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en peloton, ou sur les bobines fans beaucoup de déchet & de dém-irent. Le travail de dévider fe fait à Tours S: a Lion fort bien, les ou-vriers dévideurs sont fort experts & habiles , Sc autrefois les Fabriquansdc cette derniere Ville ne sc servoient des foies que de leur propre dévi-dage. L'étymologie de ce mot, à mon sens, doit venir dc •vmdsr, dé-gager , Jorfqu’on dégage les patries d’un long filet hors des noeudsu’jls peuvent former en s’engageanc les unes dans les autres , faute’une libre extension selon toute leur longueur & continuité ; car fautede cette extension lcuts parties se pliant 8c repliant les unes dans lesautres, font ces embarras inexprimables, qu’on veut éviter en les dévi-dant 8c étendant > ou fur une longue ligne droite ou fur des lignesspirales, qui peuvent rouler á l’éntour d’un centre commun fans seconfondre. Dévider feroit donc ou dégagar les filets Sc foies ou lespréserver de s’engagcr, en les dévidant Sc mettant en ordre en lon-gueurs, qui reviennent les unes fur les autres. Je ne blâme poinçl’éty-mologie de faire venir ce mot de diviser , séparer ; mais ce inot estéquivoque dans cette rencontre, car en dévidant on en cherche point àséparer, mais à conserver le plus qu’on peut la continuité du filet ousoie d’un seul commencement à une feule fin, 8c éviter la rupture,séparation & solution de cette continuité , cc qui s'appelle perte. Scfaire des bouts qui ne peuvent se mettre en «uvre.

DEVISER un Chef d'œuvre. Deviser une expérience. LesCommunautés des Arts & Métiers usent de tes ternies, quand ondoit donner le Chef d’œuvre ou T expérience aux apprencifs ou aux-fils de maître qui se présentent pour être reçus à la maîtrise. Leurdeviser le Chef d'œuvre qti’ils doivent faire, c’est eur expliquer & de-signer quels font ces Chefs d’œuvres, & comment ils doivent êtrefaits j car comme 1e mot devis à l’égard d’un bâtiment est une des-cription & désignation de l’édifice, Sc un dénombrement de toutesses parties , & des qualités Bi maniéré de chaque partie & du tout :ainsi ses maîtres font le devis dit Chef d'œuvre que doit faireTapprentií Sc aspirant; c’est la désignation de toutes ses choses qu’onrequiert de lui pour éprouver fa capacité, de peur qu’eníùite tra-vaillant pour le public , il ne déshonore la profession , 8c laisse desouvrages qui feront ou inutiles ou dommageables > paí où l’on voitque les examens qu’on fait fur la théorie des Sciences , est imitéparmi les artisans dans les éxamens de pratique , qu on appelle Chefd'œuvre. Ce font comme ses thèses qu’avancc Sc soutient Inspi-rant , Sc qu’il expose à h censure 8c critique. Le mot dc thèsesconvient autant à ce que fait Sc propose l’arciiân, comme à ce quepropose se Théologien Sc Candidat de la Jurisprudence ; car thèsesignifie position, & tout ce que l’on propose, loit des propositionsdiscutables, soit des essais Sc Chef d’œuvie des artisans ou sages ou-vriers , l’éxamen n’étant pas moins nécessaire pour le bon ordre Scl’avaDcement des Arts, qu’il est nécessaire pour le bon ordre 8c la per-fection des Sciences. C'est aux Jurez à deviser 1 e Chef d’œuvie.C’est chez eux que ses aípirans les doivent faire Sc parfaite , Sc c’estpareillement à eux à en fane 1 e rapport par devant le Procureur duRoi au Châtelet, pour être l’apprentif étranger ou fils de maître reçuou refusé, suivant leur capacité ou incapacité dans ses ouvrages deTArc ou Métier dont il vouloir avoir droit 3 c permission de faiteprofession ouverte & publique, & dont il doit être digne, fans quoill ne mérite pas d’entrer dans la Société des habiles ouvriers qui fontdes ouvrages honorables Sc utiles au public. J'admire en tout celala sagesse de la Police qui aime Tordre , la réglé Sc la perfection danstous les membres & Communautés de la Société civile, qui font fousfa direction , Sc pour ainsi dire œconomie ; car 1 a Police d’une Villeest comme Toeconomie d’une simple maison. Dan;. Tune &)‘autre Paineen est Tordre, Sc la subordination des occupations & des emplois.

DEVOIR. C’est rester obligés envers quelqu'un de prendre delui, & en cela même n’étre point libre mais redevable. Le mot de-voir marque fort bien certe dépendance, car il vient de deberc, com-me qui diroit de habere , avoir . quelque chose de quelqu’un , dcahqtto habere ■veltcnerc, avoir & tenir quelque chose dc quelqu'un, Scainsi être dans la nécessité indispensable de 1e rendre à qui r! appar-tient, L à qui il doit revenir, selon la Règle du Droit 8 t de la Justiceredderc suum cuique. Cette nécessité indispensable nous est imposée parla puiflàncc publique , qui surpasse la force particulière de tout citaien >qui feroit assez injuste pour ne vouloir point rendie 1e bien d’autrui,k mien, 1etien, & 1c sien se trouvant tout déterminé & défini desT origine de la Société , nous ne devons plus prétendre cause d’igr.o-rance dans la comtois lance Sc discernement du bien propre Sc du biend’autrui , Tordre Sc la paix civile dépend dc laitier la possessiondes biens de la Société en Tétac où cette possession se trouve, siuclqu’un a quelque chose ou bien d’autrui estez lui. C’est unéplacement de ce bien Sc être civil , il faut le remettre en sonpropre lieu, en un mot il faut rendre Targent qu’on doit, remplir !à

Í irontesse, son engagement, son obligat.on. II faut acquitter ce bd-ec, cette lettre de change, il faut-jvaicrpour Tacquirde cet habit, dece logement, dc cette denrée, de cette marchandise, du service quevous a rendu un Domestique, pour Tacquit dc l’ouvrage de cet Arti-san , de ce Maçon, &c. Voila l’idée du devoir Civil , du devoir deCommerce, fans parler des devoirs Moraux qui consistent en instruc-tions Sc bons exemples, fans parler des devoirs Politiques, dans lesquelsnous sommes redevables aux Gouverneurs Sc Peres de la Patrie derespect, de xeconnoilsance, de soumission, de service Scd’obéiílànce ,ou degré ou de force. Mais revenons au mot devoir,être débiteur aTégard du Commerce. J'ajouterai que Texactitude de païcr ce qu’ondoit, est une des principales marques & obligations d’un honnête hom-me & d’un homme sage 8c bien avisé; car un honnête - homme mgsure ses forces., & ne fait aucun engagement avec le risque de faire tort aautrui. Un honnête-ltomme ne se met point dans 1 e péril d’être rc-ptcheníible, dette contraint par les Loix, de perdre fa liberté , deperdre un beau nom Sc une bonne réputation, dc quitter se jeu duCommerce en filou ou en fou. Il 1 est bien mieux dc se retirer tn

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hon joueur fans fausseté Sc fans tromperie ; un homme bien avisé con-certe ces trois tems, le passé , se présent Sc Tavenir, Sc ramené 1 e sou-venir des choses faites Sc passées » les unit Sc rapporte aux chosesqu’il fait, pour ses joindre avec ses agenda de Tavenir. Quand on abien concerté ces trois fortes de négoce ou négociation, on acquiertune elpece d’infaíllibilité morale , Sc íi l’on a du malheur , pourvuqu’on ne faste point de fautes par grossièreté ou malice , on ne doitpoint appréhender de manquer dè* la protection de Dieu Sc de lafaveur des gens d’honneur , c’est-à-dite, de nos semblables si noussommes tels. Cette éxactitude de paiement dont on a parlé ci-deiius,est fur tout nécessaire parmi ses Marchands Sc Négocians s’ils veulentconserver leur crédit. Cette exactitude doit se trouver au souve-rain dégré, la remise du paiement -ses décriera > Sc le refus absolu ouun trop long délai les perdra fans rcíjburce. Cette exactitude dansse patentent Sc Commerce est fort bien exprimée par la comparaisonque j'ai entendu faire à un gros Marchand Italien, qui comparoir unNégociant ou Marchand á un bon joueur qui jette d'abord la cartequil faut selon lcxigence du jeu ; jetter d’abordìa carte qu’il saut,c'est, disoit-il, faire un prompt paiement : quelque habile pourroitm’objecter un proverbe fort usité dans 1 e Commerce, c’est celui-ci :qui a terme ne doit rien ; mais je réponds aussi en proverbe, que quidemande terme & délai commence à faire facilite àjon honneur isp crédit.

DEVOIR est aufii un terme de teneur de livres ; parnti les livresdont les Marchands se servent pour leur négoce, il y en a un entr’au-tres qu’on appelle se grand livre , qui se tient en débit Sc crédit ;daus ce livre la page à gauche reíervce au débit est marquée par lentot doit > avec cette disserence, qu’avoir se met à la tête de tout ueson côté > Sc que doit fuit de son côté se nom du débiteur, ■ Votez Livres.

D E V OIR S Seigneuriaux, font disicrens selon ses différentes Cou-tumes , méme ces anciennes marques de foi St hommage , qui sem-blent être particulières à quelques Provinces ne font plus en usage,à causent qu’elles approchent trop dc la Souveraineté ; ses principauxdevoirs consistent dans ses foi Sc hommages que ls vassal rend auSeigneur de fief. Il y a certains devoirs portés dans plusieurs Cou-tumes , que les Arrêts ont anéantis comme contraires a la bienséancede nos mœurs. Les Cafuistes appellent devoir conjugal, celui que lesgens mariés sont obligés réciproquement de se rendre, par rapportaux fins de Tinstitution du mariage , qui est sainte , respectable Scnécessaire , Sc qui est la première ou pour mieux dire Tunique Scprincipale mesure de ce devoir conjugal mutuel, qui est la procréa-tion des enfans Sc leur éducation en toute forte dc devoirs moraux,politiques & chrétiens, Sc dans Tinstruction qu’on leur doit donner oufaite donner par des personnes habiles Sc gens de bien, qui leur appre-nant ses Arts Sc Sciences convenables aux professions pour Icfquellssils seront trouvés propres. Les Médecins ne doivent point être né-gligés dans cet Article > comme étant les Ministres de la nature, 8c quilavent par leur habilité ses dispositions corporelles qu’il faut apporterdans ce devoir conjugal, pour sortir son effet par rapport â l’avanta-ge des familles particulières, Sc de celui qui en revient à la Sociétépolitique. Ces matières sont par elses-méroestrop importantes pour nepas être traitées sérieusement ; Sc si toutes ses Sectes Sc CommunionsChrétiennes ne regardent pas Je mariage comme un Sacrement, pourle moins toutes ces différentes Communions doivent 1 e regardercomme un des actes humains se plus important de la vie humaine; 5toutes ses personnes engagées dans cet état prenoknt en considérationcc que Ton dit ici, elles auroient un respect mutuel dans cet état, Scen satisfaisant aux inclinations naturelles sensibles ne ’s’écarceroientpas si souvent de leurs devoirs - moraux œconomiques. Votez.(Econome, (Economie, (Economi qj; e dans ce Supplément.

DÉVOLU T. Terme dc Droit civil Sc Canonique. Cc mot vientdu mot Latin devolutum , ijui signifie Sc qui tombe d’un lieu à Taurre,d’une main ou personne a l’autre ; c’est ainsi qu’on dit égalementbien une hérédité dévolue , un bénéfice dévolu qui doit passer en-tre? les mains Sc en la possession d’un nouveau bénéficier, a cause deTirrégalarité ou dignité du précédent.

En matière de bénéfice il y a trois fortes de dévoluts. i. Quandle Collaient ordinaire néglige de conférer se bénéfice : Dans cettenégligence préjudiciable â i'Église Sc au service divin > ce foin qu’onappelle á présent un droit, (même lucratif Sc jamais onéreux ) passéuu est dévolu au Supérieur qui a droit de conférer ledit bénéfice,afin qu’il ne reste point vaquant pour les mêmes raisons. C’est cequ’on appelle plus communément dévolution; ainsi selon quelques-uns, dévolution feroit dit du droit de conférer un bénéfice vacant,qu’on a négligé de conférera quelqu’un qui enfuit digne: Scdévolutferoit réservé pour marquer 1e droit d’un dévoluraire , par lequel ilprétend devoir succéder au précédent bénéficier ou mort , ouirrégulièrement pourvu , ou qui s’est rendu indigne, i. Quand sedroit de ceux qui prétendent à la possession du bénéfice . n’est pasbien établi, le Pape 1 e conféré â un autre. 3. Enfin lorsque la per-sonne dc celui qui est pourvu est indigne ou incapable, Sc que le dé»volutaire obtient ses provisions du Pape fur Tïncapacité , inhabilitéou nullité des titres du bénéficier. Cette derniere cípece qui sembleétablir une inquisition entre les Ecclésiastiques , a semblé d’abord unbon remede pour arrêter le cours de la licence des bénéficiers , àcause que comme on ses connoilîòit intéressés > on ne doutoit pointque la crainte d'être privés de leurs titres ne les retint dans leur de-voir; cependant Texperience aïant fait voir que ses dévolutaires ion:bien souvent moins honnetes-gens que ceux dont ils sc rendent sesdénonciateurs , ses Ordonnances veulent que celui qui jette un dé-volut, c’est-à-dire, qui accuse un bénéficier d'incapacité, &fa collationirréguliere > exprime dans ses provisions ses causes particulières du dé-volue, qu'il nomme 1e lieu de fa naissance & de fa demeure , qu i!élise domicile au lieu où 1c procès est intenté, qu’il donne caution auJuge de la somme de cinq cens livres, si elle lui est demandée: qu’ilconteste en cause dans trois mois , Sc qu’il mette 1 e procès en état