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au bî'cn, covnnvi le mai tend au mal' pat soi, itiam nenâne togùanle-,c’cst cette liaison du bien au bien qui sonde ce diélum ou lentencecommune, qui bien fera bien trouvera-, cette espccede Proverbe, quoique trivial, cil pourtant fondé sut la coníìdération Sc preuve précé-dente , qui approche d’une démonstration. Quatrièmement , ce n'estpas atlez d’avoir un bon but Sc fin, d’avoir choisi des moïens bons,
Sí légitimes, qui font les seuls proportionnés à cette bonne fin, maisencore abbibere bona média bene jeu bono modo ; c'est-à-dire, il saut en-core bien user des bons m oie n s pout cette bonne fin. Nonjolum bonumng ere jed bene agere . Bien faire le bien, ce n'est pas bien faire le bien,de le faire hors de son teins convenable , hors de son lieu, & autrescirconstances que la sagesse conçoit Sc définit , & la prudence prati-que St exécute. Voilà les quatre colotnnes fur lesquelles doit bâtir l’L-conome l’édifice de fa fortune, 8c comme les édifices proprementdits, ont outre leurs fondeinens Sc leurs colomnes, plusieurs ornemens& autres choses accessoires; ainsi il y a dans l’art de fortune plusieursautres considérations qui conspirent avec ces maximes essentielles.Telles sont les suivantes. Qu’on dit être les qualités de tout art. L’artcn général est cette faculté,de l'homme qui fait quelque chose aveccertitude, avec promptitude, avec agrément; il faut donc que Parti-san de sa propre fortune, agiile avec certitude, qu’il n’hazarde jamaisl’cHcntiel ; mais qu’il s’assure par des (âges délibérations de tout ccqu'il détermine. 11 doit agir Sc exécuter promptement aptes dés suffi-santes délibérations, Sc doit par son habitude de bien agir s'être pro-curé de la facilité Sc de l’agrément; rien de plus nécessaire pour tairefortune que de se faire un plaisir de son devoir & des exercices de favocation Sc vacation ; il faut donc que l’Œconome parvienne à factionparfaite, déterminée par ces trois qualités agere tuto , cuo ó> jucun-4e. Comme l’artiíàn par son art & adresse traite Sc maîtrisé la matiè-re, Sc la forme selon fa réglé Sc idée ; Partisan de sa fortune doit trai-ter tout ce qui arrive dans la vie, loir ce qu’il faut qu’il salle , soitce qu’il faut qu’il souffre, d’une maniéré forte Sc ne sc laisser pointmaîtriser par les objets Sc aeddens de la vie , mais au contraire lesmaîtriser Sc diriger a la forme Sc fin qu’il s’est proposé. Une considé-ration fort avantageuse 8c propre à faire comprendre ce qu’on dit ici,est cette force Sc adresse d’un pilote Sc conducteur d’un vaisseau. Lesprofondeurs des eaux agitées Sc tempétueuses cèdent à la force dubras, avec lequel ri tient Sc gouverne sagement le gouvernail de sonvaisseau : Sc rant plus ces eaux sont vastes Sc profondes (ce qui est ca-pable d’épouvanter Sc effrayer les imaginations foibles) rant plus ceseaux sont propres à soutenir le vaisseau. Trois choses contribuent àl’heureuíe navigation, la boussole dirigée naturellement vers lctoileduMord, 8c le gouvernail. Dans Part de fortune ou dans la navigationde la vie civile, il y a de même le Nord Sc boussole de la raison Sc laprudence du gouvernail œconomiquc. Voulcs vous réussir dans uneaffaire, voulcs-vous par la atteindre à un but: âge quod agis, faites sé-rieusement ce que vous faites ; ne faires jamais rien d’imporrant avecla moitié ou le tiers de votre application Sc de votre force ; mais don-nés vous totalement à ce que vous faites, entreprenés, Sc poursuives ;c est le moïen infaillible de parvenir Sc de finir. Toute action raison-nable Sc digne, demande tout l’homme, parce que toutel’essence del’homme n'est que raison.
Les causes des mauvais succès & de la mauvaise fortune viennent,ou de ce qu’on prétend Sc tend à une mauvaise fin, ou que tendantjm bien nous prenons pour y aller des mauvais moïens", ou que nousemploïons mal ces bons moïens, ou qu’enfìn on n’agic pasd'unema-niéré sérieuse, mais soiblement Sc par maniéré d’acquit.
Cc scroit faction d’un héros, si vous saisies tout ce qui est déjaprescrit pour le bien du public, sans négliger k vôtre. Et ce serafaction chrétienne qui est sorhéroique Sc suréminente, si vous dirigéstout ce que dessus à la seule gloire de D.eu.
Prenés garde encore aux suivantes observations & précautions. II ya des biens qui font feulement bons en apparence ou pour un terris. Ily a des moïens périlleux Sc sujets à des grands inconveniens. II y ades moïens qui semblent courts Sc faciles Sc qui ne produisent pointd’effec constant, comme au contraire il y. a des moïens difficiles, dontl’effet est permanent, certain Sc immuable. La constance dans une en-treprise louable est absolument nécessaire, sans cette constance Sc per-sévérance les meilleures entreprises lont fans succès > Sc les meilleuresaffaires ne parviennent point à leur matujïté, Sc ne font enfin quedes avortons ; épiés les occasions qui vous lont favorables pour bien agir,& prévôtés par avance les empécheraens pour ses détourner, Sc pourvoiesaux inconveniens. Soïés toujours muni de préservatif Sc de correctif.Quand on est dans l’érat que je viens de dccrire, il seut agir avec con-fiance, espérance Sc hardiesse, car vous ne saurics vousdéher fans dou-te de la divine providence, qui favorise tour ce quj est juste 8c sage-ment entrepris Sc conduit. Eipercs fi vous êtes assez heuieux Sc allez pé-nétrant pour voir l’enchaînement inséparable des bons moïens aux bon-nes fins, 8c soies hardi où il n’est jamais permis de Fêcre , si c’est le bienpublic Sc la gloire de Dieu qui est 1e sujet Sc l’objec de vôtre zele.
Ces maximes font si excellentes , que par là non-seulement vousatteindrés la fortune, mais vous la furpasserés, jc veux dire que vousparviendres à un état bien au dessus de la fortune.
A Pégard de l’Étymologie de ce mot, les uns pensent que le inotfortune en Latin fortuna, vient du verbe verte je tourne , comme sile mot j Fortuna écoit au lieu de vortuna vertimen , tournoyement oumouvement indéfini Sc indéterminé, c’est ainsi que je le précens ex-pliquer ; car de dire tout simplement que somma ejl quaji vortuna hverto , ce ne seroit aller qu’à mi chemin. Au reste cc mouvement in-défini Sc indéterminé doit faire comprendre, que le mot fortune oumouvement indéfini est la méme idée que celle du hazard ; ensorteue ces deux mots font à peu près íynonimes, comme je le puis con-rmer par oette expression forte fortuna par hazard, par fortune. IIy apourtant cette différence , que quoique fortune Sc hazard soient lemême, néanmoins on entend par la tormne un mouvement Sc événe-ment casoel, qui a dq rapport au bien ou au mal, au bonheur Sc auTerne l.
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malheur <îè l’homme, Sc que le mot hazard ne retient clans fa significationque l’idce générale de tout mouvement & événement casoel & bizar-re , Sc dont la cause est fans régie, ou qui n’a point de cause du tour.Et par ceci on peut conclure que le mot de fortune Sc de hazard sonrdes mots Sc des idées chyménques, puis que tout mouvement doitavoir une cause aussi réelle, comme le mouvement est réel. Les effetsdémontrent la qualité des causes; les effets certains Sc manifestes dosevent donc avoir des causes certaines Sc constantes, cc qui est d recte*ment opposé a l’idéc chymérique de hazard, qui par conséquent nesignifie rien , mais seulement dénote l’ignorancc des causes réelles deces essors réels. Par là toute cette ancienne Théologie tombe;estrcn-versée Sc ne peut subsister, il faut cn place de dire d’un effet quïl vientdu hazard, il faut dire j’avouë que la cause de cet effet aussi réelle quel’effct même, m’est inconnue. Si l’homme est modeste il avouera iciIon ignorance des causes véritables , mais ne íe portera point pat or-geuil Sc vanité à nier que tout effet certain n’ait une cause aussi certai-ne; car si la cause toute inconnue quelle est n’existoit pas, reflet nepourroit exister, autrement la Philosophe Païenne seroit obligée de di-re que cet effet produit aujourd’hui, s’est pioduit aujourd'huilui-mê-rnc. Apres ces réflexions étymologiques Sc philosophiques > il est fa-cile dètablir la vérité chrétienne, touchant l’existence certaine 8c cons-tante d’une cause premiere, qui se manifeste par le moïen d’aurrescauses certaines jusques dans le derniet détail des effets les plus particu-liers. J’entends parler, Sc désigner par tout ce que je viens de dire, laprovidence divine qui est la sagesse Sc puissance de cette premiere eau»se certaine, constante Sc très-làge, dont parle Sc. Paul, St qu’il avouepouvoir être connue par la contemplation raisonnable de ce qui est,Sc sc fait dans Punivcrs; fer ea qus, faftafuntintelleiîa; car si vous con-sidérés superficiellement les êtres Sc événemens de P univers, vous ne:poutres pas vous élever si haut, que ce Philosophe profond St intelli-gent qui in bis legit, qui lit dans lïnterieur des choses & non fur la sur-face ; car celui qui ne volt que la surface des choses St les seuls événe-mens, ne pénétre point allez, Sc ainsi recherchant les causes des cho-ses dans cette inapplication Sc ignorance, il inventera le mot de ha-zard pour se reposer sur cette chyinere, qui finira routes ses foiblesrecherches. Voyez, hazard, cas, casuel où l’on expliquera éty-mologiquement Sc philosophiquent ces mots.
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FOSSE en Architecture, c’cst la profondeur 8c creux de terreaudessous du rez de chauffée. Il y a plusieurs Seigneuries qui s’appcllensde la Fosse, à cause des fosses naturelles qui ce font trouvées dans laterre. Ce mot, dit Ménagé, vient de foffatus ou fojfatum, mot dc labaffe Latinité, qui íignifioit la même chose ; mais encore un coupces mots de balle latinité, à quoi nous servent ils, quand on peut di«re quelque choie de mieux, je veux dire de plus instructif Sc qui ex-plique méme un peu la nature dc la chose: je dis donc que/âvientd e fojfa terra Sc fojfa du verbe fodere , fodto, fojfum , qui signifie fouir,creuser la terre. Ensorte que folle vient d c sofa (haute, c’est-à-di-re , bonne latinité ) lequel mot fajfa signifie par une ellypse connue' àtous les Grammetïens fojfa ou ejfojfa terra. Si on m’objecte quïl falloiea’aboid dire comme Ménage jojfe vient de fojfatum 8c fojfatum de fojfa,je répond que 1e mot François ressemble plus à fojfa qu a fojfatum, Scainsi doit y être immédiatement réduit. On se sert des fosses pour di-vers usages, on tait des sosies dans les Jardins pour y planter des ar-bres , des folles dans les vignes pour les cultiver Sc provigner , desfolles dans les basse coûts pour y mettre du fumier , des fosses d’ai-lance dans une maison pour y recevoir Sc ramasser les excrcmens hu-mains > ce qu’on appelle en Latin fojfa esta & latrma. On appellebaffes fofes dans les pissons les pi; s creux Sc les plus sombres des ca-chots. On appelle fosses aux dons, 1 endroit ou les lions sont enfermés,soit dans les amphitnúattes ou ailleurs. II y a des fausses pour les fon-deurs, verriers, plombiers Sc autres pour fondre leurs ouvrages, desfossesede tanneurs pour y préparer les cuirs avec le tan, fosse à chaux eítun creux fouillé quarrémenc en terre, pour y conserver la chaux éteinte,afind’en faire du mortier, selon que les maçons qui travaillent a un bâti-ment peuvent en avoir beloin. Folle sedit plus particulièrement du lieuqu’on creuse pout y entrrer un mort, soit dans l’Égliíe , soit dans 1ecimetière 1 ou ailleurs.
FOSSÉ en Architecture, foie civile, soit militaire. Espace creuséquarrément de certaine profondeur Sc largeur, à l’entour d’un Châteauautant pour le rendre seur Sc en empêcher I approche, que pour eiìéclairer l’étage souterrain. Fossé à fonds de Cave, celui donc les coinsou angles de l’cnfonçure font arrondis. Fossé revêtu, celui donc l’esear-pe Sc la contrescarpe sont revêtus d’un mur de maçonnerie cn talut,comme au Château de Maisons. Fossé jec, celui qui est fans eau avecune planche de gazon , qui règne au milieu de deux allces sablées,comme au Château de St. Germain en Laye.
Le chef des Étymologistes François Sc Italiens, revient encore pourexpliquer l’origíne de folié à son fojfatum, qui lui a servi deux sois ,car de fojfatum est venu fojfe , Sc du même fojfatum vient aussi fossé :mais jc continue ici ma méthode Sc mon analogie disent que commefolle vient dc fessa terra, de même fossé vient de fojj'um ou efsojfumfotum. L’un Sc Faune mot foffa Sc fojfum étant de bons mots Latins ad-jectifs participes, venant du supin foffum de fodto , je fouis la terre.Éourquoi faire mention d’un mot barbare qui salit & la mémoire Scl’imagination ; car y a fil rien de plus dangereux pour corrompre lamémoire d’un verbe Latin, (en place de fodio, fodi, fojfum, dont lesupin fojfum nous accomme directement Sc purement) de substituerune barbare latini é , 8c contagieuse analogie , qui est ainsi con-çue ; fojfe , fojfavi, fojfatum , fojfare. Je paisse le lecteur raisonnable quícherche ce qui est beau, utile Sc de bon goût, à juger sur ce différend.Je finis cet article après avoir fait encore quelque remarque fur le mocsosie d’usege dans l’Architecture militaire. Foflc est 1a .profondeur quientourne une place fortifiée ou un poste qu’on veut deffendre, il ya des fossés escarpes & d’autrcs cn talus, il y a des fossés pleins d’eau
R r ij Sc d’aq-