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D E V. D í A*

dans trois ans, fans qu’il puisse s'immilcer en aucune maniéré dansla polielîìon du titre avant la recréance , à peine d’étre déclaré intrus.Volez tF.dit dHtnri II. du mois de ^tmv'ter i y j 7 , les Ordonnancesd Henri III. & celle de 1667 . tit. 1 s. mais si le possesseur est étran-ger, en ce cas ledévolutaire intrus est nuintcnu , ne se présentantaucun autre plus capable. Remarqués que si le dévolue est obtenu furun résignant , & que le dévolutaire ait pris polielîìon avant le résigna-tasie en faisant appatroir de l’incapacité du résignant, il sera maintenusens bailler caution, après la contestation la caution ne peut être d»-mandée. II n’y a point de lieu au dévolue fur & contre un béné-ficier, qui en qualité de Greffier Criminel avoir signé des sentencesdc mort & assisté aux exécutions, non plus que (ur un Juge bé-néficier, qui condamne un particulier prévenu de vol au fouet en lageôle j Brodeau fur Mr. Louet Lettre B. n. 1. Par rapport à la dévo-lution Mornac. I. z z. ff. de paéìis, proposé cette question. Ust bénéficea vaqué pendant deux années, l’Ordinaire avoit, négligé de conférerdans les six premiers mois, la dévolution s’clt faite au Supérieur qui acu la même négligence, enfin le Pape n’a point conféré: c’est l'Ordi-naire cri ce cas qui peut conférer par droit de retour, cons erre jure rever-sons*. L’on excuse aujourd’hui un dévolutaire, quand même ilauroicignoré le nom, ou la qualitc du titulaire, ou le teins de fa pofllílìon,quoicue ce foie contre une réglé de la Chancelerie Romaine,le Papemême ou le Légat dérogent souvent a cette règle j cependant il nesuffit pas d’expnmer la vacance d’un bénéfice > il en faut marquer lacause particulière. A legard des formalités que doivent observer lesdévoìutaires , c’est a savoir qu’ils fallènt alfigner dans six mois lepoílêileur du bénéfice, 6t qu’ils falìent terminer l’instance dans un an.

DÉVOLUTION. Terme de Droit Civil & Canonique.Dans le Droit Civil, dévolution est un droit acquis par fuccelfion dedégré en dégré , car il y a un ordre dans cette dévolution ou suc-cession graduée ou de dégré en dégré. La dévolution donc nousparlons ici est en général une défenle faite par quelques Coutumes aumari qui survit à fa femme, ou à la femme qui survit a son mari, d’alie-ner ses biens immeubles, & l’obligç à les conserver pour les enfansnés de ce mariage’, ensortc qu’ils y succèdent à l’exdusion de ceuxdu second lit. La France a prétendu que le Duché de Brabant estsujet au droit de dévolution , on a soutenu au contraire qu’en sup-posant ìe Duché dc Brabant sujet à ce droit,, il nes’eníuitpasque parla dévolution une fille sortie du premier mariage doive être préférée* un fils sorti du second. Dévolution en matière bénésiciale est telqu’sl passe de I’infcricur au supérieur ; par exemple, quand le Colla-tcur ordinaire néglige pendant six inois du jour de la vacance de con-férer un bénéfice, Ion droit est dévolu à l’Evêque ou au Métropo-litain, St de dégré cn dégré au Pape pour cette fois là seulement. Maisle Primat ne peut pourvoir par dévolution, à moins qu’il ne soit fon-dé en tine exprès comme le Primat de Lion. Le supérieur commel’Evéque à l’égard d’un Abbé ? à qui appartient la collation, a six moispour pourvoir du jour que la dévolution a lieu en fa faveur, & ncpeut erre prévenu pendant ce rems. Le Métropolitain a ausli le mê-me rems, & fie peut être prévenu par 1 e Primat. Il n’y a que le Pa-pe qui prévient comme étant l’Ordrnaire des Ordinaires. Le Chapi-tre d une Cathédrale a auíli le droit.de conférer par dévolution lesbénéfices fede .vacante , parce qu’en ce cas le Chapitre succédé audtQÎt dc l’Evêque.

DÉVOLUTAIRE. Est celui qui est pourvù d’un bénéficepar dévolu. Par l’Ordonnance de 1667. tout impétrant de dévoluou le dévolutaire, fous peine d’étre déchu de Ion droit, ( parce quec’est un droit odieux) doit donner caution de cinq cens livres avantqge d’étre reçu à plaider.

DÉVOLUTIF. Terme de Droir. Ce qui doit aller au supérieur ;ce mot se dit en matière de discipline & de correction , la sentences’exccutc nonobstant l’appçl , & l’appel est feulement devolutif Scnon suspensif.

DIA.

[DIABETTE. Incontinence d’urinei Voie z Urine.]'DIACRE du mot Grec Diaeonos signifie Ministre , d’où vientque les anciens Grecs appellerect Mercure de ce nom , à cause que jtdon les Poètes profanes , il est le Ministre de tous les Dieux qu’ils jont inventés eux-rrfêmes. Ce nom fut donné pat les Apôtres aux jsept Ministres qu’ils choisirent pòur avoir foin du temporel de l’É- Iglife, c’est-à-dire,pour recevoir les offrandes, & cn faire la distribu- jtion. Certe administration leur donna beaucoup de crédit, Sc il y !a appâtante qu’aïant le maniement de beaucoup de bien, il s’en pré- j' valurent pour s’attirer le tespcct&l’estime par des biens faits à l’égarddes dateurs & de ! faux pauvres. Enfin par qu’elle cause que ce jpeut être, leur crédit fut, & leur élévation devint fi haute qu’ils pré-cedercnt les Prêtres en rang en dignité. Dans la fuite on établitdes Diacres honoraires, san^autre fonction que celled’afsïfier le Prê-tre à l’autel 5 mais ces premiers & précédent Diacres , qui craignirentde perdre leurs prérogatives pour être distingués des derniers , lé fi-rent appcllcr Archidiacres ou Diacres Cardinaux, même ceux de Romeprirent simplement la qualité de Cardinaux, comme qui diroic prin-cipaux > c’est fur ces sondemens que les Cardinaux établillent leurqualitc de Princes. Nos Diacres honoraires dans leur institution neiccevoknt point les Ordres, Si pouvoir alois se marier ; mais com-me ils approchent de fi près des Autels, & qu’ils affilient aux plusaugustes cérémonies de lÉglise , on a trouve bon de leur conférerles Ordres, & de n’admctcrc personne à celui dc Prêtrise, fans êtreDiacre > eníorte même que le Pape ne peut pas accorder aucunedispense de le marier à ceux qui ont reçu cet Ordre , a moins quece ne tut pour des taisons importantes , comme pour la conserva-tion d’un Roiaumc ou d une illustre famille. Si quelque-, patticu-obtenu des brefs oa rescrsts de; Rome » c’a cté poiu de»

D I A..

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justes causes. Noirs en avons un exemple dans l’Àrstêt donné len. Décembre 1656. rapporté par du Trejne au premier tome dujournal des Audiances. Liv. s. Chas'. 48. par lequel un bref du Pape ,portant dilpensè à un Diacre de se marier, n’a été confirmé queparce qu’il étoít fondé sur la violence faite à l’impérrant, lors de f*promotion aux Ordres > la Cour aïant jugé que celui qui n’avoit pointconlènti, n’avoit point reçu l’Ordre» Diacre dans les Eglises des Pro-testans, c’est celui qui reçoit les aumônes , qui est chargé de lesadministrer, & de prendre foin des pauvres ; ces Diacres font paie-rie du Consistoire.

DIACONIE. Ce nom est demeuré à des Eglises , Chapellesou Oratoires de la Ville de Rome, qui étoient autrefois gouvernéespar le Diacre de chaque Région ; ces maisons étoient en quelquelotte les Hôpitaux ou étoient nourris les pauvres de la Région ouquartier. II y avoir dans les maisons des Chapelles ou Oratoiresoù le Diacre saisoit distribuer les aumônes à ceux qui les vendentrecevoir : depuis ces maisons hosp talieres étant ou négligées ou dé-truites > le nom de Díaconie est demeure à ccs Chapelles dont lesCardinaux Diacres portent le titre. Les Diacres de chaque Régions’appellerent Cardinaux Diacres de la Ville dc Rome, il y en avoitanciennement sept & depuis quatorze, pourtour autant de quartiers»& ensuite ils sont venus au nombre de dix huit! mais aujourd’hui >1n’y a que quatorze Diaconics affectées a quatorze Cardinaux. Dia*conte pat ni les Protcstans, c’est 1 e corps & allembléc des Diacresqui reçoivent Sc distribuent les aumônes aux pauvres > & qui en pren-nent le soin. L’ancienne Eglise après St. Paul appelloit Díaconie, lesaumônes mêmes qui se distribuoient aux pauvres.

[DIAGREDE. Votez. Scammonée,]

DIA M A N S, pour les faire. Votez. Pierre précieuse. ]

DIAMANT. Pierre précieuse qui tienr le premier rang parmiles pierreries , fur lequel les Naturalistes anciens, Pline St plusieursAuteurs qui ont écrit il y a un ou deux siécles, ont rapporté com*me bien avérées des qualités & propriétés imaginaires , qu’une sc rieu-se expérience a convaincu de faullèté, à savoir que le diamant s'amo-lisse avec le sang de boug chaud . Si qu’il puisìe résister au marceaupat sa dureté invincible, l’experience a convaincu du contraire t catcette piètre nc se peut amollir, parce que sa contexture est impéné-trable â quelque liqueur & dissolvant que ce puislè , mais fa duretén’est pas fi grande qu’on 11’en puillé séparer les parties les unes desautres, autrement comment pourroit-on les tailler par facettes. LesOrfèvres Si Maréchaux en pourroient casier fous le marteau autantque vous en voudriés paier , ou présenter à l’épreuve.

Les Diamans sont diversement qualifiés, & reçoivent diverses épice,tes > ainsi on dit qu’un diamant dxfoible qui n’est pa, épais , brut ce-lui qui n’a point été encore taillé, & qui est tel que la nature le pro-duit , & tel qu’on le tire de lamine. Le Diamant est dit gtndarmeux,qui n’est pas net. Brillant, qui est taillé en facettes dessus & délions,Si dont la table ou principale facette du dessous est plaire. Le Dia-mant est dit Diamant enre/e,qin est tout plat dessous, & taillé dessusen diveríès petites faces ordinairement triangulaires, dont les dernie-res d'en haut se terminent en une pointe. Diamant en table est ce-lui qui a une grande facette quarréc pat détins, & quarte biseauxqui l’environnent. Remarqués que quand ses Diamans en table ontde l’épaisseur ils sont taillés pour i’ordinairc délions comme des-sus , & lorsqu’ils font minces & foibles le délions en est plat fansbiseaux.

La perfection du Diamant consiste dans son eau , dans (on lustre& dans son poids. Ses défauts sont les glaces . les pointes de fablerouges ou noires. En Europe les Jouaillkrs examinent au jourl’eaudes pierres brutes, les pointes qui y peuvent ctre&leur netteté. AuxIndes au contraire c’est pendant la nuit qti’on fait ces observations ,ces Diamantaires font un trou dans un mur, & ce trou est d’un piedcn quarté , où ils mettent une lampe avec une grosso mèche , a Uclarté dc laquelle ils jugent de la pierre qu’ils tiennent entre leursdoií’ts , l’cau ou couleur qu’on nomme cekstc Si la pire de toutes,& ìé découvre difficilement dans un Diamant brut. Cependant iesecret infaillible pour en juger, est de [examiner à l’ombre dc quel-que arbre touffu , car la force de la vision en est augmentée , & hnropre qualifé de la pierre n’cn est point altérée.

Le choix du Diamant se doit faire selon ces réglés, il doit erre uni,dc bonne forme, fans être baroque, ni plein des glaces, transparent& qu’il ne soit pas d’un blanc cristallin 11 faut rejeteer les autres soctout ceux qui sont noirs, glaceux > pleins dc filandres & de veines ,enfin de nature à nc pouvoir être taillés , & ceux-ci doivent errebroies dans un mortier d’acier fait exprès, & lorsqu’ils sont réduitsen poudre ils servent à scier , tailler & polit les vrais & précieuxdiamans. Cependant ces diamans-ci font pourtant de l’tfpece , maisde mauvaise qualitc, en comparaison de ceux donc on a d écrit le

C ^La préparation & perfection que l’Art apporte au bon diamant,consiste particulièrement a l’égriser, tailler, polir , scier, cliver ou

Comme ie diamant est la plus dure des pierres précieuses, i! ne sepeut tailler que par íbi-même, & par ce qui vient dc lui & le consti-tue, savoir,par là propre madère ; pour le porter à cette perfectionqui'en augmente si fort le prix, on commence parles égriíèr , c’estfrotter deux diamans l’un contre l’autre, quand us sont encore bruts,après les avoir mastiqués au bout de deux barons assez gros pour sestenir à la main , c’est de la poudre qui fort de ces deux diamansqu’on église, & qui se reçoit dans une petite boite qu’on nommeovisoir ou égrisoir > qu’on se sert poui les dégrossir & les polir.Les diamans se taillent & se poliílent rpar le moïen d’un moulinqui sait tourner une roue de fer doux , qu’on arrose de poudre sicdiamant delaié avec de l’huilc d’olive. On se sert aussi de la mêmepoudre bien broiéc & tlelàiée dans de l’eau & du vinaigie pour lace1 Y iíj les