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ETE E T I

E T H.

Autrement,

Broyez ensemble des feuilles de rhûc & de menthe , dc chacuneune poignée, Sc après en avoir exprimé forcement le suc par un lin-ge, faites-le attirer par le nés à plusieurs reprises.]

E T I.

É TI QU E T T E. Petit morceau de papier ou dc parchemin qu’onmet fur quelque chose , pour faire souvenir de ce qui est contenu de-dans , fous l'étiquette, dans un sac, liasse ou paquet. L’étiquette est àdiverses fins particulières, il est d’usage chezles Procureurs, Avocats,Juges & autres gens de Palais; Ì1 est d’ufagechet les Marchands Ban-quiers Sc fur les marchandises Sc ballots, cailles & paquets de tout ceque l'on vend & envoie, c’estpour ne pas être obligé a dépaqueter Scouvrír des lacs ou caillés. & avec un petit mot se remettre dansl’es-prit dequoi il s’agit sous une telle marque & signal. Étiquette estdite plus particulièrement de ces écritures courics en guise de mémoi-res fur du parchemin qu’on met sot les sacs des procès, sor lesquelspn écrit le nom des Parties contestantes, le nom des Rapporteurs, desProcureurs, & la qualité des affaires , comme si c’est une cause ou uneproduction sor un procès par écrit. C’est même de cet usage dans laplaidoirie que l’on prétend tirer Técymologie de ce mot, caroncroitque ce mot vient de ce qu’aucrefois on écrivoit fes procédures en La-tin , & qu’on mettoit pour commencement de l’étiquette fur le sacdu procès, eft hie qustto , & c'est ici k froch, & on continuoit :qutflmPétri centra {oannem , procès de Pierre centre ‘fean. L'hiítoire de cetteétymologie porte que les Clercs de Procureurs ou Avocats, par igno-rance & mauvaise prononciation, ont défiguré ces mots ,& les ont ré-duit barbare ment au seul mot de étiquet ou étiquette. Au grand Con-seil on appelle étiquette des placers ou mémoires qu’on donne au pre-mier Huissier , pour appeller les causes a l’Audiancc. Dans plusieursCoutumes on appelle étiquette le billet par écrit que le Sergent qui faitles criées met a la porte de l’Auditoirc & de la maison saisie, ce qu’onappelle ailleurs affiche. Comme c’est un devoir aux Juges d’cxamincrà fond toutes les piéc&s d'un procès, pour en bien juger & asseoir sorcela éqtmablcmenc leurs jugemens. On a signifié la témérité de ceuxqui veulent juger fans approfondir par cette façon de parler , tant aupropre qu'au figuré ; il ne faut point juger une affaire sor l'étiquette,c’est-a due, il ne faut point juger d’une affaire qu’aprèsl’avdirappro-fondie , avoir vû & examiné les pièces fit moiens qui sont dans le sac,par quoi on justifie ou prétend justifier & prouver son droit. ChezlesMarchands on se sert aussi du mot étiquette, car on se sert aussi de cespetits morceaux de papier ou parchemin, mis sor diverses choses pourfaire souvenir dc son nom, prix & qualité, par exemple, on dira chezun Marchand, c’est un sac de mille francs,le poids & la somme enfont marqués fur l’étiquette, le même Marchand & Patron dira à songarçon de boutique, métrés des étiquettes fur chacun de ces paquets,afia qu’on les rcconnoisse. Les Apoticaires appellent aussi étiquettesles petits billets qu’ils mettent sor les pliioles , asin que chez les ma-lades on puilîè éviter les qui pro quo , par la négligence á étiqueterplusieurs phioies dont ils ont soin de pourvoir les malades. CommeTordre Sc la distinction font nécessaires pat tout où il va multitude, ilfensoit que l'ufage des étiquettes est bon par tout, non-feulement chezles personnes ci-dessus nommées, mais encore chez les Libraires, chezles Savans qui ont des livres & des écrits fur diverses matières. Onpourroic penser que l’étiquette qui sert si sort à cette distinction & ar-rangement vient du mot de distincte , àifiinclum de distinguere. Lemot Flamand Stchten , signifie aussi arranger ; voilà encore deux étymo-logies surnuméraires outre VHistoirc étymologique for est hic qusstio,qui n’a son rapport qu’au Palais, au lieu que celles-ci conviennent átous les divers usages du mot étiquette, tant au Palais que dans lesboutiques des Marchands > des Apoticaires & d’autres > &c. Pour conclu-sion étiqueter, signifiera mettre des étiquettes par touc où besoin est,par exemple, sor des sacs d’argent, sor des sacs de procès . for des pa-quets de marchandises , fur des boètes, vases & phioies d’Apoticairc.Le mot étiquette participe se trouve en quelques rencontres, par exem-ple, quand on ouvrit la cassette de Madame de Brinvilliers, les poisonss’y trouvèrent étiquetés , avecj’effet qu’ils dévoient faire. Quelques re-lations d’Eípagne font mention du mot étiquette, pour lignifier unancien Règlement pour le cérémonial auquel les Rois ont bien voulus’assujettir. Par cette étiquette ils sont obligés de faire toujours les mê-mes choses en telles saisons, en tels jours St à telles heures. DansTancionnc pratique du Palais on sc servoit d'étiquette & étiqueter, dansun sens bien particulier & dans une construction singulière, on disoitétiquette! les témoins ; quand on mettoit entre les mains du Com-milikire Enquêteur un brevet ou mémoire, qui contenoit leurs nomsSi les articles sor lesquels ils dévoient ctte enquis, St comme interrogéscatégoriquement.

É T H.

ÉTHYSIE. Yeyez. cet Article dans le Dictionnaire (Economique,k y ajoutez ce qui soit.

Autre remede.

II faut commencer par purger le malade, ensuite lui faire prendreie lait d’ânessc pendant quinze jours, & Payant purgé une seconde fois,lui faire prendre 1e lait de vache pendant quinze jours ; enfin Payantpurgé une troisième fois, il faut lui faire prendre 1c lait de chèvre pen-dant quinze jours. Au reste pendant tout le tems de la cotation, il nefaut prendre que des bouillons au veau Sc au mouton. & s’abstenirdetout ce qui est acre & salé ; au lieu de sel, on peut sc servir de fleurde souphre > les oeufs sont d’un bon usage pendant tout le tems du ré-gime.

Bouillon pour séthyfìe.

Peter z une feuille de papier en plusieurs endroits avec la pointed’une aiguille. Posez cette feuille de papier sor une écuelle, dans la-quelle vous aurez préparé un bouillon, ensorte que se papier y touche ;

E T IE £ T O- ET R. * ír

repartiez.dessus de la fleur de souphre, mettrz-y le seu, & quand sesouphre sera brûlé, ôtez le papier, coulez le bouillon, &faites-k pren-dre au malade. ,

É T O.

ÉTOFFE. Pour en ôter tes taches. Vbyex, Tàchí. Pour teindreles écosses. Yoyet, Teindre.

ÉTOURNEAU. Cet oiseau est assez connu. Quand i! est jeu-ne Sc gras, il est nourrissant,& de bon suc. II convient á routes for-tes d'âges & de teuipéramens ; il est bon d’en faire manger aux per-sonnes sujettes à Tépilepsie. Quand l'étourneau est vieux & maigre , ilest dur ,& de mauvais goût. L’étourneau s’appréte comme le merle& la grive. Aussi-côc qu on Ta tué, il faut soi couper la tête, Sc la jet-ter. Veyex. Oiseau de Volière.]

É T R.

ÉTRANGERS. Sont en France distirgecs en trois sortes, lesuns ont absolument besoin des Lettres de Natura icé pour être exemtsdu droit d’Aubainc , comme les Allemands, les Espagnols, les Aa-glois & leshabirans d’autres Royaumes plus éloignes. Les autres sontaffranchis du droit d’Aubair.e & réputés François de plein droit par unprivilège général accordé à leur Nation, comme les.Suilses& lesÉcof-sois de la Garde du Roi, en vertu des Lettres Patentes d'Henri II.d’autres enfin qui sont les habirans des Provinces que le Roi prétendlui appartenir, comme la Flandre, la Navarre, le Milanois. Ces privi-lèges font fans doute bien fondés; car la fidélité éprouvée de ces deuxNations Écoísois Sc Suisses demande & mérite à juste titre, que quiccanskur Patrie pour le service de nos Rois, ils ne se fassent pas par leurvertu une condition onéreuse ;& àl'égard des autres Peuples de Flan-dre , de Navarre Sc du Milanois, peut-on user d’un stratagème plus douxSc plus engageant, pour se soumettre volontiers dans une occasion op-por tune au gouvernement des Princes si prévenans ! Par les Loix duRoiaume tous étrangers sont incapables déposséder des bénéfices, nonpas même des Commanderies de Malthe fans Lettres du Roi, fie sile Pape en avoir pourvu un étranger, les provisions seroicr.t déclaréesabusives : il n’y a que le Roi qui les puisse dispenser de l'inca; acité at-tachée à leur naiflànce. Cette régie est générale, Sc ne reçoit poinid’cxception : ensorte que tous les bénéfices du Royaume doivent êtreconférés aux François naturels Sc 1 cgnicoles , à moins que les étran-gers n’ayent obtenu des Lettres du Roi pour lever cet cbst cle. Laraison de cette Coutume est que les biens Ecclésiastiques dc la Francesont des bienfaits ou bcncfices provenus de la pieté de nos Ancêtrescn faveurs des François consacrés au service de UEgliíc Gallicane Sc nonen faveur des Espagnols , Allemands, Scc. Cependant c’est à la sagessedu Roi à déterminer si un Espagnol a mérité pat son attachement auRoi ou aû Roiaume , cette part Sc portion des biens Ecclésiastiques deFiance , désignés sous le nom d'un tel bénéfice,& ce jugement favo-rable du Prince par les Lettres. C’est une chose bien remarquablequ’un étranger incontestablement noble peut jouir en Fiance du privi-lège dc la Noblesse: si cet étranger y meurt ses biens appartiennentau Roi, à ce que dit Baquet > mais ses biens des étrangers qui sont vernisen France pour y étudier, & qui font actuellement écoliers, sont excep-tés en faveur des sciences que nos Rois protègent, non-seulement enFrance, mais encore cn route TEurope & les autres parties du monde.Les Marchands étrangers qui voyagent en France, ne font point sujetsaux droits d’Aubaine, à l’égard dc leurs marchandises, cédilles fie biensmeubles ; car s'ils avoient acquis cn France des biens immeubles, ilsappartiendroient au Roi. II y a un cas fort remaiquable,c’est qn’unF rançois qui se seroic fait naturaliser en Pais étranger, ièroit réputé étran-ger en France, fie ne pourroit y recueillir une succession, à moins qu’ilne revint s’habiruer en France ; mais les enfans d’un François néshors du Roiaume, ne sont point réputés étrangers , s’ils reviennentdemeurer en France, par la ils montrent avoir conservé toujours Pessprit François & Tamour Sc préférence de leur patrie, D’ailleurs il estde Tinterét public de la France de rappeller par tout moïen favoiallela postérité fox tout immédiate des sujets du Roiaume : voilà Pefprirgénéral & commun à tout Prince fie á toute Nation de rappeller toutcc qui est dispersé , qui lui a appartenu , si le contraire arrive au-jourd’hui c’est par accident Sc un accident bien pressent Sc urgent,qui suspend la pratique Sc Tcxécucion d’une Loi & d'une espece d’ins-tinct général si naturel fie si doux. 11 y a plus d’une régie á observerdans la raison dítat. La réunion & conservation des Peuples dansleur propre terroir Sc Pais de leur naiflànce n’est pas la seule, il yena encore d’autres, comme sont dc conserver la Religion de nos Pères,d’assurer la personne des Princes contre les fuites de la diversité desRédigions trop animées ses unes contre les autres, touc ce qui paroìcpropre à conserver la concorde , prévenir les semences de division ,rébellion Sc guerres civiles, paroìt être permis. II appartient à la NationAngloiscle droit de déterminer positivement si leur État ou Rélseionsont ou ne font pas en danger, sont ou ne sont pas en sûreté. Le m?medroi: de former de tels jugemens est certainement commun à toutPiince & á tout Peuple qui est par soi libre & indépendant. II est per-mis à tout Chef de famille de juger de letat bon ou mauvais de fafamille . Sc conduire son autonomie Sc gouvernement domestiquescion les lumières qu'il le trouve avoir reçu naturellement, & noaselon les lumières Sc régies œconomiques & politiques d’Aristote ,de Juste-Lipse ou de quclqu’autrc lavant politique. Tout ce qui netombe point dans la capacité Sc intelligence d’un tel oeconome nepeut être fa régie, emnia [ponte fluant , tous ces jugemens & maniérésde se gouverner ou ccconomiqucment ou politiquement, doivent cou-ler de la propre constitution c’est-à-dire > ex proprio ente , de la

propre constitution , quelle soit jugée pat des étrangers qui sontnommés tels, parce qu’ils sont extra & non intra > par où il paroleque le mot étranger sc dit à plusieurs égards. Étranger par rapportà la Nation. Tels font respectivement TÉspagnol Sc TAÍJemand. i.Par rapport à la famille, comme la famille dè Rohan, de Bouillon.

Par rapport à la Religion. La Religion Catholique & Romaine, la

f 1 **j Religion