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GIP ou Gypse, du Latin gypsum du plâtre. On appelle ainsi uneespcce de pierre transparante. qui se trouve parmi celles de plâtreSc de délite ( détaché du lit) par feuilles comme le talc , & dont onfait un plâtre tres-fin, qui mêlé avec de la chaux Sc du blanc d’œuf,sert à contrefaire les marbres simples ou mêlés , en y ajoutant descouleurs pour les compartiment on voit des aires de plancher faitesde cette composition> qui recevant le poli Sc étant dune bonne con-sistance > sent d’aíien longue durée.
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GIRANDOLE. Cercle garni de se fées, dont on se sert dans lesfeux d’artifices. C'est aufïì une grande quantité de fusées volantes, quipartent en mcpie tems. qui s’c.aitcnr dans l’air Sc qui font un fortbel effet dans leur division & épanchement de toutes parcs j girendo-le est aussi un chandelier composé de plusieurs I-,taches Sc bassinets»qui aboutit en pointe, Sc qui a un pied servant à le poser sur des buf-fets ou de hauts guéridons. 11 est ordinairement garni de plusieursmorceavx de cristal; girandole est un diminutif de gtrande , qui vientde gyrare, & celui-ci de gyrus cercle , tour.
GIROFLE. Voyez. Gérofle.
GIRON en Architecture. C’est la largeur de la marche fur laquel-le on pôle le pied, Sc qui est ainsi appellée du Latin gyrus un tour ,parce que les anciens eícaliers sont la plupart en cournjnr. II y en ade plusieurs íòites ,giron droit, giron triangulaire, Sc gironremj>mt. Gi-ron droit, c’est celui qui est contenu tntie deux lignes parallèles pourles match.s droites ou courbes. Giron triangulaire, c’est celui qui vas’élargitìant depuis le colet, par lequel la marche tient au noyau juf-qu'a Fendroit ou il termine dans la cage, & qui sert autant pour lesquart ers tournans de, ef.allers quartés, que pour les marcher des eí-caliers a vis. Giron rampant, est celui qui est le plus large & a tantde pente que les chevaux en p.uvenc monter les marches; on appel-le encore giron une tuile gi.onnce. On appelle aiíli marches gironnées,celles des quartiers tournans dans les eícaliers ronds ou ovales ; entermes de tdason giron , c’est une figure triangulaire qui a une pointelongue, faite comme une marche d’csealier á vis, Sc qui finit au cœurou centre de l'ccu. On voit des écus qui ont six , huit, dix, douze,jusques a seize girons, qui se jo.gncnt par Ieuts pointes à Fabtmeoucœur de l’ccu. Quand il y a huit ou dix gitons, ils sent alternative-ment ae métal & de couleur ; l’origine de giron , terme de blason,vient de gsion d’efcalier, a cause de la ressemblance pour la figureenrre le giron du blason Sc le guon ou marche dune vis d’efcalíer, quiest plus large par un bout que par l'autre.
GIROUETTE en Architecture, du Latin gyrare tourner , c’estune petite enseigne ou banderole f .iie ordinairement de fer blanc &taillée de quelque figure, comme cn hure de sanglier qu'sn met auxfers d’amottilscment fur les poinçons > & qui sert par Ion agitationà faire connoître les vents. Quand ces girouettes ont désarmes pein-tes ou évidees à jour, on les nomme p annonce aux, qui étoient autre,fois des marques de noblesse fut. les maisons ; on l’appelle en Latinvemìlogmm , comme qui diroic une chose qui déclare le vent , & dequel côté'il vient. La girouette est composée d’une plaque de ferblanc, qui est mobile lur une queue ou pivot, qu’on met iurles tours& pavillons, pour connoître de- quel côté 1 e vent souffle. On appellesur mer gy.ouette une piece d’écosté segerc en guise de pavillon., qu onarbore fur le haut des mâts, particu icretnent dans ses petits bâtimens;elles fervent au mime usage que es girouettes de terre. Girouettes quar-tés , sont ce les qui oni la figure d’un quarté long -, girouettes h t An-giome, font ce( e'S qui lont longues & étroites; girouettes Flamandes,sont celles qui sont échancrces par dedans en façon de cornette , Scqui font rouges , blanches & bleues. BbJíác, St depuis Mr. Bayle, ontagréablement appliqué le mot de girouette en style figuré. Voici unmorceau ou endroit du premier. Une maison fi savante au dedans (f audehors & qui a des sphères pour ses girouettes , méritait d'avoir un tel hô-te que vôtre esprit ; Si Mr. Bayle s’imaginant pouvoir reprocher â Mr.Jurieu de l’inconslance en fait de divers Système s, pour tâcher d'ex-pliquet ses difficultés de la Théologie, l’a appellé (lelon se rapportéeMr. Furetiere) la girouette de la Religion. On pourroit aussi par appro-priation, & par ampliacion, dite girouette de morale, girouetteUephysi-que. La Mathématique est stable heureusement, & n’a point de gi-rouette, & ceux qui ont fait une longue stat on dans cette doctrine,y prennent un caractère de fermeté & d’exactitude, qu’ils portent dansl’étude de toutes les autres seiencesjssivines & humaines. Saint Paula fuit mention des girouettes de Religion de son tems , qui le Jaiísenttourner & agiter pat toute sorte de vent de doctrine ; ces girouette sanimées sont particulièrement agitées par 1 e vent de l’orguëil Sc del’ambition.
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GLACE en Architecture, verre poli, qui sert dans les apparre-mens à réfléchit la lumière, à teprefentet hdelsement ses objets, &ases multiplier; on dispose ces glaces par miroirs ou par panneaux,pour en faire des lambris de revêtement. Le Seigneur Du Freny a de-puis peu trouvé se secret d’en fondre & polir de, plus de huit piedsde hauteur; ce qui avoir paru impossible jusques à présent.
GLACE. II y a un Édit du Roi portant Règlement pour la four-niture, vente & distribution de la glace Sc neige, â raison de dix-huitdeniers la livre dans la Ville de Paris Sc étendue de quatre lieues auxenvirons d’icçlle, & de six deniers dans 1 e reste du Roïaumc , & quia accordé la permission de cette vente à Louis de Beaumont, donné àVersailles au mois d’Avril 1701. regîtré au Parlement de Rouen le 9Tujn de la même année; voiez.se Recueil des Edits de Bejogne Impri-meur .< Rouen pag. 11 . Cet Article regarde se besoin domestique &l’économie sur tout en Pais chaud, ou l’on en use beaucoup pourtempérer l’excès de la chaleur des climats du Midi de l’Europc. Ce
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mo t glace vient visiblement du mot Latin glacìet , mais on ne va pasplus loin; cependant je crois que l’allulion que je m’en vais fairene sera pas deiàgrcable & inutile exprimera même allez bienen même-tems la nature de la glace, & la maniéré de fa formation.Je me veux imaginer que glactes est comme si on disoit collatio deeonferre ramasser ensemble : Sc de fait qu’est ce que la glace qu’un re-pos respectât des atomes de l’eau , qui n’aiant plus de mouvementrestent en repos l une près de Faune, fans s’écarter faute de mouve-ment ! Je puis donc dite que glacies a bien de reflcmblance avec colla-tio de eonferre , ou bien si on veut avec celleêlio de colhgere , ou bienavec coagulatìo venant de coagulum , prefure de lait, matière acide quifige 1 e lait par Fcmbarras que causent ordinairement dans certainesliqueurs ses acides, selon ses expériences faites pat 1 e fameux Mr.Boy le, dans les divers mélanges des corps. Les Philosophes lans ypenser favorilent mon concept, croïant communément que ce quifait la glace ce sont certains esprits de nitre. qui en hiver sc mêlentparmi les parties de Feau & qui étant d’cux-mêmes peu propres aumouvement, à cause dr leur figure & de leur inflexibilité , affaiblis,sent Sc détruisent peu à peu celui des parties auíquelles ils le sont at-tachés. Volez ses mémoires de Trévoux de 1701. nouvelle conjecturepour expliquer la nature, Sc. dans le journal des Savans de 1719. Iex-trait dune dissertation Jur la glace pat Mr. d Ortons de Maìrâin: on nepeut point avoir de plus heureuses gartnties de mon étymologie,que ces Auteurs qui font devenus lans y penler ses fauteurs dc ma phy-sique étymologique; je ne parie point iei de glaces de miroir , cepoint íe trouvant très-bien traité ailleurs , fur tout dans l’cxeclkntDictionnaire de Commerce de Monsieur Savary, dh l’on voie sort clai-rement expliqué ce qui regarde cette manufacture, la fabrication desglaces même des plus grandes ; comment s’en fait le poliment, Sctout le commerce.
GLACER. Voyez cet Article dans 1 e Dictionnaire (Economique,& y ajoutez ce qui fuit.
Pour faire de la glace.
Mêlez ensemble parties égales de sel ammoniac Sc de sublimé cor-rosif , dans quatre parties de vinaigre distillé ; vous aurez d’un mé-lange dans lequel vous ferez rafraiehir vos bouteilles.
Pour faire servir encore au même usage le sel ammoniac, & lcsu-blimé corrosif, il n’y a qu’a faire évaporer le vinaigre.]
GLACIERE. Folle en terre de Forme conique de deux à troistoiles de diaméire par le haut, avec un faux plancher de solives autiers de fa profondeur pour l’écotilemcnc de ce qui pourroit se fondrede la gheè ou de la neige, qu’on y conserve pour FEté Ion pour-tour est revêtu de chevrons lattes, Sc fa couverture faite de perchesavec un Chapiteau de chacune, qui va a fleur de terre. Sa porte doitêtre du côté du Nord. Ce lieu doit être faus tetre Sc bien fermé Scses meilleures glacières font ses cavernes basses de la terre.
GLACIS, c’est une pente dc urie ordinairement revêtu de ga-zon, & beaucoup plus douce que 1e talus, fa proportion étant au des-sous de la diagonale d’un quarté. II y a des glaces dégauchis qui fonttalus dans 1 e commencement, Lc gla.is allez bas en leur extrémité,pour raccorder ses differens nivaux de pente de deux allées parallel-lcs ; il fe voit de ces talus & glacis pratiqués avec beaucoup d'enteniedans le Jardin du Château de Marly, II y a aussi glacis de corniche.C’est une pente peu sensible fut la cymaise d’une corniche , pour fa-ciliter l’écoulement des eaux de pluie. L'origine de cc mot glacis seprend ou dc glisser, comme qui diroit endroit oblique Sc glissant,ou du mot même glace dont la surface est glillânte ; dans FArcbitectu-re militaire glacis ou esplanade est 1e parapet du corridor , dont lahauteur de lix à sept pieds lé perd dans la campagne, par une penteinsensible dans la longueur d’enviro® dix toiles.
GLAÇON en Architecture. Ce font des ornemens de sculpturedc pierre ou dc marbre, qui imitent les glaçons naturels , Lc qu’onmet au bord des bassins des fontaines, aux colomnes marines , auxmontans des grottes, & ces ornem.ns Lc glaçons se voient à la têtela piece d’eau où é:oie la Roïale a Ver ailles.
GLADIATEURS, force de divercillement du peuple Romain,qui n’est plus à la mode fur 1 e même pied qu’autrcfois. C’est un pointassez curieux pour être connu, Lc dont les raisons n'étoient pas peti-tes parmi ses Romains, qui prétendoíent par là disposer'le peuple àla guerre, Lc le» accoutumer a tout ce qui est effrayant. Le divertisse-ment des Gladiateurs, & lc divertilfement des pieces tragiques , nesont pas distêrens dans leur fin. C’est de nous accoutumer a íïmrepi-dité Sc à l’infeníibihté pour tous les événemens, même les plus terri-bles de la vie Sc de la mort; ceux qui pleuroicnt encore dans ses spec-tacles des tragédies, n'étoient pa, beaucoup estimés autrefois; & étoientdes commençans fort foibles d .ns l’étude Sc la science qu’on préten-doit leur apprendre. Ceux là éto.ent fort avancés qui se montroienrindifferens ou insensibles à la vûë de ces exhibitions funestes. La dal-lé des Gladiateurs étoit plus haute que celles des tragédies , Sc enfinaon seulement être spectateur des combats Sc batailles, mais y avoirpart personnellement, étoit Jé plus haut degré dc 1 érudition militai-re. Je ne doute pas qu’il n’y'eut parmi ses Anciens quelque œconomiedans 1 c cours des trois dallés dont je viens de parler. S’ils ont négligel'ordre ils ont fait moins bien, puisque ses choies extrêmes font diffici-les à acquérir, fans passer par ses dégrés préalables. Aujourd’hui lespersonnes nobles Sc distinguées font nacurelleme«t (je veux dire à rai-son de leur naissance ) comme destinés au péril de la mort en guerrepour ladeffense de la patrie Sc se service des Rois Sc Peres des peuples.
Si l’CEconome est de cette destination, ou qu'il ait des enfans qui soientdestinés pour être les victimes de la patrie, soit volontairement, soitpar cette efpecc de prestance bienséance de leur rang, il f^Jt qu’il leurdonne une éducation convenable , qu’il sent inlpire Famour de lagloire de la Nation, & de son Prince, qu’il leur faste voir que c’està eux qu’appartient la protection des Bourgeois, du peuple, ucs gensd’Églile, & de tous les Ordres d’un Roïaumc, que la deffense est