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G H N.

plus Sc font to&jourt uft mcme St constant effet, ainsi dans ces CorpsSt Communautés les íuccédans qui remplacent ceux qui meurent,constituent toûjouts un même Corps , toujours capable des mêmesdroits St effets permanens St comme immortels. J’ai và des étymo-logistes qui prenoient la choie touc autrement , & disoient que lesCommunautés étoient gens de main-morte, par, c que les biens quientrent dans ces Communautés n’en forcent plus , y meurent & ysont absorbés pour n'en ressortir jamais: & cette main ou maniéré deposséder est morte, parce que cette possession ne remuëplus, Sc resteimmuablement dans Je même état, fans aucun retour Sc communi-cation. Gens de main morte se dit aussi des gens de condition servi-le, tels qu’il y en a encore plusiems familles en Bourgogne, iiî tien-nent des héritages qui font roturiers & opposés aux Notiles; alois lemot de main-morte ne signifie autre chose que possession balle &obscure , opposée a noble & illustre: par rapport à la Jurisprudence &usage du Palais, le mot pluriel gens se dit des assemblées de plusieurspersonnes, qui font un Corps de Justice, dans quel (ensondic sis Genstenants Lit Cour de Parlement » les Gens tenant les Requêtes dit Palais , iln’est cn usage que dans sis Édits, dans les Ordonnances; 8c les Gensd’Églile tiennent leurs assemblées appellécs Synodes, les Gens de Guer-re sassèinbsint fur les frontiers. On dit Gens de Robe , pour dire sispersonnes de la Magistrature & Judioature; Gens d Epeeiont les pcrlon-nnes qui luivent le parti des armes: on dit mcme les mêmes choiesencore plus court dans cette phrase, un homme prudent & habile peucréussir par tout dans la Robe, dans l’Épce & dans i‘Église. Il y auneautre ch.lle & eípece de Gens ce sont les Gens de Lettres, ce font ceuxqui s’ajip iquent a l’ctudc des sexnces des Arts libéraux, qui consistenta paria , é, rire Sc composer cn proie Sc en vers. Les Gens de Lettressont ceux qui se piquent derudition, de philologie, d éloquence, quifont des plaidoyers dans la fuite dans le Barreau , de beaux sermonsdans les Chaires, qui font des grammaires générales & particulières,des Dictionnaires, soit des mots dc la langue, soit des termes des arts& sciences; voilà ce qu’on appelle Gens de Lettres. Ce font ses premiè-res occupations des esprits, qui se destinent a quelques emplois distin gués. il r,e font que passer; mais il y en a qui setant adonne auxbelles lettres, n'en veulent point ressortit 8c s'y bornent ; ils ne s’cnenuytnt jamais, 8c s’y donnent des mouvemens fans fin, fur tout lesíàvaiìS critiques, qui sc font un plaisir de déchiffrer des médailles,&de passages obscurs , de déviner ce qui a dû précéder un fragment &morceau d’nn écrit qui nous reste d’un fameux Auteur, remplie com-me ils disent des lacunes, suivre & imiter ces prétendus modelés debien penser Sc bien juger, de traduite 3c juger des traductions , dé-crite & assigner précisément à chaque Auteur son caractère distinctif,faite des portraits des ouvrages en ana, Sc quelquefois des rapíodiesqui sont oe deux sor:es utiles, où il ne manque que de l’ordre , lesmatériaux en élans bons, ou ce sont des tapsodics mutiles , dont lamatière est triviale Sc Tordre entièrement négligé & bizarre ,scofadif-joluu. Les preniieres sortes, savoir les rapíodies utiles ne font pas ámépriser, car un bon esprit qui a du loisir peut y donner une formed gne dc la matière. L'effort qu’on fait cn donnant de Tordre à desmatières précieuses dérangées Sc écrites au hazard , fervent beaucouppour sunprimer dan, la mémoire & Tintclligercc ces bonnes choses.Ces maximes ici font fort favorables aux Dictionnaires des divers Au-tcuts, & même à celui ci; car quoique la phralèologie des Diction-nains des langues n’aie pas des façons de parler d’une longue fïhte,cependant ces façons dc parler courtes ne restent pas de tester à la mé-moire Sc d’apprendre a rôtre esprit des vérités fut toute forte de su-jets. L’ordre alphabétique qui a ses grandes utilisés , ne permet pasqu on traire le* sujets d’une maniéré plus étendue . puiíqu’il faudroitpour cela tbus les termes* qui regardent une même mature réunis enforme de Système; car ces mots tirés de Tordre alphabétique propreaux Dictionnaires pour !a commodité du public, étant en ordre rai-sonné s’cxpliqueroient Tun l’autre parfaitement fans qu’on fut exposéaux fréquentes redites ; venons présentement à Tétymologie du mot.Gens est tout Latin gens gentis , qui vient de gtgno ou geno.

GENTIANE. Voter cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que, Sc y ajoutez ce qui fuit.

Proprietex.

[ Elle est souveraine contre les poisons, Sc mcme contre la peste ;on la donne comme le quinquina dans sesfievresintermittentes;com-me elje est fort amete, on Totdonne plûtôt en opiate , ou en bol,qu’en infusion. La dose, alors en est d'un gros au plus ; & en infusionelle est d’une demi once dans l’eau, ou dans 1e vin ; on y ajoute unedragme de cristal minéral. La dose de Tcx trait qu’on en tiré par lemoien du vin blanc, est depuis un gros juíqua quatre. L’eau distil-lée de toute la plante au bain marie, est un fébrifuge encore plus as-suré que la racine. On en donne au malade un verre de quatre heu-res en quatre heures ; Sc dans les intervalles, on le fait manger se-lon son appétit. La gentiane est propre dans les seèvres malignes épi-demiques, Sc fa lotion est détersive Sc vulnéraire.

Le vinaigre où Ton a fait infuser sa racine, est excellent dans léspestes Sc autres maladies contagieuses.

Prenez trois livres de racines de gentiane, hachez les bien menu ,mettez les dans une cucurbite de verre, ou de grais, avec dense livrede fleurs de petite centaurée, 8c autant de ses feuilles écrasées ; ver-sez par dessus douze pintes de vin blanc du meilleur , bouchez bienla cucurbite, St mettez la matière en digestion pendant huit joursdans du fumier, ou au bain-marie tiede; adaptez ensuite un chapi-teau 8c un récipient de verre, distillez au feu de fable, Sc gardez vô-tre eau dans des bouteilles bien bopchécs. Elle purifie le sang, résis-té au venin , St guérit la seèvre. ]

GENTIL-HOMMEestun homme noble d’extraction qui nedoit point fa noblesse ni à fa charge ni aux lettres du Prince , maisà fa famille Sc à son ancienne race. Un Gentilhomme a le privilègede nette juge au criminel en promiete instance, que pat des JugesTome I.

Q EN* z;-

Roïaux, Sc en cw d'appel par le Parlement les Chambres assemblées.Par la derniere Ordonnance de la Marine, un Gentilhomme peut fairetoucc forte dc trafic fur mer, pourvu qu’il nc vende point en détail.Chez sis Romains Ton appelloir gentilis homo celui qui étoit d’unerace dc gens nobles de même nom, nés de parens libres , Sc doncses ancêtres n'avoienc point été esclaves ni repris dc Justice. Quel-ques-uns disent que le inoc de Gentilhomme vient de Gentil Païen, ácause que les Anciens François, qui conquirent la Gaule déja Chré-tienne , furent appel lés Gentils pat les originaires, parce qu’ils étoientencore Païens. Ménagé Sc Loiseau, sont de ce sentiment que nous ve-nons de rapporter: Ammian Marcellin dit que fur le déclin de l’Ëm-pire, il y eut deux braves Compagnies militaires, Tune a pellce desGentils genttlium Sc l’aucrc d’Écuyers [cutariorum. Paíquier croit queces noms de Gentils Sc d’Écuyers nous sont restes dc la milice Romai-ne , parce que c étoit aux Gentils St aux Écuyers, comme aux plusbraves Soldats, à qui Ton distribyoic les principaux bénéfices , Sc lesmeilleures portions des terres, qu’on donnoic pour récompense auxgens de guerre.

Chez se Roi il y a des Gentilshommes servant, c’est un de ces Of-ficiers qui porte les plats de la table du Roi Sc qui le sert à table,ou les Princes feulement qui mangent avec le Roi. II lui donne à boi-re, il fait Te fiai, il reprend ses assiettes, il coupe les viandes. LesGen-tiis-hommes letvans se peuvent trouver au premier Bureau du Roi dechaque- quartier où ils ont seance après se Maître d’Hôrcl. Ils fontles fonctions du Grand-Pancrier , du Grand-Echanson Sc du Grand-Écuyer Tranchant, parce que ces Grands Officiers ne servent le Roique dans les grandes cérémonies; ils servent J'épée au côté par la dé-claration de iás 4 , ils ont été réduits á trente-lix, Sc doivent ctrelixde service par jour; ils servent par qu trier. Premier Homme de laChambre du Roi est an Officier de là Maison, il y en a quatre ; cha-cun sert une année i la Charge de Premier Gentil homme ordinale dcla Chambre, fut instituée par François I. à 1a place du Chambrier.C’est Louis XIII qui a augmenté le nombre à quatre, il n’y cn avoirque deux auparavant; ils font toutes les fonctions du Grand Cham-bellan , en son absence ils donnent k chemise au Roi. Ils ordonnentde les habits Sc du deuil de íà Maison, Sec. Chacun de ces quatre Pre-miers Gentils-hommes a six des vingt-quatre Pages de k Chambre,que le Roi entretient. 11 y a aussi des Gentils hommes Ordinaires chezle Roi, qui reçoivent ses ordres Sc qui ses portent où liseur comman-de; on les employé d’ordinaire à aller faire un complimenta un Prin-ce étranger. On appelle aussi Gentil homme, un honnête domestique,qui s’attaffie par honneur au service d’un Prince, ou d’un grand Sei-'gneur qui n’a point d’emploi particulier ni servile, quoi qu’il nc soitpo.nt noble. Les Grands Seigneurs imitent autant qu’ils peuvent Tœ-conomie des Palais 8c Maisons Rénales, ils ont des Officiers quoi-qu’en moindre quantité auprès d’eux ou dans leur maison quifonrdepareilles fonctions, souvent sous les mêmes titres Sc noms. Chez lesPrinces du sang, cette imitation graduée Sc modérée est dc k bien-séance; ses autres Grands Seigneurs n'onc pas cet honneur; pareillesimitations pourroient se rendre remarquables Sc suspectes d'affectation »mais ses Seigneurs d’un troisième dégré plus bas passeroient pour peusensés, puisque c’est une maxime d’honneur Sc de bienseance , qit’ilne saur rien faire qui puisse confondre les divers degrés de dignité, dcnoblesse Sc de distinction entre ses hommes. C’est manquer de respectde vouloir affecter T égalir» & d’assccter nne imitation orgueilleuse, àl’cgard des personnes qui doivent feules avoic ce comble d’honneurSt tie magnificence, Sc c’est s’exposer à perdre dans lcpublic le renomde personnes sensées 8c modestes : chez les Rois 8c Princes Souverains,comme ils ont plus de besoins, á cause de leur rapport à tous leurssujets de divers rangs plus ou moins élevés, c’est une beauté devoirtoutes ces différentes fonctions, soit domestiques, soit publiques,parce grand nombre de personnes qui les environnent, mais à proportionque ses familles s’éloignent de ce haut dégré d’une famille unique Scrégnante, à proportion les besoins de tant d’Officiers diminuent , Stquoique non seulement les Grands Seigneurs, mais les simples bour-geois aient les mêmes dépendances des besoins de k vie sensible,néanmoins les Officiers en petit nombre peuvent y suffire; chacun dcce petit nombre pouvant faire plusieurs fonctions ; cette considéra-tion ne sera pas inutile aux (Economes de divers dégrés, de se con-former à ces régies de bieníéance, 8c comme disent les Philosophes,ne point multiplier ses êtres ( Offices 8c Officiers) fans nécessité: le*mêmes Philosophes nous apprennent que la meilsiure manière d’agir,est celle qui va à un but par ses voyes ses plus courres , Sc que cen’est pas une marque de sagesse de fafre par beaucoup , ce qui peutsc faire par peu. Pouvez-vous Économe, de quelque grade St état quevous fofés, tendre à une fin nécessaire > bienséante St louable pat lcchoix d’un petit nombre de moïens? c’est justement par cette manié-ré d’agir simple 8c suffisante que vous devés y tendre. Le but St fiadc toute œconomie, c’est le salut sensible 8c spirituel de vôtre famil-le , plus ou moins noble 8c notable dans k société civile , mesuréstoutes choses à ce but, ce qui n’y va point directement est superflu itous Officiers qui n’ont point de fonction distincte 8c nécessaire, sontdes membres superflus, font des êtres fans nécessité , qui marquenttout à la sois vôtre vanité , vôtre peu de sagesse , vôtre prodigalité »d’où naîtra le mépris qu'on fera de vôtre personne Sc de vôtre con-duite, 1e blâme de vôtre imprudence 8c de vôtre dissipation. Vousvolés au corps du public des membres qui lui font utiles, pour rem-plir les divers métiers & professions méchaniques. Vous fomentés kfainéantise, la paresse Sc même la débauche; c’est de vôtre famille com-me d’une pépinière, que sortiront dans k fuite non seulement desfainéans, mais des fripons , des voleurs, des corrupteurs du bas peu-ple. Ces familles font comme la boète de Pandore , d'où sortironttoute forte de maux au désavantagé du bien Public, même au granddommage du public, considéré en paix ou en guerre ; en paix parceque (‘agriculture Sc ses arts méchaniques peuvent marquer de sujetsqui les remplissent; 8c en guerre parce que 1e Roi est privé damant

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