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le mieux, après des meures consultations & délibératiofis. Cette Ju-xisdiction desGrenetiers s’appelle grenier à sel , mot équivoque quenous distinguons ainsi : grenier à tel. c’est la Juridiction où se jugent«n premicre instance les contraventions tut le fait du sel. Les Officiersdes greniers à sel en connoislcnc définitivement au-dessous d’un quartdc minot : mais au-deflus elles peuvent ctte portées par appel à laCour des Aides. Grenier à sel ( au tens propre ) c’est un lieu ou ma-gazin, c’est un dépôt ou l'on conserve les sels de la ferme des gabel-les; J’on y fait ordinairement deux masses de sel » quelquefois trois,comme dans celui de Paris, afìn de laisser aux nouveaux sels le remsde fe gabelltr, ce qui se fait en deux ans, plus la massé est ancienne >plus le sel est bien gabelle 8c conditionne. L’on n’entame jamais unenouvelle masse que la premiere ne soit tout-à-fait débitée. Chez lesMarchands grainiers & grainicres , c’est un cosse e ou efpecc de longcoffre ou huche de bois souvent fans couvercle , aïant plusieurs tepa-ratíons en dedans , afìn que les differtns grains qu’on y met nc puis-sent se mêler les uns avec les autres > remarqués qu’il y a de la diffé-rence entre grenetieis & grainiers : nous avons jusques ici parlé desgrencriers. Mais les grainrers sont des marchands ou marchandes quivendent cn détail & â petites mesures toute sorte de grains, graines,légumes; on leur donne souvent 1e nom de grenecicr & gienctiere;mais c’est improprement ; les Ordonnances & les Statuts concernantcette profession,ne leur donnant que le nom degraínier & grainjerr.Le Dictionnaire de kuretiere distingue encore entre grainier Sc graine-tier; grainicr.dic-il.est le marchand dc graines, tant potagères quedes fseurs ; mais grainetier dit 1e même, est un marchand de grossesgraines , comme bled , avoine ; il écrit ces deux mots avec un at aulieu d’un e limple : mais parlant du sel il écrit grenetiet simplement,disant que c’est un Officier subalterne , qui juge en premiere instancedes diff tends & malversations qui arrivent tut 1c débit & transportdu sel ; l'appel dc leur jugement le relève au grenier à sel de Paris. Ily a des grcneticrs anciens , alternatifs & triennaux , & deux Prélidensau dessus d’cux : l’étymologie de ces mots grenetiet, grainier vient dumot grain, du Latin gramm.

GRENETIS. Bordure & ornement des monnoyes & des médail-les. C’est un petit cordon en forme de petits grains ( ce qui est l’oii-gine du nom de cet ornement, qui ressemble aux grains d'un chape-let. ) On appelle aussi grenetis, 1e poinçon acéré, qui sert à tailler & àmarquer ces petits grains ; ce grenctis sirt à rengrener les monnoyes,quand elies ne sont pas bien marquées par les premiers coups de mar-teau ou de balencicr ; quand dans les lieux où on travaille la monnoyc &les médailles, on a fini les figures, l’on acheve de graver le reste dela médaille; comme sont les moulures ou otnemens de la bordure,les grenctis & les lettres. Pour cela on 1e sert d’abord de traçoirs , &cnlu.te de g:enetis ou outil ci-dessus mentionné, & d’aurns fortes depoinçons bien acetés & bien trempés : ceux que l’on employé pour cesmoulures, pour les ornemens appellés grenctis, se frappent Sc sïm-priment dans le carré avec la masse; car le burin, l'échope ni le c f -let ne peuvent graver ces choies dans la même perfection que sontees petits poinçons. II y a ainsi quantité d'autres petits ouvrage? né-cessaires a faire fur les médailles, ftivant la rencontre & l’exigtncc dudessein, qu’il faut frapper de la même maniéré que les lettres & gre-netis. A lcgaid de l’ufage des petits cizesets , ils se touchent légère-ment avcc un marteau plus ou moins, félon le travail & l’adresse ouindu soie dc l’ouvner. Le mot de grenctis est comme qui diroit grani-tio, foimation de grains, en Latin gramm ; de sotte que selon cetteétymologie grtnttis , a trois significations , faction de former desgrains fut la médaille ou monnoyc , l'instrument ou poinçon donton se sert pour les former, & ('impression ou marque de grains, quireste sor la matière pat faction & instrument précédent. La premieiesignification n’est plus d’usage & n’est qu’imaginée pour raisonneranalogiquement Sc les deux autres significaiions sont d’usage égale-ment": ce grenetis ou chapelet n’est pas seulement un ornement , maisaussi un moicn pour savoir si la monnoye a été limée & diminuéesor les bords ; c’est pourquoi on met quelquefois ces greneris ou cha-pelets, & même des settres sor i’épaiflcur ou contour de la monnoye,pour voir plus clairement la fourberie des avares , qui rognent & di-minuent les píecesde monnoye ; mais ces précautions de la Police sontsouvent inutiles comte ceux qui ont cette exécrable faim de for & def argent. Ils font mille machines Sc stratagèmes pour faire leur ou-vrage incognito ; & ceux qui ne sont pas aslèz rusés pour falsifier lamatière s’attachent à cn corrompre la forme 8c la figure , quid nonmortalta peEiora cogit aun sacra famés.

GRENIER. Par rapport à f Architecture. C’est le lieu pris dansle comble, d’oú l’on voir par dedans la charpente 8c la copverture, &où l'on serre les grains, la paille, le soin. Les greniers publics sont' dans une Ville des grands bátimens ou l’on conserve des grains , asinque pendant la disette lc peuple subsiste avec autant de commoditéque pendant l’abondance ; il s’en voit â Rome de fort grands près deTerminì, qui ont été bâtis sous les Papes Grégoire XIII. & Paul V.Les greniers à grains doivent être ouverts du côté de la Tramontaneplanêhejcs dc bois, & le pavé en doit être maçonné de terre plutôtque de chaux. Greniers à setter le foin sont appellés dans Vit ru ve/^-milia , & ceux à serrer la paille farraria.

G R E N OU IL L E. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Econo-mique, & y ajoutez ce qui soit.

Maniéré d’apprêter Us grenouilles.

[II faut en prendre seulement les cuisses dépouillées de leur peauSc les fricasser comme ks poulets,.;u bien les frite dans du beurre ou’dc bonne huile de noix , & les lervir chaudement avcc verjus , £çj Arpoivre. *

Eaa de fray de grenouilles. Prenez au mois de Mai du frai dc sre

Bouilles, qui au fort peu d’odeur, distillez-enl’humidicc au bauvmaV,

GRE.

mettez la liqueur dans une bouteille débouchée , cxposez-!a au so-leil pendant huit jours; & ensuite bouchez-la exactement pout la con-server.

Cette eau est rafraîchissante 8c condensante ; elle est propre contreles rougeurs de la peau, les hémoirhagies.leserésipeles & ks cancers,on fapplique extérieurement avec des linges; elle est propre pour dé-crasser k visage , & pour tenir k teint frais. Voici une autre ìiunieiçdè faite seau de frai de grenouilles.

Mettez une bonne quantité de frai de grenouilles dans des sacs biennets, suspendez ces sacs cn quelque endroit , & mettez pat dessousdes terrines pour recevoir la liqueur qui en découlera. Exposez en-suite cette liqueur au soleil, pendant plusieurs jours » dans des bou-teilles de verre débouchées. Elle se purifiera, & cn la versant par in-clination dans d’autres vaisseaux bien nets ; elle laissera au fond despremiers une efpecc de lie , ou de sédiment qu’il faut jetter. Onla remet encore dans ks bouteilles après les avoir bien nettoyées,qu’on expose encore au soleil , pour la séparer dc nouveau du sédi-ment qui tombe au fond ; réitérant toujours , jusiju’à cc qu’elle de-vienne claire comme seau commune. Cette eau de frai ne se con-serve pas si long-tems que celle qui est distillée par 1e feu ; maïs elleest beaucoup meilleure pour l'ufage.

Huile de grenouilles.

Coupez par morceaux douze ou quinze grenouilles, mettez-le; dansun pot de terre vernissé, & veitcz pat dessus envi,on une livre & de-mie d’huílc de graine de lin. Ensuite vous les ferez bouillir huit ouneuf heures au bain maiie; puis vous coulerez l’huile , aveu forte cx-pieffion; & f aïant laisse un peu reposer, vous la verserez par inclina-tion dans une petite bouteill^de verre ou dc fayancc, que vous aurezsoin de bien boucher.

Cette huile est admirable pour éteindre ks inflammations, & poutadoucir factcté du sang, Sc calmer ks douleurs de k goure; on la faittiédit. Si on en ftotte ks patries malades. Ou dit qu’elle provoque lesommeil étant appliquée avec un linge sor les temples.]

GRESILLER. Se du parlant du set, lorfqu’en s’cchauffant il de-vient comme par petits grumaux. II y a une torte de fer qui a le grainpet.t comme de sacrer » St dont la substance est ployante a froid ; tl estmal-ailé a limer, & grésillé lorfqu’il commence â être chaud pour sou-der; de sorte quïl est difficile à employer à la forge & a la lime, at-tendu qu’il ne se soude pas facilement, 8c qu’à la lime il y a des grains.II est bon pour ceux qui font des gros ouvrage;, pour travailler a laterre, pour faire des courses, dc s bêches, des hoyaux. II y a un autrefer ciont k grain est gros & clair à h cassé; ce fer ne vaut gucrcs, caril est cassant à froid & tendre au feu,ne pouvant souffiir une grandechaleur fans (e brûler , parte qu’il est beaucoup poreux & ailé a serouiller Sc se manger facilement; c’est par k chaud ou feu & lc ff. id,qu'on distingue ks diverses fortes de rets, 8c à quoi ils doivent ctteparticulière ment emploies. Les uns grésillent au feu-df chaleur , sisaunes sont trop tend,es au feu 8c cassent à froid : ce set qu’on app l!crouverin , se connoît lorfqu’il y a des gersores ou découpure ouï vontau travers des barres;il est d’ordinaire ployant & maniable á froid. Sicn le forgeant il sent le souffre , & qu en frappant dessus il en fortede petites étincelles,comme dc petites fiâmes ou étoiles de se-u, c'cítune marque qu’il est cassant à chaud: coût le vieux fer q si a éié long-tems a l’air ou au fêtai» est ordú a rcmenc rouverin. Ce que quelques-uns attribuent à une qualité ceiiotivc & mordicantc , qui est dans !arosée ; ks ouvriers 8t ceux qui ont accoutumé de trava.lier connoillcntbien toutes ces différentes qualités des diverses efpicts de fers en lesfotgant : car s’il est doux fous k marteau, il sera cassant a froid ; & s’ilest ferme, c’est signe qu’il sera ployant á froid. On dira ici a l’occa-siondu discernement de ces diveríes qualités que ks ouvriers éprouvent,que c’est une chose de plus importante dans ks ouvrage, où i! simtemployer k fer , de n’y en pas mettre des susdite s mauvaises qua-lités. Les mêmes bons ouvriers donc je viens de parler, Scquissetudicn:à la recherche de ces choses, s’y prennent sor tout en deux maniérés;premierement ils examinent & cher hent à connoìtre de qu’elle forgeil vient, car toute forte de mines n ont pas une même qualité , l’rreest douce, l’autrc cassante » il arrive mcine qu’une même forge four-nit deux fortes dc qualités dc fer, & que l’on trouvera cette diversitédans une nicmc gueuse ( ce font de grandes pieces dc set , en formetriangulaire,de dix ou douze pieds de long,sor dix ou douze poucesde large, en chaque face. ) L’on juge encore de cette qualité en cetteforte, íì en prenant une barre, on voit qu’il y ait de petites veines noi-res qui aillent en long,que cette barre soit ployante sous k marteau,8c quïl n’y ait point de gersores, c’est une marque évidente que k ferest bon 8c pliant ; au contraire s’il y a des gersores ( sentes ou décou-pures en travers,) c’est une marque du contraire; savoir,quïl est cas-sant à chaud , & donnera dc la peine à forger. Voyez Serruririeou vous trouverez tout ce qui regarde i’empJoi du fer , qui est pres-que dans tous ks métiers, mais sot tout dms l’Architecturc; à l’égardde l’étymologie de ce mot.il v ent vraisemblablement de grésil petitegrêle ou brouce,quÌ brûle & qui gâte les vignes; de sorte que l’on adit que k fer se grésille au feu, quand il se change en grains & gu-maux. Grefiller , le dit proprement du grésil qui tombe.

Par exemple il grésillé,il a grésillé tout le jour. Puis on a appliquéau fer enflammé, le verbe grésiller, pour dire, íe gâter & le soulève 1par la chaleur cn la maniéré susdite. II est b.en aussi probable que kverbe gresller, vient de crans craticula, grille, sot laquelle on a troplaissé rôtir & dessécher une piece de chair, d’où l’on a fait cratunlart ,dont l’abregement se trouve dans lc mot François griller , íc certaine-ment fans détour on pourroit bien raisonnablement dire , que grefilhrest un mode fréquentatif de griller. Enfin venons au tort nature) quiarrive quand un parchemin tombé dans k rçu, s y grésillé, crépitât .C'cst U dqtijictc lejoutc* çk i’étynwlwgic, 8c en est meme la p f e-