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honnêtement selon leur qualité, méme en cas de captivité ils peuventcontraindre ceux qui tiennent leurs biens de leur donner leur légitimepour se racheter. D’ailleurs il ne leur cil pas permis selon leurs Sta-tuts de relier qu'en faveur de l’Ordre , si ce n'cíl d’une portion deleur pécule, avec la permission du Grand-Maitre Sc du Chapitre géné-ral; ils sont en France incapables de toutes successions. Ils font aussivœu de chasteté, afìn que leurs couries contre les ennemis ne puis-sent être interrompues par les délices d’une vie volup.lieuse. Enfinils font vœu d’obéillance pour imiter en cela les gens de guerre, quine s'emretienner.t que par Sa subordination du commandement.

En France c’esl le Grand Conseil qui est Protecteur de leurs privi-lèges Sc Juge de leurs différends. Ii y a quantité d’Arrêts rendus enTeur faveur , par lesquels, conformément a leurs Statuts Sc aux droitsqui leut ont été accordée par le St. Siège, on les a conservez dans ledroit de no payer aucunes dixmes de ce qui est du Domaine de leu: sCommanderies, tant qu’ils les pollédent. On les a aussi maintenus dansla polìèssion ou ils font de conférer les Bénéfices dépendans de 1 Or-dre > tans qu’aucuns puissent être résignez que de 1 exprès consente-ment du Grand-Maítte ou du Commandeur. Ce qu’il y a feulementde particulier, est que les Cures annexées aux Commanderies lent in-jectes a la visite des Ordinaires. Vojez, M, Loutt & Brodeatt let. C. n.8. Concile de Trente Jejf. zs. ch. 19. Cet Ordre de Chevaliers qui estaujourd'hui á Maithc , avoir été. auparavant a Rhode ; & originaire-ment v:ent des Chevaliers de St. Jean de Jérusalem, qui école nt avantl’enttée de Godcfroy de Bouillon dans cette tameuíe Ville, aruinsGentils-homme Holpitalicrs vivant fous le commandement d’un Maî-tre qu’ils élisaient d’entre eux. Dans la fuite des tems Raimond Du-puy en fit une Compagnie de Chevaliers, qu’il obligea de vivre sousune Régie & de combattre perpétuellement poux la défense de la Foicontre les ennemis de !a Religion Chrétienne. Voyezl' Histoire de Mal-the d; Vertot, qui montre avec étendue ce paílage de jérulaiem juíquâRíalth*'.

CHEVALIER du Guet, est celui qui est préposé avec sis Licu-tenans & Archers à la garde de la V,lie de Pans pendant ía mut.

CHEVALERIE. Dignité, honneur & grade de Chevaliers decertain Ordre, comme du St. Eíprit, de St. Miche!, de Sc. Lazare.

CHEVAUCHER. On dit en Fauconnerie : Cet oijeau che vauchele •vent.

CHEVEUX. Poil qui vient à k tête, pour la couvrir Sc la parer.

Tour dessécher les Cheveux.

Détrempez deux livres d’amídon en poudre , dans une chopine d’eaude vie, dans laquelle vous aurez fait infuser une once de doux degé-rofle > mêlez le tout ensemble ; & après savoir fait sechet au soleil ,pallez votre poudre par un tamis de soye, ensuite conlervez-la dansun vaitîeau de fayance. ou de verre.

Tau pour faire croître les Cheveux.

Mettez dans une cucurbire quatre onces c!e mouches vivantes, ver-sez par dessus une livre de miel, & deux livres de lait touc du plusfrai ; mêlez bien tout cela ensemble avec une espacule de bois ; adap-tez ensuite un chapiteau a la cucurbite, a laquelle vous ajoûteiez durécipient de verre. Ayez foin de Juter exactement les jointures, dis-tillez au feu de làble modéré, & íur la fin de la distillation, augmen-tez le feu. Cette eau est bonne aussi pour la fuidité.

Tour faire croitre les Cheveux aux personnes chauves.

Trottez les endroits chauves, avec de l’huile de tartre, que vous fe-rez chauffer auparavant.

CHEVEUX. Pour les faire croitre. Bourdoh. Pour

les teindre. Voyez Teindre. Pour les noircir. Voyez Lotion.

CHEVRE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique >Si y ajoûtez ce qui fuit.

Des Chevreaux.

Onl’apprête comme l’agneau, on le fait blanchir à Peau ou fur labraise , on le pique de menu lard ; ensuite on le fait rôtir, & on îemange a la lauce verte, ou à l’orange, avec íel & poivre blanc, ouavec le vinaigre. II nourrit beaucoup, produit un bon suc, Sc se digè-re aisément , quoiqu’ii conserve toujours un certain petit goût debouquin; il est fort salutaire aux convalelcens épuisez de maladie. Lefoye de chevreau incorporé avec la mie de pain , le blanc d’œus ScThuile de laurier, Sc appliqué en forme de catapláme fur le nombril,guérit la fièvre quotidienne.

La chevre sert peu en alimens, à moins qu’elle ne soit jeune ; carsans cela, elle est dure Sc difficile á digerer. En récompense elle nour-rit , & fortifie beaucoup, on l’accommode comme le mouton. Sa fien-te est réioiutive Sc détersive , elle deílèche & aide à la digestion. Sion la prend intérieurement , elle est bonne pour lever les obstruc-tions des viscères. On lapplique aussi extérieurement pour résoudreles humeurs froides > & pour les autres maladies ou il faut atténuerles humeurs.

CHÈVRE salée. Voyez S A l e r.

CHÈVRE , Barbe de chevre. Voyez Barbe.

CHÈVRE-FEU IL , ou CHEVREFEUILLE. Arbrisseauqui a sis branches rondes, le bois blanc, le tronc de moyenne gros-seur; on le laiile ramper, ou on le forme en buisson pour (ornementdes jardins ; il fleurit par bouquets qui ont une odeur fort douce Scfort agréable; ils font jaunes, blancs, & rouges. La décoction de lafeuille qui est rondelette & allez épailie , est vulnéraire Sc détersive ,propre pour les maux de gorge, Sc lts pìayes des jambes. On pile lesfeuilles & on les applique Iur 1 a peau pour en guérir les galsis, dar-tres Sc autres maladies. Cette plante est un bon apéritif 6 c un pui(-lant diurétique. On donne trois onces de l’eau distillée de les feuillesmêlées avec une once d’eau de Heur d’orange , pour augmenter les

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forces des femmes qui font en travail ; cette eau est propre aussi con-tre Pinfiammation des yeux.

CHEVREUIL. Voyez cet Article dans le Dictionnaire Econo-mique , & y ajaûtez ce qui fuit.

Chevreuil en civé.

On le mange rôti, comme Pagneau Sc le chevreau ; pendant qu’ilcuit on palse h ratte par la caflètole, avec un peu de laid fondu, Scun oignon : quand elle est cu.te on pile le tout, & on le paíìe par 1 c-tamine avec jus de mouton, de champignon & de cition, Sc poivreblanc. On le mange aussi a la íauce douce. Si on veut l’apprtter encasier oie, on le latue de gros lard, & on le pllae a la caíicrok avecdu lard fondu. Enlusie on Paílailònne avec Ici, poivre blanc, mulca-de, laurier, fines herbes, & bouillon gras, ou dc Peau avec un verrede vin blanc, Sc un morceau de citron verd. Ensuite «n lie la sauceavec farine irite, & l'on íert chaudement avec jus de citron. Si l'onveut le mange t froid, on le sert fur une ièrviette garnie deperisi verdCuisseaux de Chevreuil.

Les cuisses, la longe & l'épaule du chevreuil, s’apprétent de mêmeque l’épaule de sanglier. On les larde aussi dc gros lard, on les pâl-ie par la poêle, ou par la caílèroìe avcc du lard fondu Sc de la fari-ne ; cníuite on les fait cuite avec du bouillon, on ks íett avec unesauce liée.

Tétines de Chevreuil.

On 1 a fait bien blanchir dans l’eau, ensuite Payant coupée par rouel-les on la fait frire avee jus de citron, Sc on la fait cuire avec quelqueragoût. Ensuite on k haJie, & l’on en fait une omelette, commecelle du rog- on de veau.

CHEVRETTE. Le mot sc dit de k semelle du chevreuil. I! sedit aussi de certains petits instrumens de fer ou de bois, a trois piedsqui font en uíàge á k guerre, Sc a k cuisine. Enfin il le dit d'une ct-pece de petite écreviíle de mer, qui est très-délicate, Sc qui lelsem-ble à la chcvie pat les cornes.

CHEVROTINE. Balle de plomb d’un petit calibre ; il ch fautcent loixan.e-íìx pour faire la livre.

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CHICORÉE. Voyez cet aitick dans le Dictionnaire (Economi-que , Sc y ajoûtez ce qui fuit.

Tropriétez de la chicorée sauvage.

Cette plante est apéritive, purgative, rafraîchissante & fébrifuge.On employé fa racine dâns la plûpaicdes uiannes ìafraichislantes. desfeuilles cueillies au Printems, léchées a Pombre, & prises en poudre ,lont très - piopres pour guérir la goutte bilieuse. La dose de cettepoudre est d’une dragme ou environ , dans un bouillon de pouletfans sil, qu on doit prendre le matin , ou quatre heures après dîner.O11 peut louper deux heures après, mais légèrement. II faut conti-nuer k même choie pendant quelque tems. On met une poignée deses feuilles dans la plupart des bouillons raíraichissans. On les faitbouillir légèrement dans frès-peu d’eau , Sc l’on en exprime le suc ,qu’on donne dans la pleurésie Sc les (luxions de poitrine ; 1 a dose esttrois ou quatre onces , il y faut joindre les sucs de bourrache & decerfeuil. On lè íert de ce même remède dans ks maladies du foye ,dans la jaunisse & dans ks obstructions des viscères. On le donne aus-si dépuré pour guérir les fièvres continues & intermittentes ; on endonne quatre prises par jour entre les bouillons, chaque prise est dctrois ou quatre onces. On y ajoûte quelquefois deux onces de siropviolât. Les fleurs dc k chicorée sauvage lont cordiales ; k conservequ’on en fait, & l’extra.t de toute k plante purifient le sang, Scpréservent des grandes maladies. La dose en est depuis demi-oncejusqu’a une once, dans les bols & dans les optâtes apéritives. On faitavcc k chicorée coupée menu, & infusée dans l’eau froide outiede,une boillon ordinaire qui produit le méme effet. Lc suc dc chicoréeentre dans lc sirop qui porte íôn nom.

Maniéré d apprêter la chicorée.

Ayez dc k chicorée blanche, lavez-la, & en séparez les feuilles.puis passez-!es a l'eau fur le feu. Étant cuite & bien égouréc, paslèz-lapar kcasièrole avec lard fondu, ou beurre frais, sel & poivre; quandelle fera un peu cuite, vous y ajoûttrez du jus de mouton, & un silexde vinaigre, avec muscade râpée. Tout le monde íàst apprêter la chi-corée qu’on met sous Palanche de mouton roue.

CHIEN. Voyez cct atticle dans le Dictionnaire (Economique, &y ajoûtez ce qui fuit.

Autre peur les chancres , lequel guérit aujjfî les dartres , démangeaison& fih des chiens.

Mettez dans un mort.er de plomb, une dragme de sublimé en pou-dre avec le jus d’un citron, dont vous aurez auparavant ôté l’écorceiletout étant bien broyé, vous y mettez un peu de vinaigre Sc beau, yajoutant aussi 1 e poids d’un écu d’alun, Se autant de íavon, mêlant Scbroyant le tout e.ssem 1. ; eníuite vous îe serez bouillir dans un petitpot vernisié, juíqua la coníomption si’un tiers ; Sc après vous appli-queiez votre décoction fur les chancres, dartres, Scc. Si 1 e chancre ,ou les autres maux croient íur le nez, qui est une partie fort-ícníibse,il faudrait faire bouillir le sublimé á paît, & en jetter k premièreeau, pour l’empécher d'étre si cot;ouf, ensuite il faudrait k joindieaux autres dragues. Sc opérer comme il est dit ci-deilûs.

Tour guérir Us crevasses qui se font aux pieds des chiens.

Pilez un o,gnon blanc uans un mortier, ensuite joignez-y une pin-cée dc sel, Sc autant de luye de cheminée , pilez ie tout 'ensemble ,Sc metuz-le ensuite dans un linge de lin, blanc de lessive. Cela sait,lavez K S pieds du chien avec du vin un peu chaud , cliuyez- les, &pressez votre drogue en serrant tout doucement le linge où vous

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