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tendant néanmoins Sa Majesté interdire aux voyageurs la liberté deporter avec eux les especes feulement nécessaires pour leurs voyages.Et a permis à la Compagnie des Indes l’entrée Sc la sortie des especes& matières d'or & d’argenr. Fait au Conseil tenu à Paris le 19 Mars172.0.
En la méme année, Arrêt du Conseil d’État, qui a ordonne que laconfiscation portée par l'Arret du Conseil du 19 du présent mois» quidéfend feutrée des especes & matières d’or Sc d’argenc dans le Royau-me , fera prononcée en faveur des dénonciateurs dans les cas de dé-nonciation , ou des Commis soísillàns dans le cas de saisie sans dénon-ciation. Fait au Conseil tenu á Paris le 1 6 Mars 1710.
En la même année, Arrêt du Conseil d’État, portant règlement pourprévenir les difficultés qui sc présenteroient entre les Collecteurs, Re-ceveurs Sc Préposés au recouvrement des railles & autres impositions,à l’occasion des diminutions d’eípeces. Fait au Conseil tenu à Paris le
15 Avril 172.0.
En lá même année , Arrêt du Conseil d’État. qui a permis à toutespersonnes d'avoir en leur possession & de garder telles sommes en es-peces qu’clles jugeront à propos. Fait au Conseil tenu à Paris le 1. Juin172.0.
• En la même année, Ordonnance du Roi, portant que les Sujets de SaMajesté qui auroient envoyé des fonds en Pays étrangers, feront te-nus de les faire revenir dans le Royaume dans les tems Sc sous les pei-nes y marquées. Fait à Paris le 10 Juin 1720.
En la même année, Arrêt de la Cour desMonnoyes, qui a ordonnél'exccutíon des Ordonnances , & notamment que la Déclaration du 8Février 1716 , qui prononce contre ceux qui vendent » achetenc oumarchandent des especes ou matières d’or & d’argent à plus haut prixque celui porté par les Édits, Déclarations & Arrêts , la peine du car-can , de confiscation des matières & especes, Sc amende du double desespeces ou matières billonnées, & ce pour la premiere fois, Sc en casde récidive la peine des galères à perpétuité > lesquelles ne pourrontêtre modérées Sc auront lieu tant contre ceux qui auront donne, quecontre ceux qui auront reçu lesdites especes, fera exécutée. Fait en U-ditèCour desMonnoyes le z Juillet 172.0.
Le dernier A.rêt du Conseil d’État de la même année 172.0 , est re-marquable. II ordonne que toutes les diminutions indiquées par lesArrêts des 24 Octobre & 24 Novembre dernier fur les especes cou-rantes, ainsi que sot les anciennes especes & matières d’or & d’argent,n’âuront point lieu au J Janvier prochain ; mais seulement du jour dela publication de l’Arrêt qu’il plairoic à Sa Majesté de faire rendre danspeu pour ce sujet. A voulu qtfà commencer du 1 Février /72X, lesanciennes especes cessaflent d’avoir cours dans le commerce , mêmed’étre prises en payement des droits Sc impositions de Sa Majesté, &u elles fussent sujettes aux confiscations ordonnées par l’Édit du moise Septembre dernier dans tous les cas y mentionnés. Fait au Conseiltenu á Paris le 2 6 du mois de Décembre 1710.
MONTDEPIÉTÉ,estun lieu où on prête de l’argent sor ga-ges i mais ce n’est que dans les Pays étrangers où cela est reçu, & dansquelques Provinces du Pays conquis, comme Arras : car en France on aperpétuellement condamné ceux qui ont entrepris d’introduire un sidangereux commerce. Il est vrai que par l’Édit de création des Offi-ces de Commissaires aux Saisies réelles vérifié au Parlement le 6 Mars
16 2 6, il y a eu un établissement de Mont de piété sous certaines limi-tations, que l'on ctoyoit devoir apporter quelque sorte d’utilitc ; maisl’effet s’étant trouvé contraire à ce que l’on en attendoic > cet établis-sement n’a pas subsisté : au contraire, PÉdic a été révoqué par l’Arti-cle 19 d’une Déclaration du 24 Mars 1617. fur le même Édit, Sc parun Arrêt du Conseil d’État, du dernier Juillet suivant.
MONTAGNE D’E A U. Terme d’Architccture St de Jardinage :esoece de rocher artificiel de figure pyramidale, d’où sortent plusieursjet» .bouillons & napes d’eau ; comme la montagne d’eau du Bosquetde iTitoile à Versailles.
MONTANS.cc sont des corps ou saillies aux côtés des cham-branles , qui fervent à porter les corniches Sc frontons qui les couron-nent. II y en a de simples & de ravalés. Montans d'embrasure ,especesde revête mens de bois ou de marbre .avec compartimens arasés ou ensoillie, dont on lambrisse les embrasures des portes & croisées. Mon-tans des lambris , maniérés de pilastres longs St étroits, le plus souventravalés avec chutes de festons , Sc servant à séparer les compartimensd’an lambris. Montans de menuiserie , ce font dans l’assemblagc desportes & croisées, les principales picces de bois à plomb, fur lesquel-les croisent quarrément les traverses. En Latin, Scapi cardinales. Mon-tans de serrurerie , ce sont des especes de pilastres composés de diversornemens contenus entre deux barreaux parallèles , pour séparer Scentretenir les travées des grilles de fer. Montans de ebarpenterie , cesont dans les machines , les picces de bois à plomb retenues par desarc-boutans : comme il y en a à une sonnette, &c. Montant sc dit chezles Ouvriers , de tout ce qui monte en haut, par opposition à ce quicroise ou traverse : ainsi on dit le montant d’unc croisée, d’une porte,pour signifier les picces de bois qui l’élevcnt à plomb dans lesquellesles traverses sont emboîtées. On dit aussi les montans d’un métier. Onappelle montant dans la construction d’un vaissau, certaines picces debois droites de médiocre grosseur , qui fervent á soutenir le bout del’arriere du vaisseau. Montant íé dit encore de toutes les pieces de boisdroites,que l’on employé dans les ouvrages du dedans des vaisseaux,comme aux cuisines & aux soutes. On appelle montant du bâton de pa-villon, me piece de bois droite, à laquelle il y a une tête de More oùpasse le bâton d’enseigne de poupe. Les Jardiniers appellent aussi lemontant d’une plante ou d’une tige,le bout que pousse une plante.
MONTÉE. On appelle ainsi vulgairement un escalier, parce qu’ilsert à monter aux étages d’une maison. Voyez. Escalier. Montéede voûte, c’est la hauteur d’unc voûte depuis fa naissance ou premiereretombée, jusques au dessous de fa fermeture: on la nomme aussi vous-sure-, enlam on l’appelle sornius curvatura. Montée de vouffoir ou detUveau, c’cst la hauteur du panneau de tête d'un vouíioíc eu d’un cla-
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veau , considérée depuis la douelle jusques à son couronnement. Lesclaveaux ordinaires des portes & croisées doivent, fi leur plate-bandeest arasée,avoir au moins quinze pouces de montée à plomb St nonpas suivant leur coupe. Montée de pont , c’cst la hauteur du pont con-sidéré depuis le rez-de-chaussée de so culée , jusques fur le couronne-ment de la voûte de fa maitresse-archc ; par exemple, le Pont Royaldes Tuileries a sept pieds Sc demi de montée fur 33 toises qui font lamoitié de la longueur qu’il a entre deux quais. En Latin on la nom-me acclivitas.
[Montée. Terme de Fauconnerie » se dit du vol de l’oiseau quis’éleve à angles droits , par carrières Sc par degrés, lorsqu’i! poursuitsa ptoye. Monter d’ejsor , c’est quand l’oiseau se guinde si haut en l’air,pour chercher le frais , qu’on le perd de vue. Monter par fuite , c’estlorsque l’oiseau rechape par tirades St gambades , pour échapcr à lapoursuite d’un autre oiseau plus fort que lui.
MONTER fut l’aile. ^ttVOLER.]
Monter , c’est en maçonnerie , élever avec machines les maté-riaux taillés i & en ebarpenterie & menuiserie, c’est assembler des ou-vrages préparés, & les poser en place. Remonter se dit pour rassemblerles picces de quelque machine ou de quelque vieux comble , ou pande bois , dont on fait resservir les picces.
MONTOIR à cheval, pierre échancrée par degrés, & posée dansune cour ou à côté d’une porte , pour monter des chevaux de diffe-renres tailles.
MONUMENT, s’entend en Architecture, de rout bâtiment quisert â conserver la mémoire du tems Sc de la personne qui l’a soir soi-re.ou pour qui il a été élevé,comme un Arc de triomphe, un Mauso-lée, une Pyramide. Cc mot est dérivé de menere , monimentum Sc puismonumentum, un ouvrage par lequel on annonce & à ceux qui viventactuellement, Sc à la postérité, qu’un tel homme a vécu , Sc a fait telleSc telle action remarquable Sc digne d’unc mémoire éternelle.
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MOQUETTE. Voyez MEUTE.]
MOR.
MORCEAU. Terme d’Architecture, usité par métaphore dans lesArts, où il se prend ordinairement en bonne part , pour signifier unouvrage d’Architecture, de Peinture ou de Sculpture > ou un tout, ouune partie. C’est proprement dans cc dernier sens que ce mor se prend,pour signifier une partie ou piece de quelque fameuse statue antique,quelque piece de colomnc de quelque Ordre que ce soit, quelque mor-ceau d’ornement d’Architecture. II s’applique aussi à un ouvrage toutentier, Sc signifie quelque ouvrage antique que ce soit» qui est restédans son entier jusques á présent. La métaphore est tirée d’une façonde parler au propre, savoir de morsus , une bouchée , une portion dequelque chose qu’on a enlevé en mordant.
M O R C E S. Terme d’Architecture. On appelle ainsi les pavesqui commencent un revers & font des especes de harpes , pour faireliaison avec les autres paves.
[MORELLE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que , Sc y ajoutez ce qui fuit.
Ses feuilles Sc ses fruits sont anodins, émollicns Sc adoucissons. Onles employé utilement pour relâcher les fibres trop tendues, & pourdissiper les hémorroïdes , fur lesquelles il faut les appliquer en cata-plasme , ou seulement pilées Sc écrasées. Le suc exprimé Sc remué ,quelque tems dans un mortier de plomb,produit lc même effet, on 'en bassine les hémorroïdes, ou bien on l’applique dessus. par le moyend’un linge qui en est imbibé. On s’cn sert de la même maniéré con-tre l’érésipele, les dartres > les boutons fi autres maladies de la peau IIest aussi fort utile contre le cancer. II est bon de mêler avec cc suc,un peu d’espric de vin ou d’eau de vie, pour en corriger la trop gran-de froideur , qui le rend trop répcrcuífif. On employé l’cau distilléede morelle , comme le suc, mais elle n’a pas tant de vertu. ]
[MORILLE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que , Sc y ajoûtez cc qui fuit.
Autre maniéré de les apprêter.
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Après avoir bien lavé Sc coupé en long vos morilles, voue les pas-serez au roux avec beurre ou lard fondu , persil haché menu Sc bonassaisonnement. Vous y ajoûterez un peu de bouillon, Sc les laisserezcuire à petit feu. Étant cuites , vous y jetterez une sauce lice avec jau-nes d’œufs, & jus de citron ou verjus.
Morilles frites.
Apres les avoir lavées en plusieurs eaux Sc coupées , comme ci-dessus, vous les ferez bouillir à petit fen avec un peu de bouillon ; le-quel étant consommé , vous les ferez frire avec lard fondu ou sain-doux ; puis vous ferez une sauce avec du même bouillon, aslàisonnée desel Sc de muscade, & vous les servirez chaudement avec jus de mouton.
[MORSURE. Remède contre la morsure d'un homme. 11 sour d’a-bord presser la playe pour en soire sortir le sang , ensuite la laver defort vinaigre , aussi bien que les endroits qui en sotit proches ; aprèscela, il faut la couvrir d’un morceau de linge , ou d’un gros flocconde cotton imbibé d’eau de vie , où l'on aura fait dissoudre auparavantde la thériaque > enfin il faut envelopper toute la partie affligée, d’unlinge en double trempé dans l’cau Sc le vinaigre. II sour réitérée ccpansement deux ou trois fois le jour.
Morsure de bête. Voyez Rage. Emplastre ,manus dei.
Morsure [de bête venimeuse. KsyecYENjN. Emplastre,manus dei.
Morsure de serpent, ^«Ïerfbnt,
Djij Morsure