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HEM.

àlì à-dire , éemï sérier. Pestus dit que le mot hémine vient de h-tnisu dtmtdtum , & qu’il est la moitié du sérier ; hémine étoit aussi lamoitié du sérier Romain, & c’est de ce mot de sérier même, quoi-qu'inuíìté parmi nous en ce sens, que nous est venu celui de demi-(ctier. Garant Général de la Cour des Monnoyes, dic que l’hémineRomaine est le demi-setier de Paris , qui contient huit onces de li-

Í lueur, c’est-à dire, deux postions, kernel Médecin dit la même cho-cs; les Anciens confondoient souvent le terme de cotvle & d’hémi-nej jusques-là qu’ils appelioient quelquefois i'hém'.ne la cotylc u’Ira-lie, Si lacotyle l’hémine des Grecs, parce que comme l’hémine étoitla moitié du sérier d'Italie, aullì la cotyle étoit la moitié du sct.erGrec. Ils avoient aussi coutume de mettre dans les Temples les ori-ginaux des mesures, pour y avoir recours quand on voudroit véri-fier les autres, & c’est ainsi que l’on peut entendre ce qui est mar-qué dans l’Écriture du poids du Sanctuaire, fur lequel on réglcit tousles autres poids. Varron rapporte que la balance dont on peíoit lamonnoye, étoit gardée dans le Temple de Saturne; & cette conduitedes Anciens démontroic qu’ils regardaient les Dieux comme les Pro-tecteurs de tout ce qui concerne Tordre, la régie, Sc les premièresidées, symboles ctinstrumens de la justice &du prix& valeur des cho-ses. Tout cc qui est premier & original en fait d’ordre leur paroiiíoitêtre venu des Dieux, Se non des volontés arbitraires Sc changeantestics hommes, & pour ne pas laisser ces premières régies & inclure sexposées à Tinconstanceíc iniquité des hommes, ils en rendaient leursJ ieux dépositaires & conservateurs : leur important beaucoup que cequi servoit à régler leurs affaires civiles fut uniforme Si immuable ;cous lisons dansFannius, que Tamphore qui tenoit huit congés ,c’cst-á dire, quarante huit léciers, fut consacrée par les anciens Romains à Ju-piter fur 1e Mont Tarpejen ou étoit le Capitole.

Qukm ne vìolare liceret ,

Sacravere 'Joui Tarsejo m monte quirìtes.

C’est justement ma pensée & réflexion sur Varron. Ces démarches& ces conduites alloient au-de-là des considérations de Police, cheztes pauvres Peuples superstitieux. Ils doonoient dans leurs idées al-ternes de Religion un tour de pieté envers leurs Dieux imparfaite-ment imaginés, & dans tous ces cas ils s’efforçoient d’édificr les Peu-ples , leur inspirant de regarder ces Div.nités confuses, comme pro-tectrices de la justice Sc de Tordre. L’Empereur Vespalien ayant ré-tabli le Capitole, après les guerres civiles de Vicellius , y remit aussiles originaux de ces mesures qui y avoient été auparavant. Le Congectoit huit fois dans Tamphore, & celui-ci contcnoít dix livres, c’eit-à dire, cent vingt onces Romaines, leur livre n’érant que de douzeonces, & ces cent vingt onces pouvoient faire un peu plus de troispintes de Paris. St. Benoit-dans fa régie donne à chaque Religieuxune feule hémine de vin, ce qui a donné lieu à diverses contestationsíur ce que peut contenir l’hémine. Les urts Tangmentent beaucoup,les autres la restraignent; il y en a qui la font monter jusqu’à la pin-te de Pa is , d’autrcs bégaient à Thémine Romaine , qui n’étoit quede dix onces. Quelques uns la font de douze onces, Sc la plupart dedix-huit onces ou environs. Le P. Lancelot a sait une dissertationexprès , pour prouver que Thémine de vin, que Sr. Benoît ordonneà tés Religieux par jour , ne revient qu’à un demi-sétier. Mr. Ar-naud a fait aussi sut le même sujet une dissertation curieuse > mais lePere Mabillon a tiré cette affaire hors du problème, & a fait voirque c’étoit une mesure particulière à TOrdre de St. Benoît, qui avoirété inconnue aux Grecs & aux Romains, que St. Benoît n’avoir pointvoulu consulter dans T «Economie de son Ordre > d’où il résulte qu’ilne faut 'point juger de Thémine Bénédictine par les mesures des An-ciens qui n’étoient point de TOrdre, Sc que c’est une mesure de tra-dition particulière, aussi bien que la livre de pain accordée pat k mê-me Saint, que k Pere Mabillon prouve dans le même endroit ctre dequinze onces.

HÉMORRAGIE. Voyez, cec Article dans k Dictionnaire (Eco-nomique, & y ajoutez ce qui fuir.

"Poudre pour lhémorragie du nez,

[Faites sécher au Soleil, ou dans quelque lieu chaud , trois oncesde moufle de chêne, & deux fois autant de fiente d âne , réduisez cesmatières en poudre, & faites-en respirer par 1e nez.

Pour arrêter C hémorragie dune playe.

Ramassez pendant Tété des vessies de loup , arrosez-les tous lesjours avec de l’eau dans laquelle vous aurez fait tremper du vitriolblanc, & faites-ks sécher toutes les fois que vous les arroserez. Con-servez-ks ensuite dans un lieu sec; & quand vous voudrez vous enservir, prenez en quelques-unes, Sc réduisez-Ies en poudre, que vousappliquerez fur la playe. Ce remède est excellent aussi pont arrêterle sang qui sort en abondance des vaisseaux rompus.

HÉMORROÏDES. Voyez cet Article dans k Dictionnaire (Éco-nomique, Sc y ajoutez ce qui fuit.

XXXV. On pile des cloportes , on en exprime le suc, & l’on enfrotte les hémorroïdes. On fait la méme chose avec Tonguent com-posé de suc d’écrevisses, mélé avec l’huile d’olive, Sc un peu-dc char-bon pilé.

XXXVI. Pour appaiscr Tinflammation, & faire cesser la douleurdes hémorroïdes , il faut faire bouillir fur un réchaud des pommesrâpées, & quand elles seront cuites y mêler quantité de cloportes pi-lées, ensuite étendre le tout sur un linge, & rappliquer fur ie mal. Ilfaut changer le cataplâme soir. & matin

XXXVII. Prenez racine , fleurs Si feuilles de petite chelidoinc, Siaprès les avoir bien épluchées , lavées, & à demi écrasées, ajoûtez-y un quarteron du meilleur beurre tout frais. Pilez le tout ensemble,mêlez-y ensuite pour un sol d’alun réduit en poudre fine, faites une«spcce de bouillit de ce mélange, Sc mettez-en sor Ics hémorroïdes.

HEM. HEP. H E R. 4N

Cet onguent sc conserve plus de dix ans, & plus il est vieux, & meil»leur il est. Pour s’en servir, on en fait fondre g os comme un. bon»ne noisette sur la cendre chaude > puis on en siot.e les hémorroïdesavec un plumasseau , 1e plus chaudement qu’il est possible , Sc Tonréitérera quatre ou cinq fois , ensuite on cn jette environ la mêmequantité dans un réchaud de feu, Sc l’on fait placer k malade fur unechaise percée, qui doit être bien enveloppée de cous côtés, afin que1e malade reçoive la fumée de Tonguent.

XXXVIII. Faites consommer des eleurgots tout vivans dans urephiole ou bouteille d’huile d’olives, & frottez de cette huile la partiemalade,

XXXIX. Faites boire au malade de la décoction de milles, uilles.

Sc qu’il s’abstienne absolument de toute autre boisson.

Faites prendre dans dulait de la poudre de tiges de bouillon blanc,ou de la poudre de tourmencille & de millefeuïlles,

Faites bouillir pendant une heure telle quantité qu’il vous plaira dclimace dc vigne avec leuts coquilles, les plus tendre» que vous pour-rez trouver; ensuite faites sécher au four ces coquilles, réduis.z-lcïen poudre três-fine,de laquelle vous prendrez trois dragmes, quevouíincorporez avec demi-once de beurre frais > en battant- fortement letout ensemble dans un mortier de plomb pendant une demi-heurc .ou tioís quarts d’heurc. La matière étant durcie suffisamment, vouscn formerez une efpece de suppositoire, que vous introduirez douce»cernent dans l’anus. La guérison du malade sera prompte.

XL. Prenez parties égales de graisse de poule toute crue , 5c dcpulpe de pommes douces cuites á petit feu, ajoûtez-y de la caflona»de a proportion , incorporez bieti k tout ensemble , en k pécrilLr.tavec les mains, & faites-en une pommade, dont vous oindrez les hé-morroïdes qui guériront promptement.

XLI. Le grand secret pour guérit les hémorroïdes > c’est de tenirle ventre libre. J’ai guéri une personne qui souffroir des douleurs très»vives depuis huit a neuf ans , & qui étoit quelquefois huit jours fansaller à la selle, en lui faisant boite tous les jours de Tinfuíion de fleursde mauve. II en faut mettre une bonne grosse pincée dans une pin»te d'eau de riviere. Sc la laifler infuser à froid Tcípace de douze heu-res. Si Ton avoir Tcstomac trop foible, on pourroit faire cette infu-sion comme celle du thé.

XLII. Pour arrêter le fluX-trop abondant des hémorroïdes, il fautuser de soc d’ortie,dépuré soit en 1e faisant un peu bouillir , soit ea1e laiflànt reposer , on y ajoûte un peu de sucre, Sc on en preftd loirSc matin.

Hémorroïdes. Voyez Emplâtre Manus Dti.

H É P.

H É P A TIQJLJ E. Voyez cet Article dans 1« Dictionnaire (Économi-que , & y ajoûtz ce qui luit,

Proprtétez,

Elle entre dans la composition du sirop de chicorée, qni est si utiledans les Maladies du soye. Elie est apéritive, Sc rafraîchissante, on enprend une poignée pour deux, ou trois bouillons. La Décoction decette plante, ou son eau distillée est propre contre la jauniflè, la gal-le, & les ulcères; on la prend aussi bouillie dans k petit lait; il «afaut prendre chaque jour une pinte, ou deux livres» Cc remède pur-ge doucement la bile»

Cette plante bouillie dans le vin, ou son eau distillée ieve les obs-tructions du soye, des reins, Sc dc la vessie cn facilitant le cours dèsurines. Cette plante distillée avec I'eau de pluye , est bonne pour lestaches, les tousseurs Sc autres imperfections de la peau» ■

On nomme la premiere efpece d'hépatique terristris, la secondenohiiis, II y en a une troisième nommée Jltllata. Elle est propre aussiaux maladies du soye, aux blessures & à la galle.

HipATrqjUEs. Voyez Plantes. Remípes.]

H É R.

. HÉRALDI Q^U E. Science héraldique ou arthéralique. C'estune science fort estimée des gens de qualité, fur tout en Allemagne,où les Grands Seigneurs portent des armoiries beaucoup plus com-posées que dans les autres Pays « y marquant fort exactement Sc scru-puleusement tout ce qui a du rapport direct ou indirect à leur famil-le. II faut pour déchiffrer ces blasons ou armoiries une grande habi-tude dans Tait héraldique , avoir une grande mémoire > & connoîttsThistoire Sc généalogie de toutes les illustres familles del’Europe, en-tendre les termes particuliers de cet art > qui composent une languetoute particulière , Sc différente de la langue même nationale- L’ori-girtc de cette science est aussi ancienne que les Nations ; car chez tou-tes les Nations les grands hommes font portés à faîte des actionsdistinguées, qili Ics iepar.nt du commun du Peuple, Sc qui leur atti-re Tamour, le respect > la louange, Tapplaudisscmcnt, en Un mot uneglorieuse réputation; mais ce n’est pas assez d ctre l’objet des panégy-riques & des louanges, ils veulent qu’il réside des monumcnsplus fer-mes que la parole, Sc c’est cette histoire abrégée de leur actions, dSleur noble race, de leurs possessions & terres, de leurs parentés Sc al-liances > qu’on appelle blason ou langue héraldique. Ce sont des Sym-boles personnels, qui ne dénotent que les personnes illustres, & leursfamilles, & les qualités, titres Sc actions ou faits considérables & disetingues, par lesquelles ils ont obtenus des Princes, Souverains, Em-pereurs Sc Rois le droit d’user de blason 8c armoirie , Sc y peindreSc écrire telle & telle piéce ou marque d’honneur. Ils peignent ce*histoires abrégées, Sc ces portraits en miniature de leurs actions Sc desrapports illustres de leurs personnes, par tout sot leurs portes, auxfrontispices de leurs maisons , dans les voûtes & sot les muraille» dsSTemples, ils ordonnent qu’on gravera en cuivre & en bronze ces mar-ques d’honneur fur les tristes monumens de leur foibleflè Sc de îeukmortalité , sor tout ils portent ces petits miroirs de la vanité humai-ne fui leur écu & bouclier , afin dc faire voir dans des somptueux

tendez-