CAR.
n C A p. C A Q.
pour marquer sa tonture , sa provision , son visa, ou approbation duMipérieur.sa prise de possession > qu’il faut avoir en bonne formepour être maintenu dans un bénéfice. Capable est celui qui a ces<kux especes de capacité, tant civile que canonique, qui a toutesles qualités, vertus , conditions, & est dans tomes les circonstancesrequises par le Droit. Le mot de capacité fe dit aussi des vases Scvaisseaux des lieux, & de beaucoup de choses matérielles qui contien-nent ou peuvent contenir, d’où même Tissage du mot capacité ípiri-tuelle Sc juridique a ptis son origine pat métaphore.
[CAPILLAIRE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Eco-nomique, & y ajoutez ce qui fuit. La tifanne de Capillaire est pro-pre dans toutes sortes de fièvres > pour les obstructions des glandesdu foie, du méfantere, & des autres parties du bas ventre ; dans lajaunisse, dans les maladies des reins & de la matrice > & particuliè-rement dans les maladies de la poitrine. Elle convient parfaitementaux personnes qui ont une roux opiniâtre > de quelque cause quelleprovienne. Cette tifanne fe fait simplement, on y ajoûte íéulemencun petit bâton de réglisse concaíïé, ou effilé; on peut prendre auffile Capillaire avec un peu de sucre, en le préparant comme le thé.
II y a cinq eípeees d’Adiantes, qui sont le vrai Adiante ou Capil-laire noir, k Capillaire blanc, le Politnc, le Phillistis & le Ccterach.On emploie toutes ces diffèrentes sortes de Capillaires en infusion ,tifanne, sirop & décoction.
CAPITAL. Mot adjectif qui suppose fonds Capital, c’est-à-dire grollè > petite ou médiocre somme d’argent. qui fait & est toutJe vaillant d’un homme-sur tout d’un Marchand ou Négociant ; il Rap-pelle Capital, parce que c’est son essentiel, d’où depend sa tête & savie , Sc fc fondement de toute sa famille, & de tout sonnégoccpar-ticulier ou cri Société ; en Société Capital le dit parmi les MarchandsNégocians & Banquiers du fond que chacun apporte dc son chef dansune Socicté an moment qu’elle sc commence; en particulier il se ditde la somme d’argenc qu’un Marchand met (sabord; dans son propre'commerce lorsqu’ii s’érablit pour son compte particulier. Ce mot decapital a un rapport d'oppolìtion Sc de diftcrcnce à celui de gain ouprofit, qui est le fruit du ncgoce entrepris par & avec le Capital. Cefruit Sc gain à proportion au Capital, comme les fruits de la terreont rapport au fond. L’avance & l’amour du gain est souvent cau-se que les Marchands veulent touc vendre cheremenc & tuer toutd’abord des grands profits de tout ce qu’ils débitent, mais cette ré-putation de cherté leur est très-préjudiciable Sc les empêche de s’en-lichir comme ils louhaitent trop avidement; s’ils se contentoientd’un grain modique, ils favoriseroient leur avarice avee plus de facilité.La raison de cet emprdïemenc, c’est que leur Capital est modique &ils veulent ajouter ces grands gains prétendus a ce foible Capital, pour*’en faire un Capital considérable.
CAPITATION.du mot de Caput, qui signifie tête; étoit unecfpece de tribut qui s’impofoit par tête. La capitation a été établieen France par une Déclaration du Roi du 18. Janvier 16-5. à la-quelle on peut avoir recours, & aux autres Déclarations Sc Arrêts duConseil rendus en conséquence, pour être instruits de ce qui doitêtre observé lut cette matière, dont la connaissance est attribuée auxIntendans des Provinces, & à lcgard de la Ville de Paris aux Prévôtdes Marchands Sc Échevins, à la charge de l’appel au Conseil duRoi.
[CAPITON. C’est le plus gros de la foie , qui reste après qu’ona dévidé la soie de la coque. On sépare cette bourre avec des cardas-ses , Sc Ton en fait des ouvrages grossiers. ]
CAPITOUX sont en certains lieux comme à Toulouse les prin-cipaux de la Ville, comme qui diroit capitaux hommes magnates > &cn Latin de la basse latinité hommes capitales , mais plus plauiiblementcapitolmi, du Capitol c Romain ; c’est ce qu’on appelle en quelques Villes-Échevins. Us ont une Jurisdiction propre.
CAPITULAIRE, comme qui d.roit Loi ou Régie Capitulasse,c.'etì un rcceuil de plusieurs chapitres. Les Capitulasses de Charlema-gne & des autres Princes ses Successeurs, sont d’anciennes Régies quicroient observées de leur rems comme des Régies inviolables. Mr.Baluze les a donnés au Public avec une curieuse préface. 11 faut voirl’Édition de 1677.
CAPRE, Armateur. En terme de commerce de mer, se ditdes vaisseaux Sc équipages armés en guerre, Sc destinés a aller en cour-se pour taire des prisés fur les ennemis de TÉtat.
CAPTIVITÉ. Voyez Esclave. Cependant on peut fe servitdc ce mot en plusieurs occasions, être Sc vivre en captivité, sortirde captivité, délivrer Sc racheter dc captivité. Voyez Prison.
CAPTURE. Prise au corps d’un débiteur, d'un criminel; c’estun mor consacré à h profession Sc fonction des Sergens & Archers.Quand ils ont conduit un homme cn prison, ils disent qu’ils ont faitune capture ; mais comme ces fortes dc gens pourroient commercrede grands abus, on les oblige à faire en bonne & dû'é forme un Pro-cès; Verbal de capture, par lequel on puisse connoitre s’ils se sontbien acquittés de leur commission Sc devoir dans cette expédition.Pat l’Ordonnance de 1L70. les Prévôts des Maréchaux sont tenus,lors de la capture , de laisser copie de l’inventaire des meubles . bar-des Sc autres choies dont les accusés sont saisis.
C A
C AQJQE én Hollandois een ton haring, en François 'Baril, c’estun petit tonneau dans lequel on encaque les harengs, où l’on les ar-range & enferme, après qu’ils ont été apprêtés & salés. Caquet lehareng c’est l’égorger Sc lui arracher les brouilles ou entrailles ,pour le disposer à être salé & mis dans la caque ou baril. On dit en-caquer iorsqu’étant préparé on le met ou atrange dans le baril. Ca-que se dit auffi des petits barils dans lesquels l’on renferme la poudreà canon. On nomme caqueur ou éeaqueur le matelot,, dont 1 e soinest de caquet & éventrer le hareng pour le laser.
C A R.
CAR Tï^L est n o tre pl ai sir , est ce que l’on disoir ancien-nement cn Latin quia taie est nostrum placttum, íurquoiil y a deux relié,xions curieuses a faire ; la premiere > que 1c mot placttum est traduitpeu fidèlement du Latin, car en Latin placitum n’cít pas pour signifierplaisir de fantaisie; mais uniquement ce qui a paru bon & a eré ap-prouvé par le dictamen du droit & de la raison ; en un mot placitumSc coufultum signifient ce qu’il convient de fasse après meure coníul-tation & délibération dans le Conseil du Prince ou dans quelque Sé-nat & assemblée de Sages, qui connaissent ce qui est non seulementdécent, mais juste > nécessaire & indispensable. Cette premiere consi-dération semble tendre á justifier cette formule dont se fervent nosRois, car tel est notre plaisir, c’est- a-dírc, tel est notre jugement, Scnatte décret & résolution, pour servir de Loi sur tel ou tel sujet. Maisces jugemens émanés de la science certaine & puissance souveraine duPrince; c’est ce qui donne occasion à la seconde réflexion, que cet-te façon de parler peut être prise à la lettre, comme l’usàge la au-torisé en la bouche & personne des Rois absolus & Souverains enFrance ; de sorte que pour fa re court & rendre T exécution prompte& fans dclai des ordres & des volontés du Prince, il n’y ait rien àfaire que de lavoir certainement fa volonté & son boij plaisir. Cequi est manifeste par cette formule décisive, car tel est nôtre boaplaisir, ou absolument car tel est nôtre plaisir. Les Peuples Sc tousles Sages devant non feulement présumer, mais cenir pour certainque lc Prince respectable par la grâce que Dieu lui a fait de Téleverfur 1 e trône Sc de Ty faire naitre a toutes les qualités de sagesse, dcraison & de justice qui conviennent a sa haute destination. Voyez aumot Raison, ce que c’est que raisons d’État, qui est la viay raisondes Princes.
[ CARACO L. Terme de manège. C’est un tour ou un demitour cn rond, que le Cavalier fait faire à son Cheval. ]
CARACTÈRE, est un usage précieux Sc important dans les oc-casions suivantes ; parlant d’un homme dans Tétai civil, on dit c’estun homme qui n’a nul caractère , c'est-à-dire, qu’il nefs rendu recom-mandable par aucun titre, dignité Sc qualité distinctive; au contrai-re , on dira lc Roi Ta honoré du caractère d’Ambasladeur: & on d radu Roi même, le caractère de la Roiauté est un caractère lacté. CetAmbassadeur soutient ion caractère avec dignité. Dans TÉtat Écclc-liastique, on dit le caractère de Prêtrise est un caractère indélébile,ss effaçable. En termes d’Imprimerie íl signifie les figures des lettresd'écnture ou d’impresston. Ce livre est imprimé cn beaux caractères,en caractères tout neufs. On dit parlant d’un Juge, Magistrat & Chefdc famille qui est grave & respectable, qu’il a un certain caractèred’autôiité, qui le fait respecter & -obéir. On pense qu’il y a des ca-ractères magiques pour rendre un homme de guerre invulnérable.On dss aussi ses caractères hiéroglyphiques des anciens Égyptiens, cesmarques, gravures Lc figures par lesquelles ris representòicnt symbo-liquement aux personnes initiées dans cette lèctette connaissance tousses mystères de la nature Sc de leur Religion.
[CARAFE. Vaisseau dc verre son large par en bas, & étroitpar en haut. ]
CARAGI, se dit de certains Commis Turcs des bureaux où se per-çoivent certains droits du Grand-Seigneur. Le Douanier général ou Di-recteur de la douane sc nomme Caragi Bachí. Ce mot Caragi signi-lie auffi dans ses mêmes États du Grand-Seigneur , les droits d'enuéeSc de sortie qui se paient pour les marchandises : il est à remarquerque ce droit ne se paie qu’une fois & seulement à la douane ou lesmarchandises sont d’abord déchargées, étant libre ensuite de les trans-porter dans une autre Ville, dans laquelle arrivant & y représentantle premier acquit, vous restés exempt des droits de la douane qm nçs'aquittent qu’une seule fois.
[CARAMEL. Sucre fort cuit, propre pour le rhume.
CARAT. Terme d’Orfevre. Dégré de bonté de l’or pur. 11 n’ya point dor a vinge-quarre carats, il s’en manque toûjours au moinsun quart de carat, quelques soins qu’on donne pour le rariner.
CARAVANE. Terme des Relations d'Orient. C’est une assem-blée de Voyageurs, de Pèlerins Sc de Marchands indifféremment, quipour plus de sûreté marchent & voyagent ensemble, pour traverserJe.s déserts Sc les lieux infectés de voleurs. La caravane prend iá par-ticulière & plus considérable fureté d’un Aga & Chef qui a un nom-bre de Janissaires ou autres milices _ suffisant pour dcjfèndre la cara-vane qu’il commande; c’est cette escorte pat laquelle U caravane estcomme sure d’airivet aux jours & aux lieux marqués. On campetous ses soirs auprès des puits ou ruisseaux qui sont connus des guides,
Sc il s’y observe sous cet Aga ou Chef une discipline aussi exacte qu’àla guerre; les chameaux sont les voitures ses plus ordinaires, parceque ces animaux sont d’une grande fatigue , mangent peu & sc pas-se n c trois ou quatre jours de boire. 11 part des caravanes d’Alep 8 cdu Caire, pour la Perse & pont la Méqus, Sec. U y a auffi des cara-vanes de mer qui sont établies pour les mêmes raisons Sc pour lemême usage, comme celles de Constantinople pour Alexandrie.Voyez C aï il a. II y a des lieux destinés pour loger & recevoir lescaravanes, c’est ordinairement un grand & vaste bâtiment quarré, dansle milieu duquel sc trouve une cour très-fpacieuse qui est environnéed’arcades , sous lesquelles les Marchands & Voyageurs ordinaires se lo-gent , y aianr des chambres pour ceux qui en paianc veulent êtrelogés en leur particulier. Ces lieux s’appellent caravanseras ou ha-bitations pour les caravanes. On appelle TIntendant ou Gardien deces bâtimens Caravanferakier. Ces bâtimens tiennent en quelque sor-te lieu en Orient des auberges ou hôteierics d Europe, inr-is areccette grande difference qu’on ne trouve absolument tien ni pour leshommes ni pour le* animaux, & qu’il y faut tout porter. 11 n’y aguares des grandes Villes dans TOrrcnt ; fur tout dans celles qai sonc