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GRE.

cinq cens livres à deux mille livres > vingt livres;de deux mille livresà quatre mille, quarante livres. De quatre mille à íix mille, soixantelivres; de six mille livres a dix miíic Lvies, quatre-vingt livres; de dixmille livres & au-dessus, cent livres. Lorlque la quittance.d’amortiílé-ment aura été insinuée,&le droit paie,les lettres d'ainortiílemcnt íe-lont insinuées gratis.

Art, i r. Renonciation à succession , le droic sera païé pour chacundes renoncans, suivant la qualité des personnes décédées,savoir :

Par les personnes dénommées dans la premiers dalle de 1 art. 4. duprésent tarif, en y comprenant les Ecclésiastiques posiédans bénéficesou dignités,six livres ; pat celles dénommées dans la deuxième, en ycomprenant les si mples Ecclésiastiques, trois livres ; Sc par celles dénom-mées dans la troisième , une livre.

Art. rj. Renonciation a Communauté entre mari & femme. Ledroit sera païé luivant la qualité du mari, savoir par les personnes dé-nommées dans la pterr.icie dalle de Part; 4. six livres ; par celles dela deuxième dalle, crois livres; Sc par celles dénommées dans la troi-sième, uue livre.

An. 14. Pour toutes lettres de bcncfice d âge, lettres & actes d’é-mancipatíon , lettres des bénéfices d’invcntaire , ou pour l’inventairedans les Pais ou les bénéfices d’invencaire a lieu , sens qu’il soit betoind’obtcnirdes lettres,actes d'.tcception ou jugement qui permettent dese porter héritiers bénéficiaires, fera païé pour chacun des impétrans,émancipées, acceptans ou héritiers par rapport à la qualité de la per-sonne de la liiccession de laquelle tl s'agic ; savoir , par les personnesdénommées dans la pr. mierc dalle de Part. 4- du présent tarif, en ycomprenant ks Ecclésiastiques ,polledjnsbénéfices ou dignités, quinzelivres ; par celles dénommées dans la seconde , en y comprenant lessimples Ecclésiastiques, posiédans bénéfices ou dignités,six livres; Scpat celles dénommées dans le troisième, trois livres.

Art. iy. Pc/ur chacune nomination deCuruteut aux successions va-cantes à lubstitution , aux interdits, aux mineurs íc autres , soit paracte judiciaire ou volontaire, pour quelque caulc que ce sent ; les droitsen leront paies pour chaque liiccession & pour chacun des interdits,mineurs Sc autres compris dans un méme acre ou sentence , par rap-port à la qualité de la personne de se succession de laquelle ii s’agic;lavoir , par ceux dénommés dans la première dalle, ( en y compre-nant les Ecclésiastiques posiédans bénéfices ou dignités,six l.vres ; parceux dénommés dans la deuxième , en y comprenant les simples Ec-clésiastiques, trois livres; & par ceux dénommes dans la troisième, unelivre.

Art. 16. Contrats d’union ou de direction des créanciers,ceuxd’a-termoyement ou abandonnemens de biens, pourvu que l’abandonne-menc (oit fait pat le débiteur á les créanciers,pour être vendus codi-rection , sera païé dix livres. Et lorsque Fabandonremcnc ne sera pasfait par le débiteur á ícs créanciers, pour être les biens vendus en di-rection, le droit de centième denier en sera païc , comme des ventespures & simples.

Arc. 17. Pour chacune lettre de répi, Arrêts, Jugemens, Sentencesportant surséance générale, soit qu’ils soient accordés par Sa Majestéou par les Cours & autres Jurisdictions, vingt livres.

Art. 18. Pour la recherche fur les regîtres, lorsque les Juges aurontpermis d’en délivrer des Extraits,ne sera païé que dix fols , si on in-dique l’année dans laquelle ('insinuation aura été faite ; mais lorsqueles Commis seront obligés d'en faire la recherche sur plusieurs années,à compter du jour de 1a pulsation de Pacte , jusques à celui de l’insi-nuation seulement ;& lorsquï! ne seta délivré que de simples extraits,sera païé dix sisls pour chacun defdits extraits; mais s’il est requis co-pie entiirc dû l’enrcgitrcment des actes , sera païé par rôle de grossiesmême droit, qui fepaïe par les expéditions en papiers aux Greffes desSièges Loïaux, près lesquels lesdites Insinuations feront établies.

Art. 19. En dernier tous lesquels droits ( ensemble les quatre folspour livre , pendant le rems que la levée en doit être faite au profitdc Sa Majesté, ) seront palés par toute sorte de personnes exemptes& non exemptes, privilégiées & non privilégiées fans aucune excep-tion , pour quelque cause & fous quelque prétexte que ce soit otípuisse être : nonobstant tous Édits, Déclarations, Ancts, Réglemens& usages à ce contraires > fans que les Fermiers defdits droits , leursCommis St Préposés puissent faire remise ou modération des droits,cn faveur de qui nue ce soit, ni á eux-mémes pour les actes qui lesconcerneront, à peine de restitution du quadruple & de trois cens li-vres d amende pour chacun acte,dont les droits n'auront pas étépaïcs;fait & arrêté au Conseil Royal des Finances, tenu à Versailles le 19 jourde Septembre, mil sept cens vingt-deux, signé Louis & plus bas Psiély-peaux.

GREFFER. Voyez, cet Article dans le Dictionnaire (Economique,& y ajoutez ce qui fuit.

[ Pour greffer sur les arbres de fruits k noyau , fans perdre aucun tems ;enforte qu un arbre qui aura fait de mauvais fruits l'année précédente , enproduise de tres-bons tannée suivante.

II ne faut pas tomber dans l'erreur dc la plupart des Jardiniers, quicroyent qu’il est absolument nécessaire de greffer fur le jeune bois,Lequi après avoir coupé la tête à un arbre qu’ils veulent greffer, lui lais-sent pousser de nouveaux jets pour y appliquer les écussons, ce quifait perdre un tems considérable ; mais il faut greffer fur le vieuxbois, à œil dormant, en automne , dans le tems même que I’arbreest en fruit,& encore en fève, fans couper aucune branche. La greffese soudra parfaitement pat l'tmion des fèves, sans pousser en aucunefaçon ; mais quand on aura coupé au printems suivant les branchesau-dessus des greffes, elles pousseront vigoureusement, St sc trouvantfur un bois de même espece, elles produiront un fruit plus gros &plus beau, ce qui est un grand avantage ; mais ce n’est pas le pointprincipal que nous nous sommes proposés au commencement de cetarticle. I! s'agit de leur faire produire du fruit dans l’année même.Pour y parvenir , il est bon d’obferver, que dans touc arbre à fruitil y a des branches de trois efpeces, branches à fruit, branches à bois,

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& demi branahe*, ou moïennes branches à bois. La capitale desbranches à bois doit être considérée comme le corps de J’arbre;& leslus gcoíles ensuite qui partent de ce tronc, sont comme les incni-res dont le touc ensemble forme l’atbre. Les branches a Fruit ne doi-vent être regardées que comme des diminutifs, ou petites parties dcces membres, lesquels étant fossiles d’elles-mêmes > & fatiguées de lacontinuelle, & peut-être plus abondance fermentation de la fève, fontdc très-peu de durée. Les demi-branches a bois sont beaucoup plusvigoureuses : elles conservent la nature de la capitale , & poussent endeux années des branches à fruit ; csest fur celles-ci qu’il faut choisirles écussons. Elles sont aisées à connoitre , étant plus petites que lesbranches à bois, & plus grosses que les branches á fruit. Elles portentdeux, trois, & quelquefois quatre feuilles en chaque œuilleton , il ya même des œuilletons qui en ont jufqu’à cinq ; leurs ocuilletons foncplus distans les uns des autres que ceux des branches à fruit, maismoins éloignés que ceux des branches à bois.

II faut encore remarquer que fur cette branche dont on veut tirerdes écullbns , il y a des yeux qui font triples. L’œil destiné pour labranche a bois est situé entre les deux feuilles, Sc avance plus que lesdeux autres qui font placés en dehors des deux feuilles, lesquelles foncfaites pour produire les branches à fruit. Ce sont là les sujets qu’ilfaut choisit pour écuflbnner. L’œil du milieu poussera à bois , & lesdeux autres seront chacun une fleur. Ainsi greffant sur l’atbre dix oudouze écullbns > plus ou moins selon fa force , on aura sûrement dufruit beau St bon l’année suivante ; & s’il y en avoir une trop grandeabondance, il n’en faudroit laisser qu’à proportion de la force de l’ar-br* > parce qu’autrement la trop grande quantité consumant la meil-leure partie du suc nourricier de Farbre, cauferoïc une altération con-sidérable dans l«s branches à bois : à moins qu'on n’aimât mieux con-server Fornement Sc la régularité des espaliers, que l’abondanec desfruits qu’ils pourroknc produite.

Greffes fur bourlets. Voyez Végétation.

GRELE. Préíage des gicles. Voyez. Présages.]

GRELET ouGuubtouTestu a Limosin. C’est un ter-me dc maçon pour marquer une espece d'ivsttument. C’est un marteaupointu par un bout, Sc qui a á la tête un angle rentrant)qui fait deuxfaces aiguës pour rompre plus facilement les pierres. On l’appellcaussi tejiu k limofms, à la différence d’un autre marteau appellé têtu karrête, qui a des deux côtés le bout de la figure du gtelec, enfortequ’on n’a qu’a le tourner dans la main,pour hacher fur la pierre éga-lement des deux côtés, l une & 1 autre face , ou bout dc cctta fortede marteau, aïanc la même entaille en angse rentrant, pour rompre lapierre en guise de double ciseau : le ciseau ordinaire est poussé lur lapierre avec une malle; mais Faction de la main qui poulie un marteauainsi bidenfé fur une madère, fait le même & le double effet du ci-seau. Voyez Marteau , où vous verres ses diverses sortes de figuresSc leurs usages chez ks divers artisans;car outre quelques outils com-muns à plusieurs métiers, il y en a aussi de particuliers, 8c formes Scfigures dune maniéré appropriée aux fins convenables; il s’appcllc^tí-kt, comme qui.diroit marteau en grêlé ou btetelé ; on Rappelle testa ,parce qu’ii n’est point pointu de déux côtés , comme le marteau ap-pellé pioche ; mais a une ou deux têtes dentées , pour mordre fur lapi.rre, Sc l'cntamer fans faite des éclats dangereux , pour rompre lapierre 8c la faire éclater. II y a cette differcnce entre le marteau nom-mé têtu Sc celui qu’on appelle marteau bretelí ; c’est que dans cc der-nier il y a plusieurs petites échancrures I’une près de Faune , Se daasle têtu il n’y en a que deux, mais grandes Sc fortes. Avec les deuxsortes de têtus on frappe avec un long manche, pour démolir ou rom-pre de grosses pierres; avec les marteaux btetelés on frappe de près.,pour diminuer la surface d’une pierre de tous ses côtés, Sc ainsi luidonner fa quarrure ou autre figure , conforme à la coupe régulière.Ces fortes de marteaux sont de fer pour les distinguer des outils debois, qu’on appelle majfts > donc on sc sert pour frapper fur ks ciseauxSc autres outils de fer > qui piquent ou taillent. Le riflard est un ciseaularge pat le bout > Sc dentelé ou btetelé sur son tranchant.

G R E MI L. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique, &j ajoutez ce qui fuit,

[La graine du milium folis mêlé dans le lait des femmes, soulagecelles qui font en travail. La dose de cette graine est d’un demi gros.On peut en donner même davantage. Un gros Sc demi de cetre grai-ne en poudre, délayé dans cinq ou six onces d’eau de laitue ou deplantain, avec demi gros de cécérac 8c deux scrupules de karabé, fontun excellent remède pour ('inflammation des prostates. ]

GRENETIERS. Sont établis pour juger de la qualité , dc laquantité, de la mesure Sc du prix du sel. Ils font les procès aux faux-íauniers, Sc connoilfent tous les différends qui surviennent dans les ven-tes Sc distributions de cette marchandise. Les appellations de leurs ju-gemens fonc portés à la Cour des Aides de leur ressort, ils ont étéunis aux élus, ensuite désunis depuis réunis. II p st nécessaire de voitles nouvelles Déclarations , quand elles introduisent des chíngemens ,ou quand elles rétablissent l’ancien ordre. Î1 y en a une de Fannie1694, qui a réuni ce que l’Édic dc 1685. avoir dés-uni ; jc viens dedire àì’occasion de cet article particulier, cc qui doit être entendu SCétendu à l’égard de tous les points Sc articles en général du Commer-ce, de la Justice, Police, affaires Sc matières de Finances, qu’il est né-cessaire de voir Sc consulter ses nouvelles Ordonnances; car le droit 8cle juste, fur ces quatre efpeces générales > est un droit ambulant quin’est point fixé dans la société civile , Sc est réglé uniquement par lePrince ou Souverain, Magistrat, donc les volontés Sc décréts ne foncpas toujours les mêmes, parce que leur propre sagesse Sc la sagesse deleur conseil contemple Sc consulte 1 état journalier,non-seulement deschoses,mais des diverses circonstances,qui varient beaucoup quelque-fois. Ce qui donne occasion souvent à ces Édits disserens, à ces diversArrêts, quoique la volonté Sc du Prince Sc du Souverain Mgistrat testrent immobile dans la justice qui subsiste toujours, tandis que leurvolonté est «enstance Sc immuablement attaché à ce qui est ou paroîc

le mieux