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ECO. E C R.
giltrats Civils, comme on voir dans !e Code où il est;fait mention deSchola Cartuiariorum , & a palìë aux Écdéliastiques, chez lesquels onappelle Scolaire ou Ecolatre un Officier Ecclésiastique Chanoine , quijouit d'une Prébende en quelques Cathédrales, qui l’oblige d’enlei-gner gratuitement la Philosophie, les Humanités & d’en tenitécole.Dans l’Eglise Cathédrale de Metz l’Écolatre prétend avoir,'inspectionlut toutes les écoles dû Diocèse, & le droit d’examiner les Chanoinesde la Cathédrale, lorsqu'iis veulent être promus aux Ordres Sacrée.Autrefois la dignité d’Écolatre a été en grande considération dansLtglisc de Tours; cette dignité a été confondue avec celle de Chancclur dès Pan 1173. Le Concile de Latran tenu fous Alexandre III.ordonna que les Évêques auroknt à leurs gages un Précepteur, tantdans la Philosophie que dans la Théologie ; depuis on a annexé desPrébendes à cette fonction, & on a appelìé Ecolatre celui qui enseignela Philoíophie, & Théologal celui qui enseigne la Théologie. Dansle Droit Canon les Écolatres font appelles Magifirì.
É C ONOMIE pour les plantes potagères. Voyez. P ot a G e r.ÉCORCES. Voyez. B 0 1 s.
ÉCORCHURES. Pour les ccorchures, & échauffures despetits enfans 5 c autres personnes, rien n'est meilleur que la poudrede bois de noyer vermoulu. Il faut la palier au tamis, Sc en jetteríur la partie malade. Voyez. Inelammation avec Tumeur.
É C R.
ÉCREVISSE. Voyez. Cet Article dans le Dictionnaire <Eco-homique, & y ajoutez ce qui fuit.
Ecre visses en rageât.
Après que vous autez fait Cuire vos écrevisses dans l’eau, vous enôterez les pinces, & les queues ; ensuite vous les passerez au beurreroux avec un peu de farine, fie fourniture de champignons, truiescoupées par tranches, culs d’artichaux, & pointes d'asperges ; puisvous les ferez cuire à peyt feu dans un bouillon de poillon, ouautre, avec laitances de carpe & un bouquet de lincs herbes ; Ic toutbien alîadonné > lervez chaudement.
Ecrevisses en salade.
laites les cuire à l’eau, vin, vinaigre, sel & poivre, doux, l’auticr Sc ciboules. Etant cuites, épluchez en les queues, Sc les pillez.Rangez-ies dans un plat, Sc les servez avec une ramolade.
Prenez persil, ciboules, anchois, câpres; hachez bien le tour,mettez-le dans un pi .c avîc poivre, sel, huile 6c vinaigre, 2c jetiezla iáuce fur vos écrcvillès.
É C R I RE en violet, en or, en argent. Voyez. Violet, Or,Argent.
ÉCRITURE qui ne sc puisse lire qu’au feu. Voyez. Lettres.ÉCRITURE. Pour l’ôter. Voyez. Encre.
ÉCRITURE en rouge. Voyez. RoUGE. ]
ÉCRITURE est d’une invention si ancienne qn’on auroit peineá en rapporter l'orìgine, puis qu’il y a même des Auteurs quialleu-Knt quelle étoit en usage avant le déluge. Mr. Ricard en son Traitédes Donations part. 1. chap. s. Seéìion. z. n. tszz. Ainsi la rechercheque nous cn ferions seroit inutile a notre sujet. II nous importedavantage de distinguer les écritures en trois especesou sortes, savoiren publiques, autentiques ou privées.
L’éaiture publique est celle qui s’expédie fous la signature d’unepersonne prépolée pour recevoir les actes Sc rédiger la volonté desparticuliers, comme font Notaires, personnes recommanda-blés» ou qui le dev:oient être pat leur science, sagesse 6c probité.enlorte que par leur témoignage 3 c intervention, les actes des particu-liers reçoivent une certitude Sc autôrité, qu'ils ne mérireroient pasli ces personnes publiques n’y étoient intervenues. L’écrìmic auten-tique est celle qui est revêtue du sceau d'une Jutifdiction, pour rendrelacté exécutoire; ainsi une obligation pallie íous iescclRoiaí ,cstau-centiqne. Cependant on ne donne ce nom qu’aux sceaux des Sei-gneurs pour les distinguer de ceàx des Justices Ro ndes. Les écrituresprivées lotit celles des pardasiiers, comme est une simple promesses :celles la ne font aucune foi en Justice si elles ne font volontairementreconnues. L’unc ou l’autre écriture est nécellàíre, pour obliger lespersonnes depuis l’Qrdonnance de Moulins qui n’admet la preuve pattémoins qu’au dessous de cent livres.
ÉCRITURES fournies par les patries dans les procès ou dansles instances, font celles qui sont lignées des Avocats, commegriefs,íalvarions, débats, íoutenemens, contredits, réponses, avertillè-mens. La forme en laquelle on doit les dreílcr, est écrite dans 1 Or-donnance de Charles IX. isóo. art. so. Sc celle de 1667. veut quel-les soient rejettées du procès & quelles n’cntrent en taxe ,si elles nefont signées d'un Avocat & signifiées a la partie adverse.
ÉCRITURES par mémoires (ont celles qui sc font en matièrebénéficiale. Écritures sc dit au Palais des écrits que font les Avocatspout instruire les Juges des droits des parties. Les écritures font desíivertisscmens, eau lès ci’appel, ou griefs, débats de compte. moiens, dé-faux, d'intervcntion, d’oppoíition, &c. On fait des écritures par mé-moire. É riture cn Droit est aussi la maniéré d'écrire; cn ce sens ondit qu’il faut assigner les parties pour reconnoître leur écriture & si-gnature, pour convenir d'écritures de comparaison en matière de faux.On nomme des Experts pour vérifier les écritures: on leur fait fai-re des reconnoistances & vérifications des écritures & signatures, dontJean Ravenau a fait un Traité intitulé: Des inscriptions en faux, ou ilenseigne l’art de faire revivre des écritures anciennes & presqu’essa-cées, par le moien d’une eau de noix de galle broyée dans du vinblanc &. distillée au feu, dosit on frotte le papier. Parlant d'un A-vocar, on dit qu'il plaide par écrit, en ce sens il est oppose à la preu-ve testimoniale. L'Ordonnance de Moulins ycut qu’on ait preuve par
E C R. ECU.
écrit d’un prêt excédant cent livres. On appelle un procès par écritun appel d’une sentence donnée fur production des parties. LesCoutumes de France ont été long-tems fans être rédigées patécrit.
É CR O U E est un acte par lequel un Sergent ou autre Officierporteur des picces sc décharge fur le registre du Greffier delaGéole,de la personne de celui qu’il constitue prisonnier, Sc en charge leGeôlier. Selon Ragueau la décharge qm sc fait sur le registre de lapersonne du prríonniér, qui est mis en liberté, scdevroit auiíi appelletéireuï, à caulè que ce mot qui vient du Grec signifie proprement dé-livrance , & que tout de même que l'Huiffier est délivré du prisonnier parson entrée en prison; aussi ce priionnier est délivré de la prison parlasortie. Cependant Lissage l’a emporté & on n’appelleécrouê que lactéqui fait foi de l’entrée en prison, la sortie s’appelle élargissement. B0-rel estime que ce mot vient d’écrit ou écrire, parce qu’en clíet on écritfur un registre, Sc patee qu’on appelle auffi écrouc les écritures quiconticnent les fais ou talions des patries. On appelle aussi écrouëunequittance cn faveur de celui qui a manié les finances, & on a ditbailier é croise à un Receveur de fa recette, pout due, sonder ioncompte. Ecrouë chez le Roi se dit des Rôles ou États de la dépensede la Maison, qui se mettent dans des peaux de parchemin ou’oncoud & qu’on attache les uns aux autres, dont on fait des gros rou-leaux qui sont signés Sc arrêtés au bureau par les Mitres Sc Contrô-leurs de la Maison du Roi.
[ÉCROUELL E. Voyez. Cet Article dans le Dictionnaire(Economique, & y ajoutez ce qui fuit.
X VI. Pour guérir les écrouelles opiniâtres, invétérées, panséespar les plus habiles Chirurgiens, & abandonnées; pilez dans un mor.tier avec un peu de persil, des limaçons de jardin , ou de vigne, àcoquilles griles, ou blanches » juíqu’a ce qu’ils soient en continenced’onguenr. Appliquez-les fut les écrouelles, & changez LempLurcde vingi quarte heures, en vingt quatre heures. Ce remède est pi opteaussi pour calmer les douleurs de la goûte.
XVII. Pour guérir insensiblement les écrouelles, préparez desmacarons, avec la poudre de la racine de scrophulaire, & faites-enuser a jeun plusieurs jours de fuite.
XVIII. Autre. Prenez dans l’tau de fcabieisse, une dragme, ouun peu davantage de poudre d’éponge, que vous aurez fart brû crdans un pot de terre bien bouché 6c lutté. I! faut user pendantquelque tems de ce remède, lequel est aussi très-propre pour dis-siper le gouétre,
ÉCROUELLES. Voyez. Emfl. Manus Dei.
ECU.
ÉCURIE. Endroit destiné à loger les chevaux, Scc. ]
ÉCUYER du mot scutum , qui signifie l'écu ou le bouclier queportoient autrefois les gens dc cheval. Ce font présentement en Fian-ce les simples Gentilshommes qui ne sent revêtus d’aucunc autredignité, qui ne sont ni Duc, ni Comte, ni Marquis, ni Baron, siChâtelain, Sc qui par conséquent n’y doivent prendre la qualité.deMessire ni de Chevalier. Volez Loiseau des Ordres Chap. s. & l’Arrêtde la Cour du 13 Août 1663 . par lequel deffenfes sont faites a touspropriétaires de terres de se qualifier Barons, Comtes ou MarquisSc d’en prendre les Couronnes en leurs armes, si non en vertu deLettres Patentes bien & deuëment vérifiées en la Cour ; à tousGentilshommes de prendre qualité de Messire & de Chevaliers qu’envertu de bons Sc légitimes titres; & ceux qui ne sont point Gentils-hommes, de prendre qualité d’Écuycrs ni de timbrer leurs arTnes.Écuyer se dit aussi dc ceux qui ont le soin & gouvernement deschevaux du Roi, chez lequel le Grand Écuyer de France quonnomme absolument Monsieur le Grand , poíiède une des première*Charges de la Couronne ; c’étoit autrefois le Connétable qui avoir lasurintendance des Écuries du Roi, étant appelle pour cet effee ce-rnes jiabtdi, Mais loriqu’on lui donna le commandement généraldes armées, tout le soin des chevaux du Roi demeura entre les mainsdes Maréchaux, puis des Écuyers. Le Grand Écuyer possede doncune Charge qui est un démembrement de celle de Connétable ; de làvient que le Grand Écuyer porte comme lui deux épées à côté de1 écu de ses armes, avec cette d iflerence que celles du Connétablesont nues Sc celles du Grand Écuyer dans un fourreau dc veloursbleu sems des fleurs de lis avec la ceinture autour. II prête sermentde fidélité au Roi, & cous les Officiers des écuries le prêtent entreses mains. Sa Charge lui donne le pouvoir de diíposcr des Chargesvacantes de la grande & petite écurie, Sc de tous ses offices qui endé-pendenc. Écuyer se dit auffi de celui qui tient une Académie, quilait sort bien le manège, qui enseigne aux jeunes GentilshommesLait de bien manier les chevaux & de les dresser. Nul Écuyer nepeut tenir Académie pour instruire le» Gentilshommes aux exercicesde guerre & autres convenables à la Nobleílè, fans l’ordre Sc la per-mission du Grand Écuyer de France.
ÉDERDON est dans la Laponie tant Danoise que Suédoise &Moscovite, ce qu’est en France le duvet des Oyes. Voyez. Duvït.L’éderdon ou edredon est une elpecé de duvet três-sin, c'est la plu-me la plus courte des Gerfaux Sc efpeoes de Faucons ; on la leur tiredu ventre Sc du délions des ailes. Ce riche duvet est très-legtr Sctrcs-chaud & s’cnfle à Lait facilement, comme des éponges presséessc gonfleraient & rempliraient d’eau si elles étoient plongées. L’airs’iniinuë dc méme par son agitation continuelle dans les ramifica-tions infiniment petites, souples & pourtant douées d’une certaineélasticité dans ce duvet, si bien que ce qu’on peut empoigner dansune seule main le peut raréfier & étendre á telle étendue & expansionqu’on cn pourrait faire une médiocre couverture, je laisse la com-mission à quelque Cartésien, qui aime de coucher furie duvet, a nousexpliquer comment la matière subtile s’éshauftc dans ses parties ra-meuses