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feit rretnbîeï par leuts expéditions cruelles fort souvent l’AménqlteEspagnole.
CHARTE PARTIE est dans un autre sens. L’acte par lequelon prend ou donne a louage un vaiileau, connue ou suroît une mai-son» y aiant beaucoup de convenance entre ces deux sortes de Con-trats. Çe louage de vaillèau fur l'Océan s'appelle assument, duinot Latin fretum la mer, qui lignifie proprement un détroit de mer& puis la met même. Mais le même acre fut la Méditerranée s ap-pelle nolijfement, venant du mot Latin nnulum, prix du louage d’unnavire. Dans l’un & l'autce cas cet acte est un écrit convention. 1pour le louage d'un vaiileau, c'est la lettre de facture, c’estieconnatde cargaison. Cest proprement une police de chargement, pour la-quelle le propriétaire ou maître s’engage a fournir inccíìàmuient unvaiileau prêt, équipé, bien calfaté, poutvû d’ancres, de cordages, depalans & de tous les apparaux & agreils necdkiixs pour naviger &faire le voyage dont il est question, & encore de Loucnir l'équipagedes vivres Sc autres munitions, moïenant que le Marchand astrereurs’oblige de palet au maître une certaine somme convenue pour le prixde ce louage, fret ou nolilfement. La chatte partie diffère en celadu connoilíêment, en ce que le connoiílèment est un acte particulierqui ne se fait que pour l'aller ou pour le retour feulement), au lieuque la charte partie se fait pour sentier affrètement du navire, tantpour l’aller que pour le retour. Lorsque le maître fait l’affrctementdu vaillèau, dans le lieu de la demeure des propriétaires du vaiileau,il est tenu de suivie Lavis fur cela; leur avis, cest ce qui est portépar le tit. i. du Livre 3. de l’Ordonnance de la Marine. La teneur dela charte partie est telle, elle doit contenir le nom & le port ouportée du vaillèau, le nom du maître & celui de l’affteteur, le nomdu lieu, le tems non seulement de la qharge mais aulli de la déchar-ge des marchandises, le prix du fret ou nolis avec les intérêts desretardemens Sc séjours ; mais outre ce que nous venons de dire tou-chant la teneur de cet acte, il est permis & loisible aux parties con-tractantes d’y ajouter relies autres clauses Sc conditions quelles juge-ront à propos. Au reste li le tems nest point fixé par la charte par-tie , le tems de la charge des marchandises doit être réglé suivantl'u sage des lieux ou ladite charge se f air. A legard du ftetement aumois ce temps ne doit courir oc être compté que depuis que le vais-seau a taie voile, fi pourtant le tems n’a pas été réglé pat la chartepartie même; car alors il faut s’en tenir a co qui a été arrêté danslacté. Celui qui refuse ou est en demeure d’execmec Si de satisfaiteà ce qui est porté dans la charte partie, apiès une sommation patécrit, doit être tenu des dommages Sí intérêts. Iì y a des cas ou la«liarte partie peut n’êtrc pas exécutée, mais le contrat doit être ìc-soiut & dillous, par exemple lorfqu’il arrive interdiction de commer-ce par guerre, représailles ou autrement avec le Païs pour lequel levaillèau est destiné, alors fans doute la charte partie doit être réso-lue & lest en effet, mais fans dommages ni intérêts de partnid’au-tre, en paiant cependant par !e Marchand les frais de ía charge, &décharge de ses marchandises; ma.s li la guerre étoit déclarée avecun autre Païs la charte partie doit fisoiister. \Jn autre cas peut arri-ver que les ports lònt seulement sennes pour an tems par autoritésupérieure, alors la chatte patt.c doit subsister en Ion enttere & leMaître & le Marchand doivent être tenus réciproquement d’attcndrel’ouvcrture des ports d la liberté des vailteaux fans dommages &. in-térêts de paît nl d’autre ; sent leídits maîtres obligés á’avoir dansleur bord pendant leur voyage la charte partie & ks autres pieeesjustificatives de leur chargement ; enfin le navire, ses agreils & ap-paraux, lc fret & ks marchandises chargées sent respectivement affe-ctés aux conventions de la charte pairie.
CHARTE PARTIE. C’elt un contrat paílè entre un Patron, &un Marchand pour le louage d’un vaiileau. Voyez la conférence desOrdonnances liv. 4. tit. n. & l’Ordonnance de la marine du moisd’Áoût 1681. livre z. rit. 1.
CHARTRE signifie prison. L’Ordonnance de 1673. rit. z. Art.iv. deffend aux Prévôts dc faire charrie privée, c’cft-a-diie, ks obli-ge de conduite les criminels dans les priions lans ks retenu chez euxni dans aucunes nuisons particulières.
CHARTRES lignifie les titres qui s’expedient fous le fcel duPrince, d’un Seigneur, d'une Église ou d’un Chapitre.
CHASSE- de chailèr, en Latin Capta re , signifie la poursuite & cap-ture acs bêtes. 11 semble par lc droit nature] que la chaise est permi-se à chacun , à cause que les bêtes sauvages nappai tiennent à person-ne avant qu’elks soient prises; cependant en f rance les Ordonnance sanciennes Si nouvelles en ont dispose autrement; celle dc 1669. Litdeffeftks à tous roturiers de quelque état Sc qualité quïls soient,nonpoffedans fiefs, Seigneuries & haute justice, de chalSer a peine de 100.livres d’amende pour la première fois, du double pour la seconde ,du carcan & du baniílcmenr de trois années pour la troisième. Maisil est permis a tous Seigneurs Gentilhommes & Nobles de clialicrlurleurs terres, pourvu quelles soient éloignées dune lieue des plaisirs duRoi; il leur est méme permis de challer aux Chevreuil & bétes noi-res , s’ils sont à trois lieues des plaisirs de Sa Majesté. Les Officiersdes eaux & forets Se les Capitaines des chaises, connoilîcnt concur-remment entre eux en ce qui regarde la capture des delinquans, lasaisie d> S armes, chiens, filets & engins détendus, en premiers infor-mation seulement, mais l’instruction Si k Jugement appartient auLieutenant de robe longue. Les Capitaines ces thalles de St. Germain ,Fontainebleau, Cliambort & quelques autres lieux & ces Capitainesdes chaises qur sont fur ses -états envoies a la Cour des Aides, sont ex-ceptés ; car r!s instruisent & jugent chacun dans leur capitainerie tousprocez civils Sc criminels pour tait de challe, cn appefìant avec euxles Li utenants ûe Robe longue & autres Juges & Avocats pouiConseil.
(CHASSE de diffère nies bétes, & ciseaux. Voyez. i'Article de ckt i-
Kfit en particulier .
C H A. loi
C H AS S£ de petîts oiseaux. Voyez. QiSeAUx , PiPpêe,Pinssonnée. ]
C H A S S E - A V A N T S. Ce sont ces surveiîláns Sz In-specteurs qui sont établis Sc commis dans ks acteliets des grandsbâtimens, pour veiller & prendre garde que les ouvriers ne perdentpoint leur tems , ce qui atrivetoic infailliblement pat défaut deprobité & consciente de ces gens qui ne cherchent, comme on dit,qu’a tuer se tenu & gagner leur salaire fans beaucoup se fatiguers’iis le peuvent fans danger; cest pour cela que les maîtres établis-sent ces diafiès-avants pour hâter Sc diligenter l’ouvïage ; & en fait debâtiment, afìn que les maçons Sc Iimofms soient servis à propos SCdiligemment par ses manœuvres & goujats. Ce sont eux aussi quiavec les hallcburdiers conduisent & font avancer les charriocs tìc lesbars que portent ou traînent ses bavdcurs.
[CHASSIS. Espèce de grand quadre qu’on fait par carreaux » íutlequel on colc du papier, de la toile , ou du vélin > Sc qu’on metensuite aux croisées des fenêtres devant les vitres, afìn que la cham-bre soir plus chaude, A Lion on skia sert communément à la placedes vitres.
Pour faire des Chaffs lumineux.
Mouillez du vclm, ou du papier, lc plus uni & le plus blanc quevous pourrez trouver; colez-le lui se châssis, & le laiilèz sécher.Quand il sera sec, huilez-le au soleil, avec la composition suivante;Prenez deux parties d’huile de noix Si de lin, avec une partie d’eauclaire. Mettez 1 e tout ensemble dans un verre, & faites 1 e bouillislur un tuileau auprès du feu. Quand l’eau sera toute consommée,ce que vous connoicrcz quand la liqueur ne,bouillira plus, vous laretirerez & vous vous en lervirez quand elle sera tiede. Si votre Châs-sis s’oblcurcit > palièz dessers une éponge imbibée d'eau fraîche.
CHASSIS cranlparent. La baudruche qui est un boyau de bœuf, estla garniture la meilleur & la plus tranfparante pour leschalììs. Ensui-te c’est le parchemin de vélin , ou de mouton, de taffetas, de toilefine & de papier. Le meilleur de tous les vernis pour ces sortes dechaises, cit l’huílc grasse toute pure, fans inéLngc d’aucunc aunemarieic.
CHASTETÉ. Voyez. Agnus C a st u s. Onguent dëJ u-f ■tek. Sirop de Joubarbe. Sirop de Nénuphar.
Uleciuaire de chasteté.
Ecrasez d n mieux qu’il vous fera possible > deux onces de cam-phre dans un mortier dc marbre. Faites k dissoudre peu a peu avechuit onces de pulpe , dc conserve de Heurs de nénuphar; mêlez-yensuite une once de semences de vignes , & de jusquiame, & duídragmes d.ux scrupules de réglisse, le touc réduit en poudre. Ajou-tez à touc cela du sitop dp nénuphar, autant qu’il en est besoin pourformer l’électuairc, qu’tl faut conserver dans un pot bien bouché.On cn prend deux ou trois dragmes soir & marin, & l’on hoir pardelìus un verre de petit lait, dans lequel on au-a éteint un morceauric fer rougi au tcu. I! faut aulli oindre ks parties génitales ayoíde Finale de jusquiame, tirée par expression. ]
CHASUBLÍER. Les maîtres de la Communauté des brodeursdc la Ville Sc Faux-Bourgs de Paris, sont qualifiés dans leurs Statutsmaîtres brodeurs, cfialublicrs, fiulant chasubles, c'est-à-direccsorne-mens d’Église souvent enrichis de précieuses broderies, dciquels habitsá’Égaleles Piètres le servent loríqu’ils disent la Melìe; ces chaliibliersne sont pas seulement ccr ornement particulier nommé chasuble ,qui elt une des principales puces qui reçoit îe plus de la broderie ,mais aulli ils sont tous les autres orncinens d'Églilè comme chapes,longs vetemens, pendants des épaules jusques aux talons, St qui enve-loppe 1 Ecclésiastique qui le porte tout au tour en guise d’un ampleman,eau ordinairement brode; ils font aussi les tuniques & Jalinati-ques, ks paremens «Pautel haut & bas devant les autels & end.li-ces, les rideaux d u tabernacle ou d'aííkurs, les pavillons; ciels oudais iuipenbus bien haut lui les autels. Voyez, Brodeurs.
j_C H AT AíG N 1E R. Voyez, cet Aiticlc dans lc Dictionnaire(Economique, Si y a.putez ee qui fuit. Châtaigniers en taillis. On ditque ks châtaignes pilées avec -du sel Sc du miel guérissent ses mor-sures d-s chiens enragés; pillées avec vinaigre Sc farine d’orge, eileiamollirent les duretés des mammclles, Lc dissipent lc lait qui s’j estgrumelc. Voyez. B o I s. ]
C H ATELâìT elt la Juridiction du Prévôt de Paris, composéed’un Prendial, d’une Chambre Civile, d’une Chambre de Police &dune Chamore criminelle. 11 y a aulli dans cette méme Juriluictioula Chambre du Procureur du Roi qui connoit seul des jurandes desArts & Métiers, qui reçoit les maures & mamelles, Si donne c’csavis en forme de Jugemens, lesquels se Lieutenant de Police con-firme ou infirme, íauf dans l’un Lc Faune cas l’appel au Parlement.
Le Lieutenant civil tient l’Audiance de la Prévôté ou l’on fait lespublications des Ordonnances, Édits Lc Déclarations des Arrêts Sc Rc-gsemens, & de tous les actes qui doivent être publics. On y plaideses causes bénéfieiases Si Écclesiastques dont les Juges Royaux ontconnoiílance. On y plaide aussi ses questions qui regardent l’étutd.s personnes, les clauses ou il s’agit des qualités d’héritier, de lettresdc repi, de cession des biens, des contestations qui regardent L s(celles Sc ses inventaires. Les différends qui lont entre ses Commissai-res, Notaires, Procureurs. Sergcns Sí autres Officiers du Chauléepour leurs fonctions. Le Lieutenant Particuliei tient l’Audian.c du Pic-íidial, où lè plaident ses appellations verbales des Jugements ,e duspar ks Juges qui resortiilerjt auPiélìdial, toutes ks causes ou il nes agit que ne noo. livres Lc au dessous Lc qui ne sont point dc lacompetance de la Prévôté, on porte aussi au Prcsidi.il ks causes, donc1 e Lieutenant Civil elt obligé dc s’aultenir. Lc Lieutenant Paiticulietpour 1e soulagement des parties; fait plaider certains jours de la se-maine des caulès ou d s’agit de 100. livres & au dessous fi,r desplacers qu’on lui présenté. C’eít k Lieutenant C.vil qui répond tou-tes ks ..quêtes que ics parties présentent en matière civile dan> les
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