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affaires où il n’y a point de rapporteur, car dans celles où il y! a unrapporteur c’est á lui que les requêtes s’adrelknt 6c c’cst lui qui" lesrépond. II arrive souvent des cas considérables & prdlans qui nésoufflent pas facilement de dclai a la v.ílle de plusieurs fêtes a ou laveille des jours que l’on n’emre poinc au Chátekt, 6c en tous ces for-tes de cas le Lieutenant Civil peut ordonner que les parties compa-roitront le jour mémé en son Hôtel, pour être entendues 6c par luiordonné par provilton ce qu’rl jugera à propos. Voici quelques-unsde ces cas prellans : quand une personne de quelque conlidcration ou jun Marchand 6c Négociant est emprisonné a la veille de plulicurs Fê-tes. Si l’on veut demander main levée de quelque marchandise quia été saisie dans le moment qu’on la devoit envoler. Si un aubergisteou un ouvrier veut demander son paiement à un étranger qui estprêt à partir. Si l’on veut réclamer un depôt, un.gage > des papiersou des esters divertis. en tous ces cas le Lieutenant Civil ordonnecomme l’on vient de dire par provision & ielon l’cxígence 6c naturede ces affaires urgentes.
Quand il s’agit' de la liberté des prisonniers arrêtés pour dettes Sc au-tres matières qui requièrent célérité, hors les cas ci-desliis marqués,le Lieutenant Civil permet au bas de la requête d’assigneries parties àun dclai plus bref que celui de l'Ordonnance de 1667. C’est le Lieu-tenant Civil qui distribue les procès en matière civile, Sc il ne rappor-te lui méine que ceux qui regardent les intérêts du Roi ouduPublic,ou qui font très-importans. Si les Commissures, Notaires, Procu-reurs & Huissiers on r des contestations dans les confections des scellerou lors des exécutions de meubles > ils peuvent se retirer par devant1c Lieutenant Civil, qui fur le référé rend une ordonnance, par laquel-le. ils font fur le champ réglés. _ -
En l’absence du Lieutenant Civil de Police & Criminel, le Lieute-nant Particulier fait leurs fonctions.
Le Lieutenant criminel donne audiancc deux ou trois fois par se-maine pour les affaites où il s’agit d’ifijures, risques & autres m a tierslegcrcs, mais dans les matières graves qui méritent instruction, l’ufageest après la plainte que l’on a tendu a un Commíílàire de donner re-quête au Lieutenant criminel aíïn de permission d’ìnformer. II metau bas de son Ordonnance portant ladite permission, & le Commillai-re procède a Tinlormatíon.
[CHAT-PU TOIS. Chat sauvage, ainsi nommé à cause dela puanteur. II a le poil brun. 11 est grand ennemi de la volaille. 11íb cache dans les galetas, greniers a fo.n, & autres endroits sembla-bles. On le trouve aussi dans les bois; ils rodent tout le jour & fontla guerre a.ux oiseaux. Ils sc mettent aussi en embuscade sur !e borddes rivières, poùr attrapper le poiíionSc les grenouilles. Ces animauxle prennent de la raérac maniéré que les fouines.]
CFïÁUDERONNIER est un artisan qui travaille en cuivre8t îe façonne sous le marteau en plusieurs foi mes & façons, fond le-dit cuivre, k jette en moule pour diverses figures Sc ouvrages. Ilprend son nom de clwuderon sc chaudière , vailkaux 5c vases qui fontk principale sujet 5c ouvrage de ce métier. II fait & vend toute sorted’utencilc & batterie de cuisine. La Communauté des maîtres mar-chands du metier de chiuderonneiie, batterie de la Ville de Paris, estancienne & avoir des Statuts bien avant le Régné de Charles Vi.
Par ccs Statuts il est détendu a cous marchands forains Sc autres, s’ilsne font maîtres de la Communauté,de vendre, débiter,ni dstribu.ren la Ville & Faux-Bourgs de Paris aucune marchanditè du métierde chauderonneric 5c batterie, h ce n’est en gros Sc au delfus de iaAnime de 40. livres. II y a des cìiaudcronniexs qu’on peut appelkrâmbulans, qui courant la camnagne, leur petite boutique Sc bagagefur le dos, se fervent d’un sifflet'’à 1 antique'à sept tuiaux pour aver-tir les habitons des petites Villes Sc des Villages où ils paíknt, deleur a, porter à racomtnoder les utendles 5c batteries de cuisine drcuivre ou de fer, qui en ont besoin. La plupart de ccs chaud.-ronicrsne font que le vieux, il y en a pourtant quelques-uns qui vendentdu neuf, mais ceux-ci onc des chevaux de somme chargés de grandspaniers d’osier, où ils mettent leurs marchandises 5c leurs outils. Iest défendu a cous ces chatidronicrs coureurs, de siffler, deracommoderJes ouvrages de cliauderonnerie a Paris & dans les autres Villes duRoiaumc, ou les chaudcronniets sont en corps de jurande; a Légat dde ceux qui vendent r!u neuf, ils y sont traités comme marchandsforains. La chauderonneric fait une partie du commerce de la m.r-ccnc.
CHAU f ELIRE est un Officier de la Chancelerie qui prépaiela cire.
[CHAUSSER. Terme de Fauconnerie. Chausser la grandefuie de í'oiscuu. C’est entraver l’ongle du gros doigt, d’un pakinoreeau de peau.
C BAUX. Pierre ou marne calcinée, en la faisant brûler 011 cuireà grand feu, dans une espece de four bâti exprès. La meilleure chauxest] celle qui se fait avec le marbre , ou avec une certaine pu r.cgrisâtre, ires-dune & très-pesante qu’on appelle particulièrementpierre á chaux. La chaux pour être bonne, do.r être pesante; elledoit sonner quand on frappe dessus, a-peu près comme un pot deterre cuite. 8c quand on l’éteint, fa fumée doit être épaisse. &s’élever avec promptitude.
On appctle chaux vive, celle qui n’a pas été éteinte; 8c chauxfusée, celle qui pour avoir resté ttop long rems à Pair a perdu toucson feu Sc toute sa force, est réduite en pouiliere, Sc n’est bonneà rien.
CHAUX. Terme de Chimie. C’est une espece de cendre, ou depoudre très-fine qui reste des métaux qui ont passé par un feuviolent. La chaux d’étain n’est autre ciiok que la potée d’écain- plu-sieurs fois calciné:.
CHAUX de plomb. Voyez. Ceruse.
CHAUX d’airaia, de cuivre. Voyez Cuivre.
CHAUX d'ancimoine, ou antimoine diaphonique. C’est dc
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Tantimoine de Poitou, Sc du salpêtre rafincs & incorporés ensemble,dont par 1e moien du feu Sc de seau chaude, on fait une poudreblanche, laquelle étant iëche, est mise en petits trochilqueSj quel’on fait bien íècher pour pouvoir les garder. Voyez. Antimoine.
CEAUX. Voyez Amendement. Proiits,
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CHEF fe dit chez les Marchands detossc dc foïc, de laine, &c. C’estle commencement ou premier bout des pieccs des draps , racines ,serges ; on Rappelle aussi tete ou cap , au contraire de la fin ou der.nier bouc des picces que l’on nomme queue. Ainsi l’on dit d’une.piece d’étoffc qui n’a point été encore ni entamée ni coupée , quellea chef & queue, tête ou cap Sc queue. On commence a travaillerles étoffes fur le metier par le chef, cap , tête , ce sont des motsfynonimes, c'est-à-dire qui ont la même signification, Sc L plupartdes ouvriers Sc manufacturiers sont dans le mauvais usage de le faireplus beau Sc meilleur que le reste de la piece, parce que c’est Ten-dron qui fcrt ordinairement de montre, qui fe présenté le premieraux yeux, 5c par lequel on échantillonne, outre qu’il sert com ne.d’envelope á toute la piece, ce qu*on appelle quelquefois manteaude la pil.ee. On doit entamer, débiter par la queue les étoffes ue lai-ne, 1e chef devant toujours rester a la piece, a caule des marques ocenfeígnemens qui y font, comme les nom, demeure. 5c numérode "ouvrier qui la fabliquee, les rôles ou roléttes qui justifient dubon pied de ceinture, les plombs de satirique Sc de visite qui fontconnoirre qu elle a été bien & dûemenr examinée par les maîtres ,gardes 6c inipecteurs des manufactures, soit pour ia qualité > soit pourla teinture, ou pour la largeur, enfin k plomb d’aunagc fur lequelest m,rqué la quantité d’aunes que contient la piece. Les étoffes .quin’ont point été entamées Sc qui par conséquent ont encore chef Scqueue, peuvent être revendiquées par le manufacturier, ouvrier oum .rchand qui ks a vendues 6c fournies , letfqu’elles fe trouvent fousk scelle â’un négociant qui a fait. faillite ou banqueroute , en justi-fiant néanmoins de leurs marques, qualité, quantité, couleur 6c au-tres indices 6c enfeígnemens. Mr. Savary nous a flûte de cet usagedans Jen Parfait Négociant .jeconde partie, livre quatrième, chapitre troi-sième. Ce mot k u,t aussi des étoiles de foie, de poil; lc dit aussi destoiles en la même lignification qu’,1 a été dit chef dans les écosses delaine. On doit cependant remarquer que ie chef des toiles n’est pasordinairement li beau ni.fi bon que le reste de la puce.
CHEF-D’ŒUVRE Ouvrage exquis 5c extraordinaire dc quel-qu® art & de queique science. Ciief bonifiant une piece d’art prin-cipale 5c qui vaut autant 5c plus cn fait d’adrefk 5c d’habilecé. Lechef-d’œuvre qu’on exige dan> tous les Corps Sc Communautés dedivcrles professions, sont des épreuves que Ton fait de la capacité deceux qui aspirent à une inanimé dans i'examcn à la fin de leur ap-prentissage Sc teins fini, 5c Ton choisit pour cela non la piece deTare qui est la plus ailée, mais au contraire également difficile &d'importante. Cet ouvrage ou expérience que les afpirans doiventdonner lc fait en prcfdr.ee des maîtres Si gardes des corps des mar-chands 011 des jurés des Communautés dans lesquelles ils veulent fefaire recevoir tn qualité de marchand; ou de maîtres. Quoique lechef-d’œuvre dût naturellement rouler fur un ouvrage d’itnpoitanccSc difficile à faire, comme k chef-d’œuvre d’elprit dans l’examendes íciences 5c falcutés est quelque question importante Sc d.tsicile,néanmoins les chefs - d’œuvres sont autrement qualifiés 5c sont com-me arrêtés 5c fixés dans ks diverses professions des marchands. Cardes six corps de marchands de Paris ; savoir, draperie, épecerie, mercerie,pelleterie, bonneterie, orfèvrerie, il y a d’abord & prunieremen;exempts de chef-d’œuvre le corps de la draperie Sc mercerie, maiscomme le corps de Tépìcerie enferme les apoticaires, & qu’il impor-te de prouver ceux qui veulent faire cette profession, ils font obli-gés à chef-d’œuvre pendait que les autres; lavoir,droguistes, confiRleurs 6c ciriers en sont exempts. Ce chef-d’œuvre d’apoticaire con- .liste à faire eux-mêmes cn présence des Officiers de certe Commu-nauté, une composition dont ils doivent dûemmt choisir & préparerles ingrédiens, 5c en faire ielon les règles de fart le mélange & Ta-prèt parfait. Daus la pelleterie les alpirans sont obligés de fifre pourchef-d'œuvre une robe de velle qui est une elpece de manteau , fo i r-ré. Dans le corps de la bonneterie le chef-d’œuvre console a une for-te de bonnet que Ton appelloït anciennement aumufle, ils doiventfaire encore un bonnet quarté de drap, comme aussi une toque develours plissée 5c brocher un bas d’estame, ou de fore. Sc ainli desautres cncfs-d’œuvres. Remarqués à l’égard de l’orfevr.rie que quoi-que les fils de marchands ou de maîtres ne (oient poinc sujets qu'aune simple expérience au lieu dc chef-d’œuvre, cependant ici les fi’sde maître font obligés à faire ctief-d’œuvre tour ainli que les autresaíp nm.
CHEF-D’ŒUVRE de Compagnonage consiste à faire dans lesCommunautés feulement des Marchands Maîtres Ouvriers en drapd’or, d’aigent Sc de foïe, une aune des quatre principaux draps ; (avoir,lc velours 5c latin plein, le damas & k brocard d’or oud’argent, il fcfur huit jours après que Tapprcntiliàge est fini dans Je bureau de la-dite Communauté, les Maîtres Jurés 6c Gardes étant appelles ; Tori’argent, les foies & autres utencíies st fournisseur à l’apprentif parle bureau au Receveur duquel le maître de Tapprenti est tenu de re-mettre la somme de dix livres pour lefdits frais. Ce chef-d’œuvre íèfiur par les appremifs a la fin de la cinquième année deleurapprcn-tiíláge avant de les enregistrer au livre des compagnons, 6c c’eít parce chef d’œuvre que Ton juge si ledit apprentis est capable de ser-vir chez les maîtres en qualité de compagnon, d’ou il a été appelleChef-d’œuvre de Compagnonnage.
CHEF D’ORDRE. Sont obligés lorsqu’ils ne résident point enFrance, de commettre des Vicaires Généraux, parce qu’iis ne peuvent
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