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BAC. B A D. B A G.

A Ç. Sorte de grand bateau plat. & soit large , qui sert à fairepasser les rivières aux groílèsvoitures.

BACCARIS. Efpece deplante qui croit particulière-ment cn Languedoc.

BACHELIER. C’est lenom quota donne dans quel-ques-uns des six corps des Mar-chands de Paris aux anciens &à ceux qui ont passé par lescharges, & qui ont droit d'ê-tre appeliez par les Martres &Gardes pour être préféras aveceux Sc les assister en quelques-unes de leurs fonctions , particulièrement en ce qui regarde le chef-d’œuvre des alpirans à la maitriíc. L& terme de Bachelier est aussi enusage dans la méme signification dans la plupart des Conamunautez desarts & métiers de la Ville Sc Faux bourg de Paris. Voyez. Communauté.

BACHOT. Sorte de petit bateau.

L A CL) LOME TRIE. Terme de Géométrie. L’art de mesurer*vec des bâtons les hauteurs accessibles, ou rnacceiïibles.

B A D.

BADELAIRE. Terme de blason. C’est un ancien cimeterre ouÉpée courte Sc large, courbée comme un sabre.

BADIGEON. Mélange de plâtre & de pierre de taille bienbroyée Sc bien tamiíëe , dont les Sculpteurs fe lervent pour remplirles petits trous, & réparer les défauts qui se rencontrent dans la pier-re dont ils font des statues & d’autres ouvrages.

Les Maçons donnent aussi le nom de badigeon, à une efpece demortier fait d,e recoupe de pierre de raille, dont ils colorent, ou en-duisent 1c plâtre pour le faire ressembler à la pierre de taille.

C 'est encore en terme de menuiserie, de la ícieure de bois détrem-pée avec de la colle force, dont on fe sert pour remplir les gef'.uies,ou autres défauts dn bois après qu’il est travaillé. On le prépare furune efpece de petite palette de bois, & on l’employe avec une petitespatule aussi de bois. Les Sculpteurs en bois fe servent aussi de ce ba-digeon à même usage. ]

BAGUES & joyaux, sont les pierreries Sc autres bijoux donnez àcelle qu’on recherche en mariage; lorsqu’ils se trouvent en nature, lafemme les prend préiérabiement à tous Créanciers; que s’ils ne fetrouvent point en nature, elle conserve toujours k droit de répéterfa dot, c'est-à-dire, de redemander fa doc. Ils sont sujets au retranche-ment de l’Édit des secondes noces, Richard en son Traité dts Vonnations,fart. 3. chap. 9. Close y. nombre 1364. Si celui qui les a donnezrompt par fa faute le mariage > outre qu’il n’est pas reccvable à en de-mander la restitution > il est encore tenu des dommages Sc intérêts.Roquet des droits de^uslice,chap. zi. nombre 333. Le fiancé étant dé-cédé avant le mariage folemnifé, la fiancée est tenue de restituer lesbagues Sc joyaux qui lui ont été donnez par son fiancé ; elle ne peutles gagner au préjudice de l’Orfevte qui les a vendus , & n’en a pasété payé. Chenu , z. Centurie, Squefiion quarante six.

BAGUES. Ce mot par rapport au Négoce, est un joyau enrichide quelque pierreric; il fe dit particulièrement des anneaux que l’onporte aux doigts ; une bague d’oreille , est un petit cercle d’or > soitUni, soit orné de quelque pierre précieuse que les Dames portent aux•teilles quelles fe percent pour cela; on l’appelle plus ordinairementboucle d’oreille > & íoiíqu’il n’y a qu’une pierre fans pendeloque, bou-cle de chien. Ce font les Orfèvres & Jouaillers qui font, qui mon-tent, & qui vendent les bagues. On nomme baguier un petit coftredans lequel ces Marchands mettent leurs bagues & pierreries.

[BAGUETTE de fusée. Bâton menu & long qu’on attache à unefusée volante, qui doit être du même poids que la futée pour lui ser-tir de contre poids > autrement elle ne monteroit pas en haut. ]

BAGUETTE. Petite moulure ronde , qui est semblable a l’as-kragalc, avec cette difference quelle n’est pas si grande; fur laquelle ba-guette on taille quelquefois des ornemens , comme des rubans, desfeuilles de chêne, des rinceaux & autres feuillages, des bouquets delaurier, Bcc.

[BAGUETTE divinatoire. C’est une branche de coudrier four-chue , par le moyen de laquelle certaines personnes peuvent découvrirles loutres d’eau, Sc les mines cachées fous la superficie de la terre.On doit prendre préférablement aux autres , celles uont les sourdionsTerne I.

BAI.

font des jets de Tannée. On coupe le manche de la longueur d’un piedou environ, Sc les deux fourchons de même , ou d’un pied Sc demi ;on les tient entre les deux mains, le dedans de la main étant tournéen haut. Le manche de la baguette doit être aussi tourné en haut ,ou situé obliquement. Celui qui la porte doit marcher lentement dansles lieux ou il soupçonne qu’il y a des eaux, ou des mines, & alor*les corpuscules qui s exhalent du métal, ou de l’eau, empreignent labaguette Sc font incliner son manche, ce qui est le signe certain queTon a trouvé ce que Ton chercboir.

BAI.

BAIE. Graine, ou fruit de certains arbres, comme de laurier »de genévrier, de houx , &c,

BAIE. Ouverture que h s Maçons laissent dans un mur pour y pla-cer une porte, ou une fenêtre.

BAIE. Enroncement de la mer dans les terres, beaucoup plus lar-ge par le dedans que par Tentrée.

BAIGNOIRE. Vaiileau ovale de métal ou de bois, où Ton labaigne dans la maison. ]

BAIL, signifie don > Sc les Praticiens disent encore Bailleur, celuiqui dans un contrat donne à loyer ou à rente, 8c Preneur celui quireçoit ; il y a plusieurs sortes de baux parmi leíquels est le bail à fer-me, & le bail à loyer: bail à loyer est celui par lequel on donne unemailon ou une portion pour en jouît par le Preneur pendant un cer-tain rems, lequel ne doit excéder neuf années, Sc a la charge de payerune somme par chacun an ou autrement, ainsi qu’on peut convenir»,d’où vient qu’on Pàppelle bail convcntionel.

BAIL â ferme est la méme chose , il n’y a de la dissercnce quedans le nom du Preneur; car celui qui tient une maison à loyer Rap-pelle Locataire > & on nomme Fermier celui qui prend des terres , desmétairies , des droits & autres biens pour les faire valoir moyennantune certaine somme. Le Bailleur est tenu de faire jouir lc Preneur àpeine de tous dépens, dommages Sc intérêts, fans qu’il lui soit permisde le déposlèder , si ce n’est en quatre cas. i°. Si íe Propriétaire veucoccuper en personne, & paver les dommages Sc intérêts au Locataire,z°. S’il veut rebâtit là maison, Sc qu’il y ait nécessité. 3 0 . Si le Loca-taire mene une vie scandaleuse. 4 0 . S’il ne paye pas les loyers dansles tems convenus : encore cst-il nécessaire de remarquer au premiercas, que lorfqu’il y a eu des avances ou que le fond est hipotequé àla garantie du bail, le Propriétaire n’en peut obtenir la résolution. Ar-rêt du 14. lévrier au premier Tome du journal des Attdiances , Livre z»chap. 107. Sc que le principal Locataire ne peut jamais user du pri-vilège du Propriétaire envers le Soulocataire, même si la maison estainli affectée, le nouvel Accquéreur ne peut pas déposséder le Locatai-re. II n’en est plus de même des fermes de la campagne, lc Proprié-taire qui voudroit faire valoir son bien par ses mains, ne seroit pasreçu à demander la résolution d’un bail pour expulser ses Fermiers ;aussi après le bail expiré, il peut en palier un nouveau à qui bon luisemble, sans être obligé à préférer l’ancien Fermier; cependant si ccmême Fermier reste dans la ferme fans renouvelles le bail, il est cen-sé continué pour un an, c’est ce qu’on appelle tacite réconduction :au lieu qu’a i’égard du Locataire cela ne s’observe que pour un quar-tier seulement. Voyez. Ferme . loy.er , réconduction. LePreneur ne peut transporter son bail/ans le consentement du Bailleur,ou s’il n’a été convenu ainsi par une clause expresse. II n’est pas per-mis au mari de donner à loyer les maisons de Paris, qui appartienentà fa femme pour plus de six années , Sc les héritages de la campagnepour plus de neuf, á moins qu’ellc n’y consente. Coutume de ParisArticle zz6 ; cár les baux à plus longues années sont censé aliénations.Les baux a ferme des biens appartenans aux mineurs Sc à TEglife, doi-vent ctte précédez des publications > & donnez au plus offrant Sc der-nier enchérisseur. Lc Propriétaire a un privilège spécial fur les meu-bles qui lbnt dans fa maison ; car ils font repliiez son gage.

BAIL d’héritage ou à rente, est une concession faite de quelquesterres à la charge d’une rente 011 redevance : c’est proprement une pen-sion que le Bailleur fe réservé fur Théritage.

BAIL. Voici routes les formules des baux principaux, Sc les plusordinaires qu’un homme de famille peut avoir très-fouvent besoin dcfaire , Sc dont il doit tenir Sc savoir distinctement toutes les circons-tances > de peur que les ignorant, ou émettant, il n’infirme la validi-té des actes qu’il fait. Ces formules de bail font bail ou d’une maison»ou d’une ferme & métairie à une ou deux personnes , ou d’une vache,ou d’un troupeau ; & comme T Auteur étoit Administrateur des biensEcclésiastiques, nous mettrons aussi la formule du bail du temporeld’une Cure, Sc easia une formule de bail à tente.-

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I. Termul»