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font dans les verreries , tant de verre fin que de verre grossier ; elleste vendent chez les Verriers Fayanciers. 11 y en a qui le font avec ducuir bouilli que font 8c vendent les Gaignrcrs. Outre ces deux toriesde matières , dom l’une est fragile & l’autre sens danger de rupttue,il y a aussi des bouteilles de grez de diverses fortes, que font les Po-tiers de terre, & qu'on débite en détail ch z les Clundelieis & autresregratiers. Bouteille te dit aussi des melurcs des liquides. Elle n est

Í >oint diflérente de la mingle d’Amsterdara. On dit aussi une bouteil-c de vin > pour dire le vin qui est dans une bouteille.

BOUTIQUE. Salle ouverte au rez de chauffée de la rue, quisert pour les Marchands & Artisans.

BOUTIQUE. C’est un lieu & appartement d’une ma son où leMarchand expose en vente fa marchandise. Je dis que c’est un appar-urent ou partie de mailon , parce que le mot de boutique est donnéá bien d'autrcs choses:car r. on appelle boutique certains étaux porta-tifs , à l’abri defquels te mettent les petits Marchands dans les foiresde campagne pour y vendre de la quinquaillerie. Voyez. Qu i n qjj a i l-urie Si Menue Mercerie, i. On appelle boutiques,des ma-llettes, boètes ou laiettes qui font portées au cct 8c fur le dos > patquelques petits Merciers appeliez Porte-Ballts , qui lourent le Paispour vivoter de leur petit commerce. 3. On appelle aussi boutique ,des bateaux qui font percez de divers trous au-dessins du niveau de lariviere , Se ne íbnt soutenus fur Peau qu’a cause du vicide qui est a Pa-vant & a Particrc. Les Marchands de poission fe servent de ces bateauxou boutiques flottantes de poiílon, pour non-seulement faire voiturerleur poission ; mais encore pour le nourrir en attendant qu’ils puilìentcn faire la vente. Il y a a Paris quantité de ces boutiques. Les Ordon-nances de la Ville leur assignent ks places quelles doivent Occuperdans les Ports.

A l’égaidde ce qu’on appelle proprement boutique . & qui est: unepartie d’une maison de Marchand , elle doit être ouverte íur la mer,& au rez de cliauíîée ; dans ses Statuts des Cominunautcz des arts& métiers , on trouve plus communément le mot 8e terme ouvroir ,que celui de boutique. La Police ordonne cn trois occalîons , queles boutiques restent fermées aux jours de Fêtes & Dimanches, com-me une marque manifeste de la ccisetion du travail pour sanctifierle Sabbat Chrétien. Pendant les fêtes ou réjouïísences pub'iqucs .pour obvier aux abus dont ks gens fans honneur ni probité pour-roient trier dans ces teins de licence , & enfin dans 1e tems d’unemaladie contagieuse pour empêcher ks maisons de santé de com-muniquer a Pair contagieux , & cmpé.her ceux qui font attaq. ezdc sc réfugier dans ks lieux ouverts 8e exposez. Sel&n les Statutsdes Merciers de Paris > ils ne peuvent avoir plus d’une boutique ou-verte à la fois ; parce que les Marchands rrc-hes pouvant avoir plu-sieurs boutiques à la fois , pourroienl ôter aux autres Marchands dcla même profession , les occalîons d’exercer leur trafic avantageuse-ment ; & ces Marchands ridics pourroient faire vendre en plusieursendroits dune même Ville leurs marchandises à un prix plus grandqu’a l’ordrnaire, ce qui renchériroic les marchandises & incommodc-roit le Public.

Outre le lieu appellé boutique , qui est fur le devant de la maisondu Marchand , il y a aussi un lieu qu’on appelle arriéré >■ boutique ,qui est un magazin fur le derrière de la maison, qui sert ordinaire-ment à mettre les marchandises de conséquence. Les personnes quiont rapport a ce lieu nommé boutique , íbr.t garçon de boutique ,fille de boutique. Boutiquier , c’est k Marchand même qui a bouti-que. Voyez B o u t 1 i e r. II y a encore des façons de parle r íur cemot qui íbnt à remarquer, pour pais r en homme de commerce. Ondit lever ou ouvrit boutique, quand un Bourgeois riche & habile dansfa profession, commence à faire publiquement ion négoce , & ex j oseen vente la matière ou les ouvrages de fa façon. Conduire la bouti-que , se dit d’un Maître ou de quelque Commis qui a foin de tout cequi arrive te convient à l’entreticnt de la boutique , ce qui la fait va-loir avantageusement Si avec réputation. Sc mettre en boutique , sedit de celui qui entre comme garçon dans une boutique , ou dc ce-lui qui travaillant en chambre , commence à faire son métier Sc pro-fession publiquement. Ce Marchand a fermé fa boutique , ne peutêtre dit qu’en mauvais sens. On se sert du mot boutique pour mar-quer le fond d’un Marchand , il a vendu , dit-on , fa boutique a sonalsocié , à son garçon ; c’est-à-dire > qu’il lui a vendu Si laiíîé en ma-niement ou cn propriété tout son fondi. On appelle les garçons M.r-chands mal tournez 8c mal propres, des cornants de •boutique.

B O U T 1 QU IE R. On entend par Boutiquier , un Marchand quivend en boutique : car il y en a d’autres qui vendent cn magazin ,qui vont dans les foires Sc marchez. Par Boutiquier on enrend préci-sément ce Marchand dont tout le trafic , négoce 8c commerce 1c fiaitdans fa boutique > c’est un Négociant borné à fa boutique. li achevé,il troc . fait fabriquer des marchandises , si vous voulez ; mais c’estpour ks vendre 8c débiter chez lui Sc en fa boutique ; de sorte quecc mot de boutique le distingue des Marchands d’un grand commer-ce liir mer 8c íur terre , d’un gros Marchand en gros oh d’un Mar-chand qui vend en magazin. 11 est d firent de celui dont le commer-ce est vaste 8c embrasse tout á la fois plusieurs sortes de marchandi-ses qu il envoyé pour son compte dans les Pais étrangers. Cepen-dant 1 e Marchand appellé Boutiquier est véritable Marchand , 8c doitavoir, quoique aíiez borne , toutes les bonnes qualitez qui convien-nent au plus riche. II doit sens doute avoir appris son négoce , avoirservi son rems dans les boutiques des Maîtres , avoir fait Ton appren-tissage , fait ion chef-d’œuvre , 8c paílc par i’examen selon les Statutsde se profession. II doit , s il veut réussir , (avoir écrire proprement6c correctement ; il doit entendre ks régies d’arithniétiqnc, fur toutces es qui iout ks plus néceiìaires. II doit lavoir la science dc teneurdc livres, ou il doit être bien stylé , tant en parties doubles 011e sim-ples ; il doit lavoir l’uíàge des journaux, grands livres , & autresshoses t qua.u 4 mêwî son négoce ne 1 croie pas foie considérable 8c

B O U. B O I. B R A-

étendu. II doit entendre ks principales écritures qui sont en uíágeparmi ks Marchands 8c Négocians. Savoir ce que c’est que facture ,compte , chartes parties , lettre dc voiture , contrats de grossi avan-ture, police d’aíiurance , lettres 8c billets dc change , lettres missives,

II doit savoir ks lieux où sc manufacturent ks différentes sortes dcmarchandises qui k concernent. II doit savoir k rapport des mon-noyes, poids Sc mesures des divers Païs, fur tout dans se propre Vil-le. Quelles lont ks marchandises permises 8c celles qui sont deften-duês. Le prix des marchandises. Les droits qu’il faut payer en rece-vant des marchandises de dehors. La maniéré de bien empaqueter >emballer 8c entonner les marchan.ises pour les bien conserver. II fautqu’rì sentende cn plus de choies que se profession; savoir de quelcorps de métier 8c profession il fait partie proprement ; le rapportqu’il peut avoir dans la même Ville à plusieurs forces de Marchands ScBoutiquiers dont le commerce, la connoiffance 8c correspondance luipourro.t être avantageuse directement ou indirectement. Voyez. Ap-prenti 8c Apprentissage.

BOUTISSE. C’est une pierre dont la plus grande longueur estdans le corps du mur ; tlle est différente du carreau en ce quelle pré-sente moins dc parement,c’eíl-a-dire,face,&qu’eliea plus de queue.

BOUTON. Piece ronde de menus ouvrages de fer , qui sert àtirer a íoi un ventail de porte pour la fermer > il y cn a de simples Scdes ciselez , les uns Sc les autres avec rosettes.

BOUTONNIER.cn général tout ouvrier qui fait des boutonsde quelle matière que ce puille écrç. Ces matières d.Aérantes sontsoie , poil de chcvre > fin lin > chanvre , crin ; de plus, mariera d’orfié-vrerie,étain , iéton, acier, métal, or 8c argent filés. Cependant patboutonnier on entend communément ces sortes d ouvriers qui à Paris Gfont partie de la Communauté des Martres Pallcraenriers ; ils pren-nent dans leurs Statuts 1 a qualité de Maîtres Passementiers , Ponton-niers , Enjoliveurs. Voyez, Passement i er. A l’égard des far leurs dcb .utons de matière métallique , ces Boutonniers Rappellent OrfèvresBoutonniers ; 8c ordinairement ils ne font que cette sorte de bouton,

Sc cela en deux maniérés. L’une de ces deux maniérés est en fondantles métaux difserens dans des moules. L’autta est avec des lames oufeuilles très-minees d’or > argent ou de cuivre , Sc il s’en fart de ceux-ci quantité en France > 8c íur tout a Paris. L’invention dont ces Orfè-vres Boutonniers se fervent pour faire les boutons de la derniere esepece , est três-ir,génicnse > comme on peur voir au long dans le Dic-tionnaire de Savari , auqucl nous renvoyons. Mais cette ingénieuseinvention est d’un allez mauvais usage. Cette nouvelle fabrique dgboutons fait partie du négoce de l’orfévrerie , de la mercerie , desDoreurs iur métal 8c des Maîtres Boutonniers. Ces derniers Sc lesOrfèvres ont eu de longues contestations au sujet do cette nocive,kfabrique. Les uns prétendant être cn droit de faire des boutons d’ur-gent , Sc les autres , savoir les Orfèvres, non-seulement les revendi-quant, comme faisant partie de l'orfévrerie ; mais voulant aussi e»faire des autres métaux dorez, d’or moulu 8c en feuille, ou argentez.

Mais l’Arrêt de 1717. a réglé ces contestations , Si a conservé auxOrfèvres ks boutons dargent , 8c aux Boutonniers ceux de cuivre do-ré. 11 y a une autre efpece de Boutonner , qui est 1 e Boutonnier enémail, verre Sc cristal. Cps Artisans ici fonc leurs boutons à la lampeavec ces forces de matières. Ceux-ci font une des Communautez desArts Si Métiers dc la Ville 8c Fauxbouigs de Paris > ils ont été réunisen 170Í. avec les Maîtres Verriers, Couvreurs de flacons Si bouteilleseu osier. Ceux-ci sont plus connus sous le nom de Fayanciers. Lesautres sc nomment communément Émailleurs. Voyez. É m ailleurs.

BOUTURE, est en terme d’orfévrerie, une eau préparée , oulessive seite avec du sel de tartre pour blanchir l’argenc > la coûtum»qu’on a prise de blanchir l’argent au feu,a mis cette eau presque horsd’uíage. Dans ks monnoyes bouture est une drogue composite de liede vin seche émiée 8c dc sel , 8c on s’en sert à blanchir les efpeces.

Tout ce que dit fur ce mot 1 e Dictionnaire de Savari , a été copiémot à mot du Dictionnaire des Arts 8c Sciences de l'Académie. J’aieu dans ce que je viens de dire íltr le mot bouture , recours à ce pre-mier original.

BOUVEMENT. Instrument des Menuisiers selon Felibien ScDavíkr; c’est une efpece de rabot dont le fuit est étroit 8c lc fer cail-lé comme en ondes. II sert à pousser fur ks ouvrages de menuiserie,ce qu’on appelle une doucine. Voyez Rabot.

BOUVET. Selon k même Fctibien 8c Davíkr , c’est un autreforte de rabot, différent du précédent , cn ce qu’il a comme deuxfusts Sc deux fers ; il sert à divers effets, selon que ces fers sont di-versement placez , Si ks fusts disposez pour faire des rainures ou deslanguettes.

BOY.

BOY AUDI ERS, que M.Furetiere.dans son Dictionnaire, nom-me Boyamier,est,selon cet Auteur, un Artisan qui prépare St file lescordes de boyau > ce sont certains boyaux de quelques animaux , les-quels boyaux sont utiles au commerce > après avoir été préparez parces ouvriers. Ces boyaux filez servent pour les instrumens de musi-que , pour les raquettes 8c quantité d’autres ouvrages. Ces Maîtrescomposent une des Communautez des Arts 8c Métiers de la Ville SiFauxbourgs de Paris. Quoique ( comme je viens de dire) M.Furetiereécrive boyamier, on a mieux armé écrire avec Savari, boyaudier, par-ce que le rôle du Conseil de 16-0. se sert du premier , 8c parce quec’est lc nom que ccs ouvriers se donnent eux-mémes , & que leursStatuts leur donnent. Quant aux cordes dc boyau > elles sont faitesdes boyaux de mouton ou d’agneau ; il s’en fait un aíiez grand négoceà Rome, a Marseille , a Toulouse, à Lion , a Paris.

B R A.

BRACELET. Ornement de diverses sortes tliez diverses Na-

tions