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HOP. H O Q.
ii fort Icment que Tordre naturel de Tamour de bienveillance, tus MieuxTamour de bénéficence est d'aiiner son prochain comme soi-mcmc : jest’cn dilconvicns pas, mais <î ia générosité & Thospitalité rapprochent parTétcnduë de ieur amour tous les sujets de la nature humaine , cessera-t-on d’aimer le prochain en aimant les étrangers, qui nous sont réunispar les précédentes considérations î Voyez M. Delcartes fur la généro-sité dans son Traité des pallions. L’Écriture Sainte nous fournit diversexemples de Thospitalité, exercée par Ils Patriarches & leurs descen-dant Abraham ména toujours une vie simple & pastorale,dit M. Bos-suet, qui toutefois avoit fa magnificence , que cc Patriarche faifoit pa-roitre principalement en exerçant Thospitalité envers tout le monde :nous voyons dans Homère , & dans les anciens Auteurs Grecs la mê-me hospitalité. Ils croyoient que les Dieux alloienr quelquefois pat leinonde déguisez en voyageurs,pour observer la conduite que cenoientles hommes envers leurs semblables. Cc qui me fait faire cette réflexionque la générosité, ou le foin du genre humain est une vertu au-delfusdes hommes ordinaires , dont l’ccil est si étroit qu’ils ne peuvent rienvojr au-dehors d’eux mêmes. Les seuls Dieux onr été jugez pat les An-ciens pouvoir être généreux,& s’i! y a eu des hommes généreux , ilsont fait fur la terre le pesonnage des Dieux : la crainte que cette divinepoésie Sc fiction avoit imprimé dans le cœur des hommes de ce remslà , leur faifoit appréhender de mépriser quelque Dieu au lieu d'unvoy gcur , & les obligeoit à recevoir avec respect les plus inconnus.Ce fut une grande figtffe aux Prêtres Sc aux Poètes, qui croient en cetems la dans une louable intelligence & accord mutuel, d’imprimer aucommun des hommes la crainte t!e mépriser les Dieux, en méprisant Scmaltraitant les hommes. Ces D jeteurs des hommes avoient désespéréde pouvoir rendre généreux ces hommes vulgaires, faute d’une natu-relle grandeur d’ame, & sauce d’un attrait divin pour ìhéroïfmc ; aussisuppoloient ils que leurs Héros > lorlqu’il s en trouvoit , n’étoient pasdes infans des hommes, mais des enfans des Dieux. Jc trouve quel’on a raison d’admircr qu’il y ait cu dans ces tems si r culez , de sibeaux préludes de la charité Chrétienne, Sc des images, non en relief,mai. en plâtre peinture de Tamour Sc du respect polir la divinité ; maisjl est tems de revenir â notre article pour en parler en Jurisconsulte &comme un point de Droit Sc de Police. Cette longue précédente di-gression & parantese est venue àToccasion de letymologie du mot hô-pital , donr nous continuerons à parler. Au commencement l’Évéquectoit chargé du foin de tous les pauvres malades, sains, veuves > orphe-lins , citoyens ou étrangers ; depuis que les Églises eurent des revenusassurez, on ordonna qu’il y en auroic au moins un quart pour les pau-vres , Sc pour les entretenir plus commodément on sot da diverses mai-sons de pieté > qu’on appelle aujourd’hui des hôpitaux : elles croientgouvernées pour le temporel par des Prêtres & des Diacres , qui enlendoient compte à TÉvéque ; quelques-uns fondèrent aussi des hôpi-taux pour être gouvernez par des Religieux ou Religieuses , avecl’exernption de la Jurifdiction des Évêques , & c’est ce qui a restraint!t droit d’infpcction que les Évêques avoient originairement fur toutesle* maisons dc pieté. Dans le relâchement de la discipline, les Clercs
3 ui avoient Tadministracion des hôpitaux,l’avoient convertie en titrese bénéfice, dont ils ne tendraient aucun compte, & appliquoient à leurprofit la plus grande partie du revenu, enserre que les internions desFondateurs étoienc frustrées: c’est pourquoi le Concile de Vienne def-ftndit de plus donner les hôpitaux en titre de bénéfice à des Clercs sé-culiers, & ordonna que Tadministracion cn fur donnée à des Laïquescapables & folvabks, qui préteroient serment comme tuteurs & ten-droient compte aux Ordinaires i les Administrateurs avoient des íùr-veillans Sc juges, & les Ecclésiastiques n’avoLnt p,lus une occasion siprochaine de tentation & d’avarice. Ce décret a été exécuté & confir-mé par le Saint Concile dc Trente , qui donne aux Ordinaires touteinspection : l'Ordonnance je Blois ajoure que les Administrateurs deshôpitaux ne seront ni Ecclésiastiques, ni Nobles, ni Officiers, mais dessimples Bourgeois, ni Ecclésiastiques pour la raison du péril de la cons-cience; ni Nobles, ni Officiers parce que leur pouvoir est trop grandpour oser les rechercher ; au lieu qu’il est facile de faire rendre comptea des Bourgeois solvables ; car les Ecclésiastiques ne trouveront quel’intérêt des pauvres dans ces occasions, & les Officiers ne trouverontd’autres intérêts que d’cxercer fidèlement la justice, & percevoir en ccfaisant leurs légitimes honoraires, droits & emolumens de leurs char-ges. La nomination en appartient aux Fondateurs ; les Administrateursne doivent être que trois ans en charge: Voyez l’Édit de 1664. par le-quel le Roi a um i’Otdre de Notre-Dame du Mont-Carmel, à l’ancienOrdre de S. Lazare de Jérusalem, & l’Édit dc 1671. par lequel le Roiy a réuni Tadministration & la jouissance perpétuelle des biens de tousles Ordres Hospitaliers qui sent à présent éteints. Les hôpitaux ne fontpoint sujets aux dîmes. On ne peur plus bâtir un hôpital sous le titrede bénéfice, fans la permission de TÉvéque & sans Lettres Patentes duRoi. L’hôpiral général de Paris est celui où on reçoit tous les men-dians. Cet hôpital fut ouvert en 16x7. on y entretient dix mille pau-vres , en comptant les enfans trouvez. La Salpctriere est la principalemaison de Thôpital général ; c’est une quantité prodigieuse de bâci-mens de différentes figures. Bicestre est un Château dans la Campa-gne voisine , situé fur un côceau , où Ton enferme ordinairement lesho (n mes : la plus grande partie des hôpitaux de Paris sent réunis àl’hôpiral général. L’Hôtel-Dieu est Thôpital de tous les malades ; lespetites maisons sont Thôpital des fous : les enfans rouges , les enfansbleus sont des hôpitaux des orphelins.
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H O QU E T. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique,& y ajoutez ce qui fuit.
Remèdes pour U hoquet.
[ II faut dans l’instant que le hoquet prend . tirer le doigt annulairede celui qui en est atteint, Sc il cessera.
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Autres remèdes.
Faites mâcher trois ou quarte grains de poivre à la personne qui ale hoquet; ou faites-lui prendre quatre goures d'huile cxpritnée degraine d'ancth, mêlées avec demi-once d’huile d’amandes douces ; oufaites-lui boire un verre de bierre ou dc vin, dans lequel vous aurezfait bouillir de graines de pavot blanc, de carotte , dc pourpier Sc d’a-neth ; une demi-dragme de chacune. Si le premier verre n'arrête pasle hoquet il faut réitérer. S’il étoit causé par des vents, comme il arri-ve très-souvent, faites-lui prendre dans un peu de vin blanc , deuxscrupules dc poudre de dictamen ou de galanga , avec une dragme dcchériaque.
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HORLOGER ou HORLOGEUR. Voyez, M. Savary, Dic*tionnaire du Commerce, où vous trouverez presque tout ce qui regar-de cette profession par rapport à leur établissement, droits Sc privilè-ges , en vertu des Édits & Déclarations , Lettres Parentes & Arrêts,dont voici seulement la chronologie, Sc dont on verra la teneur dansTouvrage de cet habile homme ; en 1+83, 1344, 1371,1600,1617,1643 . 1646,1671.168?, 1691, 1696, 1707. On doit voir dans le-dit Dictionnaire, ce qui est dit fur cela ; nous ajouterons ici fur lesÉdits & Déclarations, les choses suivantes, pour contribuer â une sortedc supplément. Ce qui va suivre est ri ré mot á mordu Recueil Alpha-bétique fait par M. François-Jacques Charles, Avocat en Parlement ,avec approbation Sc privilège du Roi. En 1643. furent Statuts Sc Or-donnances de la Communauté des Maîtres Horlogeurs de la Ville deParis, contenant 14 articles, fait & arrêtez par le Lieutenant Civil duChâtclet, le 10 Mars 1643. En 1631. Arrêt du Conseil d’État cn fa-veur de la Communauté des Maîtres Horlogeurs au sujet des lettres demaîtrises; fait au Conseil le 11 Novembre 1631. En 1631. Déclara-tion du Roi en faveur des Horlogeurs de la Ville de Paris, portantqu’à Tavenir ils ne seront compris dans les Édits dc création des lettresdc maîtrises ; donnée à Paris au mois de Novembre 1631, registrée le31 Janvier 1634. Voyez le quatrième Volume des Ordonnances de LouisXIV. fol. 3 ì o. En la même année Sc mois préccdens , fut une Décla-ration du Roi, qui ordonne qu’à Tavenir les Édits Sc Lettres de maîtri-ses octroyez en faveur des mariages, naissances d’enfans de France ,couronnemcns, entrées dans les Villes, n'auront aucune exécution pourFart d’horlogerie , qui est excepté de ladite création des Lettres demaîtrises & autres Réglemcns concernant ledit art; donnée â Paris aumois dc Novembre 1631. En 1634. fut un Arrêt du Parlement , quiordonne Tenregistrement & Texécution de la Déclaration du mois dcNovembre 1631. donnée cn saveur des Horlogeurs; fait en Parlementle 30 Janvier 1634. En 1688. Sentence du Lieutenant Civil en faveurdes Horlogeurs , en exécution d’un article de leurs Statuts concernantles apptenrifs, rendue le 21 Mai 1688.
HORREUR dans ces phrases de morale. II faut inspirer de l’hor-reur aux enfans & jeunes gens pour les crimes & les vices honteux.II est impossible , dit Matebranche , de n’êrre pas ébranlé Sc dc n’êtrepas frappé de Thorreur sensible de la mort: mais voici quelques phra-sés où le mot d’horreur sc trouve uni avec le plaisir , ce qai paroîtrad’abord incompatible ; cependant le Perc Bouhours a crû pouvoir diredans une description de la mer , ces paroles. Le bruit f? le fracas de la.mer agitée inspirent , je ne ftti quelle horreur accompagnée de plaisir , &fait un fpeèlacle également terrible & agréable : j’avouë que jc ne fai( non plus que le Pere Bouhours ) qu’clle horreur est accompagnéede plaisir. II a tort d’avmcer des paradoxes, lors même qu’il avouéqu’il ne fait cc qu’il d. t, je ne fai quelle horreur : Aristote combine cnguise d'antithesc, Thorreur avcc la pitié, comme opposez, disant, enparlant de la tragédie , qu’elle doit exciter de Thorreur ou de la pitié.M. D escarres , dom jc tiens volontiers la doctrine en ce qni regardela nature des passions , me surprend aussi un peu par le titre qu’ildonne k l'arti. 8 s. de son Traité des passions. D. l’agrément & deThorreur : comme si ces deux passions étoient dans les deux extrémi-tcz dc Topposition ; j’ai du penchant à faire un petit examen Si com-mentaire fur son texte , car cet Auteur est obscur, parce qu’il est tropsubstantiel. Les objets , tant de l'amour que de la haine , dit cet Auteur ,peuvent être représentez k Lame en deux manieies ; l une eft par les sensextérieurs , fur tout par la vité ; l’autre par les Jens intérieurs par fapropre raison. Communément on appelle bien ou mal , ce que nos sens in-térieurs ou notre raijon nous font figer convenable ou contraire k notre na-ture ; mais nous appelions beau ou laid , ct qui nous eft amft représentépar nos sens extérieurs , principalement par celui de la vúë, lequel seul eftplus considéré que tous les autres; de Ik naissent deux amours ou deux efpe-cts d amour; savoir , celui qu on a pour les chojes bonnes , duquel Descartes don-ne le nom d amour , ó* celui qu on u pour les belles , qu il plaît k Descar-tes de nommer agrément : de la même maniéré de penser naissent aulftdeux ejpeces de haine , tune dtsquelles fe rapporte aux choses mauvaises ,t autre k celles qui font laides , & cette derniere peut être appellée horreur.Le motif de cette distinction est plausible , il réserve le mot á’amour& de haine pour le bien & le mal , & veut que Ton se serve du motà'agrément . pour signifier Tamour du beau . & du mot horreur . poursignifier la haine de ce qui est laid & difforme. Ou il n’est permis ápersonne d’imroduire des façons de parler pour distinguer mieux lasidés des choses, ou il est permis à M. Descartes de ssen servir , vûqu’il connoît bien la nature des choses qu’il veut distinguer : cepen-dant 1. Tamour s’étcnd également & proprement á cc qui est bon ;à cc qni est beau . juste Sc vrai, & la haine â ce qui est oppose. 2. I]faut observer que Thorreur est quelque chose de cou ta-fait extrêmedans Tavcrsion . & que Tagrémcnt est dans Taffection ou inclination,dans un degré modéré, Sc qui n’est point extrême. L'horreur tien*beaucoup de Tâtonnement, de la frayeur & de la surprise -, mais l’a-
G gg st) gréaient