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C H I. C H O.

l’avez mise,pour la faire encrer dans les crevasses qui té téunitoftt pàrcc remède, lequel est propre aussi à durcir la plante des pieds du chien.

tour les places qui [ont aux endroits oh Us Chiens ne peuventporter la langue.

Pilez des feuilles de pécher dans un mortier. Mettez-Ies ensuitedans un morceau de toile de lin bien blanc ; lavez la plaie du chiehavec du vin un peu chaud, eíìuyez-la & pressez le linge avcc la main ,afin que le suc des feuilles tombe dans la plaie. Ce remède est éprou-vé. On pourroic y ajouter un tant soit peu d'huile d'olive.

tour faire mourir Us puces ó* guérir la galle aux Chiens.

Frottez les chiens devânt le feu avec du lait 8c de l’huile de noixipélez ensemble 8c un peu chauds. Ce remède est éprouvé.

Remède général pour la rage ,

Renfermez le chien , ne lui donnez rien à manger pendant ûn joursìmettez de hellébore dans son breuvage , & quand il fera suffisammentpurgé , nourriflez-le de pain d’orge.

CHIEN de Berger. Po/ez Beebis. ]

CHIFFONIER ou D riller j se dit de ceux qui se mêlent defaire le uafte des vieux chiffons de toile de lin 8c de chanvre, que l’ondestine poux la fabrique du papier. Ces Chiffoniers vont acheter ouramasser dans les Villes 8c Villages ces vieux chiffons Sc drapaux . ilsen fonr même la recherche dans les ordures qui font dans les voiries& dans les rues , ou dans les canaux là où il y en a. Ils les lavent en-suite, nettoient Sc sèchent ; ils les gardent dans des greniers pour lesvendre aux Marchands Papetiers Fabriquans qui en ont besoin , ou àd’autres Marchands qui les enmagasinent pour ensuite les revendre àces mêmes Papetiers Fabriquans ; y ayant une si grande quantité depapeteries établies en France, il s'enfuir que polir fournir la matière dupapier , il faut que nonobstant que ce négoce semble être d’une pre-mière vûc un 'objet de très-petitc considération , il saur, dis-je , qu’ils’en vende en France routes les années pour des sommes considéra-bles, & que le débitée la consomption cn soit prodigieuse. On auroic

Í icine a croire que cette marchandiíe, toute méprisable qu’elle est para visite de íà matière , soit pourtant estimée n fort ctl France pourItotre papier, que l'on établit sur ces drilles & ccs drapaux que l’onenvoie hors du Royaume,des droits de sortie très considérables,pouren diminuer l'envoi hors de France; car on paye douze livres du ccntpéfant. On entend par chiffons, tous vieux morceaux de linge ou detoiles de chanvre & de lin, que l’on emploie dans les papeteries pourfaire la bouillie ou pâte dont se fabrique Je papier.

CHIFFRES de s Marchmds. Ce font des nurques que les Mar-chands , particulièrement ceux qui font le détail > mettent fur des pe-tites étiquettes de papier ou de parchemin > qu ils attachent au chefdes étoffes, toiles, dentelles & autres celles marchandises, qui désignentle véritable prix qu’elks leur courent, afin de pouvoir s'y régler dansla fuite ; on ks nomme des chiffres, parce qu'ils font cachez pourleur signification particulière, connue feulement aux maîtres Sc à kursgarçons Sc apprentifs , qu’il ne leur est pas avantageux de découvriraux étrangers. On les appelle chiffres patxe que ce font les chiffrescommuns , Arabes ou Romains qui font employez avcc de nouvellessignifications. Parmi les devoirs des apprentifs M. Savary, dans [onParfait Kégociant , Chapitre second du deuxième livre de la premiere par-me , dit que c’est le foin de bien connoicre les chiffres ou marques dcleur maître , Sc la fidélité à en conserver le secret.

[ C HIR A GR E. C’est la goutte aux mains. C’est uq remède for’propre pour guérir ce mal, que de (e laver bien les mains dans l’eaufraîche après les repas. On peut mettre dans l’eau une mie de pain.

CHIROMANCIE. Art conjectural, qui considère les lignes deïa main. afin d’en cirer quelque jugement pout prédite les choses quiprobablement doivent arriver. La cn.romancie est une vraie chimère.]CHIRURGIEN par rapport au droit. Les Chirurgiens font re-vus de:, dommages & intérêts envers ceux qu’ils estropient , lesquelsdommages Sc intérêts íont ordinairement réglez à une pension con-venable à la personne du bielle.

C H O.

CHOIX en général , c’est une élection d’une chose Ou d’une per-sonne ; c’est la préférence d’une chose â une autre , d’une personne âtine autre , d’une action Sc d’un droir à un aucre. Dans cette idée il ya un bon Sc mauvais choix ; donner le choix , c’est donner la libertéà un autre de prendre ou faire une des deux choies à fa volonté ; de-mander le choix , c’est exiger le droit de choisir de celui qiii peutiious le contester. On dit enfin remettre la chose au choix d’autrui.Mais choix dans k Droit s’applique ainsi , en particulier & selon desréglés. Dans une alternative promise le choix appartient à celui quiA promis ; car en promettant ainsi , il s’est réservé visiblement Sc clai-rement de fournir ou donner seulement une des deux choses promi-ses. Dans le cas d’un legs k choix appartient au légataire, non à l’hé-ritier qui est déja assez favorisé par fa qualité d’bériticr. En faic dcvente d’une des deux choses au gré de l'acheteur , le choix est déféréaussi manifestement à l'acheteur non au vendeur. En matière d’obli-gation le choix appartient au débiteur non au créancier : ccs cas d’al-ternative font toujours favorables . ou aux hommes maîtres de leursdons Sc promesses > fur tout acceptées , ou utilement acceptables , ouà ceux qui sont dans un état qui mérite d’être favorisé. La simpleraison fait décider dans presque tous Jes cas,quoique cette simple rai-son soir souvent allez délicate à trouver Sc à assigner.

COIX D’HÉRITIER, Un pere en mourant laisse à se femmeTome I,

C H o. ÏOS

le pouvoir d élire pout héritier un'/de’Ieurs enfans , elle ne peut choi-sir l’un des petits enfans au préjudice des oncles qui restent, elle nfipeut cn faiíánt sélection de l’un d’eux , lui substituer les autres > maisle choix fait pat cette femme peut être révoqué pár les indignicez de-puis survenues. Arrêt de 167 s. au journal du Palais.

( CHOLIDO QU E. Terme d’Anatomie. Le port cholidoque estUn canal qui conduit la bile du foie dans l’ihtestín, qu’on appelle duo-dénum-,

CHONDRlLLE. Herbe qui poulie de grandes feuilles décou-pées comme celles de la dent de lion ; ses branches sont souples Scflexibles, ses fleurs jaunes Sc semblables à celles de la laitue ; íà semen-ce ronde , canclée , oblongue , cendrée Sc garnie d’une aigrette ; seracine est simple, de la grosseur d’un pouce , remplie d’un suc laiteuxSc sort gluant; elle ctoit dans les lieux sablonneux; elle est tmollien-te Sc rafraìclsiflante.

CHOPINE. Sorte de petite Mesure qui sert à mesurer toutesfortes de liqueurs , 8c même les olives qui se vendent en détail. Làchopine de Paris, qui est la moitié dc la pinte , sc divise en deux se-tters Sc contient deux poissons . Sc le poiífon est de six pouces cubi-ques.

CHORION. Terme d’Anatomie. Grande membrane qui enve-loppe le fœtus dans la matrice.

CHOROGRAPHIE. Ce mot signifie la description d’un Païs,comme d’un État , d’une Province. ]

CHOSES dans le Droit. II y a dans se science du Droit plusieursgrandes considérations générales , qui font comme le sujet 6c l’ob j «tde la Jurisprudence ou science du Droit, la considération des person-nes Sc de leurs actions , Sc 1a considération des choses. Les chosescomprennent tout ce qui est dans le patrimoine des hommes , aussibien que ce qui entre dans leur commerce. Voici plusieurs maniérésde distinguer ccs choses, ou comme on dit exactement pariant, plu-sieurs divisions des choses.

Premieiement , on distingue ks choses en communes à tout lemonde , d’autres publiques, les autres particulières Sc propres. Lesebases seront sensées communes que le droit naturel , ou plutôt ledroit des gens rend communes à tout le monde , comme Pair , PeauSc celles-là s’appelknt publiques qui appartiennent au public ou à uneCommunauté. Enfin les propres lònt celles que chacun a ou reçues,ou acquises en différentes maniérés. En second lieu, 1a seconde divi-sion ou distinction des choses est ainsi, les choses font corporelles ouincorporelles. Une chose est corporelle qui sc peut voir 8c toucher ,comme un fonds de terre,une maison,un habit,un esclave. Au con-traire une chose incorporelle est celle qui ne se peur voir ni toucher ,elle n’est que dans l’imaginarion, Sc comme pont ainsi dire en p milan»ce Sc non encore en acte sensiblement ; mais cette puiffànce produirainfailliblement, néceílàirement Sc sensiblement Ion effet dernier. Ccqui est incorporel , par exemple, est un droit tel que feroit le droird’héritier Sc succéder, qui est une puissance & non un être sensible Scpalpable ; mais qui produira infailliblement Sc très-certaínement patfoi Sc par fa vertu > toute spirituelle quelle est, un effet très-fensible, réelSc palpable ; savoir, la perception Sc pòíksfion d'un tel fonds Sc de tousses fruits Sc patries. Une obligation 8c engagement cn notre faveur ,est une choie incorporelle. Une servitude active 8c utile, l’ufufruit Sctout autre droit est une chose incorporelle. Otì di{a envain que dansune hérédité il sc trouve des choses corporelles, comme font les meu-bles , ks terres Sc ks maisons ; car on répond qu’encore que ks fruitsqu’on perçoit ou percevra d’une terre soient corporels , il ne fuit pasque k droit de succéder à tous ces biens corporels soit corporel lui*même. Et certainement cec incorporel est différent du corporel, quoi-qu’il en íoit la cause Sc une preuve bien claire , c’est que la polkssiostde ce corporel ne feroit ni légitime, hi sûre . ni de longue durée sansle droit qui est pourtant incorporel.

Les Romains faiíoient un gland cas de cette précédente distinctionSc division dont nous venons de parler ; ils donnoient à tout le mon-de celles que se nature répand si libéralement, comme ì’air, l’eau desrivières Sc des fontaines , la mer Sc ses rivages. Les fleuves Sc lesports croient publics Sc appartenoiertt au peuple Romain , c’est pour-quoi 1a pèche y étoic permise à tour le monde. II y avoir dans lesVilles des choses qui appattenoient à la Communauté,comme étoientks cirques > ks bains , Jes portiques & aunes choses semblables.

En troisième lieu, íl y a aussi la distinction des choses en sacrées >religieuses Sc saintes.

Enfin il y en avoir de sacrées, de religieuses Sc de saintes» lesquellesétant Je droit divin n’appartehoient â personne. Les sacrées étoientles Églises. ks Palais des Empereurs, ks lieux où l’on rendoit la jus.tice , lcs Temples dédiez aux Martyrs , ks Oratoires Sc ks orne-mens qui scrvoiestt au culte de la Religion. Les choses religieuses,lesCimetières, les saintes murailles St les portes des Villes. Ensin ce n é*me dróit des gens concouroít avec le droit civil pout donner aux par-ticuliers ks moyens de s’enrichir. 11 leur étoit permis de s'empara cetoutes les bêtes sauvages qu’ils pouvoient rencontrer sor la terre , &de pécher les paissons de la mer ; parce que,disoieht-ils, 1a raison na-turelle veut que quand on s’cmpare d’une chose qui n’appartient à per-sonne , on en devienne le maître , ensorte que la chaffe Sc la pècheétoient permises à tout le monde. Tneophil in hb. t. Institut,

En France nous avons aussi plusieurs moyens d’acquerir les choses.Tous ne se rapportent pas à ceux des autres nations , ainsi que l’ostpeut voir fur chaque moc en particulier , où la nature des chosis parrapport à l’usage présent dis Droit François, est expliquée en son or-dre, ensorte que l'on pourra apprendre comment on acquiert une cho-se donc on s’empare Sc qui n'est possédée de personne.

[CHOUCAS. C’est une corneille aprivoisée.

CHOUETTE. C’est un oiseau de couleur cendrée , que l’onvoit au crépuscule du matin Sc du soir. Elle aime la solitude Sc appet-coit mieux les objets dans ks ténèbres de la nuit que pendant 1c jour,

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