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pr* Évêque- II faut justifier cn môme tems du dimissoire , csest-à»dire, des lettres de permission & de congé du propre Évêque qui ren-voie à un autre , lans laquelle permission Sc renvoi il y auroit nullitédans cette Ordination étrangère ; ce quia été ainsi réglé afin que lesÉvêques n’empic taisent point dans la Juridiction l’un de l'autre, &que le gouvernement Sc discipline Écclésiastique fut exercée avec or-dre, Si dans une parfaite coneípondance réciproque encre les Églisesparticulières lòumifes a divers Évêques. Ce qui est dit ci-deífus »que le Chapitre donne des dimiíioirts pendant la vacance du Siège, n’eítvraiqu’en deux cas; Run qui arrive moins ftequemment, savoir dans uneurgente nécessité ; l’autre qui est lorsque le Siège a vaqué plus d’unan, Sc alors les dimilioircs Jede vacante ont la même validité que lors-que le Siège Épis. opale est occupé , aussi ces dimillòires dans les deuxcas précédens lbnr confirmés par le Successeur du Prélat deíFunt.
Dans le Droit Romain on appelloit dimillòires les lettres donnéespar le Juge , dont étoit appel adreilées au Juge à qui appartenoit laconnpiflànce de Rappel au Digejle L. 4p. tit. 6. de libella dtmijsorits ,beaucoup de mots Sc de phrates de 1 ancienne Jurisprudence Romai-ne, tant Civile que Miliaire,ont été transportez dans le Droit CanonSc Écclésiastique.
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DINDES. Votez cet article dans le Dictionnaire Economique »Sc y ajoutez ce qui fuit.
Le tems autyuel en doit mener paître les dindes.
II faut, autant qu’il est possible, un dindonnier d’un tempérament àrésister aux injures du tems , qui fort alerte, matineux Sc vigilant,afin qu’il empêche (es dindons de s’égarer, Sc de devenir la proie durenard ou du loup ; il doit ctre fidèle Sc exact à vérifier tous les ma-tins le nombre de ses dindons, á les examiner, Sc voir s’il n’y en apoint quelqu’un de malade , afin d y apporter le remede qu’il con-vient.
Maladie des dindes & leurs remedes.
S’ils sont languitlkns, soit que cette langueur provienne de froid,ou de quelque malignité qui attaque le coeur > loir qu’elle procedcde qudqu’autre cauíc , il faut leur faire avaler un grain de poivre.J’ai vû des personnes qui leur faisoient avaler des araignées, Sc sor lechamp ils étoient guéris.
Les dindons ne íònr pas sujets à tant de maladies que les- poulescommunes i mais pour les maladies qui leur sont communes avecles poules, on emploie los mêmes remedes. Votez. Poule.
11 faut séparer ceux qui sont malades, des autres qui se portentbien, St les laisser séparez jusqu’à ce qu’il s mangent de bon appétit ;sans cela ils communiqueroient facilement leur mal aux autres.
La ciguë est très-dangereuse pour les dindons , il n’y a point demeilleur remede pour les guérir de ce poison quand ils cn ont man-gé , que de leur faire avaler de l’huile d’olive.
Moïen pour élever les poules dindes.
‘ Quand les dindons font parvenus a une certaine grandeur, &<ju’ilsfont torts, on les nourris d’orties hachées grossièrement, Sc mêléesfeulement avec du son. On peut hacher aussi par gros morceaux lesfruits pourris, 011 ceux que le vent abat. Cette sorte de nourritureks tient en bonne chair.
Propriétez des dindes.
Les propriétez des dindes íònr les mêmes que celles des coqs &des poules. Votez. Coq , Poule.
Dindons farcis.
11 est avantageux que les œufs de dinde ne soient pas assez com-muns pour en faire íanourriture ordinaire, partequ'onprétend qu’ilsfont mal sains , & qu’ils engendrent la gravelle. ]
D 1 NENDERIE. Marchandise de cuivre ouvré, que l’on appel-le plus communément Chauderonnerie, parce qu’elle^onliste en chau-dières , chauderons & autres semblables uteneiles qui se fabriquentpar les Ghauderonniers. Les Maîtres de la Communauté des Chau-deronniers dc la Ville de Paris , font appeliez dans leurs Statuts &Lettres Patentes des Rois > Maîtres Marchands du Métier de Chaude-ronnerie, Batterie & Dinanderie. Cette marchandise a pris son nomdc Dinanderie de la Ville dc Dinar, dans 1 c Pais de Liege, qui s’estrendue riche & fameuse par la grande quantité de chauderonnerie quis’y manufacture > & dont il fa tait des envois considérables dans pres-que tous les endroits dc l’Europe ; il cn vient beaucoup à Paris oùelle fait partie du négoce des Marchands.
D I O.
DIOCESE, La premiere & ancienne application de ce mot aété dans l’Empire Romain. Ce mot qui est tout Grec n’a signifié au-trefois qu’un gouvernement ou préfecture composée de plusieurs Pro-vinces. L’Empire Romain étoit divisé en treize Diocèses outre le Dio-cèse de Rome qui étoit le quatorzième > ces treize Diocèses conte-noient cent dix-huit Provinces : savoir, soixante de l’Empire d’O-rient, & cinquanre-huit dans l’Empire d’Occidcnt. Le Grand Constan-tin divisa l’Empire cn quatre départemens, & assigna un Préfet duPrétoire pour chaque département. Le Préfet d’Orienc avoir (bus luiëinqDiocèses , le Préfet d’Illirie deux, le Préfet d’Italie trois, & lePréfet des Gaules avoir trois Diocèses. Lc premier étoit le Diocèsedes Gaules, le second l'Espagne, & le troisième celui de Bretagne.Le Dioccle de Gaules étoit subdivisé en dix-sept Provinces, &c.
L’ordre Écclésiastique fut réglé fur le gouvernement civil. Cha-que Diocèse avoir un Vicaire Écclésiastique ou Pâmât ; c’étoit à Lionqu’étoic lc Primat des Gaules, lequel avoir lotis lui plusieurs Provin-ces Sc Métropoles, & jugeoit en demi.r rcllorr les affaires dc l’Égli-sc Gallicane. C’est fur cette ancienne discipline quetoient fondéski> bruits publics & délibérations secrcttes, qui fe paílerent en FianceTome I.
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du tems de l’Archevêque de Paris, noînmé de H.itlai, touchant unPrimat en France, revêtu d c tous les Privilèges qui ont convenu au-trefois à cette Dignité. Aujourd’hui k mot dc Diocèse ne signifieplus ce grand te ancien alscmblage de tan t de Provinces > mais est prudans un sens plus limité,il lignifie une taule Province sous un Métro-politain, ou simplement Retendue du rellort Lc le territoire de la Ju-rildiction d’un Evêque, laquelle étendusë ne sc rcgle pas comme lesProvinces; car il peut arriver qu’il y ait .des Églises dépendantes d’uiimême Évêché en differens Gouvernemcns ; il y a même des Évêchés& Archevêchés dont la Juridiction Écclésiastique a son rellort éten-du dans deux Roïaumcs limitrophes; à st-à dire, qui confinent, telvit RArchevêchéde Cambrai qui s’étend dsns le Hainaut à Mons, Jeudépendans dc l’Espagne, & dans le Cambrai lis l'aïs à la France par lesnouvelles conquêtes des Rois de France. Par ou l’on voir aussi quele démembrement de Province n’apporte accu n changement au Dio-cèse, qui a quelquefois son ressort íjpitituel enclavé en plusieurs Gouvcr-nemens d’un même Prince, même enclavé par deux parties dans deuxRoïaumes de deux Princes differens , comme nous venons de remar-quer , ces Princes mémes perdant ces Provinces, les Conquécans Ca-tholiques respectent & approuvent cette œconomie Écclésiastique éta-blie avant eux. Mr. du Bois & Mezerai ont remarqué quand on vinta appellcr abusivement Diocèse Retendue de chaque Évêché, qu’onnommoit auparavant Parroilse, on fit cette diftcrence, c’cst que l’ortappelloit la Diocèse au féminin ks grands Diocèses ou Parrurchatscomposés de plusieurs Provinces, Sc le Diocèse au masculin le terri-toire d’un Évêque. II faut s’en tenir là. Le mot Latin est féminin quivient du Grec, & favorise la Diocèse dans l’ancienne œconomie & lrye-rarchie;& l’ufage présent est pour le Diocèse, lors même qu’on par-leroic historiquement des anciens Diocèses. Ce qui justifie que le PereThomassin, qui dans son Livre de la Discipline de l'Egltje , fait 1 e motDiocèse féminin (comme il l’est en Latin) Voici ses paroles: C'avoitété , dit-il, la coutume de Confiantm qui avoit établi ces grandes Diocè-ses dans les Provinces de t Empire , &c.
D I R,
DIRE. Terme de Pratique. Est un terme général dont il y a troiseípcces ; savoir, ses exceptions ou fins de non-recevoir, les défi ra-ses & les répliques. En général le dire est un acte qu une partie Litsignifier à l’autre avant la plaidoirie de la cause , lequel est conçu ences termes : N. Procureur d.c Jacques demandeur, contre Nicolas def-fendeur , dit par devant vous Monst. lc Lieutenant Civil au Châte-let dc Paris, pour exceptions, défenses ou réponses, que c’est mal àpropos que, &c. Le Procureur du même Jacques ( si Jacques étoitnon demandeur mais deffendeur ) devroit user du présent style > cnchangeant ces deux mots de la précédente formule, Jacques deman-deur, cn ceux-ci, Jacques défendeur, &c. On dit aussi dans une au-tre ocoasion le même mot, lorsque parlant des Experts qu’on a nom-mé pour juger de quelque chose qui dépend de quelque ProfessionSc Vacation, on appelle le contenu dc leur Rapport, leDiredcPrud’-Hornmes.
DIRECTE, est une Seigneurie dont un Fief relevé immédiate-ment ; ensorte que ce mot directe suppose cet autre mot Seigneurie,qu’il faut sousentendre en parlant dans ce style concis de Pratique,retenir la directe est íc conserver ks droits & devoirs Seigneuriauxlors du démembrement ou de Raliénation que l’on fait de patrie defa Seigneurie ;dc foire que quand un Seigneur a la directe fur l’autre,cels une marque que celui qui est sujet dérive de celui qui sert.Quand le Seigneur est fondé cn droit de directe universelle en toucun territoire limité , & cela universellement, nul ne s’en peut direexempt, quelque polïcssion de libertc qu’il allégué, quand cette di-recte universelle est bien démontrée ; c’est lc sentiment de Mr.Prêtre, Cent. 3. Chap. 40.
DIRECTEURS. Ternie de Pratique > du mot Latin dirigere ,qui lignifie regler quelque chose , en avoir la conduite. Ce termede Directeur convient a trois disscrentes Personnes. On appelle Di-recteurs Ceux qui sont choisis entre plusieurs créanciers pour veil-ler à l’mtétêt commun. II y a des Directeurs dans les Communau-tés qui portent ce nom à bon titre, loríqu’ils prennent plus de soind’angmenter le revenu de l'Hópita!, qu'à «‘enrichir eux-memes dubien des pauvres. Les Confclseurs font aussi Directeurs de conscien-ce, puil'qu’ils sont préposes de la part dc Dieu pour conduire l.sChrétiens dans la voie de leur saint. Ces derniers font incapables detoutes donations faires à lenr profit par leurs pénitens , à cause dupouvoir qu’ils ont fur les elprits. Ricard en son Traité des Donations,Part. 1. Chap. 3. Seíf. p.
DIRECTION. Gouvernement, conduite que l’on a dunechose. On dit ce mot en plusieurs manières; car on dit, il a la di-rection de cette manufacture. II a la direction de mon magasin.On lui a fait avoir une direction dans les aides. Sa direction lui vautdix mille francs pat an. Direction sc dit en fait de Gabelles > c’est uncertain nombre de greniers à sel, dc dépôt & de comtoises qui fontréunis fous une méme régie, Sc qui dépendent d’une même Cham-bre. Ces Directeurs sont au nonçbic de dix-sept, qui sont Paris, Sois-íons, Abbevillc, St. Quentin, Cbâlons, Troye, Orléans, Tours,Anjou, Laval, le Mans, Berri, Moulin, Rouen , Caen, Alençon &Dijon. Direction sc dit aussi du département d’un Directeur. Dire-ction se dit aussi dc Rassemblée de plusieurs créanciers pour régler àRamiable les affaires d’un Débiteur tant entr eux qu avec lui ; entr’eux pour régler en quelle proportion ils doivent être paiés fur lesbiens du débiteur, avec lui pour régîer ks conditions susouelks onveur accepter ses offres d’accommotîement. On Rappelle direction ,parce que pour éviter la confusion & pour lc bon ordre ils norn-! ment & choisillènt á la pluralité des voix un petit nombre de per-sonnes pour les diriger.
1 Z DISCIPLINE.