U4 COU.
la terre, où vous se laisserez l’cípace de six semaines. ou même davan-tage ; car plus il y restera, & plus la eoulcur sera belle.
Gris dt à
Broyez de la cochenille avec du blanc de plomb , & plus ou moinsde lacque, à proportion que vous voulez une couleur plus ou moinsclaire.
Noir.
Broyez yvoire brûlée fur une pierre de marbre avec du vinaigre &de l’cau , jufqu’à ce qu’il soit réduit en poudre impalpable , ajoûeez-y noir de fumée, & ayant mêlé Je rour ensemble , conseryez-le dansune veille pour vous en servir au besoin.
Le noir de velours se fait avec les pieds de mouton brûlez, & ré-duits en poudre impalpable.
Le noir fin se fait en mettant une grosse mèche à une lampe rem-plie d’huile de noix, on allume la mèche, & on met un plat au des-sus de la lampe, lequel est soutenu par les cotez fur quelques pierres,la fumée de flniile s attache a ce plat, & c'est le plus beau noir tìn/qu on puisse employer.
Verd -pour h i miniature.
Broyez verd de gris avec du vinaigre & tant soit peu de tartre : cn-íùite ajoutez-y un peu de verd de vessie, Sc de chaux vive. Broyezbien le tout ensemble, & gardez-lc dans des coquilles > s’il durcit, onpeut l’édaircir avec le vinaigre.
Autrement.
Broyez verd de gris fur le marbre, avec un tiers de sel de tartre Stdu vinaigre blanc.
Carmin.
Mettez une pinte d’eau de fontaine, qui n'ait point coulé pat destuyaux de plomb , dans un pot bien vernissé; quand l’cau bouillira .jettez-y trois pincées de chouan bien pulvérisé, & quand il aura faitun bouillon ou deux, tirez-le du feu, & vuidez l’eau claire dans un«mire pot net. Vous y mettrez cinq onces de cochenille bien pulvéri-sée; après qu’elle aura bouilli environ un quart d’heure, vous y ajou-terez trois pincées d’autour bien pulvérisé, Sc vous lui donnerez troisou quatre bouillons. Lnluite ajoûtez-y encore trois pincées d alun deRome cn poudre. & retirez le aussi-tôt du feu. Ce feu doit être decharbons ardens. Bassez seau par un linge, diítribuez-la dans plusieursvailseaux de fayance, & laillez-la reposer pendant trois semaines ,«prés lesquelles vous la coulerez ,& vous trouverez au fond une moi-íìllure qu’il faut ôter soigneusement, & puis vous ramasserez le car-min , que vous brevetez ensuite fur le marbre.
Pour faire la lacque.
Faires bouillir dans un poêlon, avec une chopine d’eau claire, trois"quarts d’once de bois de brésil bien menu, trois quarterons d’os defcche râpé, du plus blanc, un gros Sc demi d’alun de roche, groscomme deux noisettes de cristal minerai, un gros de gomme arabi-que, une douzaine & demi de grains de ícl de tartre; quand le toucaura bouilli. Sc fera diminué d’un tiers, vous passerez la lacque troisou qua.re fois par un gros linge, vous l’exposerez bien couverte ausoleil pour la faire secher. Plus elle íechera promptement 6c plus ellefera belle. Si vous mettez de l’eau avec ce qui reste, & que vous le fai-siez encore bouillir, vous aurez de la lacque violette.
Si vous voulez avoir de la lacque liquide, vous ferez bouillir de lacochenille pilée, avec de l’alun, £c de l’écorce de citron coupée pat pe-tits morceaux, & vous passerez le touc j >ar un linge, ou bien vous ferezbouillir la cochenille avec de l’alun, & vous verletez ensuite de l’hui-le de tartre, goutte à goutte juíqu’à ce que vous remarquiez que laliqueur ai: pris une belle couleur. ,
Pour te qui est du vermillon, il deviendra parfaitement beau en1c mettant dans surine déniant, ou dans l’cau-dc-víe, Sc beaucoupplus beau encore, si on y ajoute un peu de faisan; il s’cmpîoyc avec laglaire d’œuf battue.
Couleur. Pont la donner au bois, à I’acier, au drap, aux ta-pisseries. Vovcz tout ces mots chacun á leur article.
Couleur fur les bois. Voyez. Bois.]
COULEURS. Ce mot s’entend de toutes les impressions donton peint les bâtimens, les plus ordinaires sonde blanc de plusieurs espè-ces, comme celui qu’on nomme des Carmes, le blanc de céruse, leblanc de plomb & le blanc de Rouen. Le bleu de cendre bleue, lebleu d email, Sc le bleu d’Inde, la bronze faite de cuivre moulu rou-geâtre , jaunâtre ou verdâtre. Le gris fait dc blanc Sc de noir, le jau-ne d’oere. Le marbre feint de diverles couleurs, le noir d’os de fumée >dc charbon > Sec. La coulent d’olive, l ot qu’on y employé de plusieursfortes , le rouge brun, le verd de gris, le verd de montagne, levertus lui bois, le vernis de Venise.
COULIS. Voyez. Cuisine.
COUP de feu. Voyez Emplâtre manus Dei.
Cour. Prendre coup, se dit dc I oiseau quand il heurte trop for-tement contre la proye.
COUPE de bois. Voyez Bois. Commerce de bois.]COUPE ou COUPOLE de l’Iralien Cupola , c’est ce qu’on ap-pelle en François dôme, ou c'est la partie concave d’une voûte sphé-rique, qu’on orne de compactimens, quelquefois séparez par des cô-tcz ou d’un grand iujcc dc peinture á fresque, comme la coupe dudôme de Patine, peinte par Antoine Cmregc; celle de Sc. André dela Valse' peinte pat Jean I.anhanc ; & celle du Val de Grâce peinte parMr. Mignard, premier Peintre du Roi; Vicruvc appelle Cholus la cou-pe d'ua dôme, que que'ques-u.os priment pour le d© W* niémc.
cou.
CoUPE. Morceau de sculpture en maniéré dc vase, moins haut quelarge, avec un psed qui sert pouc couronner quelque décoration, ilyenad’ovales avec un profil cambré, que les Italiensappellent navicelle.
Coupe de pierres, c’est l’art qui enseigne la maniéré de tracerles pierres, assorte quêtant taillées, appareillées Sc mises en place, el-les forment quelque ouvrage qui puille subsister en Pair comme unevoûte, une trompe, Scc. c’est pourquoi elle est appellée l’architectu*re des voûtes, mais plus communément le trait. Coupe de bâtiment.Voyez Profil.
Coupe de fontaine. Espece de petit bassin fait d’une piece demarbre ou de pierre, qui étant posé sur un pied ou une tige dans lemilieu d’un grand bassin, reçoit le jet ou la. gerbe d’eau qui retombepour former une nape. U se voir de tes sortes dc coupes faites de*cuves de bains antiques de granit; en Latin Cutter.
COUPER, Terme qui a plusieurs significations dans l’art de bâtir;couper une pierre, c’est en ôter trop de ion lit ou de son parement,eníorte qu’elle ne peut pas servir à l’endioit ou elle étoit destinée ;couper le plâtre, c’est faire les moulures de plâtre à la main & à l’ou-til > Sc cette maniéré est meilleure que de traîner le plâtre au calibre.Couper le bois, c’est cn sculpture tailler des ornemens avec propreté.Ce mot s’entend plûtôt des ornemens que des figures : aìnii on dit,qu’un Sculpteur coupe le bois comme de la cire, pour signifier qu’iiévide Sc dégage bien les ornemens.
COUPE-BOURGEONS. Liscttes, insectes nuisibles aux ar-bres. Voyez Fruitier.
COUPELLE. Voyez Chimie.
COUPEROSE. Voyez Vitriol.
CouleU r de poil, brune, fauve & rouge. Terme de chasse.C’est ìe pelage du cerf, du daim & du chevreuil.
COUPURES. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que, & y ajoutez ce qui fuit.
Remède pour les coupures.
Y. Pilez le verd de quelques porreaux qui n’ayent pas été replan-tez avec deux ou trois grains de sel, êt appliquez les fur la coupure;II faut les y lailler vingt-quatre heures; îi le mal n’est pas guérit, ilfaut réitérer. Cc remède est excellent aussi pour les maux que l’on sefait cn se heurtant. ]
COUPON. C’est une petite piece coupée & retranchée d’un toutfat un tout sensible , comme coupon dé rosse, de toile ou d’un toutlfiriruel & incorporel, comme on 1c considéré cn Droit, ce couponest une partie d’un droit ou action : nous expliquerons ce mot a cesdeux égards, Scc.
COUPON de toile ou d’éroffe, c’est une piece de toile ou d’étof»fc tirée de la piece toute entierc ou qui en est un restes quand uncoupon de drap ou d’autre écosse est suffisante pour en faire un ou-vrage- complet, comme seroit pour en faire un juste au corps ou quel-qu’autrc v t cernent, fans qu’il s’y trouve de perte, les Marchands disentqui c’est un bon coupon Sc bon reste, cela est avantageux au Mar-chand &à l’a.heteur, fur quoi il est utile à l’apprcntidel'avoirquilnefaut point, tant qu’on peut, faire des coupons, Sc qu’il faut les éviter& vendre les picccs d’écoffcs ou dc toile entieres tant qu’on peut,parcc que ce n’est que par hazard qu’on a de bons restes ou coupons.On dit cn particulier, coupon de certain morceaux de toile de batisteclaire de deux aunes chacun, qui viennent dc Picardie, d’Artois Sc deCambresis, pilez par petits paquets quartez, couvert de papier brun.Les Marchands disent comme une maxime & commun dire, les cou-pons d’étoffe ne font propres & bons que pour les Fripiers, pour lemoins est-il vrai qu’il est plus facile de se défaire d’un coupon de toileque d’étoffe, parcc que l’on trouve plus de petits ouvrages de la toilelui touc fine, qu avec de leroffe.
COUPON d’action est une portion de la division d’une action,ce terme en ce sens a cté inconnu en Ftaece juíqu'au Régné de LouisXV. dans L’établissemenc des actions de la Compagnie Royale des In-des , qui succédèrent aux actions des fermes du Roi, quasi aussi-tôtsupprimées qu elles furent créées. Ces actions remirent les coupons envogue Sc cn crédit, Sc ce fut alors que l’utage en fut entièrement affer-mi dans le commerce des actions. II faut donc supposer ou lavoir,que chaque dividente ou répartition d’action donne a un actionaire &lui rapporte un profit par an, Sc cette action est divisée cn deux cou-pons. Ces coupons ont été inventez pour faciliter 1c payemeot desdivìdenccs Sc épargner à l’actionaire le loin de faire drellcr des quit-tances à chaque demi année. Chaque coupon d’action a une emprein-te du seau de la Compagnie; ensorte qu’une police d’action pour troisannées à sept seaux. On peut négocier les coupons d’actions commeles actions même.
COUR signifie siégé de justice, un tribunal, une assemblée, uncorps de plusieurs personnes pour juger les procès. Le Parlement p.vexcellence s’appellc la Cour ; les Piélidens au Mortier, sont dits Pré-lìdensdc la Cour; le stile des Cours est la manie re de procéder en tou-tes les Cours & Juridictions. Les Cours se oistínguent cn souve-raines ou supérieures comme le IUrlernent, parmi lesquels celui deParis s’appelle la Cour des Pairs; outre le Parlement, il y a la Cham-bre des Comptes, la Cour des Aides Sc la Cour des monnoyes. CesCours souveraines font indépendances les unes des autres, & elles sontégalement puissantes dans l’étenduê dc leur ressort : au mot A i de onpeut voir se que c’est que cette Cour, mais on ajoutera ici cc ouiluit; c’est une Compagnie souveraine établie pour juger en dernierressort les appellations civiles Sc criminelles fur le fart des aides, ga-belles, tailles & autres droics de subsides, qui 1e levent en ce Royaume,par l’autôrité du Roi. Les Officiers des aides aussi bien queles élus, ontété établis en France dans ie rems que les Rois ont été obligez p.,tdes pressantes nécessitez dc faire des levées fur le peuple, lesquelleson a appels* avjes, parcc qu en esté: c'étoir pour aider à soutenir
l’Éiar