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affïttte d'or cóuleur , aux endroits où la carpe fe montre dorée"; lereste te doit peindre avec des couleurs .suivant le naturel. La peinturede votre carpe étant sèche, vous la vernirez de vernis siccatif, qui estfeit d’huile d'aspic , lui en donnant plusieurs couches , comme on acoutume de vernir. Vous donnerez une seconde couche légere de cevernis fur la tccc de Votre poisson > ou même plus avant fur le corps ;

Sc quand vous verrez que la tête fera ptelque sèche > de maniéré pour-tant qu’en y touchant avec le doigt il 1c prenne un peu , il faut arri-ver fur les endroits qui veulent être dorés,en y couchant avec le pin-ceau , dc l’or de coquille détrempé en eau. Vous cirerez aussi du pin-ceau , le rehaut d’or fur chaque écaille > de même que les écailles dedessus le dos , avoc la lavûre des coquilles , afin qu’íl ne patoisse pastant. Cela fait > vous glacerez le ventre de lavûre de coquilles d’argéneavec un gros pinceau ; & puis d’un petit pinceau avec largeur en co-quille, Vous tirerez les écailles. Le poisson étant sec,vous lui donne-rez encore une couche de vernis.

Pour imiter les yeux,i! saur faire souffler à la Verrerie ou chez unÉmailleur.de petits globes de verre creux.de la grosseur dc l’œil dupoisson. Les ayant séparés en deux parties, vous peindrez dans chacu-ne avec de l’or & dc Largeur, les couleurs naturelles de l’oeil du pois-son ; & quand ils feront lecs, vous les placerez avant que d’astèmbkrles deux moitiés du poisson.

Pour faire le poisson argenté, il faut coucher d’abord d’or couleur >4k arriver d’un gros pinceau fur les endroits qui veulent être argentés,avec dc l’argenr dc coquille détrempé en eau pure. Apres cela vouscoucherez les autres couleurs suivant lc naturel, Sc vous finirez par levernis, comme il est dit ci-defl'us.

Mais si vous voulez que votre poisson aille à l’eau, vous vous servi-rez du vernis suivant, qui nc s’éteinc point. Il est composé de quarteparties d’huile de lin très-pure , & d’une partie de résine. Ayant misces drogues dans un pot plombé , on les fait bouillir doucement fur«n réchaud plein de braise. continuant jusqu’à ce que l’huilc n’écumeplus, & qu’elle file comme le vernis. Alors il faut la retitet pout s’eníërvir > mais si le veûnis étoit trop clair , il faudroic y ajoûtet encorede la résine,& faire bouillir doucement, jufqu'a ce que lc vernis fûtparvenu à fa perfection. Après qu’on a étendu ce vernis » il faut lefaire sécher á la plus grande ardeur du soleil.

Outre l’uíage de ce vernis , il faut encore que les couleurs qu’on(employé pour peindre le portion soient broyées avec de l’huile de lin,dans laquelle on aura incorporé fur le feu du mastic en larmes pul-vérisé, lequel soit fondu â petit feu;& ce mélange étant froid.il fautque l’huile paroisse aussi épaisse que du vernis liquide.

Poser mouler des Médailles de pâte.

Pétrissez avec le rouleau de la mie de pain blanc sortant du four,jufqu’a ce qu’elle soit maniable & souple comme de la cire échauffée,lmprimez-la dans le moule, que vous aurez frotté auparavant d’huiledc lin : quand elle fera sèche, vous la tirerez du moule & la laisserezsécher encore ; elle deviendra dure comme du bois. Pour empêchesque les mitres nc s’y forment, il est bon de mclet un peut d'aloësavec la pâte.

Vous pouvez Faire une pâte de différentes couleurs , en pétrifiantde h poudre d’azur, de crayc, d’émail, de plomb, & d’autrcs matièrescolorées avec dc l’eau, dans laquelle vous aurez fait derremper de laomrac adragant , pendant huit jours , ou jufqu’á ce que l’eau toitien forte. On peut préparer de la méme maniéré, une pâte de follefarine de tan; & après avoir jette vos médailles,& les avoir ôtées dumoule, vous les polissez avec la dent de loup.

MOULE. Sorte dc petit poisson longuet, enfermé entre deux écail-les ou coquilles noires en dehors > & blanchâtres en dedans. On trouveles moules fur lc bord de la mer » contre les rochers ou fur la grève.

Moule en ragoût à la sauce blanche. I! faut les bien ratifier, & les bat-tre au fond d’une casserole ou d’utì chauderon avec un peu d’eau ; lesfaisant sauter & retomber avec force dans le vaiíîêau, pour leur fairejetter ia boue qu’ellcs pourroient avoir prise. Ensuite les mettre sur lefeu sans eau, & quand elles seront ouvertes, vous les séparerez de leurscoquilles, & les passerez par la casserole avec beurre frais , persil Scfines herbes hachées menu, & assaisonnées de sel, poivre & muscade ;puis vous y jetiez l’eau qu’ellcs ont rendue , & vous les faites cuire.L’eau étant consumée,on les lie avec des jaunes d’œufs, & jus de ci-tron ou verjus. On peut aussi les passer au beurre roux avec un peude farine, fans y mettre de jaunes d’œufs.

Ordinairement on fait bouillir les moules dans leur eau, avec per-sil & oignon hachée, ; & quand elles font cuites , on les mange avecun filet de vinaigre ou avec le verjus; ou bien on les tire de leurs co-quilles, & on les déguise comme on veut.

MOULER, c’est jeter dans des creux ou moules de plâtre ou deterre cuite, des modifions, consoles, masques, festons, bas-reliefs &autres ornemens postiches de plâtre , dc stuc ou de métal, pour en-suite les sceller ou arêter en place. Mouler c'est jetter en moule,c’est-à-dire dans un creux artistement taillé qui sert á former diverses figu-res : ce qui se fait cn deux maniérés, foie par la voye de la fonte, íbitpar impastarion. Les Fondeurs s’en servent pour faire des statues, descloches,des canons. On fait aussi des figures de cite ,de carton, d’at-ille , de plâtre dans des moules. Le Maître Chandelier, Plombier,otier > Carder & autres Artisans travaillent fur des moules differens.Le moule du Chandelier est un morceau de bois de noyer creusé &raboté proprement , où l’on fait couler du fuis, touc chaud , par untuyau de fer-blanc, lorfqu’on fait de lâ chandelle. Un moule de Car-rier est une planche de bois large d’un bon pied , & longue de deuxpieds & demi, où font gravés les modelés des cartes qu’on appelletètes,Si fur laquelle après lavoir bien frottée de noir avec une brosse,on couche une feuille de papier de fa grandeur, pout mouler les tê-tes. On appelle aussi moule une cípece de petite tenaille creuse, danslaquelle on fait des baies de plomb. Le moule du Plombier est une ta-ble faite de grosses piecesde bo;s bien jointes, longue quelqudois de

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dix-huìt pieds, & large de trois ou quatre. Un moule de Potier est u xmorceau de bois dc chêne,de neuf pbuccs cn quarté fur un pouce du-pais. Le mot de moule dans toutes ses différentes significations, vientdc modulas Sc dc mbdelhts, & ce mot-ci de fnodus , mode, manière, mo-dification : car le moule donne à une matière liquéfiable ou molle, ertun moment une ferme qu’on ne pourroit introduire dans une matiè-re dure qu’à la longueur du tems Sc du travail > Sc par l’application dcdifferens instrumens.

MOULIN, ouvrage de Méchanique. Ce ttiot, scion son étymolo-gie qui est Latine > ( mola , meule, ) sc dit particulièrement des machi-nes qui servent â moudre-.mais l’ufage a voulu qu’on l’entendìt de làplupart de celles dont Faction dépend d’un mouvement circulaire quiest le principe des autres. On en fait plusieurs différences , qui fe ti*rent ou de la force qui les fait agir, comme moulin à vent , moulinà eau ; moulin k bras, Scc. ou dc leur usage, comme rftoulin à farine,k tan, k poudre , k papier , k huile , k foulon , k'forge, k refendre , Scc. oubien enfin de leur construction, comme moulin vertical , moulin hori-zontal, moulin k volets que l’eau pousse pat dessous , moulin k augetque l’eau fait agit pat dessus. Tous les moulins à eau font appellespar Vitruve hyiromyla.

Tous les susdits moulins > ainjî que diverses écluses fr outra machinesqui regardent la méchanique , dessinés d'après natsire fr gravés en cuivreavec la derniere exactitude par des personnes entendîtes en tes matières , ontété publiés en 3 volumes in folio , forme dAtlas , par 'jeiïn Cóvens fr Cor-neille Mortier , k Amflerdam.

Moulin b an a.).. Terme de Droit, c’est le moulin d’un Seigneur >où les habitans font obligés dc faire moudre leur blé moyennant uncertain droit anciennement fixé , ou accoutume d’êtte payé. F.n coni-truifant un moulin neuf, il n’est point permis d’endommagcr !e toursde l’cau du moulin précédent. Le propriétaire o un moulin ne peutempêcher le Seigneur de concéder le droit d’en faire un autre. Lesmoulins fur bateaux lé doivent décréter, bien que par la Coutume ilsfustenc réputés meubles. Les moulins fut la riviere nc doivent pointempêcher ia navigation : autrement il est permis de les déplacer, Scle déplacement fe fait aux fraix de celui qui n’a pas 1 aillé la distancenécessaire > qui est ordinairement de î toises.

MOULURE, c’est une saillie au dclá du mid d’un mur ou d’unparement de menuiserie , dont l’assemblage compose les corniches,chambranles & autres membres d’Architecture.

Le mot direchones dans Vitruve , traduit par Mr. Perrault, s’entcndparticulièrement des droites. II y a différentes moulures ; commemoulure lijfe ,celle qui n’a d’autre ornement que la grâce de son con-tour : moulure ornée , celle qui est taillée de sculpture de relief ou encreux : moulure inclinée , toute face qui n’étant pas à plomb, pencheen arriéré pat le haut pout gagner de la faillie, comme il s'envoit àune corniche architravee antique dans Phihbert de Lorme , liv. s• chap .zz. Si à l’entablement du petit Ordre Corinthien dc l’Égliíê des Peresde l’Oratoire ruë S. Honnoré á Paris. ’

[MOURON. Voyez, cet Atticlc dans le Dictionnaire (Economi-que , & y ajoutez te qui fuit.

On employé ses feuilles en décoction ou son suc député, contre lamanie, la phrénésie, l’épilepsie, les maladies hypocondriaques Sc lesfièvres continues. O a utc principalement dans l’épileplìe de la tein-ture de ses fleurs, faite avec l’cíprit de vin & l’extrait de toute la plan-te , mêlé avec celui des fleurs de millc-pertuis. Le suc de la mêmeplante est utile pour lever les obstructions du foyc & des reins. Soneau distillée appaife les tranchées des enfans, Sc provoque les régies.

Le mouron bouilli dans Lutine ,' Sc appliqué en cataplasme sur lesparties affligées de la goutte , en appaife l’inflammacion & calme ladouleur.

[ M O U T A D E. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economieque, & y ajoutez ce qui fuit.

La graine de sénevé est trcs-utilc aux personnes vaporeuses , & su-jettes aux affections léthargiques ou hypocondriaques. Elle soulageceux qui ont la tête pesante Sc chargée dc pituite. On la prend enerrhine ou en masticatoire, en la pilant un peu ; U la renfermant dan»un petit nouer, qu’on tient dans la bouche, & qui fait cracher du fleg-me en abondance. Ce masticatoire est propre aussi aux malades me-nacés d’apoplexic ou dc paralysie , & aux personnes du sexe qui ontles pâles-couleurs , ou qui font sujettes aux vapeurs hystériques. Làmoutarde préparée à l’ordinairc , Sc approchée du nez des personnessujettes aux vapeurs ou à la léthargie, les réveille Scies soulage beau-coup»

Cataplasme de graine de Sénevé.

Coupez Sc hachez menu des porreaux ; faítes-les frire avec du vi-naigre fort ; ctant cuits, faupoudrez-les avec votre graine pilée, & ap-pliquez le tout fur les patries affligées de rhumatisme, de goutte scia-tique, ou de tumeurs squirreuses. Ce cataplasme est pénétrant & trés-réíòlutif î Sc. l’on pourroit en faite un vésicatoire assez caustique ,en yajoutant une plus grande quantité dç moutarde.

MOUTON. Voyez cet Article dans ìe Dictionnaire (Economique >& y ajoutez ce qui fuit.

Le soif de mouton est résolutif & adoucissant. Le fiel de moutonest détersif ; on s’en sert principalement pour nettoyer les ulcérés desyeux. la chair de mouton qui est jeune,nourri de bons alimens, mé-diocrement gros, Sc qui a respiré un a r pur & scc. se digère facile-ment , Sc fait un bon chile , étant tempérée Sc pleine d’un suc balsa-mique Sc volatil, propre à toutes sortes d'âges & de cempérammens.On double des vestes 8c des jupes avec des peaux dc mouton , con»tre les rhumatismes , & autres humeurs froides , aussi bien que pourfortifier les nerfs foulés, & les garentir de l'impreslìon de l'air. Lespersonnes qui fe sont disloqué ou cassé quelque membre , ou quiont fait quelque chûtc fâcheuse, préviennent les suites du mal, cnenveloppant U partie affligée d’une peau de mouton fraîchementlevée,