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saison > qui est f oracle de Dieu dans lame , en ca, tannent su sage con-formément aux desseins de fauteur des corps & des eíprirs. 11 ne s'en-fuit autre chose de ces principes , sinon qu’il faut renoncer aux bienssensibles , lorqu’its font opposez & comme cn concurrence & opposi-tion aux biens spirituels. La vertu est ia force dominante de l’amour,de l’ordre > qui surmonte tout amour déréglé , le soumet , suspend«u supprime, ou le dirige & redresse par rapport à sa destination. Untrès-íavant homme ( au rapport de M. de Furetiere ) commence à dé-finir l’habitudc par ces paroles : [habitude , dit cc Savant, est je ne faiquelle imprejston qui reste dans [esprit , A qui fait qu on a plus de pen-chant & de facilité à f aire une choje qu’on a déja faite , &c. lut cettedéfinition je dirai premieremerit , qu'une expression que personne neconnoît , ne doit être mise en avant pour définir & éclaircir. Seconde-ment . je dirai que la facilité d’une habitude vertueuse , vient de fes-ser naturel de famour propre éclairé , qui connoîc Con vctiubìe bienévidemment, & qui a découvert où est ce bien & en quoi il consiste îcar alors ce mouvement & penchant de lame pour se bien manifestene doit pas être moins grand que fimpétuosité , le penchant Sc lemouvement d’un corps pétant . libre Si fans empêchement , vers leRentré des corps graves. La véritable vertu & famour du vrai bien nedépend point absolument de la réitération des actes , mais de ce dé-ré d’évidence qui fait la parfaite conviction. Avant la parfaite éva-cuée famé n’est point dévouée au vrai bien > & si l'on prétend qu’ilpeut y avoir des habitudes préalables avant cette parfaire conviction ,cc ne font que des avantages extérieurs qui favoriseront la pratiquede la vertu , dont f essence dépend d’ailleurs. Une triste preuve que cen’est pas en cela que consiste la véritable vertu , c'est que toutes cesprétendues habitudes de vertu se perdent en un instant d Aïs la tenta-tion , c'est-à-dire, fous faction d’un esprit fort , qui séduit facilementun esprit foible qui n'est point sondé , & lui persuade qu’il se privesans raison & injustement des biens sensibles ; au iieu que la véritablevertu , fondée fur l'évidence , & qui distingue les valeurs des diversesefpeces de biens , ou sensibles , ou spirituels , n’aura pas moins deforce pour choisir & se déterminer, que celui qui préféré un nombresupérieur à un moindre nombre, qui préféré un grand poids à un pe-tit. La volonté dans la vertu véritable Sc éclairée ,ìest comme la ba-lance cn équilibre , qui panche fans habitude ni réitération d’actesvers le plus grand poids. S. Augustin a usé de ces mots -, amnr meusfondus meum , à l'occasion de quoi je dirai , parlant plus claíiement,que le bien que j aurai connu évidemment étie le plus grand & le plusdigne , c’est a-dire , plus conforme à ma nature raisonnable , sera ce-lui qui prévaudra dans le choix d’une ame libre , qui ne fera aucuneattention fur un bien sensible moindre , & qui la dégradé. Le Sei-gneur a dit : vous serez véritablement libres 5 si la vérité vous a ren-dus tels, ce n’est donc que la connoiffanca*des vrais biens , & leurexacte comparaison avec les biens apparens , c'est-à dire , d’un ordreinférieur qui rend famé libre , forte & vertueuse, car la vertu vérita-ble n’est autre chose que la force & liberté de faîne ; de là il s’enfuitque le principal & essentiel dans f éducation de la jeunesse, c’est, r.deJeur former le jugement, pour ctre bientôt capable d’avoir les vrayesidées des choses & de leurs valeurs, z. Outre l'instruction de les em-pêcher d’entrer dans les habitudes corporelles & machinales qui ont durapport au vice. ). De les favoriser du bon exemple ; enfin de persé-vérer & revenir plus que jamais à la conviction dont l’on a parlé. IIs’ensuit en feçond lieu , que dans les prédications il faut plus instruite& éclairer > que persuader , c’est à-dire, qu’il faut moins avoir recoursaux charmes persuasifs de l’éloquence & de f exhortation , qu’aux so-lides raisons qui nous découvrent ses vrais & intérieurs motifs de lavertu, & de la pratique exacte & fidèle de nos devoirs. Quoíqu’onfaste ici mention de la prédication , cependant tour ce qui a été ditdans cet article ne regarde que la morale naturelle, & purement rai-sonnable- Car ses habitudes des vertus Chrétiennes doivent être trai-tées autrement, Sc d’une maniéré suréminante , parce quelles font au-tant élevées fur les venus naturelles les plus héroïques , comme lesvertus héroïques font élevées au-deilus des vertus vulgaires & com-munes ; si on prend bien cc qui a été dit ci dessus, on trouverra quede là on peut former des préjugez favorables à la Religion Chrétien-ne , & que l’on peut regarder ce qui est ei-devant, comme une partiede la préparation Évangélique, & un témoignage, selon Tenulicn ,que famé a des semences naturelles de Christianisme , testimowum ani-ma naturaliter Christian».
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HÀCHE. Outil de fer tranchant, & qui sert aux Charpentiers Scà plusieurs autres ouvriers pour hacher ou fendre du bois. On ditdégrossir une poutre avec la hache ; c’est une efpece de coignée' donton se sert pour taifer 1e bois , qui a un manche court Sc,un fer large& aigu. L’effet de la hache ou coignéc , est le même que celui de lamachine simple . qu’on appelle coin , qui s’insinuant par fa pointedans le bois par Une petite entrée > s’y avance & entre entierement ç’íly est pouffé par une pesante masse, poids Sc mouvement violent, quiétant appliqué aux deux surfaces plates opposée s , font rompre Sc sé-parer les deux parties continués ou con ciguës du bois , lesquelles fontyn vuide angulaire plus & plus grand > jufqu’à se séparer localementl’une de l’autre : en effet la hache n’est autre chose qu’un coin dunegrande largeur, composé pár deux surfaces , faisant un angle aigu furune ligne,qui est la ligne ou fil du tranchant de la hache. Si onpous-soit tout à la fois trois ou quarte coings dans le bois > on y feroit lemême effet qu’avcc la hache : nous avons donc raison de dire que lahache ou «signée n’est autre chose qu’un coin dune grande largeur >& avant le fil de son tranchant fort aigu. Les habiles Méchanistes nese contentent point de réduire la hache à la nature du coin ; mais ilsprétendent comparer & réduire le coin , & fa force d’agir Sc de s’a-vancer dans f intervalle commencé entre deux parties d'un billot àdeux plans inclinez adossez ; car comme fur un plan incliné un fardeau
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sc trouve entraîné par sa pesanteur fur ce plan immobile . de même,mais à contre sens ; les deux pieces de bois qui sc séparent en le fen-dant, montent & avancent fur un plan mobile qui est 1e coin , com-paré déja à un plan incliné double. Les seuls Méchaniíses , istclligensdans les raisons des monvemens des machines, fur tout simples, pour-ront entendre ce discours ; mais comme il est vrai & merveilleux, onn’a pas dû le devoir supprimer : qu’on voye Levier & Plan in-clikì, & l’on dira quelque chose de plus simple & de moins com-posé , après quoi on pourra relire le présent article : c’est là le désa-vantagé de l’ordre alphabétique , que l’on a besoin de plusieurs ren-vois à divers endroits , pour avoir une parfaite & complette connois-fance dc tout sujet composé de plusieurs parties , l’ordre alphabéti-que est pourtant commode & même nécessaire pour avoir sur le-champ& fans peine > une suffisante connoistance d’une chose qu’il nous im-porte de savoir fur le champ. A legard de f étymologie du mot ha-che , ce mot vient , dit-on , de l’Allemand hacken, qui sign fie mettreen piece,selon Potanus. Selon M. Ménagé & M. Huec, il est dérivé dumot Latin a/cia, qui a fait hache , <^>mme seras a fait touche & mufeamouche. Selon Bochart il vient de hatfm , mot Éthiopique , qui signifiedu fer ; mais cette étymologie est bien vicieuse , puiíqu’elle v.ent deloin sans rien déterminer > car une hache n’est pas bien expliquée cndisant que sa matière est du fer , car il est sur tout question de nous«annoter fa forme ou son effet. C'est pourquoi il faut s’arreter- au mocLatin astia , avec les deux Auteurs mentionnez : cependant il est aiséde conjecturer , que tous ces sons de diverses langues viennent du sondu soufle ou ahan naturel, qui s'entend lorsque quelqu’ouviier hacheou fend avec force & violence. La marque des Magistrats Romainsétoit un certain nombre de haches environnées & entourées de fais-ceaux de verges. On appelle en blason hache Consulaire, une efpecede hache d’armes, que les Consuls faisoienr porter devant eux ; leCardinal Mazarin portoit d’azur á la hache Consulaire d'argent, poséeen pal , entourée d'un faisceau de verges. Les anciens Maréchaux deFrance accotoient leurs écus avec des haches d armes , pour m.irq?ede leur dignité : fur mer la hache d’arme est une hache coupante d'uncôté & pointue dc l’autre, qui feu à armer un matelot pour aller àsabordage.
HACHER. On dit hacher du bois > 1 e tailler, couper avec la ha-che. Chez les Dessinateurs & les Graveurs on hache , quand avec uneplume , crayon ou burin on fait des traits qui sc croiknt ses uns furles autres, lesquels traits ainsi croisez font les ombres d’un dessein oud’une estampe. Ce mot est d’usage chez les Orfèvres , Fourbisseurs &Maçons; chez ces derniers on dir hacher une pierre”, lorfqu’avec lahache du marteau á deux layes, ils unissent le parement d’une pierrepour la rustiquer Sc la laver ensuite. Les mêmes hachent le plâtre ,lorfqu’avec la hachette ils se coupent pat petits morceaux pour faireun enduit, un crépi. -Les Fourbiíseurs & Arquebusiers hachent aussi leset , le cuivre & le Ieton , lorfqu’avec le couteau à acher ils coupentpar petits traits ses endioits où ils veulent appliquer de for ou de lar-geur : c’est ainsi quïls hachent une garde , un pommeau depée. LesOrfèvres hachent quelquefois l ot, & c’est lorfqu’ils le veulent émail-,ler, ainsi ils hachent un anneau.
HACHETTE. C’est un marteau tranchant d’un côté dont se fer-vent plusieurs ouvriers, comme Tonneliers, Couvreurs, Charpentiers,Maçons, 5 cc.
HACHURE. Terme de gravure. Ce sont des traits de plume, decrayon ou de burin, croisez les uns fur les autres pour faire dc s ombres;Ce qu’il y a de merveilleux dans la gravure de Mellan Sc de Sadelers ,c’est qu’iís marquent fort bien ses ombres fans faire aucunes hachures.Selon M. Huer, dans fes origines de Caen, Michel l’Aíhe de Caen , futle premier inventeur de cette mérhpde , Sc ce fut de lui que Mellanl'apprit : un des plus commodes usages qu’on puisse en faire, c’est dans1e blason , pour faire distinguer les émaux des écus fans quïls soientenluminez: voici la maniéré pour représenter les couleurs; le blanc ouargent est marqué,quand l’écu est tout uni; for ou couleur d’ot estmarqué par l’écu simplement pointillé , le noir ou sable est marquépar la hachure en pal contrehachée en face , le bleu ou azur est mar-qué par la hachure en face qui traverse l’écu , 1e verd ou sinople estmarqué par la hachure qui va de droit à gauche , le pourpre par cel equi est en barre de gauche à droite, le rouge ou geule est la hachureen pal ou de haut en bas > voisjs les marques des émaux Sc couleurs encet ordre île blanc, le jaune d’or, le noir, 1 e bleu, le verd, 1 e pourpre Sele rouge. On peut fort bien sc servir de ces ha hures, ou les même*, onsemblables lorfqu’on veut imprimer les estampes de plusieurs orne*mens, Sc désigner par relie adressé les couleurs qu’i! faudroìt employerdans les ouvrages de dessein ou de broderie, copiez & imitez par lesouvriers Dessinateurs, Brodeurs, Peintres, Décorateurs. Le sieur de 1 »Colombiere conteste la petite gloire de cette invention , au Peie Pie-tra Santa, à qui on fawribuë communément.
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HALEBARDIERS. Gens fervans dans les bâtìmens. On appel-le halebardiers dans ses grands ateliers , des manœuvres qui porteurfur l’épaule de gros leviers > pour aider aux tailleurs de pierre à lever Siretourner les grosses pierres. L'origine de cette application est quïlspoitcnt leurs leviers fur l’épaule , somme ses halebardiers portent desvéritables halebardes fur l'une des deux épaules.
H A LE MENT. Terme de maçonnerie. C’est le nœud d’un ca-ble qu’on attache à un fardeau qu’on veut élever. C’est la cordeattachée au fardeau > par le moyen de laquelle on fera faction de ha-ler , tirer en quelque sens que ce soit , de bas en haut , de haut cnbas ou à i’hotison. Ce mot vient du verbe haler , pour dire tirer enfaisant effort, & pour se soulager de l’effort, pouffant fortement l’ha-leine & respiration. Je crois que ce mor haler , vient dc halare fou-fier & s’efforeer de tirer en soudant d’épuisement ; le mot halettirfréquentatif dc haler , signifie respirer avec palpitation & difficulté .
somme