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CANAL de jardin. Piéce d’eau fort longue revêtue de gazon ou•de pierre, comme le canal du Parc de Versailles.
CANARD. Voyez, cet article dans le Dictionnaire (Economique,■íí y ajoutez ce qui fuit.
[ Le sang du canard pris tout chaud, est très-propre contre touteforte de venin. On le prend aussi desséché & en poudre , dans du vin ;la dose est d’une dragme. La plume du canard est plus faine que cel-le d’oie. Les aiguillettes, la chair de l’cstomac « le foie, font les pat-ries les plus estimées du canard.
Secret four engraisser les Canards.
II faut les tenir enfermés, leur donner à manger du son décempéavec l’eau, & ne leur point donner à boire.
Les mâles sont distingués des femelles, par une plume retroussée■qu’ils ont au dédits du croupion.
Comme la couleur ne fait rien à la bonté des canes , il faut tou-jours choisir les plus grosses pour faire des petits. Un seul canardsuffit à huit ou dix canes. Le toit où on les met doit ctre auprès dela mare, ou sosie de la basse-cour.
La maniéré de faire couver les canes , est la même que celle defaire couver les oies. Voyez. O y b s.
On peut avertir ici en passant, qu’il vaut mieux donner les œufssse la cane à couver à la poule ; parce quelle est plus douce & plusassidue, & que dailleurs la cane allant à Peau , peut refroidit ses'oeufs. De plus, elle n’en sauroit couver que six ou sept, au lieu que■la poule en peur couver douze ou treize.
Au reste il faut trente-un jour pour faire éclorre les canetons. Onles éleve & on les nourrit comme les poussins, excepté qu’il fautleur donner de l’eau pour s’y égayer ; mais il faut bien prendre garde•qu’il n’y ait rien qui les empêche d’en sortir librement quand ilsáont las, autrement ils scroienc bientôt noyés. On peut leur donner•de l’orge, ou du panis bouilli, du gland & des herbages hachés me-nu > du marc de raisin , des miettes de pain & des menuisailles d’é-tang, c’est-à-dire, des écrevisiès, goujons & autres petits poistons. 11ne faut laifler sortir les canetons qu’au bout de dix ou douze jours >■encore ne doivent-ils pas se mêler avec les grands, parce qu'ils pour-roient les battre.
On ne sauroit trop élever de canes, parce qu’elles font beaucoupde profit > elles commencent leur ponte au mois de Mars > & lacontinuent tous les jours jusqu’au dernier de May. Elles ont cou-tume de couver fur la fin de Mars i & c’est la meilleure couvée,parce que les chaleurs qui viennent ensuite contribuent beaucoup àfaire croître les petits.
CAN.
Des Canes dinde.
La cane d’inde est beaucoup plus grosse, & d’un plus beau pluma-ge que la commune. Le mâle lùr tout sc fait distinguer par les deuxanneaux d’écarlatte qui sont autour de ses yeux > & une espèce debandeau de la même couleur qui éclate sur son front. Les canes d’in-de ont de la peine à faire des petits la premiere année ; mais quandelles sont apprivoisées, elles pondent & couvent comme les com-munes. II est plus sûr néanmoins de donner leurs œufs à couver auxpoules , ils éclosent comme les autres au bouc d’un mois , ou detrente-un jour. On nourrit d’abord les petits de mie de pain blanc ,détrempé dans du lait caillé. On peut leur donner aussi du millet,ou de forge bouilli ; mais cette nourriture ne leur est pas si bonne.
II ne faut pas les laisser manquer d’eau > dans laquelle il faut jetter diason, afin qu’ils y barbottent.
Les canards communs ne s’accommodent point du tout des canesd’inde, peut-être â cause qu’elles sentent trop le muse ; mais les ca- *nards d’inde s’apparient sort bien avec nos canes communes, & il enprovient des canards métifs ou bâtards, qui sont plus gros, plus vi-goureux & meilleurs que les communs. Ces canards bâtards sonttout-á-fait différons des deux autres espèces.
CANARDIERE. Lieu couvert Sc préparé dans un étang ou unmarais pour prendre les canards sauvages. On les nomme en Hol-landois PylJIaert , Smient en François demi - canard, & Talings en Fran.çois cercellc, Vous verrez ici la description & la figure d’une canar-dicre avec son réservoir ou bassin, canaux, cages á aprivoiscr les ca-nards , filets & allées d’arbres » construite par feu Monsieur Guil-laume Ockers, située fur une petite elpéce d’Ifle environnée d’un côtédes Dunes, & de l’autre côté fortifié d’une digue, faisant une ovaledans la Mer , grand environ de sept arpens de terre, fur Je QuelderDuyn, proche le Helder & le Tessel en Hollande, comme la figureci-jointe représente plus distinctement.
Le bassin ou réservoir où la volaille ci-dessus nommée se jetteou tombe, représente un hexagone contenant z;y. toises d’eau oùlesdits oiseaux pour le moins 600. de toute sorte, lavoir zoo deí’quelson a tiré les gtosiès plumes d’une aile asin qu’ils ne puislènt jamaisplus voler, mais rester toujours dans le réservoir; aux autres 400. sontseulement coupées les plumes volantes, dont il sera parlé cy-dessous,après qu’ils sont aprivoiscz & apris fur un petit bois flottant à fait»leur devoir pour leduire les sauvages. II y a aussi six canaux courbezcomme la corne d’un bouc, longs de r r. toiles, au côté rond & ex-térieur ( Volez la figure ci-dessous ) avec une barrière de roseaux A.qui forme un petit penchant au dedans du «anal d’un bout à l’autre Ec
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áu côté intérieur qui est courbé, avec 10. petites barrières d’environ unefcoisc de longueur B. qui passe l’un devant l’autre, & à chaque barrièreune autre petite barrière C, où les chiens D. doivent saucer pour con-duire les oiseaux sauvages. Les six bords unis du bassin E,qu’onnom-me place du repos, destinez pour donner à manger aux oiseaux apri-voisez, & à le faire reposer, font un croissant de lune à son mi'ieu F,large de 17. pieds, où il y a des petites digues G, & par deflus cettedigue des barrières. des roseaux d’un bout a l’autre H, & au milieu untrou I. avec une planche K. qui s’ouvre & sc ferme, où les petits chienspeuvent venir fur la place du repos. Les susdits canaux sont hauts &larges de 17. pieds, & se courbent en arriéré où 1 c filet L. est posé 4.pieds en hauteur, St il a un arc M. couvert de petites lattes de 4. en■4. pieds à l’embouchure , large de 17. pieds , & élevé au dessus del’eau de 17. pieds au milieu , & ainsi en diminuant jusqu’au derriereà la hauteur de quatre pieds, où est étendu d’un côté à l’autre un filetN. goudroné , & dont les mailles sont si étroites , que le moindreoiseau qu’on a coutume de prendre à la canardiere, n’y pourroit palier.Au bout & environ la distance de 7. pieds de l’un des canaux, est unecage O. destinée à aprivoiser les canards : c’est un quarté d’eau envi-ronné tk verdure pour élever Si aprivoiscr l’oiícau íàuvage St peur
Rapprendre à manger. Cette cage est environnée d’une barrière P. aufîíhaute qu’un homme peut facilement présenter la moitié de fa per-sonne , afin que l’oiseau s’accoûtume á le voir.
Les allées sont plantées avec toutes sortes d’arbres & arbrisseaux ; pre-mièrement, entre les canaux fur des raies en quarré de quatre pieds dedistance l’un de l’autre, ainsi qu’il n’y reste qu’un petit pastàge étroit au-près de la petite barrière pour chasser les canards dans les canaux, ce quifait un bois fort sombre, où il se trouve une allée formant un cercle avecdes arbres fruitiers, large de 1 y. pieds, le reste du terrain faisant scpcarpens de terre, plantez avec des allées traversantes & en croix, largesde iy. pieds de chaque côté, planté avec des haïes fort élevées, Sc dansles parcs intérieurs, comme entre les canaux, plantéavectoutessortesd’arbres pour former un haut & sombre boccage, afin que les hommesne soient point aperçus ni découverts des oiseaux sauvages, & pour don-ner un calme dans les canaux & réservoirs. Al'égard de la prise voici com-me elle sc fait ; Quand environ 600. oiseaux sauvages mentionnez ci-deílus sont aprivoisez, à ìoo. defquels on a tiré les gtosiès plumes d’ti-ne aile, & qui sont ainsi affoiblis afin qu’ils restent toujours dans l’eau jon aprivoiíè les autres, aufquels les gtosiès plumes font coupées ,dans la cage , Sc puis arec la graine de chanvre fur un petit bois
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