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441 J A R.

produiront de plus belles plantes, des feuilles & des racines .plus vi-goureuses fit mieux nourries.

Secret pour faire mourir les thcnilles & les puces , quiinfectent & ravagent les jardins.

La fumée, ou fuffumigation de crotte de chevres, de gousses J’ail *& de buis, fait crever les chenilles, Sc l'odcur de la roquette est mor-telle aux puces Sc pucerons.

Secret contre les fourmis »

Faites un parfum avec la racine de concombre sauvage, le sel nitre& l’esturgeon alexandrin j ou frottez le pic des plantes d’unc décoc-tion de lupins amers, ou cuits dans la lie d’huile.

Secret contre toutes fortes d'infecíes.

Répandez de la cendre fur vos couches , ou tour autour de vosplanches.

Jardin. Voyez, Potager Fruitier.

Jardin. Jardinier. Termes dc Fauconnerie, qui se disentpar rapport aux oiseaux qu’on expose au soleil dans un jardin j il fautdonner le jardin aux laniers , ou sacres fur la pierre froide. II fautjardiner les autours fur la barre, ou fur le bloc.]

JARDIN SUSPENDU. C’étoit chez les Anciens des terras-ses élevées fur les voures des édifices, où l’on plantoir en pleine ter-re des arbres de toutes esoeces i ceux de Babylone ont été les plusconsidérables, à cause de la qualité du bitume, qui faisoit la liaisonde leurs voûtes, Sc qui étoit aussi bon que le ciment, pour en conser-ver les dehors & les garentir de.l’humiditéj en Latin hortus penfilis ;ce mot vient de l'Allcmand garten , mais je ne fuis pas content de ce-la , parce que le mot Allemand vient du Latin hortum mieux hortus ,de forte que jardin seroit comme hortinum fundum , un fond pourfleurs , fruits, Scc. Dans le Dictionnaire même (Economique voustrouverés ce que l’on omet ici, pour éviter les répétitions. Dc iardtnvient jardinier , comme dans le Latin de hortus vient hortulanus ; orpat ce mot jardinier on entend non feulement 1 ouvrier qui est char-gé du soin fie de la culture d’un jardin , comme fleuriste, orangiste,pépiniériste, botaniste & les garçonsqui y fervent, mais encore ce-lui qui en donne les desteins & qui les trace, fie qu'on nomme aussidessinateurs de jardin. Un parfait Architecte ne doit point être dépour-vâ de cette habileté, vû que les jardins fie leurs ornemens doiventpaner non feulement comme une appendice & acceflòir de fa' pro-fession , mais comme une des belles parties, & qui exige autant dcproportion que les autres traits des plans des bâtimens,. qui convien-nent plus directement a l’Architecte que ceux-ci. Cet art du jardi-nage dans le sens restreint fie particulier que je lc prens ici . a ctéporté depuis soixante ans au plus haut point de perfection par Mr. leNostre. II a perfectionné la partie du jardinage, qui comprend lesparterres, boulingrins, terrafles, l’habyrinthcs, cascades > fontaines jail-lillântcs fie tous les ornemens nouveaux, qui rehaulîènt beaucoup l’é-clat Sc la beauté naturelle du jardinage. Je renvoie á Mr. de la Quin-tinie pour cette autre partie du jardinage, qui regarde les jardins frui-.tiers fie potagers. L’amour du jardinage en général a été une des pre-mières passions innocentes des hommes fur tout des Anciens Romains iils ont pris souvent les noms des herbages. En la famille des Vale-riens, on vie qu’ils acceptel ent lactuciens ou luctaciens , parce queleurs jardins produifoient d’une efpece de laitues plus belles fie plusrares que les autres. Les noms des Fabius , Lentulus , Cicéron , onteu une pareille origine.

JARDINIERS. Voiez le Dictionnaire du Commerce à quoiLjoûtés, parmi plufieuts Déclarations des Rois , qui concernent lesstatuts des ]ard:niers, ces deux remarquables. Déclaration du Roi por-tant confirmation des statuts des Jardiniers de Paris , donnée à Parisau mois de Novembre 15-99, regìtrée lc 17 Avril 1600, vous trou-vères cet e Déclaration dans le 4 vol. des Ordonnances d'Henri IV. fol.izi ; dans le 37 vol. des Ordonnances de Louis XIV■ cotte 4 y fol. 312.On trouve lettres patentes portant union aux Corps fie Communautédes Maitics Jardiniers de la Ville de Paris , des offices des jurés deleur Communauté , créées par Édit du m vis de Mars 1691 , donnéesàMarly au mois de Juin 1697, regitrées le 14 dudit mois.

Comme il n’est point fait dans ;e D.ctionnaire de Commerce ní dansle Dictionnaire (Economique, aucune mention des Édits fie Déclara-tions du Roi, donnés á l'égard du jardin Roïal établi dans le Faux-bourg St. Victor de la Ville de Paris , fic comme ce jardin est établipour des fins 8 c desseins extremement utiles au public , on fera bienaile de voir une Chronologie abrégée de ce qui concerne cet établisse-ment. En 1616. fut un Édit du Rois Louis XIII pour rétablissementdu Jardin Roïal du Fauxbourg St. Victor de la Ville de Paris , pourla culture des plantes médicinales, donné à Paris au mois de Janvier1 6 í 6 , regître le 6 Juillet audit an, voiez le 4 vol. des Ordonnancesde Louis XIII. fol. 3 S 3 .

En 1635 Déclaration du Roi , portant confirmation de PÉdit dumois de Janvier 161S , pour l'établissement d’un jardin Roïal auFauxbourg St. Victor. Scc. pour la culture des plantes médecinales,donnée au mois de Mai 163y. On voit par ccs deux précédentes pie-ces la premicre fin de Pétabliflcnient dudit jardin Roïal i on voit dansla même année une autre Déclaration, qui regarde une autre destina-tion aussi importante, qu’on pourra facilement connoìtre par la te-neur dc la Déclaration iuivante, ponant que l’un des trois Docteursinstitués pour faite la démonstration au jardin Roïal des plantes mé-dicinales, fera emploié á faire les démonstrations occul sites fit ma-nu.Iles des opérations dc Chirurgie; cette Ordonnance fut donnée aumois de Juin 163s. En 1671 fie en 1673 furent donné.s deux au-tres Déclarations, dont celle de 1L71 fait mention expreflsedel’admi-nistration dudit jardin, & celle de 1673 confirme celles de devantavec ampiiation. Déclaration du Roi portant que conformément auxÉdits fit Déclarations des «ois de Janvier iáié, Mai fic Juin 163/,

j a r. j a s. j a v. j a u.

fic Décembre 1671, les démonstrateurs établis au jardin Roïal, pour-ront continuer leurs leçons fic exercices lur la vertu des plantes mé-decinales fic pharmacie, tant ancienne que nouvelle, comme aussi qu’ilspourront faire audit jardin toutes les opérations chirurgicales, diliec-tions Sc démonstrations anatomiques, fie qu’à cet ester le premiercorps exécuté leur lera délivré par préférence á tous autres, mêmeau Doïen fie Docteurs de la Faculté de Médecine de la Ville de Pa-ris , nonobstant tous privilèges á ce contraire. fic ensuite alternative-ment , á la charge que lesdites démonstrations fic leçons seront faitespar les Profellèurs gratuitement. donné à St. Germain en Laye le i*Janvier 1673 , public au lceau le 16 dudit mois , régítrée au Parle-ment fic Chambres des Comptes le 13 Mars suivant.

JARRET. Terme de mallonneric, fe dit des bosses, coins fic au-tres inégalités fic des éminences fur les voûtes ou quelques autres ou-vrages, qui ôtent Légalité du contour, c’est en ce sens qu’on dit cèd-re voûte fait le jarret dans la courbure de la douelle ; ces inégalitéschoquent la vûë, laquelle le plaît à une ligne courbe, qui soit unifor-me fic d’une même teneur ; ce changement du trait vient a contretems pour l’œil de celui qui considéré. Jarret du langage de l'Archi-tecte vient du mot jarret, partie courbe de l’animal, fic signifie parappropriation fic métaphore, chez l’Architecte dans une ligne courbeou droite, un angle ou onde, qui en ôte légalité du contour.

JARRETER. Terme d’Architecture. Quand dans une lignedroite ou courbe il y a cette angle ou onde. dont il a été parlé enl’artide précédent, qui en ôte légalité du contour, on dit que cette1 gne jarrette, fic cela fe dit aussi des routes fic des arcades qui ont c«défaut dans la courbure de leur douelle.

J A S.

JASMIN, Voiez cet Article dans le Dictionnaire (Economique,& y ajoutez ce qui fuit.

Huile de jasmin , que lei Parfumeurs appellent improprementessence de jasmin.

[ Imbibez d’huile de ben de petits flocons de coton bien cardes ;les aiant rangés dans un bassin, ou plat de faiancc, vous les couvri-rez d’une couche dc fleurs de jasmin toutes fraîches, àl'épaissèiird’undoigt, fic aïant mis par deílùs le plat , un autre plat renversé, vousenveloppez le tout d’un drap, 1 aillant les fleurs en digestion pendanttrois ou quatre heures. Hníuire vous retirerez adroitement fic peu àpeu les prémieres fleurs; puis vous en mettrez une couche de nou-velles, que vous laisserez en digestion, Sc que vous retirerez ensuitedc la même maniéré que ci-devant. II faut réitérer la même choie dixou douze fois; fic quand vous verrez que vôtre coton est bien imbibé,vous le mettrez sous la preste , fic vous aurez une huile fort odorante,que vous conserverez dans une phiole bien bouchée.

Elle est plus en usage dans les parfums qu’en Médecine , elle estpropre comme presque toutes les bonnes odeurs, à réjouir l’odorat,fie fortifier le cerveau. Vous pouvez suivre la même méthode, pourpréparer les huiles de toutes les fleurs odorantes.

J A V.

JAVELLES. Voyez. Labourage. *

J A U.

JAUGE. Voyez.ce t Article dans le Dictionnaire (Economique.,Sc y ajoutez ce qui fuit.

Autre forte de jauge plus aisée à ctmpofer , & it laquelleon fe sert à Paris , 0 * autres lieux.

Cette jauge est une efpece de bâton quarté, de bois, ou de mé-tal , aïant sor chaque côté quatre, ou cinq lignes de largeur, fie envi-ron quarte pieds, fic deux ou trois pouces de longueur. On ne luidonne que cette longueur, parce quelle convient à la pipe , qui estle plus grand de tous les va sseaux propres à contenir dis liqueurs.-Dans L s endroits où cette futaille seroit plus longue, il raucroit don-ner à proportion plus dc longueur à la jauge. ^

Comment les vaisseaux, avec les liqueurs qu’ils renferment , sontdes corps solides aïant trois dimensions, longueur fidargeur Sc profon-deur, il faut nécessairement, pour savoir au juste ce qu’ils contiennent,avoir une mesure exacte dc ces trois espèces d’ctenduês. II faut doncles observer sur la jauge, fie pour cela on y doit marquer la mesureque doit avoir chacun des vaisseaux réguliers qui sont en usage dansle Roïaume. On peut les réduite à neuf espèces; qui sont: 1®. Lcmuid, fic le demi muid. 1». La demi queue, Scie quarteaud’Orléans.3°. La pipe & le hussard, ou la busse, comme on parle cn Anjou. 4°.La demi queue, le quaiteaii , Sc le demi muid fie Champagne. Onpeut jauger toutes les pièces irrégulieres, fut ces neuf elpéccs dc vais-seaux réguliers, en observant la proportion Sc l’haimome, qui se trou-ve dans leurs dimensions. Or comme dans lts corps cylindriques,c’est-à-dire, dans ceux qui sont longs fic ronds > la largeur est égala la profondeur; il suffit de marqua sur la jauge, la longueur fie laprofondeur, pour juger dc la continence d’une piece.

Ces deux dimensions sont marquées fur les quatre côtés de la jau-ge , divisés en pieds de Roi, chaque pié en douze pouces, fic chaquepouce en douze lignes. Le pié fe marque par deux points posés enface, le pouce par un seul point, ou par une ligne entiere, & la li-gne sc marque à l'ordinaire par un trait. On marque aussi en carac-tères les différentes pièces réguliers dont nous avons parlé ci-devant;fic ces caractères, ou lettres doivent fe placer en deux points de cha-que côté, dont l’un marque la longueur, fic 1 autre la profondeur despièces , fur le premier côté de la jauge, on marque le caractère dumuid Sc du demi-muid; fur le second, celui de la demi queue, ficdu quarteau d’Orléans, fic ceux des aunes pièces régulières, fur lesdeux autres côtés suivant le rang quelles tiennent ci-dcfius.

Au defiùs du caractère de chaque piece, il faut marquer deux ou

trois