FIE.
dite Altesse, promis & promet tant pour lui que pour ses Successeurs& aianc. cauíe, d’entrctcnir & accomplir tout le contenu en icelleprésentés selon leur forme & teneur, obligeant & renonçant ; & fait& passé , &c.
Nota, que tel fief ne peut appartenir par préciput à l’ainé , com-me feroit un ancien fief par la Coutume ; mais si l’ainé le veut avoiril lui demeurera, en paiant pour cette fois à ses puifnés leur partégalement de la valeur d’icelui, suivant la prisée qui en sera' faitedu total > parce que telles érections nouvelles n’étant qu’un désir duPere, ne peut faire tort aux puifnés, qui fans icelles auroient par-tagé l'héritage également ; mais ensuite ce fief pastant de la maindudit aine en d autres mains , l’ainé venu de lui ou d’autres sessuccesseurs aura & lui appartiendra ledit fief entierement, suivant la-dite Coutume, à raison de ce que par tel changement de main un telfief est devenu ancien.
Quand la foi & hommage est faite, il fáut bailler aveu & dénom-brement. Voyez P o i.
FIEL, Voyez, cet Article dans le Dictionnaire (Economique , & jajoutez ce qui fuit.
Préparation du fiel de bœuf,
[ Mettez dans une bouteille de verre, sel de verre , & borax > dechacun trois dragmes ; sucre candi, une once ; alun de roche unedemi once; versez par deflus environ une pinte de fiel de bœuf distil-lé dans une cucurbite de verre, ou de grais au feu de fable. Ensuitebouchez bien la bouteille, Sc l’exposcz pendant quinze jours au So-leil ou dans du fumier, aiant foin de Fagiter de tems en rems; aprésquoi vous filtrez la liqueur, & la conservez dans une bouteille bienbouchée.
Le fiel de bœuf ainsi préparé est détersif, & propre à nettoïer lapeau > les Dames s’en fervent pour fe décrrilèr le visage.
On tire fort souvent du fiel de bœuf j une espece de pierte , mol-lalle, écaillée Sc de la couleur d'un jaune d’œuf, de laquelle on sesert pour peindre en miniature, & qui produit la même couleur quela gomme gutte. Ccst une espece de bezoard > qui feroit peut êtreaussi utile dans la Médecine que ceux qui nous font apportés des In-des > & des autres Pais étrangers.
FIÈVRE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique,& y ajoutez ce qui fuit.
Cataplâme pour appaiser la fievre chaude f? frénétique.
Pilez dans un mortier de marbre ou de pierre d-ux poignées de sau-ge verte & fraîche. & trois poignées de feuilles de ces volicrs jaunesqui croislcnt fur les murailles ; d’une aurre parr, faites rôtir environune demi livre de pain de seigle coupé pa'r tranches, mettez-le ensuitedans un plat, &"faitcs le tremper dans le meilleur vinaigre, où vousaurez jettez une poignée de gros sel. Une heure après > battez le toutensemble dans le mortier, jufqu’à ce que le mélange soit fait avec lesherbes; ensuite vous en ferez cinq cataplâmes; dont vous appliquerezun fur le front & tour au tour de la tête, deux fur les bras tout joi-gnant la main, & les deux autres fur la plante des pieds du malade.Vous les renouvellerez de six heures, en six heures, en cas que lafie-vre ne s’appaife pas d’abord, ce qui nc feroit pas ordinaire.
Remede pour la fievre ,
Autre. Réduisez en pouc re huit onces de sucre, & une once de cris-tal minéral; mélez-cn une ou deux onces dans la boifion du malade,á chaque fois; & si la soif est ardente, ajoûtez-y un peu a esprit dev.triol.
Remede expérimenté pour la fievre continué.
Faites avaler au malade dans le frisson deux jaunes d’œufs cíuds,frais pondus du jour, délayés dans trois cuillerées de cette crcme quireste après qu’on a fait le beurre. Un quart d’heure après la pille.donnez lui une chopine de lait doux Sc fiais qui n’ait point bouilli, Scfaites lui réitérer te remede, de la même manier e, trois jours de fuite.
Four la soif ardente qui arrive au commencement , A dans le froidaccès de fievre, Remede expérimenté.
Mêlez dans un verre d’eau fraîche quatre ou cinq goûtes d’efprirde souphre, versez la liqueur trois ou quarte fois d’un verre dans unautre, a fin de l'agiter, Sc donncz-la au malade, le tenant dans le litbien couvert.
Remede pour les fievres tierces , doubles tierces , & quotidiennes.
Pilez dans un mortier une bonne poignée de feuilles de sureau ju-melle , cueillies le matin du jour de la fievre, avant le lever du so-leil. Il ne faut pas prendre de celles qui sc tiennent trois à trois, ma sde celles qui ne font attachées ensemble que deux à deux. Après lesavoir un peu pilées, ajoûtez une poignée de fuye de cheminée , &autant de gl'os sel, avec un filet de vrnaigte; pilez bien le tout ensem-ble, & mettez-le enfuîte sur une compreliè, que vous appliquerez aupoignet du bras gauche ; & vous l’y laisserez pendant vingt quatreheures. II faudra réitérer le même remede en cas de besoin.
Remede pour la fievre quarte.
Autre bien éprouvé.
Faites prendre au malade dans un demi verre de décoction d’ozerleun peu avant Faccès de la fievre , vinge-quatre grains de crème detartre pulveriíée, autant de graine d’orties auílì pulvérisée, & autantdc sel d’absinthe.
Autre pour les personnes robustes.
II fait leur appliquer un harang salé, la tête en bas, surl’épinedu
FIE. F I G.
dos, Sc l’y retenir par le moïen d’uhe serviette. Ce remede augmen-te extrêmement la fievre pour cette fois lá, mais la sueur abondantequ’il exice, dissipe infailliblement Fhumcur qui la cause, & la fievrene revient plus.
Autre éprouvé.
II fàut piler de la racine de fynoglosse, ou dent de chien. & Fap-pliquer en cataplâme immédiatement au dessous de la mammelle gau-che, aux premieres approches de la fievre , & mettre^le malade iulit. La sueur abondante purifiera le sang, & emportera la fievre.
Autre qui est un peu violent , endts infaillible.
Cassez trois œufs frais pondus du jour, djns une chopine de vinblanc, battez bien le tout ensemble pendant un quart d’heurc > puis yajoutant pour un fou ou deux de fassran pilé, battez le touteníemblependant un autre quart d’heure. Conservez ce mélange dans une pbio-le bien bouchée, la dose est d'un verre. On fait prendre ce remedele jour de Fintervalle, & non pas le jour de la fievre.
Autre. Faites prendre un petit verre de suc cru de chicorée sauvageaux approches de Faccès, & réitérez deux ou trois fois. Le jus decerfeuil pris de la même maniéré dans une moindre dose, elt auílì unexcellent remede.
Autre remede infaillible , propre après Us remedet généraux,ér aux personnes grasses.
Mettez infuser dans un pot de vin blanc, pendantvingt-quatreheu-res, fenouil, absinthe, armoise, romarin, chelidoine , & sauge , dechacune une poignée. Distillez ensuite dans ^alambic de verre. Pre-nez trois ou quatre onces de cette eau; puis promenez vous !e plusque vous pourrez. Ce remede vous fera vomir fans douleur, & em-portera la fievre dès la premiere fois. Si par hazard cela n’atrivokpas, il faudroit le réitérer. Voyez Qu i N QJJ i n A.
Remede pour toutes sortes des fievret.
Autre. Prenez un gros oignon blanc, Sc après Favoir cerné par lehaut, vous mettrez au fond de bon orviétan , ou de bonne théria-que, de la grosleur d'une petite noix; puis aïanc remis le cerne , Scenveloppé Foignon dans un gros papier gris, on le fera cuire sous k-scendres chaudes. L’oignon étant cuit , vous l’ouvrirez , & y coule-rez deux ou trois dragmes de jus de limon, Sc un petit verre de vinblanc , ensuite vous l’ccraserez & passerez la liqueur par un linge biennet, avec forte expression. Lorsque le malade prend ce remede, ildoit se tenir au lit, bien couvert, fans prendre l’air, afin de faciliterla sueur; & après avoir changé de linge, il doit prendre un bouillonavec un peu d’herbes, & de muscade. II pourroît même prendre unsemblable bouillon, une heure après le remede.
Autre. Faires tremper le soir , environ la grosseur d’une noisetted’alun de glace crû, dans l’eau fraîche, laquelle doit surnager de troisdoigts, Sc faites prendre Finfuíìon au malade le matin à jeun, si c’cstpour mal de ventre, ou d’estomac ; mais si c’est pour la fievre , don-nez la lui dans le tems que la fievre a coutume de le prendre.
Autre. Faites infuser un gros & demi de couperose verte dansquatre pintes d’eau ; puis aiant bien bouché la cruche , gardez cetteeau pour le besoin. On peut s’en servir quatre heures après , & laconserver pendant dix ans fans qu’elle fe corrompe. La dose est dehuit gros qu’on doit prendre à jeun, & deux heures après le repas, &ne rien prendre que deux heures après. On en prend de deux jouisFun, par. trois fois. Si la fievre ne quitte pas il faut recommencer.
Pour les fievres pefiìlUnitelks.
Pilez une livre de petite oseille, environ f espace d’une demi heu-re; ensuite mélez-y trois livres de sucre fin en poudre subtile, ajoû-tez-y en.ore quatre onces de thériaque, ou d’orvietan. Le touc étantbien incorporé ensemble, vous le garderez dans un pot de fayance,pour vous en servir dans le besoin. La dose est de la grosseur d’unenoix, qu’on fait prendre au malade le matin à jeun dans un bouil-lon , ou en pillules. II faut que le malade sc tienne au lit , biencouvert.
Autre. Amassez au plus fort de l’Été , les plus gros crapaux quevous pourrez trouver; Sc les aiant luípendus par les pattesdtderrièrela tête cn bas, près d’un petit feu, mettez par dessous une terrine en-duite d’une couche de cire en dedans , pour recevoir la bave qn’ilsvomiront; quand ijs feront morts, il faut les prendre avec toute l’or-dure qu’íls ont jette, & ses faire sécher au four, juíqu a ce qu’ilspuissent être réduits en poudre. On incorpore cette poudre avec I*cire, Sc l’on en forme d’clpeces de petites médailles planes , qu’onapplique fur le cœur enveloppés dans un petit sachet ; & pendantl’apphcat.on, on donne au malade deux ou trois dragmes de théria-que dans de bon vin d’Elpagne, ou autre vin blanc, le meilleurqu’onpeut trouver.
Autre. Réduisez en poudre une demi once de cristal minerai, Scune demi dragme de camphre. Les aiant bien mêlées, partagez cet-te poudre en quatre parties, & faites les piendre de trois heures entrois heures. Voyez Pistí.
F I G.
FIGUIER. Voyez cet Atticle dans le Dictionnaire (Economique,
& y ajoûtez ce qui fuit.
Pour avoir des figues précoces délicieuses.
Piquez légèrement avec un canif, demi pied au dessous du fruit,les branches qui en feront le plus chargées ; & dont les fruits ferontles plus avancés, & les plus sains. Attachez au bas de l’endtoit piqué uncornet de parchemin, d’environ quatre doigts, & Faïant rempli dafiente de pigeon » détrempée avec de Finale d olive , vous le couvri-rez.