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'COR. COT. COU.

COR.

da miel, ou avec quelques gouttes de sirop de capillaire , ou autresirop approprié, & pn ia prend enveloppée dans da pain a cnanter:buvant immédiatement par dessus chaque prise, un peu d'eau & devin, ou un bouillon au poulet, ouau veau, & aux herbes de la sai-son. Le malade agit ensuite, ou se promène pendant un quart d’heureou une demi-heuré dans la chambre ou à Vair, si le rems le permet.Une heure après on déjeune, ou l'on goûte, & l’en continué de lalotte julqua parfaite guétison. Elle arrive ordinairement au boutd’un mois ou de six semaines. Pendant ce tems-la, il faut avoir foinde se purger tous les huit ou dix jours, avec quelque purgatif conve-nable. II y a des maladies pour lesquelles il faut purger plus fréquem-ment, telles que font 1 'enflûre & la boufillùre ; il y en a d'autres oùil but faire précéder la saignée, lorsqu’on en a quelque indication;& comme cette poudre reílerre le ventre, il faut le le tenir libre parle moyen des lavemens composez d’une décoction de feuilles de pa-riétaire, de poirée , de séneçon , de violier Sc de merrmielle. 11 fautdélayer dans cette décoction deux onces de miel mercuiïel. Si ces fortesde lavemens ne réusissent pas on peut en employer de plus forts.

On doit observer un bon régime de vivre, & ne prendie qu unebonne nourriture & facile à digerer, renonçant á touc ce qui eít crud,indigeste > sucré, ou acide ; il saut aussi s’abstenir de faite maigre, Scne manger rien qui soit tant soit peu salé ou poivré. La boillon pen-dant le repas, doit être un quart de bon vin, fur trois quarts d’eau. Hotsdes repas on usera d’une tifànnc léger?, composée avec le chiendent,les racines d’ozeille, de chicorée sauvage, d’aigrcmoine & de réglille.Si le vin excitoit des rapports aigres, il faudroit s’en abstenir entiè-rement. Voyez Mars.

Correctif absorbant.

Délayé dans trois ou quarte cuillerées de bouillon , de tisonne, oudelait un scrupule de bernard, ou d’yeux d'écrevisses, Sc prenez-endeux sois par jour, comme ci-dessus. On attribué avec raison la mê-me qualité d’abforbant á la nacre de perle, aux yeux & aux pattesd’écrevisses de mer, & aux écrevisses de rivière léchées au four ,auxmâchoires de brochet, aux coquilles d’œufs, au corail rouge. Sc aucorail blanc, au bol d’Armenie, a la craye blanche ordinaire, & à lacraye blanche de Briançon, à b terre sigillée > a la corne dc cerf préparéc par b Chimie, b poudre de la confection d’hiacintc, á la poudred’arum composée, a b pierre cabminaire, à tous les calcinez & à beau-coup d’autres dont le détail scroit nop long. La dose & la manièrede prendre les absorbans, font les mêmes.

CORRECTIFS des terres du jardin. Voyez. Jardin.]

CORRESPONDANT > est une personne qui a son domicileSc habitation dans un autre lieu que celui où un Marchand fait fa ré-sidence, avec laquelle personne ce Marchand est en commerce ou enmarchandise ou dans les assures de banque ou de change ; par cettedéfinition du Correspondant quelque jeune personne pourroit croireque Correspondant & Commissionnaire, íbnt la même chose, puisquetout ce qu’on vient de dire du Correspondant & toutes ies fonctionsconviennent au Commissionnaire; mais il y a pourtant de 1a différen-ce qui se trouve en ce que tous les deux n’ont pas un même état &condition ; car le Correspondant est absolument indépendant & ceri'est qu’une égale utilité de même espece qui les lie mutuellement ;d’ailleurs le Correspondant est Marchand ou Banquier, au lieu que leCommissionnaire n'est pas toujours Marchand ou Banquier, Sc est in-férieur en cela à son patron, dont il dépend comme étant son Commisqui reçoit Sc exécute les commandemens & commissions; mais leursfonctions, je veux dire du Correspondant & du Commissionnaire, sont.allez semblables pour pouvoir expliquer ces deux mots l’un par l’autie.On dit d’un Banquier Sc Négociant qu’ils ont de grandes correspondan-ces, quand ils sont en relation d’assùres & de commerce avec quanti-té de Banquiers & de Négocians tant du dedans que du dehors duRoyaume, Sc le mot de correspondance exprime cette relation decommune utilité, ce commerce réciproque de deux Correfpondans.

[CORRIGIOLE femelle. Description.

Ce st une espece de plante qui ne produit qu’unc feule tige, sem-blable à l'Equisetum , ou prèle. Sa racine est inutile en Médecine.

Lieu. On la trouve auprès des ruisseaux & des lieux aquatiques.

Troprictez. Elle sert à toutes choses où le mâle, qui est le corian-dre , est bon.

CORROSIF. Acide. Remède qui enleve , qui ronge. Voyez.Remede.

CORVÉES. Voyez Droits Champêtres.]

CORVÉE, dc l’anckn mot vée, signifiant peine ou travail, & dumot Corps-, comme qui díroit peine du corps, íbnt des servitudes cor-porelles ausquelles les habitans d’une Seigneurie sont sujets, commede réparer les chemins, de faucher ou d'allcr au bois pour le servicedu Seigneur. II n’y a gueres que le Roi qui exerce cette puissance,les autres Seigneurs qui ont ce droit s’accommodent ordinairementpour une certaine somme ; même 1a Cour a jugé qu'il devoir être auchoix des habitans ou d’aller en personne ou de contribuer en argent.Arrêt du r s. janvier issz. rapporté par Charondas en jes mémorablesobservations, fur Ic mot corvée. Parmi les Gaulois, les Paysans n’étoientpas moins fournis à leurs Seigneurs que les esclaves à leurs maîtres.Cette tyrannique coutume a duré fort long-tems. L’Oraonnance deLouis XII. il y a long-tems, à savoir en Van 1499 . modéra extrême-ment b rigueur de ces exactions. Remarquez que comme les corvéesíbnr odieuses, aussi on ne peut les acquérir même par b prescriptioncentenaire, ii faut un titre positif; en ester les corvées sont des ser-vitudes qui offensent b liberté publique , Sc marquent les violencesdes Seigneurs fur leurs sujets; mais ces corvées sont des charges aus-quelles les Gentils hommes n’ont point été Sc ne font point sujets.

COT.

[COTÉ. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique, Sty ajoutez ce qui fuit.

Autre 'Remède éprouvé*

Faires cuire âvecdu fort vinaigre,le blanc d'une bonne grande poignéedc blanc dc pòrreaux hachez; ensuite appliquez les a nud fur le coté,le plus chaudement qu’il fera possible, & mettez par dessus des lingesbien chauds pliez en plusieurs doubles. Si le remède ne réussit pas en-tiétement b premiere fois, on le réitéré. Au lieu de porreaux, ostpeut se servir des feuilles récentes dc bourrache ou de bnglose. Onpeut aussi en prendre le soc. La dose est d’un demi verre que l’onprend le matin à jeun. Pendant l’hiver , comme le suc manque, onemployé à fa place Veau distillée de la même plante.]

COTE ou Quote C’est-à-drre quote-part, c’cft une partie d’urtesomme qu’on doit diviser en plusieurs parties, dont chacune s’ap; el-le quote-part, parcctjuc cette partie ou aliquore ou proportionelie estdistribuée avec équité, égalité ou proportion à chacun de ceux quifont une compagnie > obligée à quelque payement ou contribution ;elle a aussi rapport à une compagnie ayant droit à la perception dequelque parc ou portion de profit & d’avantage ; ainsi cette quote-parta également rapport á donner ou à recevoir ; & se dit tant dans legain que dans la perte. L’on applique ce mot «n tous ces sens, parexemple l’on a partagé, dit-on, le profit de cette Société ou Compa-gnie , il en revient tant à chaque associé pour fit cotc-part. Quotitésignifie cette cote ou quote-part. Savoir cette quantité Sc portion d’ar*gent ou de quelqu’autre choie. La quotité est comme la répônfe a cet-te demande ou question, c’est-à-dire, quotité , est la quantité précise& juste que vous souhaitez de savoir. On dit se cotiser soi même, poursignifier se taxer soi-même à une certaine somme, convenir volontai-rement d’entrer pour une certaine portion dans le payement dunedette ou d’usie imposition.

COU.

COULEUR. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que, & y ajoutez ce qui soit.

Couleur rouge.

Faites infuser pendant une nuit du bois d’inde, dans une lessive desel de tartre, avec un peu d’alun; ensuite faires bouillir le tout jufqu’àdiminution des deux tiers, passez-le par un linge, Sc ajoutez-y de lagomme arabique. On y mer plus ou moins d’alun, selon qu'on veutb couleur plus ou moins foncée.

four les Carnations,

On prend pour les femmes, du blanc Sc du vermillon; pour lesfemmes & les enfans un peu de blanc & un peu de tournesol; pourles vieillards du blanc Sc de l'oere ; pour les chevaux du bistre, de sa-cre & du blanc ; pour les chevaux noirs ou bruns on ajoute un peu Jenoir; Sc pour les gris on prend du blanc, du noir & du bistre.

Autre maniéré de faire une couleur jaune »

Prenez safran détrempé dans l’eau, ou graine d’Avignon concassée,faites bouillir en une lessive de sel de tartre, jufqu’a la diminutiond’un tiers, coulez ensuite Sc remettez au feu, avec un peu d’alun, &après le premier bouillon retirez votre liqueur. Mettez - la dans unebouteille que vous aurez soin de bien boucher, Sc quand vous voudrezvous servir de votre couleur remuez bien b bouteille. Pour rendre lacouleur plus vive, on y ajoure un peu de safran.

Ver d de vessie ou de nerprun.

Faites fecher à b cheminée , du soc de nerprun bien mur, mêléd’un peu d’alun : pour cela on met l’un & Vautre dans une vessie.

Couleurs transparentes pour le vtrd.

Prenez verd de gris, gomme arabique & soc de rhuc; mettez I»tout dans de fort vinaigre , & l’expofcz au Soleil pendant quinzejours , ou le faites bouillir au feu. Ensuite passez-le par un linge, &conservez-le dans une bouteille bien bouchée, qu’il faudra remuerquand vous voudrez faire uíàge de b couleur.

Belle couleur bleuis.

Broyez du blanc d’Efpagne avec du verd de gris.

Autre.

Faites tremper dans l’urine, pendant une nuit, de la palme de cris-,tal d’Allcmagnc, broycz-la ensuite avec de b chaux vive, dont vousmettrez plus ou moins selon que vous voulez avoir une couleur plusou moins obscure. Pour b détremper vous n’cmployez que l’urine,& un peu de gomme arabique.

Bleu Turquin .

Faites tremper pendant une nuit du tournesol d’Allemagne dansl’urine ; ensuite btoyez-le avec la chaux vive , y en mettant plus oumoins selon que vous voulez un bleu plus ou moins foncé.

Bleu qui approche de Poutremer.

Broyez du mieux qu’il vous fera possible, fur le porphyre, de l’itì-de avec huile de térébenthine. Mettez enfuire votre matière dans unj pot de terre bien luté, mettez ce pot à la cave , Sc Venfouissez dan,

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