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quelque cause que ce puisse être , c’esi à quoi scfveflî cïS elpecrr depolies chevilles, qui en haut lient étroitement & fortement Ics co-somnes aux chapitaux , Sc en bas arrefefte les mêmes colomnes dansles bases qui soutiennent ces colomnes.
GOULETTE. Petit canal taillé fut des tablettes de pierre ou demarbre posccs en pchtt, lequel canal est interrompu d espace en espa-ce par des petits bassins en coquille, d’où sortent des bouillons d’eau,ou par des chutes dans les cascades & autres endroits pour le jeu deseaux. Il s’en voir fur des balustrades , comme à la fontaine des bainsd’Appollon à Versailles , & fur des murs d’appui & de terrasse, com-me dans le jardin de Luxembourg à Paris.
GOULOTE. Terme d’Archicecture. Petite rigole caillée fur lacimaise d’une corniche pour faciliter l’écoulement des eaux de pluyepar les gargouilles.
GOUPILLE. Quelques-uns disent coupille. Petite clavette ou che-ville qui sert a tenir Sc aircter les picces d’une montre ou le canond’un fusil sur leur su st , ou de quelqu’autre ouvrage. On nomme aviligoupille des cordages mis en croix de S. André du derrière d’une char-rette à une autre, lorsqu’on traine des poutres ou grands fardeaux sus-pendus sous les deux charrettes, ou fur les deux charrettes,. On le ditaussi d’un petit morceau de cuir tortillé, ou d’autres pareilles choses,que les charretiers mettent au bout de Telle de Teflìeu pour empêcherquelle ne foire. Ce mot est différent de goupil , vieux mot qu’on adit pour petit renard, vulptcula de nuises. Le mot de goupille on cla-vette ne vient pas da goupil , mais à mon avis de copula , mot quicn bon Latin lignifie copule, liaison, accouplement & union des deuxchoses en une couple ou touc continué i en effet la goupille dans lesdeux sens susdits sert pour unit.
GOUPILLON. C'est proprement la queue du renard , appellevulpecula ou-t mlpeculus, de la vient goupillon y instrument'“en façon dequeue de renard , lequel goupiller est en chaque bénetier des Eglises.Ce goupillon , ou instrument qui accompagne un bénetier, vient delà à cause de quelque ressemblance que ce goupillon a avec la queued’un renard. Goupillon se dic aussi d’un bâton long d’un pied & demi ,au travers du bout duquel on attache plusieurs brins de poil pour net-toyer les pots ou Ton ne peut fourrer la main. C’est ce qu'on appellegmpillomer ou nettoyer un pot avec un goupillon,
[GOUSSANT > le dit en Fauconnerie diun oiseau qui est fortpeu allongé > dont on ne fait pas grand cas pour la volerie.]
GOUSSES en Architecture. Eípece d écolles de fèves , qui fer-vent d’ornement dans le chapiteau Ionique antique. II y en a trois àchaque volute , qui partent d’une même tige , & c’est ce que Vitruveappelle encarpi, parce qu’ils forment une eípece de feston; Tétymolo-gic de ce terme d’Architecture, qui signifie des moulures & ornemensde Tordre Jonique, vient de la reíîémblance par fa figure aux goussesdes légumes , pois & fèves , &c. Les gousses ou écorces des légumesfont des cnveîopes qui couvrent plusieurs especes de grains fort utilespendant que les gousses ou écoslcs sont inutiles & doivent être tejcr-iées, c’est pourquoi ces enveloppes ont éjé appellées gousses ou écos-ses, quia grana excttjfaì glumts cedunt in ufutn : parce que les grainsutiles doivent être premieremenc écolier, tirez de la gousse, étui ouécosse. Le mot de goufle de légume peut aussi venir de caps» ou cap-sula de capere , contenir, les goufles qui font au chapiteau Joniquedoivent paroître Sc palier par destus la volute,
GOUSSET, en fermes de Charpenceric, signifie une piece de boiséchancrée , qu'on attache contre une muraille pour soût,n,r quelquealitre piece de bois. Les goussets de charpenteric ont d’ordinaire troispieds de long & dix pouces fur dix d’équarnllâge , & sont atta hezavec des chevilles. Gousset est aussi une espece de petite console de me-nuiserie, servant à soutenir des tablettes & autres choses de certe na-ture, Gousset est aussi une piece de bois posée diagonalement dans uneenrayeute > pour assembler les coyers avec les crans & plattes formes ,& pour lier dans une ferme une force avec un entrait.
GOUST ou Goût. Terme usité par métaphore dans les arts,pour signifier la bonne ou mauvaise manière d’inventer, de dessiner &de travailler. Ainsi on dit que les bârimens Gothiques font de mau-vais goût, quoiqu'hardiment construits , Sc qu’au contraire ceux d’Ar-chitecture antique (cela s’entend de l’Architccture G;ecque) font debon goût, quoique p'us massifs. Goût en peinture , est un choix deschoses que le Peintre représente selon son inclination , & la connois-sance qu’il a des choses les plus belles & les plus parfaites. Lorsqu’ílconnoîr & qu’il exprime bien dans ces ouvrages ce qu’il y a de plusbeau dans la nature , on dit que ce qu’il fait est de bon goût; & s’ilIgnore cn quoi consiste îa beauté des corps & des objets , Sc qu’il neles représente pas selon la belle idée que les anciens Peintres & Sculp-teurs ont eue, on dit que cela n est pas de bon goût & de bonne ma-nière , parce que la bonne maniéré dépend fur tout du choix qu’onfait faite des sojas & des personnes qu’on le propose d’imiter. Cemot de goût signifie la même chose dans les divers arts, qui travail-lent fur les divers sujets Sc objets de routes nos facilitez sensibles ; l’o-ïigine de ces façon' de parler font toutes empruntées du sentimentqu’on appelle proprement goût , qui se fait dans les organes de la bou-ché (la langue, le palais.) Ainsi pour avoir sor le goût dans les diversans quelque chose de réglé , il faudroit i. bien examiner la nature& les proprietez de la sensation particulière , qu’on appelle propre-ment & directement goût ; r. dire & établit positivement en quoi con-sistent les belles & mauvaises qualirez du goût, il faudroit assigner &déterminer le bon goût, le goût dépravé > Scc. ensuite , $. on éten-drait ce que Ton auroit reconnu être le plus aimable & estimable danscette sensation ou sentiment particulier , aux autres objets qui affec-tent les autres organes de nos sens. Peut-être que dans cette compa-raison & médiation on pourroit trouver ce que c’est que le doux, ledélicat , le fin , le vif & piquant, le dur , le rude : ce qui cause Ta-grément ou qui rebute ; le fade & insipide ou attrayant. Ce qui estailé & délassant, & ce qui est pénible Sc fatigue les organes de noscisiq sortes de sensations. Comme On se donne ici la liberté de dire‘Tomt I,
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touï íe qu on imagine . fajouterai deux choses; Tuste est qssi! faudroitmettre à la mode, non-soulement de 'transporter par métaphore lésproprietez bonnes Sc mauvaises du goût aux autres facultez sensibles ,aussi de transporter vice versa les proprietez bonnes & mauvaises duson & de fouie ; ensuite ( lèlon le même art Sc méthode ) il faudroictransporter les bonnes & mauvaises proprietez de la vûë fur les autressens. Je veux dire qu’il faudroit appliquer les mots de clair & d’obscurà toutes les autres impressions sensibles , comme aussi autant qu’il estpossible transporter les proprietez du son Sc de Touie , & savoir ce quec’est que le sourd. Tabsurde & harmonieux dans tout sentiment. Laseconde chose sur quoi je voudrois m'expliquer, scroit de faire remar-quer que comme il est bon de porter les proprietez des sensationsexactes , (comme sont les proprietez de la lumière & du son) íur lesobjets des facultez plus internes , & mêmes intellectuelles . pour enfaire connaître la nature plus aisément & comme sensiblement; il se-roit aussi fort delàvantageux à Thomme raisonnable & à Tesprir pur, des’accoutumer âne parler que par des métaphores sensibles de nos facul-tez spirituelles Sc de leurs objets, & pour finir par où j’ai commencécet article du goût en fait des Arcs, Architecture, Musique & Sculp-ture , il me semble qu’il faudroit être plus lesetvé qu’on n’est dans lesouvrages d’esprit & de raison, dans lesquels on n’entend retentir queles mots de goût & de genre, en place des mots de justesse, distinction& discernement,
GOUTTE. Voyez, cet Article dans le Dictionnaire (Economique,& y ajoutez ce qui fuit.
Autre rataplàme parfaitement boni
[ Batte* un peu dans un mortier, une poignée d csemper vivum mi-nus > ou petite joubarbe coupée à deux doigts au-dessus de la racine*Faites-la cuire á petit feu dans un poêlon , avec environ une once devieux-oing du meilleur , que Vous aurez fait fondte tout doucementavant d’y mettre Votre herbe ; il faudra la retourner & la remUer sou-vent, & quand elle sera cuite , vous y mêlerez une once d’huile deveis & uhe cuillerée de bonne crème j quand le tout aura bouilli jus-qu a consistance de cataplâme, vous le mettrez fur de la filasse ou futdu linge, & Tappliquerez fur la patrie souffrante.
Autre remède souverain.
Appliquez sur la partie affligée uft cataplâme fait de f herbe qu’ofiappelle communément oreille de chat, fricassé avec du beurre frais.
Autre remède qui guérit la goutte.
Prenez hermodactes, turbith blanc , scamonée , canelle , sucre fitì& réglisse , de chacune une demi-dragme ou parties égales. Lc toutétant réduit en poudre , bien mêlé & passé par un tamis; vous cn fe-rez infuser le poids d’un écu , plus ou moins, selon la facilité ou sedifficulté qu’on à d’être purgé , dans un verre de vin blanc, du soir aumatin, & Tayant bien mélé, le malade l’avalera, & deux heures aprèsun bouillon. II gardera la chambre. Cette médecine doit se prendrefeulement au décours de la lune, & jamais dans les grandes chaleurs.
Autre .
Pn hez une ou dfux prises de caryocostin. Voyez Rhumatisme,vòus y trouverez là description du caryocostin.
Eau pour la goutte.
Mettez & mêlez ensemble dans un alembic de verre, parties égalesde fray de grenouilles & de fiente de bœuf récente ou sèche, Sc distií-lez-lcs au bain marie. On imbibe des linges de certe eau , Sc on lesapplique fut la partie affligée.
Vin pour la goutte,
Faires infuser pendant trois heures à Téquinoxe du Primons, !epoids d’un écu d’or de graine d hyebles dans un verre de vin blanc, Scfaitcs-lc prendre à jeun. Ce remède est un excellent préservatif contrela goutte.
Huile d’hyebles souveraine contre la goutte.
Mettez quantité de erains d’hyebles dans une bouteille de gros ver*rc, & Tayant enterrée'dans du fumier de mouton . vous l'y taillerezTespace de quarante jours fans y toucher ; au bout de a rems a vousse retirerez , & vous y trouverez une huile.d’hyebles admirable, delaquelle vous frotterez les endroits douloureux*
Autre huile qui appaise les douleurs de la goutte fur le champ.
Mettez parties égales de sauge & de lavande dans un pot de terrevernifé , puis ayant versé de Thuise par dessus jufqu’a ce qu’elle surna-ce de trois ou quatre doigts . luttez bien le pot & faites bouillir j u sequ’à la consomption d’un tiers. 11 faUt tremper un linge dans cettehuile & Impliquer k plus chaudement qu’il est possible fur la patriemalade. Dans la fuite il faut réitérer de rems en rems le même remè-de , quoiqu’on ne souffrit pas actuellement.
B ain pour la goutte.
Mettez dans un sac toute une fourmilliere, c’est-à-dire, les fourmis,les buchettes & la terre qui est dessous. Puis ayant jerré la valeur d’unseau de vin blanc dans la baignoire , vous y ajoûterez une quantitésuffisante d’eau chaude, puis ayant placé le malade dans le bain . vouslui ferez tenir le sac ci-deffus enfoncé entre ses jambes. Ce remède esttrès-éprouvé & réussit allez souvent dès la piemiere fois.
Autre pour se préserver de la goutte.
Enveloppez vous les pieds tous les soirs en vous mettant au lit, defeuilles d’aune cueillies deux jours auparavant. Elles attireront totiteThumeur de la goutte. ^ .. ^
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