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B L A-.

BLE.

BLE.

6 ;

emblèmes ; car chaque piccc de l’ccuffon armoriai > s il ctoit raisonné,signifièrent les qualitcz, vertus, actions ou choies notables des an-ciens de chaque famille, qui a des armoiries. Blazon , dit Borel, vientde lans louanges , & de Janus l'on, comme íi les piétés de l’écu oudu baron croient comme une expreilion emblématique, a la louange decelui qui porte lecuflòn Sc armoiries de cette famille plus ou mo.nsillustre : le mot Flamand Loffang , chant de louange, représenteroit en-core mieux l’étymologie de blason, 3 c la choie lignifiée ; car ces bla-zons o, armoiries sont comme un court panégyrique emblématique, Scquelquefois un peu énigmatique de la gloire de cette famille, Sc del’honneur quelle a d'être la postérité des grands hommes, & d’avoirdes absences avec les autres familles illustres. J'ai dit que ce panégy-rique est amblématique, patee qu’a la mode des devises elles ont corps,c’elt-à dire, ligures & ame; savoir, des mots Sc crys qui en íontcomme la clef, Sc je dis énigmatiques, patee qu’elles avoicnt besoind'être expliquées, déchiffrées, & blazonnées comme l'on verra bien-tôt. M. Ménage qui devroit ici triompher, étant le Coryphée & Prin-ce des étymologistes, nous dit ici fort froidement, que blazon vient deJjitst , quasi blatio , blazio , patee que les Chevaliers postent leurs armes.D’autres enfin disent d’unc manière allez plausible, que blazon vientdu mot Allemand blafen, sonner du cor, a cause que dans les ancienstournois ceux qur lé piélèntoient a la lice, ibnnoient du cor pour aver-tir de leur arrivée : les Hérauts ensuite sonnoícnt de leurs trompes,après quoi ils blazonnoient les armes des Chevaliers qui voulorcntcombattre , Sc les décrivoienc a haute voix en y ajoutant quelqueslouanges fur leurs exploits & fur leurs faits d armes. Dans un sens iro-nique, il lignifie le contraire de louer; íàvoit, blâmer Sc reprendre ,

& rechercher a mauvais deffein les mœurs Sc actions de quelqu’un ; Sccette recherche cuticule Sc à mauvaise intention est d’autant plus bh-mable que la personne est plus respectable, de-là vient qu’anciennementen donnant l’écii aux Chevaliers, on leur ordonnoit de ne pas souf-frir que l’on blazonnat les Dames; c’est-à-dire, que l’on médit desDames > & qu’on ept la témérité de rechercher, Sc de douter de leurVertu St belles qualitez.

BLASPHEME, selon le droit divin, est puni de la mort éter-nelle. Math. ch. iz. Marc. ch. f , Scc.

Par les Ordonnances de nos Rois, les peines contre les blasphéma-teurs , font différentes ; les plus ordinaires ont été de leur percer ou cou-|)cr la langue.

B L A S TIE R. Marchaud qui va acheter des blés dans les greniersrie la campagne pour les trantporter, & les sevendrt dans les marchezdes Villes & gros Bourgs. Les Réglemens faits fut les Commerces deslaies, font deìsonses aux Blastiers d amener, & d’exposer en vente au-<runs blés coupez, ni mélangez, ni d’avoir des sacs pour servir de mon-tre , dont le dessus soit de beau blé, Sc bien conditionné, Sc ie fondJe plus souvent d’unc qualité beaucoup moindre, a peine de confisca-tion , & d amende. La Sentence du Lieutenant Gcnétal de Police dela Ville de Paris, du 11. Décembre 1701. rendus contre deux Blaf-tiers de Belly & de Souille, les condamne solidairement à cinquantelivres d’amcnde pour avoir contrevenu à ces Réglemens.

BLE.

[BLÉ Voyez, cet Article dans le Dictionnaire (Economique, Sc y'àjoutez ce qui luit.

Sur les blés gelez, en 1709.

II y en eût qui scmerént du froment en Avril 1709, comme ils vi-sent qu’il ne produifoic point d’cpis, quelques-uns coupèrent la fanerie l’herbe vers la S. Jean > d’autres ni touchèrent point du tout. LeBlé dont on avoit coupé l’herbe , poullà en 1710. & fût de dix ouriouze jours plus avancé que les autres blés semez vers la St. MartinU709. II fût moins loti, Sc porta moins de grain; mais un grain plusgros, & meilleur pour hs Boulangées.

Le blé àuquel on n’avoic point touché fût fort beau en 1710. &même plus beau en quelques endroits, que celui qui avoit été semécn Automne en 1709.

A cette occasion M. Homberg a dit, que si on étete derplantesNouvelles, avant qu’elles portent leur graine, elles la portent Tannéesuivante que c’est un moyen fur de les rendre vivaces. Ce dernierarticle est pris de i’histoire de l’Académie 1710.

Fropriétez du froment.

On employé la farine de froment dans les cataplâmes résolutifs.La mie de pain de froment est plus cmolliente, & plus adoucissante.On l'employé avec le lait, & les jaunes d’œufs pour appaiscr la dou-leur Sc inflammation des tumeurs. On ajoûte quelquefois le safran enpoudre, & l’huile rosat pour rendre ce cataplâme plus résolutif. OnLait avec le son du froment, Sc del’eau commune des lavemens émol-liens, adoucissais , & légèrement détersifs ; on l’ordonne ordinaire-ment dans le cours de ventre & la dilîénterie, avec la graine de lin.On en fait auflì une tisonne excellente pour le rhume, & la toux in-vétérée. On cn fait bouillir une cuillerée dans une pinte d’eau, on 1 c-cume bien; & après l’avoir versé par inclination, on y fait fondreune once de sucre. Le son est auss résolutif qu’émollient, on le faitBouillir dans la bierre , ou dans 1 urine. On en fait des cataplâmespour appaiser les douleurs de la goure, & pour résoudre Ics tumeursries jointures. On fait avec le froment de la bierre, de laquelle ontire une eau-de-vie, qui est même plus forte que celle qu’on tire duvin. On en fut auíli l’amidon. Voyez A mi do k.

BLESSÉ qui meurt après les quarante jours,’ est censé mort d’au-tres accusons que de la blessure; ensorte que celui qui a frappé n’estplus tenu du crime d’homicide , quoiqu'on le puisse contraindre auxintérêts civils. Arrêt du 18. Janvier t<>3 1. rapporté nu 1. Tome dujournal des Audiances Livre 1. ch. 88.

[BLESSURE, ou Plaie. Voyez cet Article dans le Dictionnaire

Terne I,

(Economique, Sc y goûtez ce qui fuit. Slejfure dent on a t expérience.Prenez les racines récentes de la grande consolide, rat;lîèz-les. Sccoupez-les par tranches minces, Sc les appliquez lur la bleliure. Lesfeuilles pilées & appliquées fur 1c champ, lotit aulli crès-bonnes.

Autre.

Mêlez parties égales d’huile de lin, ou de chanvre, avec fiel debœuf séché auparavant à la cheminée, dans une vesse.

Autre .

S’il y avoit dans le corps du song caillé, faites infuser dans le vinles souilles récentes de la petite chelidoine, & buvez un verre de cet-te infusion, trois ou quatre fois par jout : c’est un spécifique. Ou. pre-nez seulement le matin à jeun, le suc distillé du cerfeuil, ou la décoc-tion de thim, dans un demi verre de vin blanc, ou dans de l’eau miel-lée. Voyez Baume.]

BLEU. Pour parler de ce mot avec ordre, & donner une ampleconnoillance de cet article, il faut avertir qu'on doit distinguer i’ulagedu bleu, ou couleur bleue par rapport a la peinture, & puis ;par rap-port a la teinture. Par rapport á la peinture. Le bleu des Peintres estdiffèrent suivant les différentes elpeces de peintures où l’on veut tra-vailler; l’outremcr, les cendres bleues, Sc l’émail s’employent égaîe-lemenc en huile, à fresque, en détrempe , Sc ên mignature. Ces tioissottes Je bleus, dont on traite à leur article particulier, sont natu-rels lion en excepte l’émail qui tient preíqu’autant de i’Arc que de lanature. II y a aussi un outremer qui est tout factice, dont on donnela recette a son article , l’indigue ou indigo prépaié est encore unecouleur bleue dont on fe sert en huile & en mignature. Voyez Inde,Indigo. Bleu de Tournesol, c’est un bleu propre a peindre sur lebois, qui fe fait avec la graine de cette plante: on employé quatre on-ces de tournesol que l’on fait bouillir pendant une heure dans trois cho-pines d’eau, ou l’on a auparavant éteint de la chaux vive. Voyez Tour-nesol. Bleu de Flandres > c'estiín bleu tirant fut le vetdque l’on n\m-ployc gueres que dans les paysages; on l’appelle autrement cendre ver-te. Voyez Cendre.

Par rapport à la ceinture, le bleu est une des cinq couleurs simples& matrices, dont les Teinturiers fe servent pour la composition desautres. Le bleu des Teinturiers fe fait avec le pastel qui croît dans lehaut Languedoc, le vouëde ou petit pastel qui vient de Normandie, Scl i digo, qu'on appelle ainsi patee qu'il vient des Indes. De ces troisdrogues, le pastel est la meilleure, Sc la plus nécessaire à la teinture íle vouëde quoique moindre cn qualité, ea force & en substance, faitauíli une allez bonne couleur ; mais l’indigo ne faic qu’unc fausse cou-leur qu’on peut néanmoins employer, si on n’en mêle pas au dc-ladesix livres fur chaque grosse balle de pastel, & si on ne l’cmploye qu’a-près être apprêté dans la bonne cuve, & dans les deux premiers ré-chaux; auíli est-il destèndu de l'employer autrement qu’avcc le pastelSc fans être apprêté avec la cendre gravelée. Le vouëde qui a fort peude. substance ne peur être employé leul, ni corriger le défaut de l’in-digo , à moins qu’il ne soit aidé du pastel ; mais si on l’employe seulavec I indigo, il ne faut gueres plus d’une livre d’indigo fur un cencpèsent de vouëde. Quelques Teinturiers pour augmenter la couleurdu bleu, se servent du Dois d’Inde, brcsil & orscille; mais l’Ordonnan-ce de 1Í69. Art. y. leur a deftëndu de s’cn servir, ni d’cn avoir chezeux. Le bleu 1 e peut aviver e i pailànt l’étoffe après être teinte, Sc bienlavée lur iíe l’eau tiede, & il s’avive encore beaucoup mieux en faisanefouler l’étoffè teinte avec du íàvon fondu, & la faisant ensuite biendégorger. Les bleus turquins Sc au dessus, s’avivent en les pailànt lurun bouillon, Sc cníùite lùr un cochenillage; mais les bleus cckstesSeau dessous, griseroienr & perdroienc leur couleur si on les y paslòir.Les nuances du bleu sont bleu blanc , bleu naissant, bleu pâle , bleumourant, bleu mignon , bleu céleste, bleu reine, bleu turquin, bleude Roi, fleur de guciie, bleu pers , aldego, & bleu d’enfer.

Les étoffes qu’on teint se font de blanc en bleu , fans autre prépa-ration que celle qu’elles reçoivent du foulon; afin de savoir si le fondsou pieds de bleu a été effectivement donné aux étoffes, les Teinturierssont tenus de laifler au bout de chaque picce une rose bleue de la gran-deur d'uu écu d’argent. Règlement de i<í< 5 o. Art. j4. Le chef-cFœu-vre des Teinturiers du bon teint, consiste à tirer la teinture bleue du pa-stel, depuis la nuance la plus brune jufqu’a la plus claire, & les ap-pliquer sor les étoffes de drapperie. Règlement de 16 69. Art. yo. Lebleu ne manque jamais si la couleur en est bonne. Voyez Couleur.

Ce sont les Marchands Droguistes Epiciers qui vendent ces sortes decouleurs, soit en poudre, soit broyées à l’huile. Le bleu des PeintresÉmailleurs, & des Peintres fur verre, se prépare par ceux mémes qui lesemployeur, chacun ayant fa maniéré de le faire. Voyez PeintreScPeinture fur émail & verre. On appelle azur de Hollande, l’émailqui se prépare à Amsterdam, & en quclqu'autres endroits des Provin-ces-!)nies ; il est phi s propre pour le linge que pour la peinture.

BLEU. Les Curandiers ou Blanchisseurs de toiles fines, disent donnerle bleu à une toile, pour signifier la faire passer dans une eau ou ikont fait dissoudre un peu d’amídon avec de l’émail ou azur d’Hollan-de. On donne ordinairement deux bleus aux batistes, l’un qui estle bleu du blanchiment parles Curandiers, & l’autte le bleu de l’appretpar les Marchands. Voyez Blanchiment & Blanchir, où ilest parlé dc la maniéré de blanchir les toiles de lin fines, comme onle pratiqne à St. Quentin, & autres lieux de Picardie. L’on sc serran sesi de bleu dans le blanchiment des soyes, pour leur donner cet œilbleuâtre qui en rdeve la blancheur & l’éclat. Le bleu des soyes sc don-ne à froid dans une cuve d’eau claire. où l’on a détrempé un peu desavon & d’indigo. Voyez Blanchir, où on traite auíli comment s#fait le blanchiment des soyes.

BLEUIR. Terme de doreur sor mérail; c’est chausser le métal!fur lequel on veut appliquer l’or ou l’argent en feuille jusqu’à ce qu’ilprenne une espcce de coulent bleue. Voyez Dorurk au feu.

I BLOC.