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proportion de k' capácíté de votre alambic ; joignez y à pea prés«gale quantité de pintes d’eau, 5c aptes avoir bien luté laj chapelledudit alambic , vous le placerez dans un vaislèau proportionné a fagrandeur ; eniuite vous pilerez bien la glace jusqu a ce quelle soit«cduite en une cfpece de neige ; vous la salerez comme si vous vou-liez faire glacer de l'eau ; vous entourerez bien le vaisseau, & vouslutterez le récipient avec le bec de l'alambic . pour en recevoir ladistillation ; ôc pour l’attirer plus facilement , vous mouillerez dansl’eau chaude un gros linge que vous presserez un peu pour cn faireforcir la grollc eau , & vous appliquerez ce linge fur le chapiteau i& íuppolé q u'il se lèche , vous réitérerez la méme choie.
Maniéré de distiller des eaux e dor ante* en particulier .
Eaw d absinthe. Prenez une bonne quantité d’absinthe, quand elleest dans la vigueur, pilez la bien dans un mortier » & la mettezensuite dans une cucutbite de cuivre écamce; hachez une autre bon-ne quantité d'absinthe, faites la bouillir, ôc versez la décoction fur lapremière. Adaptez le chapiteau & le récipient, ayant soin de luttertoutes les jointures, & de mettre le réfrigérant, L distillez pat unfeu modéré, environ la moitié de la liqueur. Lailléz refroidir-vesvaisseaux, & mettez à la presse ce qui fera resté dans la cucutbite.Après cela distillez le suc comme auparavant, jusqu’à ce qu'il n’enteste que deux ou trois livres , Sc gardez l’cau distillée dans desbouteilles que vous boucherez éxactement. Il ne faut pas oublierde laislèr l'absinthe pendant deux jours cn digestion dans la cucut-bite , avant de distiller l'eau.
On peut distiller de la même maniéré les eaux de sauge. d’ar-moíse . de pouliot , de laurier . de melisse , de rhûc , de fenouil ,d’origant , d'hyeble , de becoine , de majorlaine . d’hyílopc , debasilic, de menthe , de calamcnt , de serpolet , de tanaisie , decostus cultivé , de matricaire , d’origan . de cerfeuil , de persil . deícordium , d’ache. de sarictce , de marrube , de melilot, de ymo-roille , de romarin , de sabine , de genievre , & autres semblables.
L’eau d’absinthe est propre pour atténuer la pituite, fortifier l’esto-mac , exciter l’appetit , aider à la digestion. On la donne aussi pourles vapeurs & les maladies historiques ; elle est encore excellentepour faire mourir les vers ; on en donna depuis demi once jusqu’àquatre onces.
On tire l’extrait d’absinthe en clarifiant le reste de la liqueur quidemeure au fond de la cucutbite après la distillation, on en fait éva-porer l’humiditc jusqu’à conlìstcnce de miel. Il est en usage princi-palement dans les maladies hystériques , on le prend en bol, oudélayé dans l’eau d’absinthe ; k dose en est depuis un scrupule, juf-qu’à une dragme.
Le sel d’absinthe fe fait de cette maniéré : on laisse sécher le marcqui est resté , ensuite on le brûle avec d'autre absinthe sèche, piiisTon met les cendres dans l’eau chaude pour cn faire une lessive , la-quelle étant bien filtrée , on la met dans un vaislèau pour évaporerl’humidité au feu de fable ; le sel reste au fond , & on le gardedans des p Idoles bien bouchées. On en donne depuis six grains jus-qu’à demi dragme , qu’on délaye dans l’eau d’absinthe. II est ex-cellent dans les vapeurs Sc les maladies ldstérìques j dans les obstruc-tions du mefanrere, du foie , de la rate Sc de la matrice j pour ex-citer les urines, pour dissiper l’hydropisic & la jaunisse, & pour pro-voquer les régies.
II ne faut pas oublier d’humecter l’absinthe avec l’eau de k mêmeplante. ou avec fa décoction , avant de la distiller , parce quelle estnaturellement fort fcche.
L’cssence ou huile éthérée d’absinthe, se tire de la plante quandelle est blanchâtre Sc montée cn graine ; il faut la distiller par unfeu du troisième dégré, & ramasser avec un petit coton cette hui-le qui surnage sur l’eau, & la conserver dans des phioles. Voyez, eaud’orange fur la fin de cet Article.
DISTILLATION de Veau de cmandrt.
Concassez bien une livre de coriandre, enfuitej faites la info ferdans six pintes d’eau de vie, Sc faites k distillation comme celle degraine de genievre.
Maniéré de distiller leau de doux de girofle.
Au lieu d’une livre Sc demi d’eau rose , on peut prendre troispintes d’eau de vie, qu’or\ distillera comme la scnouillette Sc seaude genievre.
Remarque siur la Distillation d'eau de chardonbénit.
Les eaux des plantes acides, telles que celle de l’oiíclle, ne retien-fient presque rien de l’acidité , si on les distille fans préparation ;mais si on les macère avant de les distiller , elle conserveront le goût& la qualité de leurs plantes. On peut fe servir encore d’un auticmoyen, qui est de les distiller au bain marie, ou par un feu très*doux.
Distillation de Peau de fraise.
On peut distiller de la même maniéré les eaux des autres fruits soc«ulans , comnie les prunes, ses pèches, abricots, groseilles, nefles .cerises , mûres. cornouilles , coings , berberis , bayes de sureau ,oranges , citrons, melons, citrouilles , concombres , courges , so-lanums , figues, ôcc.
Outre ses autres propriétés <k l’eau de fraise que nous avons dejaremarquées , elle a encore cclle.de fortifier le cerveau , 5e de puri-fier le sang. La dose est depuis une once juíqu’a crois i 1e beau
sexe en fait usage aussi pour fe décrasser & se blanchit ie t oint.
Remarque siur U Distillation de l eau de cerise, comme on lafait en tranche-Comté.
On peut conserver les eaux [distillées pendant plusieurs années ;parce qu’elles ont été dégagées par la distillation dii levain qui auroitpu les corrompre. II est a propos néanmoins de Tes rafraîchir tousles ans > & lorfqu’on cn a abondamment , on peut en mettre unepartie dans l’alambic pour humecter la*-p!ánte , la fleur, la racine > oulc fruit de leur cfpece qu’on veut distiller.
Manipulation ou maniéré de fermenter , (si préparer leeplantes , herbes , oh racines qu’on ‘veut distiller.
Quand le miel a fermenté pendant vingt-quatre heures , ón metdans la dilsolucion les herbes bien hachées & bien pilées , a la quan-tité d’un seau fur deux de dissolution , & après les avoir bien brouil-lées ensemble, on les laiíle fermenter jufqu’à ce quê ses herbes soienttombées au fond. II est bon de ses brouiller, 5c enfoncer piulieuisfois de fuite. f
On ert distille ensuite l’cau de vies avec le réfrigeratoirc, de kmême manière que celle du vin, &C l’on met suc & marc dans l’alam-bic. Quand la distillation est faite, on ìa rectifie de la maniéré quel’on veur.
Quand la fermentation est forte > les "plantes aromatiques qui abon-dent en huile volatile ou essentielle n’en donnent presque point ;car son onctuosité ayant été mélée pat 1e ferment ,’àvee le sel & lemercure volatil, elle est réduite cn eau de vie , de laquelle on peutfaire de belles choses , quoiqu'elîe soit séparée des principes fixes quirestent après la distillation ; car elle est un dillólvant homogène dek plante de son cfpece ; ensorte que fi l’on fait infuser des fleurs ,des feuilles, ou des tiges tendres de fa plante pendant quelques j ours,elle en tirera le fouphre . la teinture, l’efprit & la vie , laquelle peutsuppléer au sel volatilisé ; il est vrai pourtant que si on lui joint lesel volatilise, elle produira des effets plus nobles & plus surprenant.
Préparation des bois aromatiques .
La préparation de la canelle peut servir d’eXemple , pour la prépa-ration des autres bois aromatiques. On met en fermentation avecquatre livres de mie! , une livre de canelle réduite en poudre & paf.íee par le tamis ; on y ajoûte douze livres d’eau. Après la fermen-tation , on distille au réfrigératoire , & au lieu d’fuiiíe essentielle,comme il en vient aux distillations & préparations ordinaires de kcanelle, on tjre par celle ci une eau de vie très agréable & très sua-ve au goût & à l’odoiat. Ensuite on perfectionne cette eau de vie enla rectifiant . Sc la mettant après en infusion avec de nouvelle ca-ndie pulvérisée grossièrement j car elle en tire une teinturj dé rubis ,Sc un goût admirable. Cette eau de vie ou essence de canelle est uiiexcellent cordial stomachique & cephalique, & un temede nès-promptSc crès-efficace pour les grossesses & accouchcmcns des femmes, &pour leurs fuites , fur-touc quand elle est jointe à l’eísence de rhuëou de melislè.
Distillation. Voyez D isti llation de miel , de bayesde genievre , de vinaigre. Voyez Miel, Genievre, V i-n a i g R*.
DISTILLER. Tfœc de Chimie. Purifier les matières parl’alambic. II y a deux de distiller ; celle que les Chimistes
appellent distiller, fer afcenjtmV, est la maniéré de distiller ordinaire ,en mettant le feu sous le vaislèau qui contient la matière dont onveut avoir l’extrait ; & ils appellent distiller per desicensium , lorfqu’onmet le feu fur les matières, parce qu’alors la vapeur qui tend à scié-ver, trouvant un obstacle, est forcée de descendre, & de fe précipi-ter en bas. Voyez Eau, Esprit, Essence, Huile.]
DISTINCTION. Terme de Droit. Distinction ne doit êtrefaite lorsque la Coutume n’en fait point , parce que ses termes desCostumes, qui font de droit étroit , ne doivent jamais être étendusd’un cas à un autre, ni distingués, ni suppléés. Ainsi par ses meubleson doit entendre les esters mobiliers, comme sondes simples promes-ses aussi bien que ses meubles meublans. Ce qui ne s’obfervcpas dansles dispositions des particuliers , lesquelles sont sujettes à divciìts in-terprétations , suivant les conjectures Sc ses vraisemblances qui peu-vent faire présumer les véritables intentions.
DISTRACTION. Terme de Droit, a plusieurs significationsselon ses façons de parler de la pratique du Palais ou de Ta Jurifpiu-dencc Théorique . & comme c’est faction de distraire, i! s’cnfuit quepour savoir les diverses sortes de distractions , il faut connoître tnquelles occasions on use du mot distraire , dans le seul district du ju-riste. Quelquefois il signifie ctcr, retramher, démembrer, déduire une-partie d’un tour , ainíi on dit j’ai obtenu que mon fief sera distrait dela saisie cn décret, c’est-a dire, que ce tics ne fera point saisi & décrété.Quand on taxe les dépens a la fin d’un procès > on dit qu’il faut distrai-re les salaires d» Procureur d'avec le débourse de la partie qui a gainde cause, Sc qui doit être rembourse > parce que le f,laite du fio-cureut est une affaire a part Sc d’une cfpece différente d’un débourse.Dans le payement d'une obligation , il faut en distraire ce qui a èié-déji payé tn déduction du total , c’est-à-dire, qu’il en faut dédui-re , soustraire & rabattre ce qui a été payé. Quand on a confondudans des criées quelque bien ou héritage appartenant à autre. ce-lui-ci s’oppole asm de distraire , c’est-a-dire , doit former oppo-sition tendance à ce qu’on ôte & mette à part un bien libre qui nedoit rien ; & j’ajoute en passant que cette opposition á telle findoic être jugée avant 1e congé d’adjuger , autrement ^adjudicationferoit nulle & inique. En second lieu !e mot distraire parlant d cJuridiction lignifie éviter, fuir ce qui arrive, quand un justiciable upourvoir devant un autre Juge qu« l’ordinaire, ic soustrait a 1a jutise
Z ìij diction ,