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certain état où ks deux sexes se trouvoient csi certain âge, dans unetelle disposition qu’ils avoient une forte imagination quasi inlurmon-tabìe, que fans cette union conjugale , les deux sexes séparément s’i-maginent être impsfrfaics , &nc pouvoir être heureux. C’est ici où ilest allez à propos de cire pterumque dormit at Homerus. Votez. Passionou l’on apportera les véritables cauíés physiques & morales des pallions,lur-tout de l’amour Sc de là haine.
HERMATHENE. LesHermathenes étoient des statués fur despieds quarrés de la maniéré desHermes, mais qui représentoient Mer-cure Sc Minerve ; ce mot étant composé d'hernies 5t à’atbena ,<\m signi-Koienr ces deux Divinités. Pomponius Atticus dont nous avons déjaparlé, aï.int trouvé à Athènes une de ces rares statues, promet à Cicé-ron son ami de la lui envoler, pour servir d’ornement á sa Bibliothè-que , avec les autres Hermès j St Cicéron lui fait cette réponse, Epitre z.ÍÁb. i. ce que vous m’écrivés de l’Hermathene m’est très-agréable , &je lui destine un lieu honorable dans mon Académie, dont elle feraí’ornement , puisque Mercure est le Précepteur général de toutes lesAcadémies , & que Minerve préside en particulier à la mienne ; ainsivous ne (aurics m’obliger plus sensiblement, qu'en me procurant deces fortes de raretés pour orner ce lieu. On ne doit point être surprisde voir joints ensemble dans cette statué Mercure 5c Minerve ; car ilëtoit allez ordinaire de leur faire des têtes 5c des sacrifices communs,arce que l un présidoit á ('éloquence 5c l’autrc à la science ; Sc queéloquence qui n’tst point accompagnée d’érudition n’est qu’un ionínfrructueux, 5c la doctrine fans éloquence un trésor inutile ; ainsi cettefigur e d’Hermathéne n’avoit pas été faite ni dédiée fans raison par lesAthéniens, qui étoient les plus íàvans 5c les plus éloquens hommes duinonde , pour ne pas dire aussi les plus vaillans. On trouve cette Her-mathéne fut le revers d’ur.e médaille dédiée à Adrien, qui fc piquoitd’ctre fort savant 5c fort éloquent.
HERMANUBIS. Est reprélenté de deux maniérés. Le premierest dépeint avec une tête d’épervier, Sc le second avec une tête de chien.Cette Idole bizarre dont Plurarque fait mention, étoit une Divinité des ,Égyptiens, composée de Mercure 5c d’Anubis. Le cadmc qu’elle portoitala main étant le Symbole de Mercure ,5t la tête d’épervier celui d’A-nubis grand chasieur, ce qui fait qu’on le représente aussi avec une tête.de chien, 6 c qu’Ovide l’appelle latrator anubis.
HERMES. Statués antiques dont Cicéron parole avoir été fort cu-rieux; cet amateur de (antiquité ai an t appris par les lettres de (on amiAtticus, qui étoit pour lors a Athènes, qu'il y avoir trouvé desHermes ■ou statués de Kermes ou Mercure. Voici ce qu’il lui en écrit dans laseptième lettre du premier Livre: vos Hermès ae marbre duMontPen-telìéus avec leurs têtes de bronze, me réjouissent par avance ; c’est pour-quoi vous m’obligerés beaucoup de me les envoïer avec les statués 6 cautres curiosités que vous trouverés à Athènes , qui íeront de vottegoût, 6 c qui mériteront votre approbation. Voici ce qu’étoient ces sta-tués , c’étoient des statués du Dieu Mercure, surnommé Hernies, faitesde marbre pour (ordinaire 5c quelquefois aussi de bronze, fans bras 5cfans pieds, que les Grecs Sc les Romains mettoient aux carrefours. Ser-vius en marque une origine puérile dans son Commentaire fur le 8 Livredr ïEnéide de Virgile; mais Suidas explique moralement cette coutumede faire de ces statués de Mercure faus bras. Les Hermçs, dit-il, étoientdes statues de pierre à Athènes, qu’on plaçoit aux vestibules des Mai-sons 6 c des Temples : car comme on tenoit Mercure pour le Dieu de laparole 6 c de la vérité,on faisoitdes statués quarrées 6 c cubiques,poursignifier que de même que les choses qui ont cette figure de quelquecôté qu’clks tombent , font toujours droites , aussi la vérité est tou-jours semblable à cllé-même;le même Suidas parle desHermes, com-me s’ils é oient particuliers à la Ville d’Athenes , la raison de cela estqu’ils y avoient été inventés, 6 c qu’il y en avoir grande quantité; E (chi-ne dans (on plaidoyé contre Ctciiphon , fait mention du portique desHermès > qui étoit à Athènes de (on tems. 11 y en avoir entr’autrestrois considérables, mis en ('honneur des Athéniens, qui avoient battules Perses proche du fleuve Strymon. II en rapporte les inscriptionsqui ne font autres que des éloges de leur valeur, fans qu’i's y enflentnéanmoins marqué les noms de leurs chefs ; par une (âge politique,dit cet Auteur , qu’avoit ce peuple amoureux de fa liberté , qui crai-gnoit de donner ttop de vanité à ses plus grands hommes, 5c de leurfrayer par là un chemin à fe rendre maîtres de la République. II fal-loir qu’Elchine eût une grande opinion de la pieté 6 c de l’amour desAthéniens pour leur patrie.de les supposer, chacun à part, aussi enflâ-mes de ce zélé par une récompense 6 c gloire commune , que par deslouanges 6 c des statués particulières. Les Héros Romains étoient d’ungoût tout diffèrent ; ils n’ont pas été moins braves, quoiqu'ils eussentun amour plus intéressé 5c moins put que celui des Athéniens. De sor-te qu’instruit a pesteriori > c’est-à-dire , par les grands effets émanés del’amonr de la Patrie à !a Romaine ; je douterais entrêmement, qu’elledevrait avoir la gloire de l’éminence ou la politique Athénienne en-vers leurs Héros, où la politique Romaine, qui vouloir coníàcrer nom-mément la gloire de chacun á la postérité.
H E R M-H A R P O C R A T E. Étoit une figure de Mercure 5c d’Har-pocrate , qui a des ailes aux talons comme Mercure, 6 c qui met le doigtfur la bouche comme Harpocrafe , qui étoit le Dieu du silence parmiles Égyptiens : peut-on voir une telle Divinité compliquée > qui soitplus propre à nous porter à attribuer aux Anciens ce sentiment,quec’étoit un don de Dieu chez-eux , que sart de parler 6 c de sc taire àpropos 6 c prudemment? Tous ceux qui parlent ou écrivent pour lepublic & a la postérité, devroient avoir du goût pour ce Symbole de laprudence consommée.
En finillànt cet article, je voudrais hazarder cette idée qui me sem-ble utile à cette partie de la peinture 5c sculpture , qu’on appelle in-vention. C’est que les Sages 5c habiles Peintres pourraient consulter,s’il ne ferait point avantageux au dessein qu’ils ont de plaire, de faireun peu encrer l’arc des combinaisons, non-feulemcnt à imiter les An-ciens dans ces compositions des Dieux 8 c de Symboles, que nous ve-nons dc vair à (occasion d'Hermes, avais encore à porter cette m«-
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thode plus loin ; par là on découvrirait ce que ('antiquité avoir fait ence genre , quiti’est point parvenu à nous ; 5c on trouverait peut-êtrequelque chose d’un spectacle aussi curieux 8 c agréable, que ce que nousavons de ('antiquité, à quoi nous voulons nous borner comme simplesimitateurs.
H E R M-H ÉR ALLÉE. Cette Divinité est représentée en maniéréd’Herme, avec la peau de lion 8 c la massue d’Hercule, nommé par lesGrecs Héraclès. Ce qui a du rapport à la coutume qu’avoient les an-ciens Grecs , de mettre la statué de Mercure 5c celle d’Hercule dansl’Académie. Cette union de Mercure avec Hercule , íìgnifioit que laforce devoir être accompagnée d’éloquence , 5c que ('éloquence avoirl’arc de dompter les monstres : on repréíèntoit souvent Mercure à Athè-nes , par une figure quarree de pierre toute simple , fur laquelle onmettoit la tête de tel autre Dieu qu’on vouloir. L’origine de cet usa-ge étoit que dans les premiers tems, les statués de celui là avoient celade particulier, qu’on les plaçoit toujours fur des bases quarrées, poursignifier la solidité des ouvrages des Arts méchaniques 5c libéraux, 5cen particulier dc ('éloquence dont il est aussi l’inventeur. Il arriva delà dans la fuite , que ces bases quarrées palíerent pour fa représenta-tion , sans même qu’il y eût aucune statué dessus , parcc qu’elles luiétoient particulières. On vint depuis à mettre dessus celles des autresDieux, qu’on vouloir aussi honorer, aufquels il servoit de soutien quar-té 5c inébranlable , pour signifier qu’ils n’étoient connus Sc estimés,que par la parole 8 c (éloquence, attribuée à Mercure Héradée; ces au-tres Dieux n’étoient considérables que par Mercure , c’est-à-dire , quepar le soin qu’il avoir de porter 6 c exprimer leurs sentences 8 c traits desagelle 6 c d’exécuter leurs ordres , ce qui étoit son principal emploi ;on appclloit cet assemblage du nom de cette autre Divinité joint àcelui dfe Mercure. Herm-héracles étoit un Hercule placé fur un Mercu-re. Ne ferait on point trop d’honneur aux Anciens de dire, que cettepierre quarréc est mystérieuse , 8 c repréfentoit une feule Divinité , 5cque ks Dieux particuliers n’étoient rien, s’ils n’étoient soutenus par cet-te unique base 5c source de toutesles autres Divinités, particularisées enfaveur du peuple , qui n’avoit pas un entendement assez étendu ? Jçcrois que cela feroic d’autant plus permis , qu’il est constant que lesPaïens ont emprunté des Hébreux beaucoup de choses importantesqu’ils ont déguisé ; 8 c il n’est pas improbable , que le grand nom deDieu tetragrammatique a été caché 5c voilé par ces Anciens, sous l'ex-pression Géométrique d’un quarté solide : quand nous pensons ainsiavantageusement des Anciens , nous publions la bonté 6 c la fageflè deDieu , qui n’a pas tout-à-fait abandonné les hommes » les privant detoute lumière 5c direction. S. Paul a beaucoup attribué de lumière auxAnciens Philosophes, plut à Dieu qu’ils ne lui eussent point donné justesujet de leur reprocher leur peu de fidélité, à conformer leurs actions5c leurs mœurs à cette lumière qui éclaire tout homme venant en cemonuc.
H E R M-H E R O S. Étoit une statue de bronze , qui représente u»Dieu composé de Mercure 6 c de Cupidon , appelle par les Grecs eros.Les Anciens vouloient apparemment faire entendre par cette emblème ,que la sagesse ou connoillance de la vérité doit être unie a l’amour duvrai bien , en un mot à l’amour céleste 5c divin ; leurs Symboles ncleur faisoient point déshonneur, si leur pratique y avoir été plus uni-versellement conforme.
HERMITES. Par rapport à la Jurisprudence. Les Hermites sontincapables dt; succéder, quoiqu’ils ne (oient point Religieux; volez dt*Erejne , liv. z. qui rapporte un Arrêt du 17 Février 1633 . On appelleen Grec Hermite Anachorète , c’est un homme dévot, qui s’est retiré dansla solitude, pour autant de tems qu’il lui plaira, 5c autant de tems qu’iltrouvera lui être avantageux, pour mieux vaquer à la contemplation»8 c le ten r loin du tumulte des Villes 5c des mondains. Un Hermitequi est dans cette liberté n’est pas sensé 'Religieux , 5c s’il n’a point(ait des voeux, il peut succéder 5c tester. Hermite est un mot tout Grec6 c Latin, qui vient de eremos solitude, désert, vie solitaire.
HERNIE, Hergne ou Hargne. Voyez cet Article dans leDictionnaire (Economique, 5c y ajoûtez ce qui suit.
Pour guérir les hernies des enfans.
[ Prenez une petite peau qui fe trouve fur les petits bourgeons dcla fougère mâle , faites sécher au four, ou autrement une quantitéfuffilànte de ces pellicules, a r an t soin de ne ks pas 1 ailler brûler ; en-suite réduiíez-lcs en poudre très-fine, que vous passerez par le tamis»5c de laquelle vous mêlerez une pincée dans la bouillie ou dans le po-tage de Pensant; le tenant toûjours bien bandé, on peut s’allurer quela guérison fera prompte.
Remède éprouvé pour l'hernie venteuse des enfans.
II faut faire bien chauffer devant le feu de la fiente de vache , l'éterr-dte fur dn cuir en forme de cataplâme, jetter dessus une bonne quantitéde semence de cumin , 5c rappliquer sur le mal le plus chaudementqu’il est possible; aïant soin d’en substituer un second, d’abord que lepremier s’est refroidi, 6 c continuer de la même manière deux ou troisjours (áns interruption.
Hernie. Voyez. Descente.
HERNIOLE. Voyez cet Article dans le Di&ionnaire (Econoímique , 5c y ajoûtez ce qui fuit.
_ Propriétés.
Elle est excellente contre la colique néphrétique, elle est bonne aussidans ('enflure St fhydropisie. L’hcrbe cmploïée en cisanne dessèche Scdissipe la sérosité répandue dans ('intervalle des muscles. On la donneaussi en infusion ou dans le vin blanc ; on en met une poignée furchaque pinte de liqueur. Quand on la donne en poudre dans un bouil-lon ou dans une opiate appropriée,la dose est d’un gros. On fait un
excellent