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que par la cessation du travail ; ainsi il y avoir des jours de ìrrie, quin’étoient pourtant pas des jours de Fêtes. On appel loir fériés latines,des fctes qui fe célébroient fur le Mont Albe , en mémoire du Traitéde Paix fait par Tarquin le Suprebe entre les Romains & les Peuplesdu Latium, qui montoient à plus de cinquante peuples.
Dans le langage Écclésiastique, on nomme les jours de la semainequi suivent le Dimanche du nom de Fériés. Ainsi le lundi est la se-conde ferle> le mardi la troisième. On ne dit point la premiere ft.rie, ni la septième ; mais au lieu de cela on sc sert des mots ordinairesde Dimanches dies Domintca, Sc le Samedi que les uns prétendent ve-nir de Satureras Sc les autres du mot Hébreu Zabath. Enforte que cen’est point dies Saturni, mais dies Sabbathi. Le pour de dimanche estdit dies dominica, á caillé que ee fut au jour nommé du Soleil que leSauveur du Monde rcsiuseita; les autres jours dans le langage ordi-naire font désignés par les noms des planètes , qu’on regardoit chezles Gentils comme des Divinités. Dies luna lundi > dies marks matdi ;dies meraerii mercredi; dies jouis jeudi ; dies •veneris vendredi ; diesfaurni samedi, &c. Mais dans le langage d’Églife on se sert du nomde Ferie, que les Étymologistes font venir d cferiari , pat abus , carau contraire feriari vient de séria, ce met donc de séria viendra deferire par anrhiphrasc à non feriendo , parce que les fériés ont tou-jours designé le repos & la ceílhtion du travail, fur tout à l’égarddesperlonnes Ecclésiastiques, dont les mains sont uniquement occupéesa être élevées avec leur cœur vers le ciel, pour attirer par leurs fer-ventes prières toute forte de bénédiction fur les personnes & travauxdes autres hommes, principalement occupés de la vie active & la-borieuse; en quoi on peut dire des Éccléhastiques , qu’ils ont obtenula meilleure part en possédant ce sacré loisir, dans lequel ils ne va-rient avec Marie qu’a la contemplation des choses célestes , l’étudce la Théologie & de la Religion, pour par la se rendre plus & pluscapables d’instruire les peuples, Sc leur administrer la nourriture del’ame , & les guider dans 1e chemin du iklut.
FER MAILLE. Terme de Pratique. II en est fait mention dansIArt, roi. de la Coutume de Paris. C’est un treillis dont les trousne peuvent être que de quatre pouces en tout sens. On appelle dansla méme Coutume verre dormant, le verre qui est attaché Sc scelléen plâtre qu’on ne peut ouvrir.
F E P, M E. Terme de Pratique. C’est un bail à loger , contenantune simple convention de jouir de quelque chose , moiennant un cer-tain prix donné par le preneur au bailleur. Voyez, Bail&Bail-ieus, Les principales conditions de ce bail sont, que le bailleur estobligé de faire jouir le preneur pendant k teins de la firme , Sc quele fermier doit l’exploiter ou exercer en bon pere dc famille , noncomme un ennemi caché & étranger qui prendroit plaisir à détournerle fonds de la ferme. Si le Maître vend fa terre il est tenu des dom-mages & intérêts envers son fermier, attendu qu’il n’a dû vendre faterre qu’à la charge du bail, car fans cette clatisc l’acheteutn’est pointobligé de l’entretenir; savoir de conserver ledit fermier ; à moins quecelui qui a loué son bien ne l’aie spécialement affecté & hypothéqué,pour la sûreté du contrat de vente, auquel cas l’acheteut seroit obligéde souffrir la charge qui auroit été ainsi imposée sur les hériragesavant qu’d en ait été possesseur : voilà ce qui regarde la personne dubailleur à ferme. Voici ce qui regarde le devoir du fermier ; s’il nepaie '. prix convenu ou qu’il endommage les terres, le Maître peutdemander la résolution du bail, le faire condamner aux dommages& intérêts, & à paier ce qui est échu; mais ce n’est que lors que lamalveifation est évidente & qu’elle procedc du dol, de la fraude oud’une extrême négligence. C’est pour cela qu’on ne peut l'expulserqu’en connoiilknce dc causc & en conséquence d un jugement quil’ordenne ; encore faut-il que la détérioration regarde 1e fonds deI héritage, car comme il est vrai pofleíleur & maure des fruits,il enpeut dilposer comme bon lui scmble, méme après l’expii ation du bail,une simple sommation ne suffit pas pour être en droit d’uscr contrelui des voies de fait, en le faisant sortir de la ferme, car quoique leMaître soit toûjouLS demeuré possesseur , il suffit qu’il n’est plus pof-scíìeur dc fait. II .suffit qu’il ne soit plus en possession actuelle pourêtre obligé de sc pourvoir en Justice asin dc ['obtenir, caronpréíumcdans le Droit que celui qui pollède par quelque raison soit vraie oudisputable, & c'est dequoi la partie adverse n’a pas droit dc décider,encoie moinsd’exécuter fa propre décision Sc ion piopre ícjirivé juge-ment; les contestations entre deux citoyens soumis aux mémes Loix& Magistrats, nc doivent point sc décider par un jugement & pat uneforce majeure particulière; mais par le jugement, la force Sdautôii-té publique ; quelqu'un dira en vain que 1e contrat de ferme est fininotoirement & manifestement, & que chacun en peut être convain-cu, car il faut que ceux à qui il appartient de juger & faire exécuterleurs jugemens soient informés de cette notoriété, autrement selon lesentiment d’Hobbcs, homme profond dans les véritables fondemensdu Droit Civil Sc du Droit Naturel, on passe du Droit Civil au DroitNaturel, où tout se décide par la force majeure, ce qui seroit com-mencer à faire des actions capables dc ruiner la paix & la tranquillitéprivée & publique , & ramener les choses à la premiere grossièreté Scconfusion des Pais sauvages impolicés; ce qui est bien remarquable,c’est que si depuis le bail expiré le fermier est demeuré dans lat.rrefans aucure nouvelle convention, il est sensé cortinué pour un an auxmémes clauses Sc conditions, & c’est ce qu’on appelle tacite réconduc-tion, si ce n’est que la contrainte par corps, à laquelle le fermier scdroit soumis par écrr , ne pouuoit être íousentenduë par íonsikneeà cause qu’on ne présume pas qu’un homme ait voulu une secondefois engager fa liberté. Le Propriétaire a constainent & incontestable-ment hypothèque fur les biens du fermier du jour du bail & privilè-ge fut les fruits: fur quoi on forme une question : si un particuli.r ex-ploite deux fermes appartenantes à differens propriétaires , & qu’ilait fait serrer les fruits confusément dans une méme grange , on de-mande fi celui à qui appartient cette grange doit être préféré à l’autre ;
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tous ros Docteurs répondent : qu’ils doivent être chacun païéj fur íçschoses vendues à proportion du prix de leurs baux, & qu’il ne doity avoir de préférence que pour les loyers de k giange.
On propose un autre cas & régie, qu’il n’est pas moins utile à unhomme qui a des biens en Ville & à la campagne, de savoir, aussibien que ce qui a été dit jusques ici, c’est que suppose que le fermiersatisfasse à toutes les clauses du bail, le propriétaire n’est pas redeva-ble à demander qa’ií lui soit permis d’occuper en personne les mai-sons dépendantes de la ferme, non plus que dc faire valoir k terrepar ses mains, encore que ce privilège soit accordé à ceux qui ontdes maisons dans les Vides. La raison de la difference est que le revenudes terres n’est pas certain, comme les loyers des maisons, & que lesbâcim ns donnés au fermier font destinés pour conserver les fruits;ainsi k disposition dc la Loix ode au Code de Locat ne s’entend quedes édifices de Ville & non pas de ceux de la Campagne. Le fermiern’est redevable à demander diminution du prix de k ferme, quelorsque la perte arrivée par le cas fortuit est trcs-considérable. Siflusquam tolerabile efi Ufi fuerunt frucius .- aïiequtn modicum dan,mantmo anime ferre debet Colonus , cui immodtcum lucrum non aufertur L »fi merces Jf. locati do conducti. La raison proposée au Code est trés-juste; car comme on ne damande pas au fermier, qu’il rende une par-tie des grands profits qu’il peut faire quelquefois, le fermier n’a pasnon plus le droit de demander au bailleur , qu’il fournisse en partiepour dédommager le fermier dans les pertes qu’il a soussertes.
FERME en Architecture. Assemblage de Charpente faite au moinsde deux forces d’un entrait Sc d’un poinçon, pour aider à porter uncomble. La demi-ferme sert pour en porter les croupées ; on appelletnaîtrejfes fermes celles qui portent fur les poutres > & fermes de rcm-plage celles qui sent eíjpacées entre les maîtresses fermes & portentquelquefois iur des vuides. Cet assemblage s’appclle ferme . parcequ’il affermit & tient ferme k couverture ou comble d’un bâtiment.
Ferme d’assemblage, est celle dont les pieces sont faites de bois dcmême grosseur.
Ferme ronde. Assemblage de pieces de bois cintrées pour couvritpar une avance le pignon d’un mur de face ou d’un pan de bois ; onnomme aussi fermes rendes celles d’un dôme & d’un comble cintré.
Fermette, petite ferme d’un faux comble ou d’une lucarne.
FERMER en Architecture. Terme qui dans l’art de bâtir a plu-sieurs significations; fermer un arc , une plante-bande , uiy voûte.Sec. C’est y mettre la clef pour achever de la bander ; k clef c’estdans une voûte k pierre du centre de la voûte, contre la solidité delaquelle toutes les parties pesantes & graves de la voûte suspenduefont effort tout au tour , Sc font suspendues dans leur pesanteur parrempêchement que k clef ou pierre centrale opposée a k chute detoutes ces pierres suspendues, en vertu dc k taille géométrique deces pierre;, Sc l’appui commun qui est lui-même suspendu par la com.pression des parties latérales, comme par tout autant d’arcs boutans,soutenus par plusieurs contreforts extérieurs, qui environnent les de-hors dc cette structure merveilleuse, qui est d'autant plus affermiequ’elíe supporte fur fa surface convexe de plus grands poids ; on pour.roit prononcer fur cela quelques paradoxes au sujet de cette voûtefermée avec fa clef, que l’on trouve ici vrai dc dire que tant plu*une chose est pesante, tant plus est-elle éloignée de la chiite , effetpourtant naturel de k pesanteur des corps. L’autre paradoxe est quece qui est le soutien d’un corps pesant, est soutenu par 1e même corpspesant qu’il soutient, á la vûë Sc considération des patries de la voûtefermée dont nous parlons ; ces paradoxes font des vérités claires Scmanifestes ; voici dkutres applications & usages du mot fermer enArchitecture, Fermer une assise, c’est achever de la remplir par unclaufoir. Fermer une poire ou une fenêtre en plein cintre, en pktte-bandc, &c. C’est fur ses pieds droits faire une arcade ou linteau droit.Fermer une haie, c'est la muret pleine ou à demi cpaiiícur , & en-fin fermer un a:relier c’est en faire cesser l’ouvrage , ou á cause del’hiver ou pour quelque autre raison ; de fermer vient fermeture , quis’entend de la maniéré dont k baie d’une porte ou d’une croisée estfermée fur ses pieds droits ou quartémens, par des linteaux droitsou cintres ou bombés. On appelle aussi fermeture de cheminée, unedale de pierre percée d’un trou quatre-long, qui sert pour fermer Sccouronner le haut d’une souche de cheminée de pierre ou de brique.On dit en menuiserie fermeture. C’est l’aísemblage du dormant duchâssis des guichets ou ventaux d’une porte ou d’une croisée de me-nuiserie, c’est aussi l’assembkge des feuillets arases ou avec moulu-res dc la fermeture d’une boutique. Dans les façons de .parler suivan-tes le mot fermer y est dit des bâti mens , portes , temples , théâ-*tres, palais , classes & écoles ; mais fa signification y est non propremais figurée ; ainsi en Jurisprudence on dit fermer le Palais, pour direcellér les plaidoiries; dans le Commerce on dit fermer fa boutique ,quand un Marchand quitte le trafic ou qu’il a fait ou fait banquerou-te ; dans le méme sens on dit dans l’Academie , Sc l’Écôlc , fermerses dalles, pour dire, ceíser les études, soit en teins de vacations,soit en tems de peste. On dit aussi fermer les théâtres ; pour dire, ces-ser dc jouer Sc représenter pour quelque-tems, par des raisons de piétéou de police & politique: Sc on dit fermer les attelierspourdiic fairedeffense de bâtir. Par là on peut voir comment k connoiilknce dela lignification propre des termes des Arts & Métiers est nécessaire ,pour avoir une plus ample occasion de fournir de la matière Sc desornemens à l’éloqucnce. J’ai fait prendre garde ailleurs que l’inltinctou génie des artisans les plus grossiers, Jardiniers, Bralïeurs, Teintu-riers, Cordonniers, Tailleurs, a préparé les voies aux plus habilesPhilìciens & Philosophes pour découvrir à 1a piste des Jardiniers les se-crets dé la végétation des plantes , sous le guide des Brasseurs les se-crets de la fermentation, des Teinturiers k nature des couleurs & lesdivers effets du mélange des corps Sc des liqueurs, Sc les essais desMaçons ont donné occasion aux Architectes íavans dans la Géomé-trie, à perfectionner 1a coupe des pierres Sc d’amres matières. Ces