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(hé la clef j la main , est celui par lequel un Enttepreneut s’bbiîgdenvers un Propriétaire, pour une somme, de faire un bâtiment » & defournir tout ce qui en dépend , comme ( outre la mallonnerie) ladiarptnterie. couverture, menuiserie , serrurerie , vitrer;e * pavé& transport des terres & décombres, suivant les defleins & devisarrêtés entre eux. On le nomme aussi marché «n tâche & en bloc. Mat-«hé »>* rabats , & celui qui le fait lur des desseins & devis de bâtimensneufs, ou de réparation de quais, ponts, chaussées & autres ouvragesroyaux , ou publics , en présence d’un Intendant, ou des Trésoriers deFrance, Sc qui est délivré par adjudication au rabais, à un Entrepreneurqui s’oblige avec caution, de les faire conformément au détail de ce*desseins ftdevis, moyennant les payemens faits a certains termes, jus-ques à la perfection & réception de 1 ouvrage.
Marché eit, dans une Ville , une Place publique où l’on vend desdenrées. II y en a de particuliers destinés pour une feule sorte de mar-chandise , comme les marchés aux chevaux , aux postions, aux légumes,&c. II yen a aussi dans les Bourgs pour le bétail.
Marche, c’elk la partie de l’escalier sur laquelle on pose le pied > &qui est comprise par sa hauteur & son g.ron ; on la nomme aussi degré.En Latin grndus. Marche quarrtt ou droite , celle dont le giron est con-tenu entre deux lignes parallèles & droites. Marche d'angle, c'est la pluslongue d’un quartier tournant. On appelle marches de demi-angle , lesdeux plus proches de la marche d’angle. Mat cheigironnées ,celles des quar-tiers tournans des escaliers ronds ou ovales. On apcllc marches délardées ,celles qui sont démaigries en chamfrain par délions, & porte leur dclar-denrent pour former une coquille d'eíèalier, comme au petit escalier àavis suspendus de l’Eglise de St. Sulpice á Paris. Marches moulées , ccHesqui ont une moulure avec filet au bord de leur giron. Marches courbes ,celles qui sont cintrées cn devant ou en arriéré, comme la rampe del’Hôtel de Ville de Paris, Marches rampantes, sonr celles dom le gironfort large est en pente t Sc où peuvent monter ses chevaux. Marches dede gazon, celles qui forment des perrons de gazons dans les Jardins,& donc chacune est retenue par une picce de bois qui en fait la hauteur.
MARCHE-PIED, Terme d'Architecture. C’est la dernieremarche d’un Autel ou d’un Trône. C'est aussi une maniéré de petiteestrade sous des formes de Chœur, une Oeuvre d'Eglise, un Confef-fìonal, ou tout autre ouvrage de menuiserie. En Latin, podiolum.
[MARCHETTE. C’est un morceau de bois qui tient une machi-ne en état > Sc fur lequel un oiseau mettant le pié se prend á la machine,
Marcotte, oîíMarquotte. Voyez. P o t a g e r. ]
MARDELLH, ou plutôt Margelle, du Latin tnargo , re-bord. C’est une pierre percée qui poléc à la hauteur d’apui, fait le bordd’un puits : elle est ordinairement ronde ou à pans : elle est aussiquelquefois en ovale,
MARÉCHAUSSÉE, aussi ancienne au Palais que le Parlement,& qu’onappelloit Conné t Mie dans le tems qu'il y avoir un Connéta-ble, est présentement la Juridiction de Meilleurs les Maréchaux deFiance, composée d’un Lieutenant Général, d’un Lieutenant Particu-lier ou Assesseur, & d’un Procureur du Roi, qui connaissent desdifférends pour le fait de la guerre seulement, des crimes commispar des gens fans aveu , des excès Sc violences des gens de guerre,des déserteurs, des traîtres, des assemblées avec port d’armes, desfevécs de gens de guerre fans commission, des vols fur les grandschemins, des vols avec effraction , Sc d’une infinité d’autres crimesdont connoissent ses Prévôts des Maréchaux. Les appellations de leursjugemens ressentissent au Parlement. Le mot de Maréchaussée vient deMaréchal, dont l ctymologie est diversement & ingénieusement assi-gnée pat les Etymologistes , selon ses différentes significations. Carselon Nient, il vient de Toltmarchus , coinirre qui diroic Maître de Camp.Mais cette étymologie est bien licencieuse, puisqu’il faut laisser les deuxpremières syllabes, & ajouter les deux dernieres. Mathieu Taris veutqu’il vient de Martis Senefchallus, ce qui íìgnifîeroit un Juge ou Ma-gistrat de guerre. Ménage le dérive du vieux Allemand mark , cheval,qui est aussi Bas-Breton & de la langue Celte ou vieux Gaulois ; &de Schalk , qui signifie un homme fort, un maître homme : de forteque les mots mark-schalk joints ensemble fignifieroient un fort & puis-sant Cavalier , ou un Officier & homme de cheval. II signifieroit lamême chose , en imaginant que les deux premietes syllabes de Maré-chal, fussent mises à la place du Latin major, ou magister. Quelques-unsont dit, que le mot de Maréchal étoit un abrégé de Mire-chenal, carMire signifie Médecin t la signification seroic alors , Médecin de che->vaux j les Rois avaient soin de pourvoir leurs écuries de ces sortes d’Of-ficiers. Pour ne pas être embarrassé à trouver Porigine du mot mire ,Médecin je fournirai dans cette occasion le mot mtdtri, guérir ; autre-ment mire, Médecin, seroit trop difficile à retenir. Mais on peut finircette recherche étymologique assez plausiblement, en faisant unedistinction, avec Fafquier. Car si vous considérez ce mòc entant qu’ilsignifie MaréchalJes logis, Sc même Maréchal de Camp, Vous ferezbien de supposer qu’il vient de marquer, limiter. Et pour Marquer unMaréchal ferrant , ou même un Maréchal de France, supposons quele même mot Maréchal signifie Magister caballorum qui est le mêmeque Magister equorum, car se Maréchal ferrant est maître des che-vaux en les réduisant & les guérissant ; Sc le Maréchal de France a étéautrefois Magster equorum , Sc Magister cquitum , étant à la tête de laCavalerie.
MARGUILLFR. Voyez. FabriqJUe. Ce sont ceux qui admi-nistrent les revenus des fabriques des Eglises. Ils nc peuvent accepterdes fondations fans appeller les Curés. II y en a qui sont en possessionde nommer des Prédicateurs : l’ufage est contraire dans quelques autresEglises ; c’est la coutume qui fait la Loi. Les Avocats ne peuvent êtrefoicés d’accepter la charge de Maguillers comptables, & ils ont tou-jours la préséance au-dessus de ceux-ci. Ménage dit que Marguillervient de matricularius : mais il y a bien de la distance entre Marguil-laritis Sc matricularius. Le fondement de Ménage est, que matrkula«toit un Registre public où l’on enrolloic les pauvres qui demaedoicutTotn. JI,
M A k ii.
l'aumène à ìa perte des Eglises ; & les Margnil'ers cfoieht les Gardesde ce Registre, Sc les distributeurs de ces aumônes. Bortl paroit plusraisonnable Sc plus sensé: il veut que Marguiller dérive de Maire déHEgltje, ( major ttel aliqttis ex mapribus ccclefit , ) dont on a vu ci-devant la fonction. Cet étymologie est d’aurant plus raisonnable jquelle se trouve fondée historiquement > aufli-bimqu’ctymologìquc-ment car l’inrendancc de la fabrique des Eglises, & Tadmimltra-uon des affaires temporelles, appartenoit anciennement à l’Evêque,les Evêques s’en déchargèrent fur les Archidiacres, & les Archidia-cres , (ur les Curés. L'avarice ou la négligence des Curés suc cause-qu’on choisie des personnes notables & zélées entre les Paroissiens >pour prendre la direction des affaires de l’Eglise. Cependant les Evê-ques ont prétendu que ces Marguillers, quoique Laïques, n’étoíentpas dilpenlcs de rendre compte de leur administration devant le Ju-ge Ecclésiastique i ft ils y ont ére maintenus par divers Edits ScArrêts du Conseil; Les Juges Séculiers sc íont pourraut maintenus,attendu qu’il s’agit des biens temporels, & que les Marguillers quisont les comptables > sont de condition Laïque : ainsi les Maguillersne sont justiciables des Evêques, ni pour leur élection, ni pour leurdestitution,ni pour leur compte. A la campagne, le Marguiller estcelui qui sert à l’Eglise . & qui est une eípece de Bedeau. Ceux quiont soin de l’Oeuvre s appellent Gagers.
Les Marguillers ont aussi ['administration des biens d’une Paroisse,Ils doivent être Laïques & du Tiers Etat, & être elûs au nombrede deux par les Paroissiens, qu’on assemble entre la mi-Carême Scle Dimanche des Rameaux. Quand ils font élûs, ils jurent àl'Autel entre les mains du Cure & de son Vicaire, d’exercer fidèle-ment leurs charges, & de rendre compte dans í’an; & s’obligencdevant les Notaires de la paroisse, chacun d’eux & un seul pour lctout, sans division ni ordre de diffusion. Voyez Chenu , Receuil desRéglemens.
Déclaration du Roy en 1681. portant que les Marguillers des Pa-roisses où il n’y a m Juges ni Echevins, pourront aller chez ses ma-lades Faisans profession de la Religion P. R. pour l’cxécutîon de cel-les des IA. Novembre 1680. ft 7 Avril 1681. pour recevoir leur*déclarations s’ils veulent mouiir dans ladite R. P. R. Donnée àVersailles le ro. Juin, registrée au Parlement de Rouen le 8 Juilletsuivant.
En 1692, Déclaration du Roi portant défenses aux Marguillers degEglises, de bâtir fans permission : donnée le z 1 Janvier, registrée lc &Fevrier audit an.
Dans la méme année, Arrêt do Parlement rendu en faveur des Curés,Marguillers & anciens habitans de ia Pareille d’Argenteuil, contre lesOfficiers de la Justice dudit lieu, concernanc sélection des Marguillers,leurs préséances fur leidits Officiers de Justice, la reddition de leurscomptes, Sc la qualité des personnes qui doivent avoir voix & assisteraux nominations tant des Marguillers que des Syndics de ladite Pa-roisse, fait cn Parlement au mois d’Avnl 1690.
MARIAGE. Cette matière fera encore traitée ici, mais seulementpar rapport aux Ordonnances, Edits & Arrêts. On dira cependant préa-lablement , que le mariage a deux aspects , savoir > au Sacré & au Ci-vil: à cause dequoi les deux Fors, le Civil Sc le Canonique prennentsouvent occasion d’excitcr beaucoup de disputes & de contestations ,donc les motifs opposés, quoique fort spécieux ne sont pas toujourspurs, sincères & fans déguisemens ou prétextes. Les uns prétendent ctrçanimés par l’honneur Sc lc zélé de l’Eglise, les autres par l’honneur Scle droit des Princes Séculiers qui veulent régler les actions importantes& principales de leurs Sujets. Ces distensions fréquentes entre le Sacer-doce ftia Royauté viennent, dis-je, de ce que le mot Mariage peut touc,à la fois être considéré en deux façons. Car, dans l’Eglise Catholique,c’est un Sacrement qui établit une sainte alliance entre l’hommc ft lafemme, afind’élever chrétiennement lesenfans qui en naîtront: & c’estaussi très-réellemcnt un Contrat Civil < qui établit une société inséparableentre l’homme & la femme.
Suivent les Edits, Déclarations & Arrêts les plus nouveaux, soccertaines choses remarquables, & utiles à l’Oeconoine & au Chef defamille.
En 1685. Déclaration du Roi, portant défenses à tòus les Sujets dequelque qualité & condition qu’ils soient, de consentir ou approuvesà l’avenïr que leurs enfans, ou ceux dont iís seront Tuteuís 011 Cu-rateurs , se marient en pays étranger fans ía permission : à peine des ga-lères pour les hommes, de banillèment perpétuel pour lés femmes, ftde confiscation de seui s biens : donnée a Versailles 1 e 1 6 Juin, registréeau Parlement le 14 Août suivant.
En 168f. Déclaration du Roi, portant que lés Temples où il seracélébré des mariages entre les Catholiques & ceux de lâ R. P. R. ftles Temples dans les prêches defquels il fera tenu des discours séditieux,seront démolis, donnée à Versailles Je 18 Juin, registrée le i8 dudicmois.
En la méme anncc, fut donnée une Déclaration du Roi, qui défendà tous ses Sujets de consentir ou approuver à l'avenir que leurs enfans ,ou ceux dont ils seront Tuteurs ou Curateurs, se marient aux paysétrangers, soit en signant les contrats qui poil rroienc être faits poutlefdits mariages, soit pat des Actes postérieurs, fans la permissionde Sa Majesté; à peine des galères à perpétuité contre ses hommes, &de bannissement perpétuel contre les femmes ; & de confiscations debiens, & où ladite confiscation de biens n’auroit lieu, de zooqo. liv.d’amcnde contre les peres & meres, Tuteurs ft Curateurs, qui au-ront contrevenu à la présente Déclaration : ladite amende payable paceux fans déport: veut que pour cette fin ils (oient poursuivis en leurspersonnes & biens selon la rigueur des Ordonnances, pat les Officiersde Sa Majesté, à la requête de ses Ërocureurs Généráux ou dc leursSubstituts: donnée á Versailles le 6 Août, registrée au Parleínent dëRouen le 7 Septembre suivant. Voyez lc ìkeeeuil de Besogne Impri-meur a Rouen, de ïannée 1 7 t z. pag. 69.
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