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-4 C E N. CEP. CE R.

prescrit point, ck maniéré ique si le titre porte que le Seigneur doitêtre payé en grains ou en volaille , il peut y contraindre les redeva-bles , quoiqu'il se fut contenté pendant trente ou quarante années dele recevoir -en argent. Quant à la quotité du cens , elle se peut pres-crire par trente ans entre particuliers , & par quarante contre l’Église ;ainsi un Seigneur qui pounoit en vertu de son titre prétendre vingtdeniers par arpent, Sc s’est .contenté {tendant trente ans d’en recevoirdouze , il est obligé de suivre la loi qu’il s’est imposée à lui-meme ,en déchargeant tacitement les héritages : qui minorem etnfum per mul-tos annoi acctpit 'videtur rctrhfiffe majorent. Mornac Uv. 13. B. ( digesto-rum de ufuris & fruéhbtes , fol. s 17. J Avant de finir cet article il fautdéfinit ce que c’est que le cens portable & le cens querable : voici ceque c’est ; lc cens portable est le cens qui doit être porté au manoirdu Seigneur direct , & le cens querable est celui dont le fermier duSeigneur est tenu de venir faire la recêpte. Le droit de porter le censcn la maison du Seigneur ne peut être prescrit pat quelque tems que<e loir ; les véritables marques du cens font l’amende , la redevanceimposée lors de la concession & rimprcfcriptibilité.

C H N S A L. Signifie le même que Courrier dans les Échelles du Le-vant , c'sst-à-dire, celui qui s’entremct entre les Marchands Négocians& se mêle de quelques négociations mercantiles , comme pour faireacheter & vendre des marchandises. Le droit de csnsal ou de courtierpour sa «users & courtage est un demi pour cent.

CENSURERA signifie chez les Romains, la fonction de CenseurRomain , ou certain Magistrat de Rome, comme fut Caron le Cen-seur; ainsi on fait mention de ce qui se paíse durant la censure de Ca-ron : depuis ce tems là le mot de censure dans la langue & l’usage com-mun , signifie seulement correction , «préhension ; dans ce sens ondit subir & souffrir la censure , & s'expo fer à la censure : mais dansle Droit Canonique &le langage Écdésiastique, il signifie un jugement-Sc condamnation d’une personne , même de fa doctrine Sc de ses■écrits , comme quand on dit que la Sorbonne a censuré cette doctri-ne & son Auteur ; mais plus particulièrement on entend par censuresEcclésiastiques , les excommunications, interdictions & sulpeniions■d’cxcrcice & de charge Écdésiastique ; ainsi on dit, cet Écdésiastique» encouru les césures Écdésiastiques : ces sentences d’interdit & d’ex-■comimmication font prononcez par lc Pape ou par les Évêques, VoyezM o n i t o ires. Voyez aussi Charondas, Ltv. 1. Reg. 42.

[ CENTAURÉE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Eco-nomique , & y a,oûtez ce qui fuit. Proprietez . Elle entre dans la com-position de la poudre du Prince de la Mirandole , qui passe pour ungrand spécifique pour la goutte & la sciatiquc : cn voici la composi-tion. Frétez racines de grande centaurée, de gentiane & d’aristolochetonde;des feuilles de pente centaurée, de chaínépytis & de chame-■dtis ; faites sécher & réduisez cn poudre subtile ces différentes racines& feuilles chacune à part ; prenez partie égale de ces poudres, mélez-Jes bien ensemble , & gardez-les dans une boète bien fermée & dansun lieu sec. On en fait infuser pendant la nuit un gros dans un demi-vei re de vin vieux , ou dans un bouillon dégraislé. On continué cousìes jours ce remède le matin ou le soir pendant un an, ou même plus,fi le mal n’est pas encore tout-à-fait déraciné.

Proprietez de la petite Centaurée.

Si l’on en fait une forte infusion . si l’on en donne la poudre ensubstance , ou que l’on en donne l’exttait , si méme l’on fait prendreces décoctions pour la guérison des fièvres, elle produira souvent deseffets aussi salutaires qu’en produit le quinquina,& peut-être que cet-te plante auioit er.core des effets plus certains , si. on l’avoit autantcombinée qu’on a fait lc quinquina. Car comme elle est extrême-ment atnére , ( c’est pour cela que quelques Botanistes l’appellent fielde terre) on lui donne la qualité de fébrifuge par excellence. On enmêle souvent une poignée avec une orne de quinquina, qu’on faitinfuser dans une pinte de vji blanc pendant vingt-quatre heures , Sil’on partage cette infusion en trois ou quatre prises , que l’on donnede quatre heures en quatre heures, ayant loin de donnée de bonnenourriture au malade dans les intervalles. Ce remède emporte les fiè-vres que le quinquina seul n’auroit psi déraciner.

On peut la donner seule pour les fièvres intermittentes. La dosedes fleurs en poudre est d’un gros, ou dune bonne pincée cn infusiondans un verre de vin blanc. Dans les maladies contagieuses, on peutfaire prendre ses sommitez cueillies'entre fleur & graine, infuléesdans le vin blanc ou l’cau de chardon béni.

La dose est d’un gros de centaurée fur six onces d’eau de chardonbéni. On prétend que ce remède est spécifique.

Eilc est fort bonne aussi pour fortifier l’estomac, & desopiler le foie ;elle est vulnéraire & détersive. Ses ff urs entrent dans le safran com-posé qui n’est autre chose qu’un mélange de plusieurs herbes sèchesqu’on çnvoie de Grenoble ious le nom de vulnéraires de Suifle.

CEP.

CEP. Souche ou pied de vigne, qui produit ordinairement plu-sieurs branches.

CÉPHALALGIE. Se dit d’un mal de tête récent.

C É P H A LI QU ES. Remèdes pour les maux de tête. Voyez R E-

MÍDES,

CÉPHALOPHARINGIENS. Muscles qui font à l’orifice dupharinx ou œsophage.

C E R.

GERAT. Médicament composé de cite & d'huílc. On y ajoute■ordinairement des gommes, des graisses & des poudres de plusieursminéraux , pour échauffer ou rafraîchir , digérer ou restreindre.

_ Le cerac d'Euphorbe de Galiest se fait de la maniéré suivante. Mé-

C E R.

lez avec un peu de vinaigre une once de poudre subtile d’euphorbe »coupez en petits morceaux trois onces de cire , & faites les fondredans une livre d’huilc d’olivc ; quand votre huile sera a demi refroi-die , jettez-y l’euphorbe & liez bien le tout ensemble. On en frotteaussi le front pour dissiper la migraine , ou d’autres parties du co.pspour atténuer & faire couler les humiditez visqueuses.

CERCELLE. Petit oiseau de riviere qui ressemble au canard , Siqui s’appréte de la même maniéré.

CERISIER. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que, & y ajoutez ce qui fuit. T.fprit de cerise. On fait une boisson laxa-tive, avec une poignée de feuilles de cerisier bouille dans du lait. Lacerise peut adoucir par son acidité, les humeurs âcres Sc billicuícs , Scpouffer ses urines. On fait un remède apéritif avec environ deux dou-zaines d'amandes de cerises concafiées qu’on fait infuser dans le vinblanc pendant la nuit, & qu’on prend lc matin à jeun : on en peutuser pendant quelque tems pour se garantir de la colique néphrétique.Les cerises fraîches lâchent , Lc les lèches resserrent > c.pendant onpermet aux malades d’ufer des dernieres pour rafraîchit leur bouche& pout adoucir leur salive , pourvû qu’ils ayent soin d’en rejetter en-suite le marc.

CERTAIN. Tantôt est déterminé, comme faire un rapport cer-tain, désigner un tems certain Sc précis, tantôt vague , comme quandon dit certains cas ; mais fur tout il saur remarquer cette clause Lc for-mule dont on se sert dans ses dévoluts ou provisions de Cour de Ro-me : cet?» modo & quoeunque hacet, d’une certaine maniéré & de quel-que façon qu’il vaque , donc on se sert loriqu'on veut obtenir un bé-néfice qui vaque de droit par l’incapaciié du possesseur , asin par cestermes vagues Lc généraux de ten-r sect erres ses causes particuliers s dudévolut.

CERTIFICAT. Est un acte délivré par quelque personne quece soit , pat lequel on rend compte de la vérité de quelque close ,comme de la mort , de la naiiiánce , d’un mariage véritablement fait& paflè , d’un baptême » d’un apprenti liage achevé , Sc aunes actesou actions Sc affaires de quclqu’importancc , dont il est nécelláire defaire voir la certitude & la réalité des faits passez , pour procéder enconséquence dans d’autres affaires > dans ces actes on ne doit pointajouter foi à moins qu’ils ne soient légalisez & donnez par des per-sonnes publiques. On fait des certificats par devant Notaire de diffé-rentes sortes afin de servir en cas de besoin ; les certificats qui se don-nent le plus ordinairement sont , par exemple , qu’un garçon n’a ja-mais été marié , qu’un homme est décédé véritablement > ou qu’il estactuellement vivant ; nous donnerons les formules de ccs certificatspour être des modèles de ces fortes d’actes.

Certificat qu’un Garçon n’a point été marié.

Aujourd'hui est comparu Jacques ... demeurant... lequel a certifiéà Ambroise, que René... est garçon & n’a jamais été marié , & qu’ainsile sixième qui lui appartient cn la maison située à... tue... dont le-dit sieur Ambroise s’est rendu adjudicataire ce jourd’hui, n'est chargéd’aucun douaire, foie préfix ou coutumier ; fur la fureté duquel pré-sent certificat,ledit sieur Ambroise ici présent, déclare qu’il a fait l'ac-quisition de ladite maison , íar.s lequel il ne l’auroit point fait ni vou-lu faire > s’obligeant ledit Jacques, en cas qu’il se trouvât le contrairede ce qu’il certifie ci-dcstus , de rembourser audit fient Ambroise lasomme de... à quoi monte le sixième dudit sieur René en ladite mai-son dont il fait sa propre affaire , à quoi il oblige tous ses biens pré-féras & á venir , & pour l’exécution de ce que dessus, &c.

Certificat qu un homme est décédé.

Aujourd’hui font comparus par devant tels & tels Notra’res, d’unepart Gabriel, demeurant à... & de l’autre Philippes ,' demeurant â..,letquels fur la requête, c’est-à-dire , réquisition & sommation verbalequi leur a été présentement faite par Lucas... pour ce comparant Scici présent,ont volontairement dit Sc déclaré, certifié Sc attesté a tousqu’il appartiendra, juré & affirmé cn leurs âmes pat devant lefditsNotaires foussignez, la vérité être telle qu’ils ont eu bonne & cnriercconnoislance de deffunt Antoine, & vivant de tel état & en telle pro-fession , ce qu’ils savent certainement que ledit Antoine est décédé entel lieu au mois de... dt telle maladie , & qu’il a été enterré & in-humé en tel cimetière ou Église > ou autre lieu - dont & de tout ccque dessus ledit Lucas, &c. a requis acte aufdits Notaires qui lui ontoctroyé le présent pour lui servir Sc valoir, & à qui il anpatcíendrace que de raison. Ce fut ainsi fait, reconnu Sc octroyé comme dessusest dic, à Paris, &c.

Certificat qu’un tel est seul héritier de

Aujourd’hui est comparu Louis... demeurant à... lequel fur larequête & sommation verbale qui lui a été préserrement faite patMaître Emmanuel, à ce présent & comparant, a dit & déclaré, ceitifìéSc attesté, juré & affirmé en son ame pat devant lefdits Nowires, àtous ceux qu’il appartiendra,la vérité être telle que ledit sieur Emma-nuel est seul & unique héritier de feu Joseph son pere , vivant... Scdécédé.,. & qu’icelui défunt n’a pointlaiílë d’autres hoirs ni héritiersque ledit sieur Emmanuel son fils . dont & de tout ce que dessus lesieur Emmanuel a requis acte à lui octroyé , fais à Paris.

CERTIFICATEUR. En terme de pratique ou d’affarie , c’esten général celui qui certifie une caution , une promesse , un billet , Ston dit aussi certificateur de criées , certificateur d’un dénonciateur.

En particulier certificateur à légard d’une caution , est celui quiaffûte en Justice qu’une caution est folvablc , & qui peut être pour-suivi subsidiairement ; c’est-à-dire , après discussion faire du princi-pal obligé Sc de la caution , Brodeau sur M. Loutt , Lettre F, nom-bre