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•po C A R* C A S.

fervent pour rabattre les coutures des habits. Ceux qui croyait quela foudre tombe quelquefois en pierre , donnent a cette prétenduepierre le nom de carreau.

CARRELETTES. Limes qui servent à limer & à polir le

fer.

CARRELEUR. Maison qui employé les carreaux Sc quifait le carrelage des Maisons. On donne aussi ce nom à ceux quiposent les pavés de pierre de liais & de marbre , ou seulement demarbre ; mais pour les distinguer on nomme ces derniers carrelcurs-marbriers. Les outils de ces Ouvriers font, fatiguer, la truelle > le sas,le cordeau, la régie, k niveau & la batte. Les carreleurs-marbriersont outre cela une équerre & une fausse équerre , ou compas de fer.

L'ouvrage du carreleur c’est l’application des carreaux fur un plan-cher avec du plâtre mêlé de pouíliere ou de ciment. On appelle cetouvrage carrelage ou carrelure.

CARRIER , celui à qui appartient une carrière, qui y fait tra-vailler , ou qui y travaille lui-même. Sans plus parler du maître ou pro-priétaire de la carrière, il y a deux sortes d’ouvriers carriers ; les unsqu’on appelle garçons-compagnons carriers , qui sont les ouvriers quifont les ouvrages du dedans , & qui dans le fond de la carrière tra-vailleur à couper la pierre, la souchever, la brider & la charger. Lesautres Rappellent manœuvriers-carriers, Sc ceux-ci travailleur au de-hors , soit a monter la pierre pat le moïen de la roue, soit à la dé-charger, la placer & la toiser. Les principales machines & outils doncils íe fervent, soit au dehors , soit au dedans de la carrière > sont lemoulinet avec fa manivelle, son câbleau garni d’un crochet, la rouëavec un gros câble & son crochet, une échelle garnie de ses chevilles& échelons de bois, suivant la profondeur du trou de la carrière, unbaquet ou civière, des marteaux, des pinces de fer, diverses sortes de■coins de fer, des boules ou rouleaux de bois de chêne de différentesgrosseurs, depuis huit pouces jusqu’à dix pouces de diamètre, & de-puis trois pieds juíqu'à cinq de longueur. On lé fett de ces machinespour faire les opérations suivantes, qui sont des termes de l’Arnsavoir, ouvrir un trou, c’cst commencer la descente de la carrière envuidant les terres dosit le ciel ou premier banc de pierre eít couvert.Brider une pierre, c’est l'attacher avec le bout du câble de la gran-de rouë à son crochet pour l'attirer en haut. Débrider uae pierre,c’est relâcher ou ôter entiérernenc le câble dont elle est liée. Souche-ver !a pierre , c’est la saper & la couper par dessous » Sc la séparer dubanc. Laycr une pierre, c’est la soulever avec une groilè barre pourla mettre furies boules ou rouleaux. Pousser au trou, c’est condui-re la pierre sur les rouleaux jusques au dessous du trou , par lequelles manœuvres doivent la tirer en haut. Couper la pierre, c’est rou-vrir & la séparer en plusieurs morceaux, par le moyen des coins defer qu’on y enfonce. Voyez Carrière.

[CARRIERE. C’est un lieu d’où l’on tire la pierre pour bâtir.En terme de Botaniste, c’est l'endroit d’une poire où l’on trouveplusieurs nœuds pierreux.

En terme de Manège, c’cst une certaine étendue où l’on peut exer-cer les chevaux a la course.

CARROBE. Voyez. C a ROUGE.

CARROUSEL. Course de charriots. C’est aussi le lieu où l’onfait cette course , Sc où l’on représente différens jeux équestres.

CARRURE. C’est la partie de l’habit qui couvre l’estomac Scle dos.

C ART AME. Safran bâtard. Voyez Safran.

C ART £. Ce sont plusieurs feuilles de papier collées les unes furles autres.

En terme dc Géographie , c’est une ou plusieurs feuilles de pa-pier , fur lesquelles on a décrit le monde , ou quelques unes de lesparties.

CARTEL!. E. Grosse planche qui sert à porter la meule dumoulin.

CARTILAGE. Terme d’Anatomie. C’est de toutes les partiesdu corps, celle qui est après l’os la plus íeclrc, la plus froide Sc laplus insensible, ]

CARTISANE. Petit» bande de carte, de parchemin ou devélin, irès-étroite Sc très-mince, couverte de fil délié d’or, d’argentou de soie , que l’on sart entrer dans la composition des guipures dede quelques broderies, &'d’autres semblables ouvrages. La e artisanefait partie du métier deS Passementiers - Boutonniers. Ils la travail-lent au rouet , à la molette Sc a la main. II y à apparence que ceterme a été tiré du petit morceau de carte qui fait le fond de la car-tisane. 11 sert aussi a ouvrir un peut morceau de parchemin qu’onmet dans les dentelles.

[CARTON. Espece de carte fort épaisse qu’on fait avec la cel-le Sc les rognures dc livres. Ce terme se dit aussi des feuillets qu’onimprime de nouveau , pour mettre a la place d’autres où il y avoirdes fautes ou quelques changemens à faire.

CARTOUCHE. Ce sont certains ©rnemens qui se mettent au-tour dc, armes Sc des chiffres.

En terme de Guerre, ce sont différois morceaux de fer cassé donton charge ks canons. C’est aussi une espece d’étai de carton, qui con-tient la charge d’un fusil, ou de quelqu’autre arme à fou.

CARTULAIRES. Papiers, Titres des Églises, qui contien-nent leurs droits, leurs immunités Sc leurs privilèges. ]

CAS.

CAS. Par rapport au droit & pratique de la Justice, est considé-ré particulièrement en deux espaces, savoir , les Cas Royaux ou privi-légiés, & les cas Prévôtaux. Les cas Royaux ou privilégiés, sont ceuxdont les Sénéchaux & Présidiaux connoislent privativcment à tousautres Juges» tels sont les crimes de Leie-Majelté divine Sc humaine

CAS.

en tous ses Chef. , sacrilège avec effraction , rébellion aux mande-mens émanés du Roi ou des Officiers de Sa Majesté. Le cas concre-nant port d’armes & assemblées illicites , séditions , émotions popu-laires , force Sc violence publique, fabrication de fausse monnoye»les cas dc prévarication des Avocats, Juges, & qui concernent la cor-rection des Officiers du Roi, malversation commise en leurs Charges,crime d’hérélie , trouble public fait au service divin, ìap & enlève-ment de force & avec violence des personnes libres, & les autres casexprimez par les Ordonnances Sc anciens Réglemens j voyez fur tout1 Ordonnance de r670. Tir. r. Art. r 1.

Les cas Prévôtaux sont ceux dont les Prévôts des Marchands, lesLieutenans-Crjminels de robbe courte, les Vices-Baillifs & Vices Séné-chaux connoísienc en dernier ressort: Ces cas ici sont ks crimes com-mis par les vagabonds, par les gens fans aveu Se fans domicile, ouqui on été áéja condamnez a peine corporelle , bannissement ouamande-honorable ; oppression , excès ou autres crimes commis pargens de guerre, tant dans leur marche, lieux d'étape que d’aslèinblée& de séjour, désertions, aíìèmblées illicites avec port d’armes, levéede gens de guerre lans commission de Sa Majesté , vols avec ef-fraction , & en cas toutes fois que les crimes ayeuc été commis horsks Villes de leur résidence.

CAS. Dans 1 e Droit on dit , cas fortuit ; & on entend pat làle cas Sc accident qui ne peut être prévu , ou qu’on ne peut empê-cher, quoiqu'on le prevoye. Ce cas fortuit peut arriver en deuxmanières ; lavoir , naturellement , comme par ks trcmbkmens deterre, ks vents , k feu & auues choses semblables, procédans desmouvemens propres aux Élémens, & de leurs diverses Sc incertainesrévolutions, ou bien pat la force humaine, malice Sc perversité dt»cœur humain, comme'par séditions, guerres, incendies, larcins SCautres désordres qui naissent de la cupidité effitenée & déréglée deshommes. Voila la réstriction du mot Cas par rapport à la Prati-que. Le mot cas dans k commun usage, signifie bien d’autres cho-ies. II signifie condition, circonstance ; comme quand on dit qu’un«chose est permise dans un tel cas. 11 signifie toute rencontre Sc évè-nement , comme quand on dit : c’cst un cas extraordinaire. On ditaussi un cas privilégié , parlant du crime d’un Ecclésiastique qui mé-rite peine atffictivc. On dit aussi, tas énorme, cas pendable.

CAS C A NE. Ce sont des puits que le$ Ingénieurs font faire pro-che du rempart pour éventer ks mines.

CASEMATE. Plate - forme pratiquée dans la partie du flan*proche la courtine , & qui fait un enfoncement vers la capitale dubastion. C’est aussi une voûte pratiquée dáns ks flancs d’un bastionpour loger le canon.

CASERNE. Grand bâtiment divisé en plusieurs petits apparte-mens ou chambres pour loger ks soldats d’unc garnison. ]

CASSA. Les Provenceaux voisins des Italiens, se fervent volon-tiers de ce mot, pour signifier la caillé ou coffre fort dans lesquelsks Marchands, Négocions, Banquiers Sc gens d’affaires ont coutumed’enfermer leur argent comptant, pierreries, papiers de conséquen-ce, & leurs autres effets ks plus précieux. Voyez Caisse.

CASSATION. Terme de Pratique. Acte de Justice qui casteSc annulle des procédures. 11 s'est pourvù en cassation. On définitaussi cassation, un jugement qui cn révoque un autre. Lés moïensde fondemens de cassation, sont particulièrement ccux-ci. 1. Quandun Arrêt postérieur sc trouve directement contraire à un autre Scque tous ks deux ont étc rendus contre la même partie 8c fur lemême cas. z. Quand ks Arrêts sont rendus contre la disposition ex-presse des Ordonnances ou des Coutumes, & que ces Ordonnancesn’ont point reçu aucun changement , ni nouvelle Déclaration. 5.Quand ks formalitez prescrites par ks Ordonnances n’ont pas ct©suivies , voici la maniéré pour (e pourvoir en cassation contre unArrêt: on présente au Conseil privé une Requête qui ne doit conte-nir que les moyens, un ou plusieurs ci - dessus dits, Sc cela três-soc-cintement, fans qu’il soit permis d’employer aucuns termes injurieuxcontre ks Juges qui ont rendu l'Arrét dont on demande la cassation.C’est un Avocat au Conseil- qui dresse & signe cette Requête. UnMaître des Requêtes en fait k rapport a Mr. 1 e Chancelier. Cettedemande ne peut être poursuivie qu’auparavant elle n’ait été reçuepar un Arrêt du mcine Conseil, qu'on appelle Arrêt d’assigné ou decommuniqué. Ceux qui se pourvoyeur au Conseil en callirion desArrêts & jugemens contradictoires , sont obligez cn présentant leutRequête de consigner l’amende de 450. livres; savoir, zoo. liv. pourle Roi, if o. livres pour la Partie. Les Articles 7, 8. & 9. de l’Or-donnance dc 1667 titre des Requêtes Civiles, sont observez au Con-seil pour ks Demandes en cassation des Arrêts. Ces Articles regar-dent les Ecclésiastiques, ks Hôpitaux, ks Communautez, ks Suc-cesseurs à un Bénéfice, & ks Héritiers des Condamnez. Cependanela Requête en caslâtion n'empéche pas .l’exécution du jugement, &ícette Requête n’est point reçue si elle n est signée de deux anciensAvocats du Conseil, Sc du nombre des f o. premiers.

[CASSE. C’est en terme d’Qrfevre, un vaisseau fait de cendresde lessive Sc d’os pilez , dont on se sert à séparer & à rafiner I or Sil’argent. En terme d’Imprimcur, c’est une espece de tablette diviséeen plusieurs petits quartez où l’on met ks carracteres dont on sc sertpour imprimer. Ces petits quartez se nomment calktins. La partiede l’écritoîre où l’on met les plumes, s’appelle cassé.

CASSIDOINE. C’est une espece de pierre précieuse, qui estparfaitement bien veinée de différentes couleurs.

CASSONADE, ouCastonade. Sorte de sucre qui est gros »& qui n’est pas rasiné. ]

CASTILLAN. Poids dont on se sert en Espagne poar peserì>vr; c’est la centième patrie d’unc livre poids d’Espagne, qui est en-virons