Band 
Supplementband
JPEG-Download
 

*4 MES. ME T.

mes & héréditaires» de Commissaires, Contrôleurs & Inspecteurs ôcsMeiìageries, Coches, Carrosses, séculiers » Muletiers » Litières Sc autresVoitures publiques > tant par eau que par terre , pour être établis dan»toutes les Villes & Lieux du Royaume, avec attribution d'un fol pourlivre par augmentation du prix des voi ures payables au lieu du dé-part, & règlement pour leurs fonctions Sc privilèges, donné à Fontai-nebleau au mois de Septembre, regiítré au Parlement le i4'Novem-bre suivant. Autre Édit du Roi > portant suppression des Officiers, desCommissaires, Contrôleurs & Impecteurs des Messageries, Coches,Carrosles, Litières, séculiers, Muletiers & autres Voitures publiques,tant par eau que par terre, créés par Édit du mois de Septembre der-nier, furies offres des nommés Centon, Cbauvereau, Charier, Verrier& Ostnont : en conséquence ordonné qu’iis íèroient tenus de payer àSa Majesté , conformément au résultat du Conseil du aï dudit moisd'Octobrc , dans les termes y portés, la somme de i yooooo livres jqu’iis jouïroient pendant i f> années consécutives à commencer dupremier Novembre prochain , du droit d’un fol pour livre par aug-mentation du prix des voitures ci-devant attribué ausdics Offices, aprèslesquelles 16 années lesdíts droits demeureront supprimes, commesuffi de aoooo livres à eux accordés par forme de remboursement departie de leurs fraix à prendre fur la Ferme des Postes & Message-ries, fur leurs quittances; portant règlement, donné à Fontainebleauau mois d’Octobrc, registré au Parlement de Rouen le 11 Décembreaudit an. Voyez le Recueil des Edits de Befongne , Imprimeur à Rouen »page 204.

Mess a gérs, font responsables des vols qui leur font faits mêmeentre deux soleils, s’ils ne rapportent upe plainte faite par devant leplus prochain Juge des Lieux, quoique subalterne, & procès verbal deJ’état des marchandises qui restent. Voyez Mornac 3 cChenu, des Messa-gers volés. Règlement des Messagers touchant les lettres , argent & paquets ,(j. ce qu ils doivent faire pour tn être valablement déchargés. De la Cueff.10m. 3. liv. 10. chap. 33. On appelle Meltâger , celui qui fait les al-lées Sc venues pour porter les messages. C’est celui aussi qui est com-mis pour porter les hardes & les lettres des particuliers , & qui apour cet esset un bureau établi par autorité publique. 11 yen a àpedpour porter des lettres, cn charctre pour porter les hardes, Sc à che-val pour conduire les hommes. Ce mor vient de miltere, envoyer, quifaic au supin mijfum , & de-lá vienr miffnrius ou emijfarius, cette ter-minaison arius étant instituée pour désigner l’aptitude&Ia destinationa faire une certaine action, d* sorte que mijfarius, emijfarius ,marquecelui qui est propre Sc établi pour être envoyé, pour porter & trans-férer quelque chose que ce soir.

MESURE. Ternie d’Architecture ; quantité prise ou donnée pourproportionner une superficie ou un corps, Sc le comparer avec un au-ne. Prendre des mesures, e’est rapporter furie papier celles qu'on levéfur le lieu avec quelque instrument; Se donner des mesures, c’est réglerla proportion de ce que l’on dessine, par rapport à l'usage du lieu &à la connoissancc qu’on en a. Ce mot est Latin , menfura , du verbemetin , mesurer , qui vienr de meta, un terme, un but : parcc qu’enmesurant ou prenant des mesures, on compare deux termes, & on y«herche de la proportion.

MET.

MÉTAIL. Terme d’Archjrecture. On nomme ainsi l'alliage duplomb avec un cinquième d’étain > dont on fait des figures, des cha-piteaux , des bas-reliefs , & qu’on peint cn or , en bronze ou d’autrecouleur. Ce mot vient du Grec metallon , qui signifie toute matièredure , Sc pourtant fusible : ainsi le plomb est un métal,parce qu’ii estfusible, quoiqu’il soit dur hors du feu ; & le marbre n’est point mé-tal , parcc que ce corps dur ne peur se fondre Sc liquificr au feu, maisy reste toujours fcc À en repos.

MÉTAIRIE. Voyez. Ferme. De metere, moissonner.

[MÉTAUX, Voyez, cet Article dans lc Dictionnaire (Economi-que , & y ajoutez ce qui fuit.

Pour adoucir toutes fortes de Métaux,

Prenez parties égaies de borax,de mercure sublimé,de sel ammo-niac & d’cuphorbe, 1e tout en poudte ; jettez-en sur le métal que veusvoulez adoucit, lorsqu’il est en fusion.

Pour faire un Borax propre a adoucir les Métaux.

Faites dissoudre parties égales de salpêtre & de camphre , en unelessive faite de deux parties de cendres de chêne Sc d une de chauxvive; filtrez la dissolution pat le papier gris > ensuite vous la ferez éva-porer à un feu lent. Cc qui restera est le borax que vous jetterez furvos métaux dans k rems de la fusion.

II est bon de savoir que k fer est plus dur que k cuivre, 8 c k cui-vre jaune plus dur que k cuivre rouge.

Matières qui pénétrent & traversent les Métaux , fans les fondre.

Pour pénétrer & percer une plaque de fer rougie au feu , il n’y aqu’á poser dessus un morceau de fouphre. Pour percer une plaqued’argent rougie aussi au feu,il faut mettre dessus un morceau de subli-mé corrosif. Cette maticte pénétre avec bruit,6c fait un trou ue deuxou crois lignes de profondeur.

Proportion du poids des Métaux entre eux.

Cube. Onces. Gros. Grains.

Un pouce d’or pèse 12. 1. 51.

Un pouce d# mercure S. 6 . S-

Un pouce de fer y. 1. 14.

Un pouce d’étain 4. 6 . 17.

Par la proportion de ces poids . on peut calculer celle de leurlurne.

MÉTEIL. Blé mêlé de froment & de seigle. Il y a deux sortesde méteil, le gros Sc k petit : k gros méteil est celui où il y a plusde froment que de seigle ; on appelle petit métçil , celui où il y aplus de seigle que de froment. Voyez Blé.}

MÉTO C H E. Terme «'Architecture. Ce mot a ctc omis dans leDictionnaire de Furettere. 11 signifie coupure. C’est l’espace qui est en-tre les dcnticules. Balde rapporte qu’il a trouvé dans un vieux Manus-crit metatome , mot Grec qui veut dire JeBion , Sc qui est le vrai motpour marquer cette sorte de section ou coupure dont on entend par-ler ici. Ainsi il y a lieu de croire que k texte de Vitruve est corrompuen cet endroit.

M É TOPE. Terme d’Architecture. C’est l’espace quarté qui est en-tre les triglyphes de la frisé Dorique, Sc l’extrémité de chaque entre-voux des solives d’un plancher , donc ks triglyphes représentent lesbouts. Demi-métope , c’est l’espace un peu moindre que la moitié d’unmétope, à l’encognure de la frisa Dorique. Ce mot vient du Grec mé-tope,tút de meta, entre, & ope trou; en un mot, entre trous. C’est ladistance d’un trou á Faune, ou d’un rriglyphe à un autre, parcc queles triglyphes font supposés erre des solives ou poutrelles qui rem-plissent des trous..Métope bar long , est non feulement celui qui dans ladistribution d’une frise Dorique est plus large que fa hauteur ; maisaussi celui qui dans l’entabkment composé d’une corniche de dedans,est entre ks consoles, & est orné de sculpture ou de peinture.

MÉTOYERIE. Terme d’Architecture , qui signifie toute limitequi sépare deux héritages contigus appartenans à deux ou plusieurspropriétaires. Ainsi on dit que deux voisins font en métoyeric, loríduek mur qui partage leurs maisons est métoyen , s’il n’y a titre au con-traire. Cc mot ne se trouve pas dans 1 c Dictionnaire de Ettretiere.

M E U.

[MEUBLE. Voyez Eri et s. ]

Meu blés , font en général les choses qui fc peuvent déplacer,comme un cabinet, un lit, une tapisserie , de l argeur , des tableaux,& autres choses qui ne sont point attachées à fer Sc * clou, ou scellésen plâtre. Ces distinctions donnent de fréquentes matières à procès.

Les immeubles au contraire sont ks choies qui demeurent stables,Sc qu’on ne peut enlever fans détérioration, comme une maison, unmoulin à venr, & autre chose semblable , même des peintures, pla-fonds, statues, Lee.

Toutes les actions qui naissent de ces deux differentes especes dcbiens, s‘appellent mobiliers ou immobiliers ; Sc les titres fur lesquels ellesfont établies font réputés meubles ou immeubles:une promesse,parexemple, ou une obligation > qui a pour cause Je l’argent prêté ou deL marchandise achetée, est un effet mobilier, parce qu’il procède d’unmeuble : au lieu qu’un contrat de constitution qui a pour objet l’im-meuble sur lequel il est affecté,est un effet immobilier. II arrive aussiquelquefois que par fiction ks immeubles sont changés en meubles,& que ks meubles prennent aussi la nature d’immeuble. Un hommequi n’a que des immeubles, marie fa fille , Sc par k contrat il stipulequ’une partie des immeubles qui composent la dot sera ameublie pourentrer dans la communauté : ou bien n’ayant que de l’argent comp-tant , il stipule qu’une telle somme dc deniers fera employée par 1cmari en acquisition d’immeublcs. 11 est certain que du jour de l’uncou de l’autre stipulation, l’immeubk ameubli est en la disposition dunuri, comme touc autre effet & bien mobilier ; & qu’aucontraire unmeuble réalisé ou réel devient un effet Sc bien immobilier , auquel kmari ne doit toucher que pour en faire remploi.

Les meubles fe règlent suivant la Coutume du domicile de celui àqui ils appartiennent.

Meuble signifie aussi tout ce qui est destiné au service d’une maison,soit de Yilk, soit de campagne ,tanr pour la garnir & orner, que pourl’exploiter, c’est-à-dire, la faiic valoir. On appelle meubles meublans ,ceux qui sont absolument nécessaires pour k ménage , ks lits , chai-ses, tables, vaisselle, & . II faut saisir Sc discuter les meubles d’un mi-neur ; avant que de décréter ses immeubles. Les mots meuble Sc im-meuble viennent du Latin mobilts, immobilis , ce qu’on peut, ou ne peurpas mouvoir ou faire changer de place. Ainsi meuble Sc immeuble ontla même signification que mobile Sc immobile. Meuble est aussi la mê-me chose que mebiliaire ( effets nobiliaires : ) mais mobiluttre est tou-jours adjectif , & n’est jamais pris substantivement comme k mocmeuble , qui peut être ainsi pris. On dit même mieux un cjfet mobiltai.re, qu’un effet meuble : mais d’un autre côté on dit un bien meuble. Mo-biliser , c ‘est ìcputer meuble, un bien qui de fa nature est immeuble :c’est donner à un immeuble une qualification juridique > un état desupposition approuvé & tenu pour réel dans la pratique de la Juris-prudence.

En 1716. Arrêt du Conseil d’État, portant que dans toutes les ven-tes des meubles qui seront faites en exécution des Arrêts de la Cham-bre de Justice, lesdíts meubles qui feront vendus moins de 300 livres,seront payés tout en argent ; & qu’à l’égard de ceux qui seront vendus300 livres Sc au dessus, ils pourront être payés ks ttois quarts en Bil-lets de l’État, & k quart en argent, fait au Conseil tenu a Paris 1 e n! Jmller.

En la même année , Arrêt du Conseil d’État qui a ordonné quej dans tomes les ventes de meubles qui seront sentes tn exécution d’Ar-| rets dc la Chambre des Comptes , lefdits meubles qui seront vendusj moins de 30® livres , seront payés tout en argent ; Sc a l’égard de

ceux