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MED. MEZ- MIC M ID- MIC

tenx qui siroient vendus 500 livres 8c au dessus , ils pounont êtrepayés ks trois quarts en Billets de l’Ëtat > Sc lc quart en argent : taitauConseil tenu à Paris le n Juillet.

En la même année, Arrêt du Conseil d’État, qui a ordonné que danstoutes les ventes de meubles qui feront faites en exécution d'Arrêtsde la Chambre des Comptes > lesdits meubles qui feront vendus moinsde 300 livres, íeront payés tout en argent ; & à f égard de ceux quiferont vendus 300 livres & au deslus , ils pourront être payés les 3quarts en Billets de l’État , & le quart en argent ; ce qui sera exécutépendant le tems que subsistera la Chambre de Justice établie par l'Éditdu mots de Mars dernier, & autres réglemens : fait au Conseil tenu àParis le 14 Novembre.

[MEULE. Voyez, P r o r r t s.

MEULIERE. Terme d'Architecture > fe dit de tout motion de ro-che mal fait & plein de trous, comme le tuf, mais beaucoup plus dur.C’est aulli la carrière d’ou l’on tire les meules á moulin. De-Ià vientl'écymologic de ce nsot. Cependant, quoique meuliert vienne du motmeule de moulin,on prononce pins ordinairement moltere; Sc alors ilfaut imaginer que moltere vient de molahxûn , comme qui diroit lapt-dicina Aiolarta , carrière de meules de moulin. Au reste , la pierre demeulière étant rude Sc spongieuse , l’on s'cn sert dans L s grottes j Scméme on en met des morceaux au feu , pour leur faite prendre unecouleur p us rouge : on en rend «faunes verdâtres avec du verd degiis, des eaux fortes & du vinaigre soit, qui leur impriment diversescouleurs , avec lesquelles bien ménagées 8c diipolécs on produit a la■vue des esters allez agréables.

M EU ISflER. C’est celui qui gouverne le moulin > fait moudre legrain qu’on y porte , & prend pour fa peine une petite mesure qu’onappelle mouture.

En l an 1373. il y eut Un Édit portant règlement général pour lesMeuniers, donné aVillers-Cotcrets le aoOctobre, rrgistté lc 1 z No-vembre audit an. Voyez Eontan. t. 1. p. pi 69.

Meures. Voyez Mures, Syrop de meures. Voyez S y R o p.

MEURIER BLANC. C’est une forte d’oifeau qui fe nourrit demeures. 11 a les plumes de f estomac & du ventre b anches comme nei-ge, aussi bien que la chair ; f.s tripes Ion t noires, il est d’un goût ex-quis. Voyez Becfigue.

MEURTRISSURE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Eco-nomique , 8c y ajoutez ce qui luit.

Autre éprouvé pour les meurtrissures du visage. Faites dissoudre dc-mi-once de ttagacant blanc dans l’eau rose ; ajoútez-y quatre scrupulesde racine du sceau-de Salomon réduite en poudre subtile, & deux scru-pules de camphre pulvérisé. II en faut faire un linimcnc fur la partiemeurtrie,& l’y 1 ailler jufqu’à ce qu’il soit sec. Voyez Chute,C o n-fusion.

MEUTE ou Moquette. Oiseau qu’on attache à une cordepour faire approcher les autres des filets.

M E Z.

MÉZANINE. Terme d’Architecture , qui fe trouve employé parquelques Architectes pour signifier une entrefole. Ce mot est Italien,mezzo , le milieu , ou ce qui est moyen entre deux choses. Voyez E N-t RE s o le. On dit aussi parlant de fenêtres , fenêtre mézanine. On ditparlant de certaine voile fut un vailleau , votle de méztmin , fous en-tendant mât ou arbre, qu’on met quelquefois lui la Méditerranée dansles galères entre l’arbre de mestre & la pouppe. Ce mât est garni decette loite de voile : c'est comme si l’on diloit ; vélum medianum.

M I C.

MICOSTE ou Mi-côte. Terme d’Architecturc » pour signifierla situation avantageuse d’une maison avec jardin, environ sur la moi-tié d 11 penchant d’une colline ailée ; autant pour la ferci-itc que pourla belle vue. Car á lcgard de la fertilité,il saur observer que les jar-dins Sc terres trop balles font facilement inondées par les eaux despluyes qui descendent des lieux élevées des environs , & ôtent en dé-trempant trop les sucs de la terre, toute fa force à produire & à nour-rir les plantes ou semences ; mais lorsque le penchant des terres & jar-dips est trop grand, les pluyes & les eaux lavent trop le terrein, fie cnemportent & font écouler plus bas tout le lue nourricier qui rend lesterres fécondes. A Icgard de la belle vuë, cela ne peut être autrement,parce qu’une telle situation (ur un tertein un peu panché, procure l’a-gréable spectacle d’une vaste campagne , où ces bâtimens dominent.Ce mot est omis dans le Dictionnaire de Furetiere : cependant son éty-mologie allez manifeste doit le tirer du nombre des mots bizarres &barbares;car il v.ent du mot mi 8c côte, comme qui diroit, bâtimentsitué fur le milieu du penchant d’une colline ou côte.

M I D.

MI-DENIER,en vieux langage,signifie la moitié d’une somme.Voici la phrase dans laquelle ce mot entre:c'est chez Loijel en ses Ins-titutes Coûtumieres , liv. 3. tit. 3. régie 14. „ Mari ou femme ayant mé-„ lioré leur propre, ou réuni quelque choie â leur Fief ouDomai; e,,, ou fait quelque ménage qui regarde le seul profit de l’un deux > font„ tenus d’en tendre le mi-denier. " Le mot denier, en Droit, signifiefort souvent au pluriel somme , somme de deniers : ainsi mi-denier signifie( partesumpta pro toto ) la moitié dune somme , la moitié d’une im-pense ou dépense.

M I G.

[MIGRAINE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que, Sc y ajoutez ce qui luit.

VIII. Mêlez des feuilles de roses rouges , & lin peu de satine defroment avec du vinaigre >puis ayant fait bouillir ce mélange julqu’àTomt 11 .

M í L

cohsistesice d'emp!àtre,étendcz-lc fur un linge,&app!iqsiez-!e fur lestemples.

IX. II faut prendre le b’ánc d’un oeuf, y mêler une pincée de poi-vre; puis ayant bien battu la glaire, on l'étend lut un l.nge, Sc on enfait un frontal:

X. II faut piler uhë poignée de 'guimauve fativage avec deux blancsd’œufs, Sc former un cataplasme qu’on appliquera aux temples.

XI. Faites bouillir une bonne poignée de feuilles de lapathumdans une pinte de bierre, jufqu’à diminution dé moitié; le malade cnprendra demi-scticr le matin á jeun , & autant le soir cn fe mettantau lit. Ce remède est très-utile contre toutes fortes de maUx de tete,inflammations & fluxions des yeux,contre la jaunisse, toux & mala-dies des poumons - de la tate & des teins > & enfin contre toutes sor-tes d’obítructions. Les feuilles de lapathum pilées & appliquées furles loupes, les diminuent ou les guériflent en peu de tems.

Migraine. Voyez Emplastre pour les dents; au mot Dent;

M I L.

MILLE-FEUILLEi Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Eco-nomique, & y ajoutez ce qui soit.

En général la millc-feuiile est vulnéraire , détersive & aflringente.On l’cmploye intérieurement & extérieurement, comme nous l’avonsdéja marqué. Son soc arrête les hémorragies qui surviennent par l’ou-verture des vaisseaux sanguins,qui fe dégorgent dans le canal intesti-nal. La dose est de trois onces avec autant de soc d’onie ;h faut réi-térée la méme dose une heure après. Ii faut aussi donner au maladeun ou deux lavemens,d’une sotte décoction de ces deux plantes. O11fait pour les mêmes actidensdes biscuits astringens, en mêlant deuxgros de mille-feuillc en poudre avec de la pâte.

Le soc de cette plante est crès-proprc à déterger & nettoyer entiè-rement les ulcérés intérieurs; & particulièrement les ulcères vomiquesdu poumon, aussi bien que les matières purulentes qui coulent aptesla taille. On fait infuser une petite poignée de ses feuilles , & l’onprend cette infusion comme le thé. C’est un fort bon remède pourarrêter l’incontinence d’urine, les cours de ventre, les hémorragies, Lcl’écoulement trop abondant des hémorroïdes. Les femmes & les fillesqui y font sujettes/ne doivent pas uíër de te remède trop long-tcms;p..rce qu’il poutroit causer la suppression des régies, qui feroit un malencore plus fâcheux.

On tire par la distillation une eau de cette plante, qui est très-utilecontre l’çpilepsie ou mal caduc.

MILLE-FLEURS. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Econo-mique , & y ajoutez ce qui soit.

Eau de miíle-Jleurs. C’est l’urine de vache, qu’on peut recueillir aumois de Mai. La meilleur est celle qui vient dune vache noire,âgéede deux ou trois ans, qui ait un veau , & qui ne soit ni pleine ni enchaleur. Pour avoir cette eau,on va le matin dans l’étable, 8 c l’on faitsortir la vache, laquelle fait ordinairement son urine dans le momentméme. On la reçoit dans un vaisseau propre, on la coule par un lingeblanc,& on la fait prendre toute chaude au malade, qui doit fe rin-cer auparavant la bouche avec de l’eau de vie. Après la prise , il fautqu’i! fe promené pendant une heure ou deux,qu’il fe tienne un lingechaud fut l’estomac, Lc qu’il s abstienne de dormir de tout lc jour. Ladose de cette tau est d’un demi-fetier mesure de Paris.

Cette eau purge très-abondamment 8 c fans douleur. ÍI en faut usertous ks jours, jusqu’à ce que les selles soient réduites à tiyis ou qua-rte seulement. Pour lors ón celle , & deux ou trois jours après , onprend une médecine ordinaire.

Si le premier jour cette eau ne purgeoit pas, il faudroit prendre unlavement le loir. On donne au malade un bouillon fait avec la rouellede veau , fie une douzaine d’écreviílês » deux ou trois heures après laprise.

Si après un certain nombre de prises, le malade fe sentoir trop af-foibli,ou qu’il fût suffisamment évacué,il ne faudroit pas continuer.

Cette eau sc peut prendre deux fois l’annéc, au Primons Sc en Au-tomne.

1 Distillation de l'eau de mille-fleurs.

Remplissez à demi une cucurbite de verre ou de gtaîs,de fiente devache ramassée au mois de Mai, Sc distillez selon l’art, par un feu sort.Mettez l’eau distillez dans des bouteilles, Sc exposez-les au soleil, fansctte bouchées , afin que la liqueur puiílè exhaler toute fa mauvaiseedeut ; Sc ensuite bouchez vo« bouteilles , 8 c gardez l’cau pour vousen servir au besoin.

Elle est propre dans I’hydropisie,pour la goutte,la sidatique Sciesrhumatismes , parce que ía vertu est apéritive Sc adoucissante. On ladonne depuis une once jusqu à six.

On l’applique aussi extérieurement pour résoudre les abfcès, & pournettoyer Sc adoucir la peau. Voyez Eau jje mille-fleUrs.

MILLEPERTUIS. Voyez cet Article dans lc Dictionnaire (Eco-nomique , & y ajoutez ce qui soit.

Eau de Millepertuis. Remplissez une bouteille de fleurs & sommi-tés d’hypericum. Versez par dessus de l'eau de vie autant qu’il en pourracontenir dans la bouteille, & lassiez infuser pendant un an. Cette eauest spécifique contre la colique. La dose en est d’une cuillerée.

Huile ctBypertcum ou Millepertuis simple.

Prenez des sommités d’hypericum cueillies nouvellement, & dan*le tems qu’il y paroit fous la fleur un petit bouton qui renferme lasemence ; faitcs-les infuser dans l’huile d’olive , de la même maniéréqu’on prépare l’huile de roses. Cette huile simple est fort bonne ; maiselle n’a pas tant de yertu que la co*ipofée , dont voici la préparation.

V Huile