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nation, pour causer des erreurs plus divertissantes. L’homnae îe plusattentif à des pensées ttop relevées, dont il ne peutsedés-occupetiH’apout se guérir de cet attachement de tête á des choses trop sérieuses,qu’à jetter fa vûë fut le plan d'un .labyrinthe, fut des guillochis 8c or-nemens d’Architecture , fut des cadaux ingénieux Sc fort composésd'un habile Maître, íur les traits d’un parterre fort varié, fur les traitstí’tin tapis ou capilferie très-figurée ; ce fera allez pour tirer son espritd’une occupation Sc pensé» ttop fixe , que de se donner un tel specta-cle & divertissement. C'cst ici qu on peut définir par occasion ce quec’cíl qúe divertissement. C'est lorsque dans quelque spectacle les objetsy font si beaux & si d.versifiés , qu’ils vous charment par leur beauté,Sc vous rassasient, & épuisent agréablement pat leur multiplicité sansfin. Par ces adresses semblables on pourroit faire diversion dans les es-prits animaux, d’un esprit ou personne que la mélancholie a trop fixé-c arrêté à quelque objet.
‘GUIMAUVE. Voytx. cet Artide dans lc Dictionnaire (Econo-mique ,a#c j ajourez ce qui fuir.
Troprìetea.
J On Its employé aussi dans les laveniens adouciisans & cmollicns,dans les cataplimesác fomentations. On les ajoute íouvent aux farinesrésolutives pour les appliquer fur les tumeurs , lorsqu'on appréhendeune nop prompte résolution, & qu’il y a une disposition inflamma-toire.
Qpjnd on employé la racine de guimauve dans les tisannes adou-cfilantes & rjfraichillantes , il nc faut pas ia faire bouillir , de peurqu’elle nc rende la liqueur gluante & pâteuse ; ou si l'on juge à proposde la faire bouillir, il ne faut pas la ratifier , mais seulement la laverbien auparavant.
Oftditquela racine pilée & jettée en l’eau.la fait geler en une nuit,nréme dans l’Été.
GUIMBERGES. Ce mot s'entend dans Vlnhbert de T,vrtne ,iiv. 4.chip. ro.de certains orncinens de mauvais goût aux clefs des voûtessuspendues, qu'on appelle cuis de lampe dans les voûtes gothiques. Nosmodernes font dans leurs voûtes deux manières de det ; c'cst la pienedu centre de so voûte où se fait la croix ou croisement des ogives 1 , lavonte n’est pas ordinairement uniforme, fie lur Ic inéme plan conca-ve, mais descend plus ba, par ia moitié ou quart, c'est pourquoi pourfaire cette clôture on se lert de grandes pierres allez longues , pouravoir une éminence pendante, que l'on travaille diversement i Sc c’cstla seconde maniéré de clef, lorlquc cette éminence pendante en l’airest travaillée > les anciens du goût gothique ciseloient sur ces éminen-ces des grotesques & figures bizarres , des groupes de deux ou troismarmousets accroupis Sc rephés l'u'n fur l’autre , ou dss singes , quipresentoient vers le bas leurs musaux avec des grimaces ridicules ; maisces ornemens en guise de cul de lampes ne font point approuvés > &cnpla e de ces bizarres figures, on y forme des figures plus agréables,qui paraissant comme sans soutien en l’air, font un spectacle qui sur-prend; le merveilleux cesse lorsqu’on réfléchit que cette avance de laclef est patrie continue d’une grosse pierre toute cncicrc > qui est assezlongue pout rester en.lavée par ía coupe & figure particulière dans lavoûte pour raffermir de toutes parts, prestân: aux environs toutes lesparties de fa circonférence > pendant que par le reste de fa longueurelle faste cette agréable appendice, qu’on appelle cul de lampe. Quoi-que les guimlergcs étant des défauts doivent ctre connus Sc nommés,pour ê:re blâmés & évités ; cependant Ics Dictionnaires , même celuide Furetiere, n’en font point mention, encore moins en apporte-t’onquelque étymologie & origine . peut-être que l’on a usé de ce motguimberges ( qui fût un Ion bizarre ) pour exprimer les grimaces &singeries de ces groupes animées ,dont je viens de parler Sc qui ne fontplus du bon goût.
G U IN D A G E. Mr. Perrault s’est servi dans fa traduction de Vitru-ve de ce mot guináage , pour signifier l’équipage des poulies, moufles& cordages avec leurs balemens, qu’on attache á une machine 8 c à unfardeau, pour l’enlever en haut ou lc descendre cn bas. Ce qui est si-,gnifié pat carchefium, mot Latin dans Vitruve lìv. 10. chap. zz. A pro-prement parler guindage, ne signifie directement que la manœuvre, ouFaction de guinder & élever ; mais pour ne pas user de périphrase &de longueur, pour marquer tout cet attirail de poulies , nioufl.s íccordes, on l’a appelié aussi guindage. II est bon cependant de distin-guer cette double signification, Sc savoir qu’elle est la première. Mr.de Furetiere s’est explique moins grammaticalement, mais il n'a paslaissé de marquer bien distinctement les deux; car voici comme il ex-plique le mot guindage , c’est dit-il, le travail & le mouvement, qui sefait pour la charge & décharge des marchandises d’un vaisseau ; & cemême terme est aussi pris pour les cordages qui servent à charger &décharger les marchandises. II faut donc remarquer ici plusieurs' cho-ses i la machine avec laquelle on enleve > c’cst ce que Vitruve appellecarcheftum; les cordages qui appliquent & lient lc fardeau à la machi-ne, L’actson Sc mouvement de l’homme aidé de la machine, qui mul-tiplie ses forces qui feraient très-médiocres fans la machine, Sc Fesserde cette action machinale, qui est le placement de la marchandise en-levée ou descendue : c’cst dans ce dernier sens que l’on dit, les matelots scpeuvent faire païer du guindage ou reguindage des marchandises > à l’égardde l’étymologic, je l’ai insinuée cn disant ci-deísus. que guindage est Fac-tion Àcguinder, qui signifie hausser & élever avec effort quasi vim adhibe-™,cmploïer la force & violence des machines, pour élever ou enlever.Cependant il saur savoir que les Hollandois appellent windas, une ma-chine pour enlever, cn François on dit guindal Sc même guindas , dontvoici la description ; cette machine sert â élever des gros fardeaux,comme canons , pierres Sc autres choses : elle est composée dc troispieces de bois jointes ensemble par lc haut , & séparées cn bas l’uncde l’autre également, pour rendre ce trépied d’une force égale par tour,ou pour mieux dire en son tout. II y a en haut une poulie attachéei ime cqtde eu cable,laquelle corde roule autour d’un rouleau, qu’on
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fait tourner avec des leviers, traversans lesdirs rouleaux à angles droits,lequel rouleau est poíé horisontalement. En tournant le cable sut ccrouleau mobile, sur deux pivot* ou pôles , on leve l'ancre dans Ics vais-seaux, & quelque fardeau que ce soit ailleurs où il en fera besoin. Mr,dé Furetiere en ces termes fait un reproche aMr.Petrauk. Mr. Perrault( dit-il ) dans fa traduction dc Vitruve, s’est vanté d’avoir fait le nvnguin-dage i mais il étoit dé j a en usage parmi les gens de mer. Surquoi jedirai qu’il semble que Mr. de Furetiere, croie que ce soit une inventionfort considérable : quoique ee soit une chose sort ailée de faite dc guin-der .guindage >comme,íans grande industrie,on sait dc bander banda-ge, &c. On peut voir par la combien petites & minces font íòuvencles critiques , entre les gens d'érudition Sc de belles lettres ; quel estleur point d’honneur, avec lequel ils veulent s’attribuer la primautéprétendue de i’usaged’un mot, aussi ancien Sc analogique que ses sem-blables : peut-être que c’est par un sentiment trés-délicat d’équité, quine permet pas dc souffrir la moindre petite usurpation dans la Répu-blique des Lettres j mais si cela est, on aurait bien fait, si ( en ôtant àMr. Perrault ce qui nc lui appartient pas , ) on nous avoir dit à qui ilappartient. Le vrai Auteur & Inventeur doit être fort modeste, puisqu ilgarde lc silence, au lieu de réclamer son bien : un Jésuite a dit fort agréa-blement, en faisant part au Public de quelque découverte considérableen Mathématique : je propose, dit-il, ceci aux gens dc Lettres : si quel-qu’un d’eux veut l’adopter, j’en fuis content : si aucun n'y prétend, jedirai qu’il m’appattient, de peur qu’il n’appartienne à personne;ainsi sinul n’adoptc le mot de guindage , il faut de droit qu’il appartienne auCenseur de Mr. Perrault, de peur qu’il n’appartienne à personne : maisil faut finir,car autrement on pourroit accuser ma raillerie d’étre tropguindée. J’» le méme zélé contre les faux Étymologistes, comme unjuste Juge d’un grenier à sel contre les faux Sauniers. Tous ces agré-mens qu’on appelle en éloquence sales doivent être attiques ; car s'ilssont fades,iniipidts & de peu de prix,que ferons nous de notre élo-quence ou de notre érudition ad nihulum valet ultra tu fi ut mittatur fo-ras. Heureuse est Ia Langue Angloisc, qui a l’expression libre , íc n’apas un soin trop scrupuleux des minuties de Grammaire; mais un grandsoin dc dire de bonnes .choies & fort souvent nouvelles.
[ G UIN D ER. Se dit de l’oifeau lorsqn’il s’élevc extrêmement. Scse guide au dessus des nues. ]
GUIRLANDES en Architecture. Espcce dc petit feston, formé dabouquets, d’une méme grosseur, donr on fait des chutes dans les rava-lemens des pilastres & roontans , Sc dans les fraises & panneaux descompauimcns. On appelle chutes des guirlandes Sclfestons ,ccs groupesde fruits Sc fleurs pendans , qui ne sont pas représentés fur une lignadr o te horizontale trop bandée, mais au contraire fur une ligne cour-be, lâche & relâchée le long du membre, donc il est l’ornemcnt : cettecourbure de ligne par son milieu, n’est pas arbitraire, & l’on feraitmil dc suspendre ces pesons festons,à des lignes exactement horizon-tales Sc droites : vû que l’on prouve cn Méchanique qu’une corde dequelque grosseur (sur-tout si clic est chargée ) nc peut-étre, que sor lcplan d’une ligne courbe convexe en bas. La démonstration s’en trouvedans le traité des forces mouvantes du P. Gaston Pardies. 11 serait â-souhaiter que lesSavans rendissent raison des pratiques tres-bonnes desArtisans , par l’application des principes exacts de leurs sciences Physi-ques & Mathématiques. Tout ce qui arrive dans le monde, méme leschoies qui semblent y arriver par cas fortuit Sc par hazard, sont toutesraisonnées dans la Sagesse de la divine Providence. Les Savans sont desdcmi-Dieux à l’égard des Artisans ; ils doivent raisonner les Pratiquessourdes 8 c instinctuelles, qui sont pourtant certaines, utiles Sc infailli-bles. II ne manque à Findustrieusc Abeille , qui bâtit dans fa ruche âaristement.que de savoir la raison de ces figures polygones, où ellescomposent par une admirable , mais naturelle pharmacie cet extraitprécieux dc toutes ses excellentes herbes odorantes, 8c fleurs de touteune Campagne. Le Ver à íoye ne soir pas non plus Ia méthode raison-née de son tislù & de ses propres métamorphoses : Ics Attisons Sc gensde métier agissant de génie ( qui est une espece d’instict ) ne saventpoint donner raison entre eux, ni aux curieux de ce qu’ils font Sc in-ventent si heureusement ; mais si les Savans Physiciens & Mathémati-ciens dcseenjoitnt jusques à eux , par ce mutuel commerce on pour-rait espérer de parvenir plutôt Sc plus aisément à la perfection desconnoi fiances humaines, très-utilcs à la police & société civile. A l’é-gard de Fétymologie dc ce mot guirlande , on nous dit qu’il vient deghìrlmda , mot dc la basse Latinité, ui bien avec le méme sang froid daì'itzìkngkirlanda. Mr. de Furetiere n’ajoûte rien de plus : non plut ultra,scra-ce une témérité blâmable, de feindre ou supposer que guirlande,couronne dans fa premiere signification à l’entour du front Sc de latête. vient du bon Latin gyrare , aller tout autour,, comme si on vou-loir dite gsmnda ( corolla ) petit ornement Sc couronne de fleurs , qu’ilfaut mettre tout autour de la tête d’un Berger ou d’une Nymphe. Aureste gyrare , vient du très-bon mot Latin gyrus , tour Sc cercle ou cir-cuit. Le mot 'de guirlande , n’est pas méme fort éloigné du son de ce-rolla , & en méme-tems de !a méme signification, Sc pour finir cc jeuétymologique ; si à Limitation du diminutif corolla , vous voulés met-tre en avant ( quoique fans besoin ) lc diminutifjyj'osi» de gyrus , vousaurés des concepts, qui seront aussi bons & auíu divertissons que lcmot de basse Latinité guirlanda, Sc le mot Italien ghìrlanda.
Q Y P.
G Y P, quelques-uns écrivent gip. Ce font les pierres de pfitre quisont transparentes cpmmc du talc: ce mot est tout Latin, 8c je m’y ar-rête selon le projet que j’ai fait, de ne point sortir volontiers hors duFrançois & du Latin dans l’ouvragc présent; gypjum cn Latin, signifietoute sotte de plâtre en général.
G Y R.
GYROUETTES. Petites enseignes de fer blanc, que l’on met ailhaut des biaisons. Cc mot vient du vçrbe gyrare.
Cdd jii
H.