pour adoucir les àcrerez de la poitrine : on s’en sert aussi dans les hé-morragies & flux de ventre, pour cela on en fait une bouillie en ledélayant dans du lait.
AZIMUTH. Terme d Astronomie. Grand cercle qui passe pafle zemth & le nadir, & qui coupe l’horizon à angle droit.
A Z O.
A Z OT. Terme de Chimie. Matière première des métaux.
A Z O U F A. Espèce d’animai qui fe trouve cn Afrique, particuliè-rement aux Royaumes de Fez & de Maroc , qui déterre les cadavrespour les dévorer.
A Z U.
AZUR. Outre-mer. Sorte de fossile bleu céleste, qu’on tire diaLevant, qui sert pour la peinture & à divers autres uíàges.
Secret four faire un azur semblable à toutre-mer.
Broyez se réduisez en poudre trois onces de verd de gris, avec sixonces de sel ammoniac ; boyez encore cette poudre, & en même temsabreuvez-la avec de l’huile de tartre, jufqu’à ce que vous ayez fait unepâte aflèz coulante. Mettez-la ensuite dans un marras de verre, & en-levdilîez-le dans du fumier , au bout de cinq jours cette matière se-ra convertie en azur.
Autre sectet four faire le tnkme azur .
Dissolvez deux onces de sel ammoniac cn ptfudre , dans une livrede vinaigre distillé, le plus fort que vous pourrez trouver ; joignez-yune liv te de chaux très-blanche, d’écailles d’oeufs , avec une once delimaihe de cuivre ; mettez le tout dans un vaifleau de cuivre, qui aitson couvercle de la même matière , & qui ferme si juste que Lait n’ypuisse pas entrer , & qu’aucune partie de la matière n’en sorte, enter-rez ce vaifleau dans du fumier de cheval, a» bout d’un mois vous au-rez un rcès-bel azur.
B-