n B R E. BRI.
pendant ces deux sortes d étoffés de l’invcntion de M. Savary , ont tpaffé , & on n’en voit plus aujourd'hui, soit parcs que la mode & le Jgoût ont changé , soit parcs que le travail a paru trop d.flìcde.
[ B R E M M E. Elpece de poiston d’eau douce , lequel est large &''plat , & a La té,te fort petite. Sa chair & gradé & molle. La bremmequi est dune bonne grandeur est excellente ; on la fait rôtir fur legril avec un lit de feuilles de laurier, & on y fait ensuite une íâuíìcblanche.]
B R E Q_U I N S. Pour percer le bois ou la pierre tendre. Voyez ,
VlLLEBREQJUINS.
BRETER ou BRETELER. C’est parmi les Sculpteurs unemaniéré de travailler, soit fur la cire ou fur la terre; ils ont un ébeau-choit ou instrument da bois qui a des dents par un bout, 8c qui enôtant la ci*e ou la terre , ne fait que dégrossir & laillér les traits furFormage qu’on nomme breturcs. Les Mations ont des truelles qu’ilsnomment bretées ou brételécs , parce quelles ont des dents ; ellesleur fervent pour dreslér leurs enduits de plâtre. Les Tailleurs de [lier-re ont aussi des marteaux qui font bretez , qui leur fervent à dreslérles paremens des pierres. Breteler, c’est aussi regrater un mur avec unoutst à dents, comme la lave , le riffiard, la ripe, &c.
BREVET est dit diversement. C’cst l’expédirion d’une grâce ac-cordée ; brevet de nomination , brevet de retenue d’une somme furune charge , brevets d’apprentiflage sont les actes par lesquels ons oblige chez les maîtres pour apprendre un métier. Brevet d’obligationest Foriginal de l’obligation même , dont minute ne reste point chezle Notaire.
BREVET. II y a plusieurs fortes de brevets. Les uns sont des actesqui le paflènt par devant Notaires. les autres s expédient par les Com-mis des Douannes; & enfin d'autres que les Maures Gardes & Jurezdes Corps ou Communautez donnent a diverses fins ; voici les diver-tis significations du mot brevet & Biffage qu’on en fait. Brevet ligni-fie cc 'que fur l'Océan on appelle connoiliement , ce. qu’on appelle furla Méditerranée police de chargement ; c’est cet écrit qui certifie quetelles & telles marchandises ont été chargées & reçûës par un tel maî-tre de vaifléau , dans ion bord ou va.iiteau , & par lequel écrit oubrevet il s’obligc de porter Icfdites marchandises au lieu convenu, pourun prix artêré, sauf les risques de la mer dont !c maître d’un naviren'est point obligé de (é charger. Voyez Connois.semeNt & Po-uce de chargement. Ce n’est qn’impropremenr quota appellebrevet Pacte de réception à la maîtrise ; on .doit nommer cet acte parlequel on admet un apprentis qui a fait son rems , lettre, & non bre-vet. Mais le mot dc brevet convient ,à ce.t acte qui se délivre à unapprentis après qu’il a lèrvi le tems po.tc par les Statuts dc fa Com-munauté , c’est ce qu’on appelle brevet d apprens iffage , qui est un té-moignage & certificat qu’il a rempli son engageimnt avec son maître.On appelle aussi brevet, Pobligé tic l’apprenti envers fondit maître,qu’il a fait au commencement, entrant a son lérvicepour y apprendreIon métier & vacation. On appelle aussi brevet > une elpece de récé-pissé ou d’attestation que donnent les Commis des bureaux des douan-nes , traites foraines , à la sortie du Royaume , aux Conducteurs &Volt n tiers des marchandises > à la place de l’acquit de payement fiesdroits > que les mêmes Voituricrs leurs remettent. Ce brevet est furpapier timbré & imprimé. II est apppellé brevet de fcontrolle , & ildì defsendu, fous peine dc confiscation, de prendre aucune chose dcceux à qui on les délivre & expédie , non pas même le prix du tym-bre. Ce brevet est proprement un certificat, par lequel il appert queles marchandises contenues dans ces acquits ou récépissés, ont ctedûment recensées , examinez 8c visitez , & que ce sont les memes éîcen même quantité que celles pour lesquelles les droits exprimez dansles acquits ont été payez.
BRI.
f BRIDER. Terme de Fauconnerie. Brider les serres d’un oiseau,c’est en lier une de chaque main pour Pempcchcr de charrier la proyc. ]
BRIGUE , est la recherche que l’on soit des honneurs, chargesSc dignitez, soit dans l’Épéc , soit dans la Robbc ou dans 1 Église ; lapire brigue de toutes est dans PÉglife , lorsque par la brigue on voitdes if no r ans & vicieux devenir en place qui demande de la science &de la°vertu ; on emploie dans ces différentes brigues la faveur desamis & la corruption.
BRINS. Espèces de toiles d« chanvre qui fe fabriquent en Cham-pagne > c’est a Toics & aux environs de cette Ville, que fe fabriquentquantité de toiles mi-b!anc , qu’on appelle auffi toiles boulvardécs. IIy cn a dc groíìès , des moyennes & des fines . dont les longueurs 8clargeurs font différentes. II fe manufacture encore ici & à Troics, cer-taines toiles fines pliées en carreaux qui imitent beaucoup les toilesde Cambrai. Remaquez ici cn paíìànt , que c’est ici à Troies & auxenvirons , qu’on blanchit les toiles qui íe fabriquent dans le Maine ,fur tout celles de Laval , & qui après avoir été ici blanchies 1c ven-dent comme toiles de Troies.
BRIQUE. Terre grasse & rougeâtre , qui après avoir été paierie& montée de certaine grandeur & épaisseur > & léchée quelque ceinsau Soleil , est ensuite cuite au four , & lért tant au dedans des murs
? iui doivent être revécus & incrustez de pierre ou de matbre pour enaire le noiau , qa’au dehors de ceux dont elle fait le paiement despanneaux ; il fe soir des demi-briqiies pour servir de claufoirs au rangdes briques posées de plat dans ces panneaux. La brique de Paris estordinairement Je huit pouces de long sur quatre de large , Sc de deuxd’épais ou d environ. En Latin la brique sb nomme laser , comme ve-nant tic iiítarn terre grasse , boue , qui est la matière de la tuile. Bri-que de chamignole ou demi brique , celle qui n’a qu’un pouce d’é-jía s sor la méme grandeur que la brique entiers , & qui sert à paverenne des bordures de pierre, & à taiie des âtres 8c conttecœurs decheminées. En Latin Intercalas brique crue, est'celle qui lé fait deter-
B R I- B R O.
re blanchâtre comme la craie,& qu’on 1 aillé lécher pendant cinq an-nées, selon Vttrave Iru. g. chap. 3. avant que de Remployer. .11 s’en-soir de terre gradé paierie avec du foin haché , & cette compositions’appelle torchis. Brique en liaison, font celles qui sont potées sor leplat, enliées de leur moitié les unes avec les autres , 8c maisonnéesavec plâtre ou mortier. Briques de champ , celles qui sont posées furle côté pour servir de pavé. Briques en épi, sont celles qm font po-sées diagonalement sor le côté , comme est le pavé de Venize. VoiezVitruve au liv. 2 . ch. 3 . Les briques , selon lui étoient anciennementdc différentes grandeurs ; les Grecs en faisoient principalement de troissortes. L’une qu’ils appelloient didoron, c’esl-a-dire , de deux palmes,l’autre tetradoron , de quatre palmes , & la troisième pentadsron , decinq palmes. Ils en faisoient encore d’autres qui n avoient de gran-deur que la moitíc de chacune de ces trois fortes , 8c les joignoientensemble pour rendre leurs ouvrages plus solides & plus agréables àla vile par la diversité des grandeurs 8c des figures de ces différentesbriques. Les Anciens se servoient de briques cuites au fourneau, & d’au-tres non cuites > mais léchées à l’air pendant plusieurs annnées. Toucceci est tiré de Vitruve. Voyez, les Notes de AI. Perrault fur Vitruve, auchap, 3 . du 2 . livr,
BRI QU ETE R. C’est contrefaire la brique fur le plâtre avec uneimpression dc couleur d’oere rouge 8c pendant qu’il est frais employé,tracer les joints profondément, puis les remplir avec du plâtre lasséau sas. Briqueterie,c’est le lieu ou l’on fait la brique. Voyez. Tuile-rie.
BRISEGLACE. C’est devant une palée de pont de bois, du cô-té n’amont , un rang de pieux en maniéré drivant bec, lesquels étantd’inégale grandeur , sont recouverts d’tin chapeau , ( ouvrage ainsinommé) posé en rampant pour briser les glaces & conserver la palée.
BRIS dc prison > est un crime dans la pciíbnnc méme de celui quise treuveroit avoir été emprisonné íàns cause légitime , patee que laviolence n’est point permise , & au’il faut tenir ía liberté de la Justi-ce. Les complices du btis de prison sont punis encore plus sévère-ment que le prisonnier qui cherche a s’évader. La peine de ,ce crimeest arbitraire , parce qu’il est toujours accompagné de circonstancesqui le rendent plus ou moins grave.
B R O.
BROC. Mesure des liquides, qui contient environ deux pintes deParis. C’est le même que la mesure appdlée en quelques endroitsquarte , & pot cn Quelquriutres endroits. On appelle aussi broc ungros vaisseau portatif relié de fer , dont les Tavcrnicrs & Marchandsde vin íe fervent. C’est un vailieau dont la panse est fort large & Jecol plus erroit. Ils s’en servent pour aller tirer du v:n à la cave, 8cle débiter de là par petites mesures, pour ne pas descendre à la caveà tout bout de champ. Ces brocs n’onc point de continence fixe 8ccertaine: car ils ne doivent pas servir de mcfuie comme les précédens ;mais sont feulement pour la facilité avec laquelle les Tavernieis dé-bitent fans peine par petites mesures leur vin , le prenant de ces brocsplus ou moins grands , selon que l’a ordonné le Marchand de vin ouselon que le Tonnelier a eu en fantaisie.
BROCANTEUR n’est guéres cn ufge que Hans Paris ; pourexprimer particulièrement ces curieux & Peintres, ou quelques Mar-chands Merciers qui ne s’occupent qu’à commercer, acheter , ven-d c , revendre , troquer des tableaux , cabinets , bureaux , bronzes ,tables & figure de marbre , des pccelaincs , des pendules , des tapis-series , des paiavens 8c autres semblables marchandises, meubles oucurioíîtcz.
BROCARD, Brocart ou Broc a t. On appelle ainsi au-jourd’hui de cc nom, coure étoffe de soie pure, soir qu’elle soit grosde Tours ou de Naple , soit latin , même simple tassi as, lorfqu'clieest enrichie & ouvragée de quelque fleur ou autres figures. On en-tend aussi par c.e mot brocard , une étoffe qui est toute tilfuë dor ,cant cn - haine qu'cn tréme , ou d’argent » ou des deux ensemble. Etpour en donner une définition complcttc, c’est une étoffe ou drapd’or,drirgent ou de soie , relevée de fleurs , de feuillages ou d’autresornemens , suivant le caprice des Marchands ou des ouvriers qui in-ventent les modes. Ceux qui veulent sc faire recevoir Marchands Sc .maîtres ouvriers en drap d’or , d’argent & de (oie en la Ville de Pa-ris , doivent faire leur chef-d’œuvre , & !c brocard d’or, drirgent 011de soie est du nombre des quatre draps sor l’un defqucls doit être faitce chef d'œuvre.
[BROCHET. Voyez cet Article dans !c Dictionnaire (Econo-mique , & y ajoutez ce qui fuit. Brochet frit. Le brochet contientbeaucoup á’huile & de sel valatil ; il est de facile digestion ; maisses œufs excitent dfcs nausées & lâchent le vemre. Sa graillé est réso-lutive & adoucissante , on en frotte la partie affligée de cathares &•dc rhumatismes. Son cœur mangé au commencement dc l'accès dela fièvre intermittente , ia guérit allez souvent. Les petits os pétri-fiez qui sont dans fa tête , étant pris tous les matins à jeun dans unbouillon clair , chassent la pierre & la gravelle , excitent les mois &'l’urine. ]
BROCHURE. Se dit en terme de manufacture d’étosses desoie. Ce sont toutes ses façons , figures & ornemens que l’on ajoureau fond dune étoffe de soie , d’or ou drirgent , 011 pour I’cnri-chir , ou pour l’embellir , & cn relever le prix 8c la beauté. Cefond est quelquefois de peu de valeur , quelquefois précieux par foimême. Ces brochures sc font diversement. La brochure , par exem-ple, qui sc fair fur les gizes.se fait avec les poisons; mais on se sertd’cfpcces de broches ou aiguilles dans 1e brocard. Ainsi la brochured’une étoffe consiste à passer de l'or , de l’argent . de !a soie entredes broches ou aiguilles > ou avec une espèce de navette qu’on ap-pelle cfpoulin. C’est en l’une de ces maniérés que l’on fabrique cer-taines étoffes , telles que peuvent ctre les brocatds , les rubans façon-nez,