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chencvis faite avec l’eau rose, est un excellent cosmétique pour ôter« marques de la petite vérole. On s en bassine k visage avec unlinge ou du cocton qui en est imbibe. L’huilc de chenevis est fortbonne pour brûler dans les lampes. II faut bien le donner de garde, kire boire les bestiaux dans les rivières ou mares ou l’on tait rouirle chanvre » parcc tju’il empoisonne l’eau.
CHAPELLE- Terme d'Arcbitecturc. C’est un lieu avec unautel qui fait parue dune Eglise & qui est destiné pour quelque de-vouopi particulière. comme la Chapelle de la Sainte Vierge à St.Euttache a Paris. Ou bien qui est fermé dune dorure de fer ou debois& qui renferme les tombeaux de quelque famille, comme laChapelle d’Orleans aux Celestins à Paris. Chapelle est aussi dansune maison Roule ou un Château, une Eglise au rez de ciuullée avecdes galeries hautes Sc des tribunes pour la musique.- ces Chapelles ser-vcnc autant pour le peuple comme pour le Prince . comme celles deVerl'aille, dc Fontainebleau. II y a aussi de ces chapelles de fondationRoule 3c Seigneuriale a la campagne, qui sont des petits bátímensisolés ou l'on dit la Messe á de certaines Fêtes, comme il s'envoir dansles I-orêcs dc St. Germain & de Fontainebleau. C’est encore dansun Palais ou dans un Hôtel une salle ou chambre avec un autel prèsun aparteuienc pour entendre la Melîb lans sortir. Elle doit étie dé-corée par proportion au reste de la maison & peut avoir quelquedistinction extericure, comme celle du Palais d’Orlcans qui est dans 1epavillon en lâiìse dc la face sor k jardin; l’unedes plus belles est celledu Château de Freine en Bric, laquelle est du deílein de FrançoisManfart Architecte.
[CHAPERON. Terme de Fauconnerie. C’est une efpece depetit capot dc cuir, qui fer c a couvrir la tête des oiseaux de leurre.On marque les chaperons par points, depuis un jusqu a quatre. Ce-lui qui n’est que d’un point est propre au tiercelet de Faucon.
CHAPERONNER l’oifeau. C’est lui mettre le chaperon.
CHAPERONNIER Sc dic d’un oiseau de proyc qui portebien ion chaperon, ]
CHAPITEAU. C’est la partie soperieure de la colomne. Onappelle chapitaux de moulure, le Toscan & le Dorique qui n’ont pointd’ornemcnt, & chapitaux de sculpture cous ceux ou il y a des feuillesSc des ornemens taillés i ce mot vient du Latin Capitellum le som-met de quelque chose que ce soit. Parmi les diverses fortes de cha-piteaux lont le Tolcan, le Dorique, bionique, k Corinthien, leComposite, l’Artiquc ; de plus-le chapiteau colonne, le chapiteau pi-laste, le chapiteau angulaire, le chapiteau plié, galbé, refendu,écrasé, mutilé, dont voici une brieve notion.
Le chapiteau Tosian est le plus simple & a son tailloir quarté &fens moulure. Le Dorique a Ion tailloir couronné d'un talon & troisannekts fous l’ove. Vhnique est distingué par ses volutes & sisoves. Le Corinthien est 1e plus riche de tous, qui est orné de deuxrangs de feuilles, de huit grandes & de huit petites volutes poséescontre im corps qui s’appcìîc cloche ou tambour. Le Composite ales deux rangs Jrs feuilles du Corinthien & les volutes, de bionique.L'attique a les feuilles de refend dans k gorgerin, comme il s'envoit dSns la salle des Suisses au Louvre, qui ont été faits par JeanGoujon Sculpteur du Roi Henri II. & dans la Cour du Val de Grâ-ce du dessein du Sieur le Duc; il s’cn vote aussi au Château dc Meudon d’assez beaux de cette efpece. II y a aussi de chapiteaux sym-boliques qui font ornés d’atttiburs dc Divinités Païennes , comme kschapitaux antiques qui ont des foudres & des aiglespour Jupiter, desTrophées pour Mars, des Lyres pour Appollon, &c. ou entre lesmodernes ceux qui portent des armes & devises d’unc Nation, desmarques & symboles dune victo.re, dune dignité. A legard desautres chapiteau--; le capiteau Colonne est celui qui est rond par sonplan. Le chapiteau IHlufire est quarté par son plan ou fur une lignedroite. Le chapiteau Angulaire porte un retour d’entablemenc àlVncogneure d’un avant-corps ou d'une façade. Le capiteau pliéest celui d’un pilastre qui est dans un angle rentrant droit ou obtusLe chapiteau galbé , est celui dont ks feuilles ne sont qu’ébauchéescomme ks chapiteaux Corinthiens des colifées. Chapiteau refendu,celui dont la sculprure des feuilles est déterminée. Chapiteau écrasé, ce-lui qui est trop bas parcequ'il est horsdelaproportsonantique, com-me 1e Corinthien de Vitruve qui n’a que deux modules en toute fahauteur L qui a été imité à l'Hôtel d’Angouksme à Paris. Chapiteaumutilé, celui qui a moins de saillie d’un côté que d’autre, parce qu’ilest trop près d’un corps ou d’un angle. II y a enfin ces autres eipe-tes de chapiteaux; (avoir, le chapiteau de balusire, c'est la partie quicouronne un balustre, & qai rellemble en quelques-uns aux chapi-teaux des ordres, comme à celui de bionique. Chapiteau dc trkly-pbe, est une plate bande fur k triglyphe, appellée de Vitruve taenia,c’est aussi quelquefois un triglyphe qui soir i’offìce de chapiteau a unpilastre d’Orique, comme il s’en voit à la porte dc- l’Hôrel de Condé áParis. Le chapiteau dc Niche est une tf.ece de petit dais au deílusd’une niche peu profonde, qui couvre une Statue portée sor un cuidelampe en encorbellement; il fe voit dc ces chapiteaux décorés de pe-tits ordres &c portiques, comme a l’Eglisc de St. Etâche a Paris. Cha-piteau de lanterne, c’est la couverture que l’on met pour terminerune lanterne de dôme, & qui est de dift’eiente figure comme encloche, ainsi qu’à la Sorbonne; en adoucissement, comme au Val deGrâce j en dôme ou coupole, comme a f’Eglise des filles dc Ste. Ma-rie më St. Antoine a Paris ; même contourné en spirale, comme ál’Sglífe de St. Léon de la Sapience a Rome. Enfin chapiteau demoulin , c’est la c ouverture en forme de cône qui tourne verticale-ment sur la tour ronde du moulin. pour en exposer ks volans auvent.
CHAPITRE est la plus faine parue d’unc Communauté deChanoines ou de Religieux. Je dis la plus sone, parcc que ces assem-blées sont sujettes souvent à des divisions & cabales tomme les au-Kts. Les Chapitres confèrent les bénéfices qui sont a kur collation,Tome l.
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qui sont outre ses places du Chapitre par des certaines agresses qu’onappelle confiances, lbit plusieurs Prieurés & autres moindres postes Scbénefices, mais les usages font diftbrens selon les diffèrent;s Églises,11 y en a où les Chanoines assemblés donnent Sc conscient conjointe-ment , & d’autres où chaque Chanoine confère à son tour les bénéfi-ces qui tombent dans fa semaine ; cn ce cas il nomme & prefente ailChapitre celui qu’il veut gratifier, c’est fur so nomination que lespio*visions du béncfice sont expédiées. Les Chanoines Clercs, qi.i nt (ontpas Prêtres ou dans ks Ordres Sacrés > n’ont pas tant de privilèges queles Prêtres » & ne peuvent présenter aux bénéfices qui vaquent dansleurs semaines,
[CHAPON. Topez cet Article dans le Dictionnaire (Économi-que, 8c y ajoutez ce qui fuit. Chapon rôti. Quelquefois on met dansle corps du chapon un oignon piqué de doux, avec sel & poivreblanc. Après qu’il est cuit, on óte la barde, on le pane, Sc on kmange avec du cresson amorti dans k vinaigre Sc k sel, ou avec huî-tres amorties dans le dégoût.
Chapons farcis n la crème.
Quand vorre chapon sera rôti, ôtez - cn i i chair dc l'estomac, pouren faire une farce, avec rétine de veau, graisse de boeuf, lard blanchi,un morceau dc jambon, sel, poivre, persil, ciboules, truies> cham-pignons , Scc. Le tout étant bien haché, ajoutez-y gros comme unebonne pomme de mie dc pain trempée dans la crime & troisjaunes a’œufs frais, le tout bien pilé dans un motif r. Cela fait far-cissez votre chapon, à bendroit de beliomac que vous avez coupé»Que cela se fasse promptement, avec la pointe d’un couteau trem-pée dans un oeuf battu. Panez ensuite vorre chapon, mettez-1c dansune tourtière, Sc faites cuire au four.
Chapon à la braise.
Aptes avoir troussé votre chapon fur k dos, cassez lui tous k s os ,passez-le au lard dans une casserole , julqu’a ce qu’il ait pris bonnecouleur. Ensuite bardez-1e de lard dessus & dessous, & mettez-ieatlpot , avec tranches d oignons, Sc fines herbes. Bouchez bien le pot,mettez - k à la braise feu par dessus & par dessous, mais qui nesoit pas trop ardent, afin qu’il mitonne doucement; étant cuit, tirerle du pot; panez-le promptement Sc mettez-le au four afin qu’ilprenne couleur. On ie sert en mettant par dessus un ragoût dechampignons, Sc de ris de veau. Le chapon est d’un bon suc; ilnourrie, restaure & se digere facilement. Le bouillon est très proprepour rétablir les ferces. Le chapon est dans fa bente vers six ouhuit mois,
Propriétés du Chapon. Voyez Poule.
CHAPONNEAU. Coq nouvellement châtré..
Marnere de chaponner. Voyez Poule, ou C H A F o (r.
CHARBON. Voyez cet Article dans k Dictionnaire (Economi-q e, & y ajoutez ce qui soir. Du Charbon de terre. Le charbonest une efpece de terre noire Sc lulphuieuk, qu’on n»et au nombredes terres minérales fossiles; Sc les endroits d’ou elle fe tire, sc nom-ment mines, ou minières. On nomme ce charbon houille en An-gleterre & en Flandres. Quelques-uns le confondent mal-à-proposavec le charbon de pierre.
D» Charbon de pierre.
Le charbon de pierre est une pierre minérale, sèche & su Iphiircu-se, dont il se trouve plusieurs carrières tn diverses Provinces deFrance , particulièrement dans le Nivernais & le Bourbonnais. C’estune pierre noirâtre , mais plus compacte, moins spongieuse, & beau-coup plus dure & plus pesante que la véritable pierre ponce. On ladebitc ordinairement en gros morceaux, à peu près comme ks tour-bes de Hollande; mais d'une figure moins régulière. Le feu de cccharbon est vif, & dure assez long tems; mais,la vapeur en est ma-ligne 5c d’une odeur inlurpotable à ceux qui n’y sont pas a coutu-mes. On s’cn sert a presque tous les usages où l’on emploie lacharbon de bois & celui de terre. Sc le commerce cn est considé-rable dans les lieux où manquent ks deux aums sortes de charbon.
CHARDON BENIT. Voyez cet Article cans k Dictionnaire(Economique, & y ajoutez ce qui fuit. Proprktez du Chardon Bé-nit. Pour guérir la fièvre, les vertiges, la surdité, b épilepsie, basth-me, k cataire & l’hidropisie, on préfère la décoction de cette plan-te dans k vin, à la poudre de ses feuilles , & à son eau distillée. Onpeut faire amortir aussi dans le bouillon une poigaée de ses feuilles,
& faire prendre le bouillon au malade après le frisson. C’est un ex-cellent fudorifique pour terminer les fievres intermittentes. Pourguérir les vieux ulcéré* char.creux, on tait boire au malade quelquesverres de cette décoction ; il faut en même tems bassiner les ulcérésavec l’eau distillée de cette plante, & les saupoudrer ensuite avec lapoudre de ses feuilles. On donne k suc dc cette plante dans la pleu-résie; il procure une expectoration très abondante ; on prépare desémussions avec fa semence, & sirop de pavot pour la même mala-die. Pour guérir sûrement la fievre quarte, on fait prendre après kfrisson, un verre de bon vin blanc, dans lequel on a fait infuser pen-dant huit heures, demi dragine de cette graine. On la donne seule,ou avec la coralinc pont les vers. On peut faire pendant les ven-danges, du vin avec le chardon bénit, qui est propre contre le scor-but & autres maladies chroniques.
CHARDON à cent têtes. Voyez cet Article dans le Diction-naire (Economique, & y ajoutez ce que fuit. Proprietez. Enfin, ilest utile dans toutes les maladies où il y a des obstructions, ou desembarras dans les viscères. On emploie ses racines dans les tisonnes,ou dans les bouillons apéritifs. La dose est d’une once dc lima Ile defer dans trois pintes de cette tisonne. On soit des émussions avec sograine ; la dose est dc cemi once. On se sert de l’eau distillée de sessouilles «aillantes, pour purifier le sang , guérir ia fievre, la jaunit
N ij le.