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comme 3 paroït dans ces phrases. Les chiens halleffenr longíemsaprès avoir bien couru s cet homme est venu vice, le poul lui bat, ilhalette .encore. J’aurois grande fantaisie de dire que la lignificationde ces mots, où l’on employé des efforts, viennent de la force dePalpitation dans l’ouvrage que les Ouvriers font > comme en hachant,ou coupant du bois, en tirant un fardeau, & haletant en ce travail.Haler cn terme de marine, qui signifie se roidir ou roidir un cable,tuer à soi avec violence, confirme ce qu’on dit, c'est peser sur uncable ou une manœuvre pour la bander & faire roidir , ce qu’on faitfaire á plusieurs Matelots, qui pèsent tous ensemble sut un cable a unsignal qu’on leur fait. On dit haler sur un vaiíleau qu’on rencontre ,pour dire faite un grand cri, & demand.r le quivive. Ainsi routes lesétymologies d’crudnion font vaincs. Nicod dit que haler Sc halementvicnc d’un mot Hebreu hala , qui signifie monter, élever. Ménageose bien dire que ce mot vient de agolare t diminutif d'agere, pousser,exciter, mettre en mouvement. Combien est-il choquant, qu’un mutdiminutif exprime un mouvement qu’on excite avec force , d’autrcsdisent que ce mot vient du Gtec helcion une corde , ce qui n’clt pasimprobable, car helciarii en Latin signifie ccux qui remontent l.s ba-teaux, qu’on nommoit envieux Fiançois halters.
Remède four la courte haleine.
[HALEINE. Prenez demi scrupule de safran dans demi once desu t de basilic. Voyez. Asthme.
Tour la puanteur d'haleine.
Mettez en foudre partie égales de myrte , de cerfeuil, íc de sou-che: , furmez-en des pillules avec de la poix refîne , Sc prenez-les dansdu vin.
Tau merveilleuse pour la mauvaise odeur de Vhaleite.
Prenez demi-livre d’eau de vie > une livre de miel purifié » deux on-ces de gomme arabique, crois onces de bois d’aloës, noix muscade,mastic, lpica, galanga, cubelcina, doux de gérofle, moût,lavande,de chacun tiois dragmes, Lcamure deuxdragmes, vous pilerez Sc mê-lerez bien le tout ensemble, & le distillerez a l'alembic.
Si la puanteur de 1 haleine provient de l'eítomac, prenez de saugeréduite en poudre une once, de doux de gérofle demi once, de fleursde romarin tiois onces, «feux noix ce m u Icade, deux grains de muse,&. deux dragmes de canelle fine. Le roue étant réduit en poudre ,vous le pétrirez Sc incorporerez bien avec quantité suffisante de ntielpurifié, purs l’ayant exposé au soleil dans un vaisseau de terre, pen-dant cinq ou íìx jours, vous en prenurez le soir & le matin à jeun.La prise est de demi once. Ce remède fortifie l’estomac, & rend 1 ha-leine douce en fort peu de teins. ]
HALLE, ferme d’Archicccture. C'cst une place ou marché pu-blic, entouré de boutiques Sc de portiques, où l'on vend les dentées& autres choses nécessaires à la vie , comme la halle de Paris. Celtiot, dit-on vient du Grec alon , aire, ou selon Mt. Ménage du Latinhalls ., lignifiant des rameaux secs, dont on csuvroit autrefois les hal-les ou marchés publics. II y a des halles couvertes , ce son: des ef-peces de portiques, soutenus par des piliers de pierre ou de bois, ou-vert de tous côtés, & renfeuné dans une enceinte , où l’on vendquelques marchandises particulières, comme ses halles au bled, auvin, au cuir,&c. En Latin lts Architectes anciens l’ont appelle sérumsubíegulanum . On considère ici ce mot de halle principalement com-me terme d’Architccte , on 1c considérera comme rel-tif au com-merce.
HALLE. Mot dont la connoi fiance est fort utile & nécessaire àl’œconome, puifqu’il lui importe de savoir les lieux Sc les teins,ausquels il lui est avantageux de (e pourvoir pour coure force de den-rée & marchandise nécessaire, fur tout pour la nourriture & vêtement.Mr. de Furetiere définir ce mot ainsi, c’e-st, dit il, une place publique,ou on tient ordinairement les marchés de toute sorte de denrées dansses Villes Sedans les Bourgs; on le dit plus particulièrement d’un grandcouvert où les Marchands mettent àl’abri leurs marchandises. A Pa-ris il y a la halle au blé , la halle au vin, la halle aux toiles, la hallecouverte où l’on vend le poisson; le lieu nù l’oo tient la foire de St.Germain, dans les vieux titres de cette flûte si célébré, s’appelle aussila halle de la foire St. Germain; les Marthands qui ont un peu voya-gé disent que c’est le plus grand couvert qui foie au monde. Mr.Savary a quasi dit rouf ce qui peut sc dire fur cet article, & un ccconome ne peut se passer du détail > avec lequel ce sujet est traité am-plement dans son excellent Dictionnaire d i Commerce , auqu.-l ilfaut avoir recours en plusieurs occasions également utiles & aux Mar-chands, & aux chefs de famille; il distingue entre halle & marché, &en fait voir la différence, & renvoyant au mot marché , traite uni-quement ce qui s’appelle los halles sous le mot halles ; il traite à fondades halles de Paris Sc d'Amiens, parcc qu’outre qu’il scroít peu utile,Sc fans doute ennuyeux d’entrer dans un plus long détail, ce que cethabile Auteur y dit des halles de ces deux Villes & des Régleinens ,donnés pour leur Police, suffira pour donner une idée non-leulementde toutes les autres , mais encore de la raison & utilité de ces sortesde lieux , qui sont comme d'une institution naturelle , Sc des fruitsd’unc convention comme commune , quoique tacite de toutes lesNations de l’Univers. II y a des certains ctabiiíscmens qui font com-me des efsets d’un certain instinct même dans la nature humaine ,quoique raisonnable ; ces sortes d'instincts dans lesquels font toutes lesNations Kt polies Sc barbares sont uee preuve bien sensible d’unedivinité sage , bonne Sc providente au bien de la nature humainefoible, & qui sautoir trop tard les choses les plus nécessaires, si ellesdévoient ctre ses purs effets de la réflexion & expérience humaine.Ce n’est pas seulement dans les choses surnaturelles, qu’elle nous pré-vient pat les sacrés instincts de la foi & de la grâce; mais elle nousprévient dans tous les biens spirituels & naturels, pat le moyen decette lumière, dont il «claire & prévient tout homme venant on ccTome 1.
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monde; de là sont fiés de beaux traités qu’on appelle‘Théologie na-turelle , Physique , Théologique . Théologie Astronomique , ou fivous voulés Astronomie Idéologique. Je ne vois aucune proses-íton, qui ne peut rendre ses respects á la Divinité, & publier la gloi-,e de Dieu. Pourquoi les habiles Médecins ne feroient-ils pas unIraitc sons le titre de Théologie Médicale, un Médecin Anglcis a saiedans ce goût un Traite fous ce titre Evangehum Medtci jeu de jus.penses nature legtbus , l’Évangile du Médecin ou de la puissance cseDieu > pour suspendre les Loix de la nature quand la bonté Sc la sa-gesse de Dieu le jugent à propos. II seroit facile au profond Juristede résoudre route Jurisprudence Grecque & Romaine aux Loix Re-ligieuses de la Jurilprudencc Mofiique, qui ne sont que le premier re-nouvellement de la Loi naturelle, écrite par Dieu même dans lécœm humain, Sc dont le parfait renouvellement se trouve dans la Re-ligion Chrétienne. Ce Mathématicien & Méchanique, qui est éclairé ,seroit facilement une Théologie Mathématique ,• puifqu’il est cons-tant chez ses Théologiens & Philosophes , que Dieu a tout fait Sccréé avec nombre, poids & mesure, & qu’il conserve tout ce qui avie ou mouvement, par ces mêmes Loix établies par fa sagesse S£par son immuable Sc constante volonté, &c. fur le même pied Scdans le même esprit , on r pourroit trouver Sc dans les matières decommerce , & celle des arcs & professons lts plus basses, de quoisedirier , Sc former une Théologie mercantile, s’il est permis de par-ler ainsi. L'étymologie de ce root est diversement assignée. Nicodveut que ce mot vient du Grec halon, place, aire. Ménage dit qu’ilvient de W<£, qui signifie rameaux secs, dont on couvroit ancienne-ment ses halles. Le mot Flamand haalen , tirer, faire venir , pourroitaussi entrer en compte pout signifier 1e lieu Sc rendez-vous de toutesces denrées, tirées de divers endroits, & comme le mot foire vientde foras, le lieu qui est hors des Villes, asm que dans ces .lieux spa-cieux chaque Marchand, Sc même chaque Nation y puissent avoirleur tente Sc leur boutique, ainsi halle pourroit venir du mot haleFrançois , qui signifie Pair l;bie Sc découvert sous le Soleil ; ce qu!n’est que hors des Villes, Ic mot hale vient de halare soufflet un aiechaud. Chez Mr. Savary, je veux dire dans son Dictionnaire , il estfait mention de plusieurs Réglemens, Édits & Déclarations des Rois »& pour en faire un dénombrement en ordre chronologique , il y cna qui fout de Pan 139s. if79. a Loi. râi6. iój7. ió(z. 1674.
16s 1. 1694. Sc 170;. On peut joindre à ceux-là les suivans , sousle régné de Louis XIV. en Pan 1665, fut un Édit du Roi, portantétablissement de la nouvelle halle en franchise, au quartier des an-ciennes halles de la Ville de Paris, contenant 14. articles , donnéau ino s d’Août. En Pan 1671. Déclaration duRoi, touchant la trans-lation de la halle aux draps Sc aux toiles, donnée le 30. Avril 1671.En 170s. Déclaration du Roi, concernant ses Concierges de la halleaux toiles de la Ville de Paris, Sc ses Concierges des halles à Paris,Portiers,& Ballaycurs desdites halles, donnée le 5. Mai 1705. Enl’an1716. Arrêt du Conseil d’État du Roi, qui a ordonné que les Com-munautés d’Officiers sur les halles de la Ville de Paris , ou leurscréanciers remettront leurs quittances de finances, Sc aunes titres depropriété de tous les dtoics qui leur ont été attribués pour être pro-cédé à la liquidation des somtpes financées par lesdites Communau-tés ou leurs créanciers. Fait au Conseil d’État, tenu à Paris le 10. Oc-tobre 1716. En mêm.-tems au même mois & an , fut un Arrêt duConseil d’État du Roi, qui a nommé des Commissures, pour pro-céder à la liquidation des sommes financées par ses Communautésd’Officiers fur les halles de la Ville de Paris , pour Pacquisition ouréunion de tous les droits qui leur avoir été attribués > fait au Con-seil , tenu à Paris le 10. Octobre 1716. En Pan 1719. Édit du Roi ,porrfnt suppression de tous les offices établis dans les halles Sc mar-chés de la Ville de Paris, avec défenses aux pourvus déserts offices, àcommencer du 1 S. Septembre > de lever aucuns droits par eux précé-demment perçus, & a ordonné qu’il seroit procédé au rembourse-ment de la finançe deseits offices, donné à Paris au mois de Septem-bre 1719. Au dixième Décembre du même an , fut un Arrêt duConseil d’État, qui a ordonné Pexécution de PÉdic du mois de Sep-tembre 1719. en conséquence que les Offices des Ballaycurs des halle*Sc marchés de Paris. seront & demeureront éteints Sc supprimés, saieau Conseil, tenu à Paris le 10. Décembre 1719. & asm qu’on con-noiise combien sont anciens les Réglemens rapportés par Mr. Savary,j’ai crû qu’i! ne seroit pas mauvais den établir la Chronologie. Le Rè-glement de 159 f. fut au commencement du régné de Charles VII.celui de 1579. fut fur la fin du régné d’Henri III. Celui de 1Í04.iéìí. 1637. ont été fait sous le régné de Louis III. Les autres Rc-glemcns depuis 16fi. jusques à I7°j* & I 7°4> ont été faits lous 1«.régné de Louis XIV.
H A M.
HAMPE. En Peinture signifie le manche d’un pinceau. Les Ou-vriers disent d’ordinaire hante, Sc ainsi il sc rencontre dans ce casqueles Ouvriers parlent le mieux; car Mr. de Furetiere dit fur ce motceSparoles hampe, manche dune halebarde. Le bois où est attaché le faton le dit, dit-il, par corruption au lieu de hanse ; c’est pourtant Mr,Felibienqui ('attribue aux Ouvriers. L’étymologie est diverse, les unsveulent que le mot de hampe viervt de l’Aìlemand handhave ou handbabe,tout ce qu’on dent & qu’oa a à la main : hand ( main ) Sc habm ( avoir )du verbe habere ; mais Ménage soucient qu’il vient du Latin amis anatts,qui signifie perche, bâton. ^ ^
[HANGAR.D. Voyez Maison]
HANSE TEUTONIQUE. C’est un vieux Mot François esseMr. de Furetiere , qui íìgnifioit autrefois société & compagnie desMarchands, on ne ledit plus en ce sens qu’en parlant de la hanse Ten-te, nique ou Germanique, dont voici l’H.stoire , dès Pan r 1 s 4. le»Bourgeois deLubec, Brunfwic, Danuic, Cologne Sc autres Villes
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