F 1 G. FIL:
rez d’un linge» que tous attacherez avec de !’ozier,ou de la fiscelle.Vous mettrez aussi une goûte d’huile sur chaque figue, Si vous con-tûiueteB ainsi tous les quatre ou cinq jours.
ïroprittez des figues & leur bon usage.
On employé les figues dans les tisannes pectorales , arec les juju-bes , sebeltes, &c. On en mec cinq ou six fur chaque pince «seau.On s‘en sert aussi dans les fluxions fur la gorge & fur la luette. engargarisme, bouillies dans du lait. Elles font propres a adoucir latoux & les rhumes opiniâtres. On en fait un sirop fort propre con-tre les maladies du poumon. La décoction des figues & des raisinssecs, soulage dans la petite vcrole & la rougeole » ceux qui ont malà la gorge. On fait un onguent excellent pour les engelures, avec lapoudre de figues rôties , mêlée dans le miel. On applique les figueslur les hémorroïdes pour en appaiser la douleur Sc l’inflammation.
FIGURE. Image, représentation de quelque chose. Pour fairedes figures , ou des vases d'écaillfS d'œufs, il faut faire calciner lesécailles, est les mettant pendant deux jours au four où I on cuit lespots ou la brique ; puis les ayant réduites en poudre, on en faitune efpccc de pâte àvec la gomme Arabique & le blanc d’œuf, &Ton forme de cette pâte des figures, & des vases qu’on fait sécherau soleil.
Figures, pour les enrichir , pour les éclaircir. Voyez Or. Es-ïampis. Peinture.]
FIGURE. Terme de Pratique. On dit figure des lieux. C’estla description qui s’en fait par u» Peintre où par un Sculpteur. II y aune contestation pour raison de certaines limites. Le Juge fur les écri-tures des parties, ne trouve'pas alíez d’édairciíscment ; il ordonnepar un jugement interlocutoire, que la visite en fera faite par des Ex-perts & la description figurée, pour le touc fait & rapporté ctre or-donné ce que de raison ; ou bien si le différend est sur une maison,que la représentation en sera faite en relief ou en bosse, par un Sculp-teur, un Architecte ou un Charpentier. Voyez Imbtrt en sa pratique ,livre i. chap , jr.
FIGURE. Se dit des représentations qui se font par des corps so-lides , & non par des simples traits ; ainsi dans un Jardin ou Palais onappelle figures des Statues de bronze, de marbre, de stuc, de plâtre ; maiscn ce sens il se dit plus souvent des personnes que des autres choses ;on dit cependant une figure cquestre d’un homme représenté fur uncheval. C’est un péché capital contre la Loi Mahométane de íaiedesfigures, oy voit pourtant encore dans le Temple de Sainte Sophie quel-ques figurés en Mosaïque, qui représentent Jesus-Cbrist, Jean-Baptis-te , & autres avec plusieurs croix & fleurs diversement enlacées.
FIGURE en Sculpture, c’est la représentation du corps humain, &le principal ornement de l’Architecture. On nomme plutôt figuresque statues celles qui sont ou assises , comme celles des Papes, ou àenoux, comme celle des tombeaux, ou enfin couchées comme lescuves ou Dieux des fleuves Sc des rivières. Figure de plan, c'cst uncontour circulaire, ovale ou à pans, dont plusieurs réciproquementtracés augmentent la variété d’un plan. Ce moe se prend aussi entér-iné de Jurisprudence pour un dessein, c’est pourquoi on, dit que lesprocès se jugent furies figures des bâtimens, drelícspar les Architec-tes, & des héritages levés par les. Arpenteurs.
FIGURE ou Es «fuisse. C’est le trait qu’on fait de la formed’un bâtiment, pour en lever les mesures ; ainsi faire la figure d’unplan, oud’unc élévation, ou d’un profil, c’est les dessiner á vûë, pour«fuite le mettre au net.
F I L.
[FIL. Ce mot s’cntend ordinairement du fi! qui est fait avec de lafilasse de lin, ou de chanvre > Sc qui serf á coudre Sc à fabriquer di-vers ouvrages de lingerie. On Fait aussi du fil d’autres matières, tel-les que sont la soie la laine, le cotton, les orties, la houatte , uneforte de soie d’Orient qui vient dans des gousses , l’écorcede certainsarbres; enfin le poil de quelques animaux, entr’autres des chameaux ,des chèvres, des moutons de Moscovie > des castors , & de certainsbœufí de Louisiane, dont le poil est si beau, si fin & si long , quela soie mime n’est gueres plus belle.
F n de Fer. II y en a de plusieurs grosseurs , en diminuant tou-jours depuis environ dix lignes > jusques aux moindres échantillons.Le plus fin s’appelle manicordion, de même que le fil fin dc lécon ;on se sert de l’un Sc de l’autre pour faire des clavessins , psaltcrions,& autres semblables instrumens de musique.
Fil. Pour le blanchir. Voyez Blanchi*.]
FIL en maçonnerie & ménuiscrie. i. Dans la maçonnerie, c’est»ne veine qui coupe une pierre ou un marbre, i. C'cst dans le bois lesens du bois considéré par la longueur de fa tige , c’est pourquoi onappelle bois de fil, celui qui est employé plus long que large.
FIL de pieux. C’est un rang de pieux équarris & plantés ail bordd’une rivière ou d’un étang , pour retenir les berges , & conserver leschaussées Sc turcies d’un grand chemin. Ce fil de pieux est ordinaire-ment couronné d’un chapeau arrêté à tenons & mortaises, ou atta-ché avec des chevilles dc fer.
Filandres. Voyez Oiseau de proye.
FI LARD EUX en maçonnerie, sc dit du marbre Sc de la'pierrequi ont des fils qui les font déliter. Ainsi le sanguedoc ou marbre ,la sainte baume autre marbre, sont des marbresfiíardeux ; & la lam-bourde , le souchet sont des pierres filardeuscs, à cause des fils qui s’yrencontrent.
FILET. Toute petite moulure quarrée, qui accompagne ou cou-ronne une plus grande. Filet de couverture, petit solin de plâtre auhaut d’un appentis, pour cn retenir les dernieres tuiles ou ardoises ,qui est compté pour un pied courant fur fa hauteur. Filet d’or, c'cst«n peinture Si doriuc un petit régler fait d ot cn feuille fur certaines
F I L.
moulurei ou aux bords des panneaux de ménuiscrie, quand ils sontpeints de blanc pour les enrichir.
FILETS de mur. Terme d’Acchitecture, sont des rebords qui sefont en haut d’un mur mitoyen dc pierre ou de plâtre des deux cô-tés, pour marquer que le mur appartient a l’un Sc a l’autre des voi-sins chacun par moitié > fi les filets ne sont que d’un côté , ils dési-gnent que le mur appartient pour te tour a celui du côté duquel ilssont faits.
FILIATION. Terme dc Droit. II n'est point permis dc laprouver par témoins ; pendant le différend dc la filiation on doit ad-juger par provision des alimens aux enfins du pere marié Sc décédé.La filiation est la descendance du fils ou de la fille > á l'égard dupere Sc de les ayculs. Dans la question dc l’état d’une peisonne,il fuit prouver fa filiation par actes autentiques , c’est-a dire , qu'ilfuie par ces actes faire voir la vérité & réalité d'un tel évene-ment ; (avoir , qu un tel est né d’un tel > qu’il n’y a eu aucune dis-pute fur cela , 3 c qu il a toujours été ainsi reconnu dans rouieprocédure civile, & que personne n’a laide des preuves légitimesdu contraire. La capacité de succéder à la Couronne ne se peu ac-quérir que par une histrion légitime, ce qu’on n'est pas si bien estétat de montrer, quand on néglige ou on a négligé a la naissantedes Princes d’y appcller les personnes désignées pat la Constitution& la Loi d'un Pays, Sc rendu cette naislance si importante , ornée& accompagnée de route la certitude Sc de tout le cérémonial quiy convient. Ces hautes naissances sont fatales, Sc de leur état cons-tant dépend de terribles brouilleries dans les États , quand il fautmontrer fa noblesse de plusieurs races' ; pour cire reçu dans un cer-tain corps honorable Sc distingué , c’cst alors qu’il est question deprouver fa filiation depuis un grand nombre de générations, depuislongues années; ainsi on dira dune peisonne noble, qu’il peut rou-verfa filiation depuis 500. ou 400. ans. Le s Docteurs admettent troissortes de preuves de la filiation. L’une nécellaire comme celle quirésulte dc la mere, parce quelle est certaine ; l’autre qui est pro-bable, laquelle regarde le pere. Si la troisième qui vient de la Loi ,ctant la présomption ordinaiie selon la Loi, que lis en fans nés pen-dant & constant le mariage, sont ceux du mari. Dans la premierepreuve le fait doit être constant, qu’un tclenf-nt est né de telle mete ,comme l’on a touché en passant ci-dcssus. A l’égard de la secondemaniéré de prouver par le pere son silence Sc approbation soklit, Sc al’égàrd de !a troisième maniéré de prouver . elle est non-seulementsuffisante , mais décisive , si l’on ne prouve évidemment le contraire ,en quoi on a pourvu á la lûreté des enfins, Sc on a coupé la racineà l'eíberance des ennemis de la tranquiliié des familles, qui ne peutsubsister sens ce remede dc la Loi. On dit aussi filiation parlant desÉglises qui dépendent les unes des autres par droit de patronage oude fondation. Ce mot deM/r/È, selon Tanalogie commune a ix deuxlangues Françoise & Latine, doit être conçu venir d'un La ìn com-mun & trivial ifihare pour procreare filtos & filias , c’est donc factiondu pere qui produit des fils & filles ; mais dïinc mere légitime ap-prouvée par ìa Loi, & regardée aussi bien que le pere comme capa-bles par leur état de mariage dc produire des enfans, qui soient favo-rises par la Loi & le droit, par où l’on voit que le terme de filiation,n’est point considéré dans le Droit & dáns cet article qu'en bonnepart, & non comme filiation Sc génération pure & simple ; car parcelle ci, les enfans ne sont point légitimes & civils, mais naturels &odieux par une telle naissance au suprême Maître Sc Magistrat de lasociété.
[FILIERE. Terme de Fauconnerie. C’est une fifcelle longue dedix toises ou environ , qu’on tient aftachée au pied de Tusseau, pen-dant qu’on le réclame , julqu'à ce qu’il soit allure. ]
FILLEUL ou Filleule. Ternie de Droit , comme diminu-tif de films ; savoir ,fiholus , n’est pas un fils véritable & «liarnc;, maisun fils d’une espcce Sc sorte, quia quelque analogie au véritable fils;en un mot cette diminution fiholus , marque que c’cst dans le civilquelque chose dc moins fort qu’un fils proprement ; les diminutifsordinaires ne changent point la substance, mais marquent diminutionseulement dans la quantité, & le dégré dc progression ; mais ici cediminutif diminue la signification dc fils proprement dit cn une signi-fication figurée ou fils métaphorique. Petit fils ou filleul > est donccelui dont on est pancinou marreine, & avec lesquels ayant contractéune alliance spirituelle par le Baptême qu’il a reçu en 110s mains,onne peut sc marier; car dans cette cérémonie ce parrein ou marreinesonc devenus cn quelque maniéré des coopérateurs a un sacrement; Scainsi il n’y a plus dc bienséance qu’une rélacion lì seinte Sc d’un ordresupérieur, puillc Sc doive dégénérer en une isolation d'un ordre infini-ment plus bas. Il est donc d’une bienséance Sc d’une nécessité quecelui ou celle qui a commencé à commercer cn esprit avec cette per-sonne baptisée, continue le reste de la vie «fans cet ordre SC relationqui exige de lui, Sc cela en conscience, qu’il vacque Sc s’occupe touccpmme un pere à Tinstructiondcce sien fils spirituel Sc à son éduca-tion dans la pieté. Il est donc vrai qu’on est obligé en conscience Scpar devoir, de leur enseigner les maximes Chrétiennes, pour les ren-dre capables de satisfaire a ce qu’on a promis pour eux en face d'Égli»sc. Si quelqu’un en face de Cour se rend caution, je veux dire s’ils’obli«e dans 1 e fore externe, à répondre Sc cautionner civilement,ilne peut se libérer de cet engagement. il n’y est plus libre ; de mêmeen est-il au fore interne qui est la conscience, à l’égard du parreinqui a prêté sa voix Sc parole pour exprimer ce que reniant ne pou-voir exprimer. II faut qu’il le fasse te souvenir de la bonne volontéqu’on présume «sens les enfans des fidèles, de se «sonner tout â Jdus-Christ & à son Église , comme leurs peres l’ont tait : or comme lesrépondans dans le civil, se croyenc obligés pour leur propre intact,à prendre bien garde a la enduire dc ceux qu'ils ont cautionné, dcpeur qu'ils ne restent chargés de la dette cri leur pioptc nom & per-sonne , ainsi les pantins doivent selon leur propre intérêt Sc devoir,
f» cndi c
(