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,ss G O u.

Autre four appaifer Us douleurs de U goutte.

Mettez de la chaux vive dans un pot , versez-y de l’eau jusqu’à cequ’clle ím pâlie la chaux de quatre doigts. Laillez infuser pendant sixou sept jours, puis ayant éteint dix ou douze fais une lame d’acierrougie au feu dans quatre livres de cette eau, vous y ferez infuserî'eipace de cinq ou six jours , quarte onces d'airain réduit en poudre,& vous badinerez la partie affligée. Remède excellent.

Autre éprouvé.

Appliquez fur la goutte un hareng salé ouvert en long par le milieu.

Autre.

Broyez une bonne quatité de limaçon avec leurs coquilles, jettezpar dellus une cuillerée & demie, ou deux cuillerées de bonne eau devie, Sc le tout étant bien mêlé , appliquez-le en cataplâme fur l’en*droit douloureux.

Autre.

Appliquez fur la goutte une chauve-souris écrasée.

Autre.

Prenez fquine & salsepareille coupées bien menu,bois de gayac, dechacun deux onces; hermodactes concassées, trois onces. Faites bouil-lir le touc dans dix pintes d’eau jusqu'a la diminution d’cnviion deuxpintes ; puis ayant paslé la décoction, vous en ferez boire au malade,même a ses repas au lieu de vin. S’il ne pouvoir s'en passer on pour-Ioit lui en donner un peu , mais bien trempé. La fluxion étant arrê-tée , & les douleurs appaisécs, vous lui ferez prendre la médecineíuivante pour le purger. U faut faire infuser dans deux pintes de cet-te dé. oction séné, demi-oncc, rhubarbe , deux gros, avec un peu d'a-nis & de réglisse , le tout ayant infusé du soir au matin, vous passerezla liqueur & la garderez dans des bouteilles. La dose est d'un verre ,que le malade doit prendre le matin deux heures avant d'avoir bu nimangé > & le soir trois ou quatre heures après le repas, & il doit con-tinuer ainsi pendant plusieurs jours,

< Autre emplâtre.

Faites bouillir deux livres d’huile rosat, avec demi-livre de vinaigrerosat du plus fort jusqu’à consomption des séroíîtez. Ensuite ajoutez-y une livre de céruse en poudre; faites cuire 1e tout en remuant con-tinuellement juíqu’à ce que l’emplâtre noircilse. Étendez-le fur un lin-ge & appliquez le fur la goutte. ]

GOÛTES dans l’Ordre Dorique. II y a fous la platte bande audroit de chaque triglyphe, six petits corps faits en forme de clochetes,

Î ue les Architectes appellent goûtes I parce qu'ils disent qu’elles repié-mtent les gouttes d’eau , qui ayant coulé le long des triglyphes pen-dent encore fous la plate-bande. Léon-Baptiste Albert les nommeclous ; il y a encore dix-huir de ces goûtes sous le soffite ou plat-fonddu larmier au droit des triglyphes. La différence qui se trouve entreles uns Sc les autres , c’est que les premiers sont quelquefois quarréesSc en pyramides,& les dernieres sont toujours coniques; on les nom-me aussi clochettes , campanes & larmes , en Latin elles sont nomméesguttsi, selon Vitruve. Ces ernemens ne se posent pas constamment demêmes figures en tous les endroits où elles peuvent sc trouver; quel-quefois ces ornemens sont ronds, & quelquefois triangulaires commede petites pyramides.

[GO U TIBRE S. Terme de Vénerie. Ce sont les rayes creusesqui sont le lon^ des,perches, ou du marrain de la tête du cerf, dudaim ou du chevreuil. ]

G O U T 1 E R E qui sert à j errer les eaux , on les nomme quelque-fois gargouille , principalement la partie qui sort au dehors , commecelles qui sont de pierre;il y cn a de trois fortes de matière,de bois ,de plomb, de pierre. La premiere sorte est un canal de bois de chênefort (ain . refendu d.agonalemenr Sc creusé 1 e plus souvent en angledroit, qui sert á recueillir les eaux pluviales sous le battelement destuiles d’un comble, & à les conduire au-dchors des murs de face; con-tes les goutieres sont appellécs en Latin collicis. ou colliquie , du verbeliquere , & du lubstantif licjuor , parce qu’elles sont des amas d’eaux quidécoulent par des canaux: de quelque mariere qu’on les fasse leur for-me est toujours propre au même effet dc nmaflèr les eaux de la cou-couverture & de les faire écouler hors des murs. Le mot Françoisgouùere , est comme qui drroit guttarius canalis. La goutierc de plombest un canal de plomb soutenu d’une barre dc fer . par lequel s’écou-lcnt les eaux du chéneau d’un comble s les plus riches dc ces goutieresse font en forme de canon, & sont ambouties de moulures Sc ornéesde feuilles moulées. Les goutieres dc bois & dc plomb ne peuventavoir, suivant ('Ordonnance , que trois pieds de faillie au delà du nuddu mur pour éviter les chutes de ces canaux dans la rue, lorsque parle poids de leur trop grande longueur elles viennent par succession detems à fe détacher dc la couverture. Goutierc de pierre , c’est un ca-nal de pierre à la place des gargouilles dans les corniches ; il s’en faiten manière de demi vase coupé en longueur , comme il s’en volt auvieux Louvre. Les goutieres des bêtimens Gothiques sont formées dechimères , harpies & auttes animaux imaginaires , on nomme aussig rgouhles ces sortes de goutieres. Les goutieres faites de bois sontemployées dans des bâti mens ordinaires & communs; c’est une piecede bois de sciage tirée de bois de brin fans nœuds, fans gersore > quise fait d’une piece de bois qui a huit à neuf pouces d’équarrissage enla sciant par les angles; on la creuse & on ne lui laisse qu’un pouced'épaifieur : c’est dans ccs pieces de bois garnies de plomb , que sc re-çoivent les eaux pluviales & par où elles secourent á terre. II y a desgoutieres qui avancent dans la rue au-delà des toits ; ses autres qui sontattachées le long des murs , & qui sont des conduits de plomb sou-tenus par des cercles de fer cramponnez dans le mur, ou par des pla-ques Sc bandes de plomb, clouées Sc attachées au même mur. Du

G O U. G R A.

Cange dit que le mot de goutiere vient de, l’AHemand goto , ou Fla-mand geut ; les deux pourroient venir dc gieten , jetter en fonte , com-me on fait le plomb des canaux Sc des goutieres. On appelle goutieresde earoffe les panneaux de cuir attachez à l’impériale , qui empêchentque l’eau ne tombe dans le carrosse Sc fur ses ornemens ; goutieres ,en parlant d’un bâtiment de mer, sont des longues & épailies piecesde bois creusées joignant les membres ou cotez des vailleaux tout aupourtour des ponts, qui servent à recevoir & écouler les eaux du na-vire ; il y a «aussi des pieces de bois voisines & de la même étendue,qu’on appelle ferres goutieres , qui contribuent à cet écoulement.

GOUVERNEMENT. Office du Gouverneur, qui est un Offi-cier du Roi qui commande dans une Province , dans une Place : unGouverneur représente le Roi dans cette Province ou Place, Sc dansune Place particulière commande non-sculement á la garnison , maisaussi aux bourgeois Sc à toutes les troupes qui entrent dans fa Place.Gouvernement est donc la Charge de Gouverneur dans une Place,dans une Ville. dans une Province. Gouvernement fe dit aussi de laVille & Pais où s’étend le pouvoir du Gouverneur : on ne peut fixerprécisément le nombre des Gouvernemens de France ; il y en a douzeprincipaux ; ce sont ceux des douze Provinces principales. L’État deFrance , imprimé en 1698. compte trent-sept Gouvernemens: commeces sortes d’Offices, appeliez Gouvernemens, sont des choses de très-grande importance , ce n’est point merveille que les Rois ayent prissoin de porter en tout tems des Édits,des Déclarations,des Anêts parlesquels ils prévoyent à tout ce qui est le mieux, soit en créant, (up-primant, augmentant ou diminuant fur cette matière, selon l’exigencedes tems & des circonstances. Une des choses les plus importantes dansla Charge de Gouverneur de Province , Ville ou Place forte, c’est larésidence ; c’est pourquoi meme sous Charles IX. fut donné un Éditdu Roi, portant injonction aux Gouverneurs des Provinces, leurs Lreu-tenans, Baillifs, &c. de résider fur les lieux & exercer leurs Officesen personne, où on peut voir Ic soin égal qu’on a de cette résidence ,aussi bien dans ses Gouvernemens Civils comme dans les Gouvernc-mens Ecclésiastiques. j’cntens parler des Évêques, Bénéfices á charged ame. comme font Curez & Prieurez Séculiers, Cet Édit du Roi socdonnée à Fontainebleau au mois de Juillet if6o. registre le $. Août> audit an : Voyez Font. Tome premier,pag. 197. sous Henri IV. en t f 89.fut donné un Édit du Roi , portant deffenscs aux Gouverneur desPlaces & autres personnes de toucher aux dénicrs du Domaine, taillesSc autres impositions, donné à Tours le z z Novembre 158-. registrele 4 Janvier 1590. En 1591. un an après le précédent Édit sot uneDéclaration du Roi contre les Gouverneurs & Capitaines qui ont prisles déniers & recettes du Roi , donnée au Camp devant Rouen le 1 jNovembre 1591. En Fan 1991. sot une Déclaration du Roi, ponantrèglement fur ce qui doit être observé par Ics Gouverneurs, & sor lapolice des Villes de l’obéïssimce du Roi, donné au Camp devant Rouenle 1 z Mars de la susdite année. Je laisse les autres Arrêts, Édits SrDéclarations qui fuient portez par la sagesse d’Henri IV. & de LouisXIII. pour parler de ceux qui ont été donnez sous le sage régnede Louis XIV. ce fut en l’an 1 696. que parut un Édit du RoiLouis XIV. portant création d’Offices de Gouverneurs héréditairesdans les Villes closes du Royaume , donné au mois d’Août 1696. IIarriva ensuite suppression d Office par*un Édit du Roi en 1717. dontvoici !e titre. Édit du Roi, portant suppression des Offices de Gou-verneurs , Licutenans Sc Majors des Villes du Royaume, créez par lesÉdits des mois d’Août 1696. ( ci-dessus mentionné) & Décembre 1708.soit qu’ils eussent été acquis par des particuliers ou réunis aux corpsd’icelles , portant règlement contenant cinq articles, donné à Paris aumois d’Août 1:717. En la même année sot donné un Arrêt du Con-seil d'État, qui a ordonné que les pourvus ou propriétaires des Officesde Gouverneurs , Licutenans de Roi & Majors des Villes , créez parles Édits des mois d’Août 169S. & Décembre 1708. supprimez par ce-lui du mois d’Aoûr dernier, seront tenus de représenter leurs titrespar devant les Sieurs Incendans Sc Commissures départis Sc nommezpour la liquidation desdits Offices ; fait au Conseil le 1 g Décembre1717.

Gouvernement, se dit aussi de la maniéré & de Faction de gouver-ner j par exemple, quand on sait l'histoire d un Païs.on en décrit lesmœurs , la religion , le gouvernement : voici des exemples de plu-sieurs especes de Gouvernemens. Le Gouvernement de France est Mo-narchique , celui de Venise Aristocratique, le Gouvernement d’Angle-tetre est Monarchique. Aristocratique & Démocratique tout ensemble.II y a des Théologiens Protestans qui soutiennent que Jesos-Christ alaissé aux peuples la liberté de choisir telle forme de GouvernementEcclésiastique qui lui conviendroit, excepté le Monarchique. Le motde Gouverneur, outre ce que nous avons dit, se dit aussi dans d’autresoccasions, fur tout Gouverneur est celui qui a soin de l’éducation d'unjeune Prince , d’un Seigneur , des enfans de bonne maison. Lc Maré-chal Duc de Villeroi a été Gouverneur de Louis XV. comme son Perel’avoit été de Louis XIV. Les Princes ont un Sousgouverneur , Sc iîfait auprès d eux ses mêmes fonctions que le Gouverneur quand ilest absent. Gouverneur d'Hôpital, fe dit de celui qui aux environs dcParis a soin de quelque dortoir ou de quelque pavillon où font lespauvres ; le Gouverneur a le soin de les faire prier Dieu , & dc lentfaire donner le pain , la viande & le vin qu’ils doivent avoir. Quandil y a beaucoup de pauvres on lui donne un Sousgouverneur pour luiaider. Le mot gouvernement vient de gouverner . qui vient du Latingubernare , dont l’orígine sera inconnue, ou bien il faut imaginer qu’ilvient de fupernus oa fuperior , qui íïgnisieroic être supérieur, avoir Usupériorité.

G R A.

GRACE. Terme d’uíàge dans la Jurisprudence Civile 8c Canoni-que ; en soi c’est un terme de Droit qui est général . qui conprendles abolitions, rémissions & pardons ; ensorre que quelques lettresqu’un criminel ait reçues & obtenue, on dit vulgairement jl a là grâ-ce,