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tìon i lorsque l'on peut parvenir á faire, que le mot prenne si ïignifi-cacion > parmi les choies sensibles de la nature & qualité des Ions.Une autre preuve de ce qui vient d’êcre dit du mot grésiller, commevenantdu son; c’est ce que les Vitriers appellent verregrefé , un verrequ’on base, Sc fait craquer fous le grésoir, qui le réduit en sable oúpoudre inégale & graveleuse. Voyez Grésoir,
GRES L lì, mince, délié, dit d’une colomne qui est greîìe Si menue»Voyez iOrdre. Ce mot vient du Latin gracihs mince, délié.
GRÉSOIR. Outil servant aux Vitriers , avec lequel on grise leverre, c’est-a-dire, on 1 écrase & brise en sabion : ou bien grésoir estun outil oc Vitrier qui sert à égruger les extrémités d'un carreau dçvitre quand il a de la peine à encrer dans le plomb; c’est un fer quia une petite fente à ses deux bouts, dont le Vitrier se sert cn tour-nant la main, pour user de í'un & l'aucre bout, & conformer le car-reau au châssis de plomb, ou lieu oii il doit être enchaílé 6 c engagé.Les Italiens appellent grifatio ou tope cet instrument avec lequel onmord Sc ronge le verre.
GRÉSOIR ou Grisoir, est une espece de boète servant auxLapidaires. Voici dans quelle occasion en frottant Sc égrisanr deuxpierres brutes , il en fort de la poudre > dont on se sert par après pourtailler & pour polir les dîamans, ce qui se fait avec un moulin, le-quel sait tourner une roue de fer doux. C’est cette poudre qui tom-be dans le froidement des deux pierres brutes l’une contre l’autre, quel’on recueille dans une boëte nommée egrisoir» On artosc la rouedu moulin, sur laquelle le diamant est p oie avec cette poudre, qu’ontire du grisoir. laquelle est sortie du diamant ou de deux diamans frois-sés & grattés l’un contre l’autre, on dilaye cette poudre avec de l’huiled’olive. Loríqu’on Veut le tailler à facette , on change le diamant defacette en facette, à mesure qu’il se finit, jusqu’à ce qu’il soit dans fadeiniete perfection, comme il ost aiíc de voir tous les jours chez lesLapidaires 8 c les Jouailliers.
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[GRIFFADE, Terme de Fauconnerie. C’est une blessure quel’oifeau fait au gibier avec ses ongles, ou griffes.
GRIFFER, fe dir en Fauconnerie de l’oifeau qui prend avec lagriffe.] - 1
GRIEFS, font les chefs de la sentence qui font tort à l’Appel -lanc. Sc que l’on nomme ainsi, parce qu’il prétend, comme on difoitanciennement, avoir été grevé gravdtus ; on les proposott autrefoiscomme des articles de plainte contre le Juge, mais parée qu*il n’étoitpas question du fonds de la contestation, on les mettoit dans un sacà pan hots le procès. Présentement quoiqu’on s'en serve en un au-tre usage, & que les griefs soient en effet dans les procès par écrit,ce que lbnt les causes Sc moyens d’appel dans le» appellations verba-les ; les Avocats n'ont point changé leur ancienne maniéré de parler.lorsqït’ils dressent ces sortes d'écntures, ils commencent encore patces termes : Griefs hors le procès que met par-devant Vous nos Sesgntursde la Cour de Parlement, P. Appellant contre L. Intimé ; c’est ce que ditLoifeau des Offices, livre z. chap. 14. nombre 74. Après les qualitésdes Parties, il faut mettre les conclusions en cette forme ; à cequ’il plaije a la Cour dire qu’il a écé mal jugé. émendant de char-ger l’appellant de la condamnation portée par la sentence. Ensuiteon déduit le fait, & on prouve par ses circonstances & par des rai-sons de droit & d’équité, que la sentence n’est pas juridique. On fi-nit en suppliant la Cour en conséquence des moyens proposés &ceux de droit, qu’on esperc qu’elle aura la bonté de supplier & d’ad-uger les conclulions qu’on a prises, ce qui s’entend encore plus faci-ement par le modèle suivant. Griefs hors le procès, que mec par-de-Vanc Vous nos Seigneurs dc Parlement, Noël Laite appellant dunesentence tendue par le Prévôt de Paris, le.... contre Messire... inti-mé... suivant l'appointemenr de conclusion du... à ce qu’il plaise à laCour dire qu'ii a été mal jugé , bienappellé, émendant condamner le-dit Sieur à payer au demandeur conformément à sa demande du... la
somme de_la Cour est trcs-humblement suppliée d observer que
l’appellant a fourni des marchandises à l'mtimé, &c. Voila quel est lefait, ainsi que l’intimé fera obligé d’en convenir, toute la difficultéest donc réduite á dçjjx questions de droit. La premiere est dc savoirli, &c. La seconde, si la prescription, 8 cc. or pour éclairer ces deuxpropositions, il est nécessaire d’établir d’abord pour principe, &c... cou-acs ces raisons jointes aux autres, que la Cour aura la bonté de sup-pléer de droit , font eípercr à l’appellant que ses conclusions lui fe-ront ajugées.avec dépens. Ce n’est qu’enmatière civile, Sc cn consé-quence d’un appointement dc conclusion dans les procès par écrit,ue l'on fournit des griefs, car en matière criminelle toute forte'écritures ont été abrogées à l’exception des requêtes, qui peuvent êtreprésentées de part 6 e d’autre , ausquellcs les pièces doivent être atta-chées. Ordonnance de 1670. tit. zs. art. 2. ési 3. Voyez Imberttn fafranque, livre 2. chap. 12. Contre les griefs on fournuit de réponses àgriefs ,& contre les reprises on donne des salvations, on peut faire en-trer dans les griefs d’autres efpeces d’écricures. Par exemple on peutdire griefs Qr 'causes & moyens d'appel, s’il y a des appellations verba-les jointes au procès par écrit. On peut dire aussi selon l’ufage duChâtelet, griefs servants de débats & erreurs de compte , si Rappel estd’une sentence intervenue sur un compte rendu par un 'tuteur , Pro-cureur ou autre : comme cette matière est un peu obscure en elle-même, nous ajouterons les éclaircissemcns ou notes suivantes , quienrichiront ce sujet, & feront même voir d’autres usages dans la Juris-prudence de ce mot grief. Ce rerme, parce qu’on peur déduire dcce qui a déja cté dit, signifie chose onéreuse, aggravante , dommagequi est fait à quelqu’un en général, Si par qui que ce soit. Les Étatsdans les remontrances qû’ils font aux Princes déduisent leurs griefs;mais plus particulièrement il fe dit des torts que les parties souffrent parle mal jugé d’un Juge subalterne. L’appellant doitd’étaliser les griefs,disant il y a trois ou quatre griefs á proposer contre cette sentence ; ilsc dit appellant pour les torts Si griefs qu’il promet déduire en tems &Tome 1 ,
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lien. Ôst appelle grïek hors les procès une paire d’écfitures qii’onfournit devant les Juges Supérieurs fur des procès pat écrit feulement*dans lesquelles on déduit les torts & griefs qui font faits pat !à sen-tence du Juge inférieur, L’Arrôt de conclusion appointe les Parties àfournit griefs & réponses dc huitaiiicch huitaine : on les appelle hots1 c procès, à causé qu’en effet on les met dans un sac à parc. sahs le-quel on poutroit juger fut les prtìductiòns faites par-devant lcS pre-miers Juges» Ces mêmes éfcritiìres fur des appellations verbales, Rap-pellent causes & moyens d appel t Sc en matière criminelle , moyens dtnullité »- les Juges qui déboutent Un appellant prononcent ainsi, malfans grief appelle »
Pour rendre raison de ia signification dc ce tnor pat l’écyrtiologie,il faut remarquer que le mot grief est proprement un adjectif, qui scrapporte á un substantif fort général , tel qu’est chose l’êtrc, commequi diroit la chose grieve dont je me plains dans la même analo-gie , qú’on dit le mal que Vous itle faites ; pour dire là chose mauvai-se que vous me faires ; eh Latin comme en François on dit malutnpour mala res, Bonum polir bena res Ou bonúm quid, ou comme ditSanctius Bc Sciopius bonum negociuhs, qu’ils disent avoir été synonimeautrefois avec rtt ; dans ces suppressions qtl'on appelle clypse cn Gram-maire , on met cet adjectif au neutre, ainsi bontim ( qui est l’adjcctifau gente neutre signifie le même que bond rtS ) doneques grave signifieragravis res. Le grief signifiera le même que choie grieve ou chosegrave , pesante , onéreuse , pénible , fâcheuse & dommageable cnquelque maniéré que ce soit, soit directément á l’hOnncut, au bien »ou à la vie , soir indirectement 8 í tendant à céli, voilà la Véritable éty-mologie dc ce mót gtief dans la JurifprUdcnce. C’est en vain dc direavec du Gange, q \Xe grief vient dc greugia, mot de la basse Latinité, j’ai-mcrois autant dire qu’il vient du mot bâs & populaire Hollandois rug-gie plainte , noise , l'un Sc l’autrt étant enticremcnc inuti e & malconçû.
GRIFFES, eípece de marque qui se vois diix lingots d’étain.Ce sont aussi des outils de fer cn forme d’unc Si qíiíscrVcht aux Ser-ruriers à tracer les pannetons dès clefs : à l’égatd de là premiere signi-fication , c’est un crochet ou mátqilc que les Essayeurs d’écain met-tent fut les lingots ou saumons, pour en marquer lé pldsoule moinsde bonté; car plus il y a dcces crochctS ou marques, Sc plus l’écain estdéfectueux. Les Orfèvres appellent aussi griffes les pieds d’tíne mar-mite ou des chenets.
GRIL. Tjtencile de Cuisine qui fetC à faire rôtit lut les charbonsplusieurs choies qu’on mange ; il est fait dc plusieurs verges de setsoutenues par deú* traverses, & il a une queue pour le porter Sc met-tre sor le feu: ce rtiot vient de crarillus ou cratkula, selon Ménage.
[GRILLADE. Pour bien apprêter un morceau de volaille, quevous aurez fait rôtir d’abord fur le gril aVec sel & poivre, il faut passerun peu de farine dàns la casserole.]]
GRILLE. Treillis de fer. Grille est toute fermeture ou clôture,ou barreaux énrrelasscs en hauteur 8 c largeur,pour fermerquelqu’on-verture ou fenêtre. Grille est un assemblage dc grosses Sc longues pié-c«s de bois » qui se croissent quarrcitìent étant espacées tant plein quevuide, 8 c s'entretiennent par des entailles à queue d’arronde, qu’onétablit de niveau sor un fond de glaise ou tout autre terrent, qui nedoit pas être, 8 c évente par lc pilotage, pour fonder dessus comme on1 e pracque dans le Pais-Bas, & particulièrement en Hollande, Sccom-me ont été construits par Monsieur BlondellaCorderiedeRocheforr,
Sc le Pont de Xaintes fur la Charante. Voyez son Cours d Architecture,part. s- chap. 14. & zí. Dans Vitruve grille dire en Latin esihara, fi-»gnifie toute grille ou assemblage qui sert de base Si empâtement àquelque machine. Grille de fer signifie toute fermeture ou clôturede fer enrichie d’cnroulemens , montans, pilastres, couronnemens ,Scc. comme celles des Cours ou Jardins de Versailles, de St. Cloud,Scc. On appelle grilles dc croisée. celles qui sont faites de barreauxde fer, entretenus par des traverses, Sc qu’on met aux croisées du rctde chaussée pour la sûreté. Grilles À mi-mur, celles qui font scelléesdans les tableaux des fenêtres. Grilles en faillie, celles qui avancent endehors, comme les grilles des Nota tes á Paris, lesquelles ne peuventsuivantVordonnance avoir plus de huit pouces de faillie. On appel-le doubles grilles, celles qui sont redoublées comme dans les couventsdes filles & dans les prisons , qui s’appellem en Latin cíathra ferrea.Grille d’Eglife > c’est UN treillis de fer maillé à trois oU quatre poucesdc jour , qui sépare le chœur de l’Église même d'avcc le chœur ounef des Religieuses, comme les grilles du Val de Grâce, qui sont desplus grandes 8 cdes plus riches. II y en a aussi dans les parloirs, & onappellée grille hersée , celle qui a des poimes en dehors comme uneherse ainsi qu’il s’en voir aux Couvents des Religieuses Carmélites. IIV a d’autres usages des grilles, comme grilles deau, qui font plusieursjets d’eau rangés fur une même ligne dans un bassin long. Grille dtfeu c’est-i-dite, des chenets attachés par une batte dc fer, qu’on mecdans les âtres encre deux chenets, pour soutenir les tisons, & fairemieux brûler lc.bois , en admettant dc lait dessous Sc aux côtés, le-quel air empêche l’étouffemerr du feu, qui arriveroit dans un tas debois fans cette espece d’ordonnance. Dans les Villes de' guerre onuse de grilles de fer, pour Fermer les égouts des poternes Sc autres en-trées & lorries scerettes, qui sont dans les Villes de guerre. Grille enblason, sc dit des barreaux qui sont en visiere d’un heaume cn for-me de grille, pour la défense des yeux du Cavaíller ; sur les écus deblason on appelle aussi grille une porte coulisse Sc grillée, qu’on y voiequelquefois peinte. II y a des grilles de bois, Sc d’autres qui sont defer en barreaux en différentes manières, on dit griller une fenêtre pourdire y mettre une grille. II y a aussi dans l’art dc jetter les figures dcbronze des grilles, fut lesquelles on cleve les figures qu’on veue jet-ter en moule. , _ , , . r
GRISAILLE signifie diversement. Quelqu un a dit que grisail-le est toute peinture de couleur de pierre ou de marbre blanc, quiimite les saillies , compartimens & ornemens d’Architecture ; c est ceque les Latins & Grecs appellent Monochrenia, Furetiere définir ou dé-a Ce c cat