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MS e t r. e t u. e t y.

Religion Protestante, ainsi sont cntt’eusc le Catholique, le Reformé,Je Luthérien.

6 T U.

ÉTUDE. Terme de Droit, comme quand on dit étude de Procu-reur , étude dt Notaire , un Juge ne doit point permettre qu’on yfall'c recherche des pièces servant à la conviction des parties. Cela aété jugé ainsi par un Arrêt de 1671. au Journal du Palais. @e motest plus séant que celui de boutique, qu’on donnoit à cette sale »chambre ou appartement où le Notaire travaille. On l’appelle aussiencore boutique en quelques Provinces éloignées. II y a aussi l’étudedu Maître & l’écutfc des Clercs. La fin des actes íe termine ainsi.ïait & passé dans les étstdes des Notaires. Les Écudians font fott pri-vilégiés dans les divers études qu’ils font en Fiance ; ces Écudians dansles Facultés font de trois fortes, Étudiant en Droit, en Médecine, enThéologie. Le Chancelier Bacon étoit un pauvre Étudiant à ce queMr. Bayle nous apprend, ce que Furetierc rapporte ainsi, le ChancelierBacon étoit li pauvre, qu’il demanda au Roi Jacques une pension, depeur, difoit-il, que ne vivant que pour étudier, je nc fois obligéd'étudier pour vivre 5 c’est ce qui est «rivé St arriyer* à bien des imi-tateurs du savant Bacon.

É T Y.

ÉTYMOLOGIE. Comme dans ce Supplément nous avons eubeaucoup de foin de marquer l’étymologíe des mots , Sc d ‘y inlift rmême beaucoup pouc expliquer d'autant plus facilement les tens d’unsi grand nombre de termes de Palais, de Commerce, d’Atchitccturc &Peinture, ícc. On a cru de faire ici quelques petites réflexions furles étymologies tn général; de rout cems on a été curieux de cettesorte d’érudiuon. Varron a écrit de fétymologic des mots Latins.Ménage des mots François & Italiens, ce qu’il appelle origines. HenriÉtienne, Tripot, Borel, IcP.Thomaffin, Poste!, Nicas , Gérard Voi-sins , Martinius » le P. l’Abbe ; mais on a ici comme dans les autresparties de l érudition perdu fort inutilement beaucoup dc rems à fairedes recherches inutiles, pour le soulagement de l’efprít & dc la mémoi-re qui est Punique but dc certe application ; les uns onr voulu rédui-re toutes les langues à une feule, le P. Thomissm a voulu réduire tou-tes langues, même la langue Chinoise a l'Hcbreu, & certainements’il y a de la pieté dans ce dessein, il y a bien dc l’imagination Sc deía fantaisie à vouloir nous établir un itinéraire exact & une route fixe,par laquelle il fait péìeriner ces mots de chez eux par telles & telleslangues intermèdes , juiqu’au rendez-vous commun ; savoir , à l’Hc-breu. C’est donner trop a son imagination de prétendre deviner com-ment les langues ont fait rous ces changement. On ne peut raison-nablement assurer qu’en général cette vérité , que la langue origina-le , dont l’Ancien Testament a été écrite, est la premiere langue ; maisde prétendre marquer comment la langue sainte a dégénéré en Hon-grois, Celtique. Chinois, Sc qnels sont Tes dégeés précis par leíquelscette langue est descendue, pour deviner, soit médwtcment, soit im-médiatement toutes les autres du tems présent, & quels sont les dé-rés Sc changemens de toute langue donnée pour la faire remonter àHébreu, c’est certainement une,pretension très-peu plausible; cetteanalyse Sc synthèse étymologique est un projet exorbitant & troppoulie. Cependant-Faitachement raisonnable à rechercher les étymo-logies n’est point un dellcin frivole, ni une entreprise sens utilité ,on pourra voir presque dans tous les mots de ce Supplément, quecette occupation Sc attention est fort avantageuse à la mémoire, &qu’elle achemine même l'esprit à l’intcliigence des idées des choses.Je dk achemine l’efptit à l'intclligence ; car Fétymologic ne dit pastout ce que dit une exacte définition logique ; mais l’éty urologiecommence, & la définition un peu appuyée fur l’étymoiogie finir, &porte une pleine îumicre dans l’cíprit. Tout ce que nous avons ditpresque dans tous les mots & termes qui composent les Articles dcce Supplément, sont toutes dans cet esprit. On fait peu d’cítime decette érudition, quand elle est vaine & inutile. Voici les sentimenstrès-taifonnablcs du Pefe Befnier fur les étymologies. Les Peuples quife font honneur de leur antiquité, ont cru qu’il n’y avoir pas de meil.leur titre que l'ancienneté de leur langue ; car l'étymoiogie qui vachercher dans les mots Sc dans les noms la raison véritable &: origi-naire des notions Sc des idées attachées à chaque mot Sc terme &à chaque expression, peut fournit une preuve d’antiquiré pat les vei-tsoes qui s’y conservent, & pat les indices qui subsistent encore dansl’usage présent. D’ailleuts, continue le même P. Befnier, les étymolo-gies font nécessaires pour bien entendre la langue; car pour expli-quer (dit-il ) les termes plus précisemenr, il faut retourner à la pre-mière imposition, afìn dc parler juste, & de bien entendre ce quel’on dit , on comprend mieux la force & la signification des motsquand on en fait î’origine. Quelques-uns ( continué notre Auteur )prétendent que cette science est arbitraire, & qu’elle se réduit à desconjectures Sc à des ressemblances a fiez incertaines , l’on fa .t de ícc n -cendre les mots d’où l’on veut; mais cette science est réelle & auflirégulière que les autres , Sc elle a ses principes & 1 a méthode. A lavérité il est difficile de retourner dans les siécles Gaulois, pour fcivreensuite comme à la piste les altérations imperceptibles, que notrelangue a lòuffiirtes de siecle en siecle : un habile Étymologiste a besoind’appeller à son secours toutes les lumières qui 1m peuvent servir deguides, pour conduire sûrement les mots qui sc sont déguisés furleur toute. Comme ces altérations sont quelquefois arrivées par ca-price ou par hazard, il est aiíc de prendre une conjecture bizarre ScImaginaire pour une analogie régulière, ainsi il faut moins s’étonnerde se préoccupation du monde contre une science qui n’a que desrégies qui paroiflent si chancellantes & si indéterminées ì on a beauprofiter ( dit le même ) des exemples qui sont hors de doute & dcíenriorcisej & où les changemens sont si sensibles qu’on les appsr-

E T Y- E V A.

çoif d’abord, l’on ne s’accpûtume point au concours de divers chan-ge m en s dans un même mot. Quoique chaque principe pris séparé-ment soit assez évident, il atriv.e pourtant souvent que tous ces prin-cipes étant, réunis', ils,'ôtent leur évidence l’un à l'autre, Sc l’on est toutprêt à nier ce que l’on avoir accordé sens peine & sens en craindrales conséquences; jusques ici je me fuis servi des paroles mêmes du P.Befnier, qui est l’Auteur le plus sensé Scie plus judicieux quej’ayelùfur cette matière. Lisez route la préface de la derniere édition des origi-nes de la Langue Françoise, Je fuis à peu près dans Je sentiment de cetAuteur, avec cette différence que 1. Je ne crois pas qu’il faille s oc-cuper dans cette longue généalogie des mors jusques a quelque lan-gue matrice, si étant parvenu à cette langue matrice par des nom- 'breux échellons, vous vous trouvés enfin arrivé à un mot qui vousest auffi peu connu que le premier, r. II ne faut pas non plus propo-ser des étymologies où il y ait un trop grand 'concours de régies Scdes licences de l’Art, il faut, 3, Que le mot original soit plus clairque le dérivé, car s’il n’a pas plus de clarté, c’est une étymologieinutile Sc pure perte de tems. J'aimerois mieux employer une allu-sion d’un son à u» son, qui favoriscroit la mémoire, qu’uncétymo-logie véritable Sc régulière, qui ne me sert point a appuyer une dé-finition ou description de l’idce & de se chose dont est question. 4,Enfin j’avouë que le P. Befnier a plus grande idée de l’Art des éty-mologies que jcn’en ai, & que je ne puis tomber d'accordque ce soitune science auffi exacte que les autres, ce que je prouve allez aiíé-njenc, en faisent remarquer que le grand fondement dc cet Art ouscience, pour expliquer le changement des lettres entr’elies, est fon-dée fur l’sffinité des mêmes lettres , suivant laquelle on énonce cettçrégie. Les lettres d un même organe ft changent facilement l'une daml'autre -, or s’il y a dans les labiales b. p. f v. m. une égale libelléde changer chacune de ces lettres, l'une en chacune des autres, qu'ijvous plaira , puisque ces cinq lettres font des lettres de Forgane deslèvres. Quelle régie fuivrez-vous pour vous déterminer dans l'éty-moiogie d'un mot, quelque choix que vous faisiez ce sera un choixarbitraire , & rien ne vous pourra vous fixer que la réflexion quevous fêtés qu'un des cinq changemens favorisera plus votre dclseiningénieux, que les autres quatre changemens que vous pourné> fai-re cn vertu du principe, les lettres d’un même organe se changentfacilement. J’ai voulu m’arrêter un peu fut cet Arucle, parce qu'ilest la clef de plus de trois mille mots , ou pour le moins de tousles mots expliqués Sc étymologifcs dans ce Supplément. II est vraiqu’on auroic pu faire mention dc cet Article dans une partie de kpréface ; mais pont nc pas faire des rédices, on 1e contentera dansla préface de renvoyer à cet Article, qui est une des clefs néaflai-res pour Imtelligence de ce qu’on dit touchant i'oiigine de chaquemot.

É V A.

*• ÉVALUATION, c’est un acte du jugeaient, qui désigne ledégré plus ou moins grand d’utilité, de nécessite, de rarete Si dessine.Scie rapporte à quelque dégré de certaine mesure dont on a convenu,ou plûtor que se Prince a établi, &àJaqucllciI veut que tout cequj estutile. sor tout dans la vie civile, soit comparé Sc par là juge & estimé ;cette premiere mesure à présent Sc méme depuis long-rems, c’est l’afgent monnoyé, auquel le Prince a donné la propriété de mefurci l'csti-me de tous les biens sensibles naturels & artificiels, donr on use dansIi Police Sc Socicté œconomique Sc civile , & à laquelle monnoyecomme premiere mesure, il a auffi attribué cette force politique de pou-voir être commuée avec routes lottes de biens sensibles , sens quepersonne puisse refuser cette commutation, & cette commutation mê-me devient agréable > par la réciproque commodité à ceux qui ontreçu cet argent monnoyé, d’cn faite des commutations avec tous sesbiens civils, qui pourroíent aujourd’hui ou dans l’avenir lui manquer.Voyez M o n n o y s, qni est le premier principe Sc mesure de toute éva-luation politique, je vcjjx dire de police, st y a une autre évaluationqui est dans le troc ou échange, qui est volontaire, Sc exclut !a mon-noyé dans les cas particuliers où les Commeiçans sont d’accord dcn’cn point faire mention, pour leur présence commodité, qui se trou-ve alors plus dans le troc, & dévaluation qui lui est propte, que dansl’achat Sc vente, & dans dévaluation qui lui convient. Leite éva-luation n’est pas facile à trouver, parce que l'on n’a point de mesureexterne, sensible, déterminées par des dégrés fixes, & sorte pour déci-der sous l’autôrité & puissance du Magistrat. 11 fuit pourtant trou vêtcette régie d'évaluation > & elle se trouve à la faveur d’unc espcce dedilsertatìon réciproque, où deux Commerçans s’imposent desrcgles ar-bitraires , sc refusent réciproquement, s’éloignent, sc rapprochent jus*ues à ce qu’ils conviennent de l’utilité respective & personnelle deseux choses qu’on veut troquer & échanger, & cettç convenance dsjugemens s’appelle évaluation finale & completre. Voilà Fclìcnce dedévaluation, c’est le même que l’appréciation, estimation. II est bon demarquer ici l'ulàge qu’on fait de ce mot en parlant. On nomme desExperts pour faire l’évaluation des héritages. On fait à la Monnoyel’évaluation des cspeces à proportion dc leurs poids & de leur titre.Quand les associés sc séparent, ils font faire par des arbitres l’évaluationde leurs marchandises. Évaluation sc dit aussi en Arithmétique de !aréduction d’une fraction à fa véritable valeur, comme en livres , soisSc deniers s’il s’agit d argent, Sc en pieds, pouces Sc lignes si c’estd’une mesure, pat exemple, l’évaluation de trois quarts d’écu à soixantefols l’ccu est quarante cinq fols , ou deux livres cinq fols > Sc leva.luation dc deux tiers de torse est quatre pieds ; l’étymoiogie de ce motest aisée, c’est Faction du verbe évaluer , réduire une choie utile à fajuste valeur; je dis une chose utile, car la volent d’une chose Sc com-me son mérite, c’est le dégré d’utilité, par rapport fur tout aux com-modités de la vie sensible.

ÉVANGÉLISTE, Tétras de Pratique, sont ceux dsMeffiçuts