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bhbbesheshsç; A CELLE. On appe’lc ainsi±5- 31 a dans les profils, touc membre
creux en demi-ovaie , cjne lesOuvriers nomment Maisce root de nacelle !e dit plus par-ricuLcrement de Ja scorie : enLatin nacelle le dit jcotia-, & I ’o-riginedu mot François est bienclaire , puisque ce mot est lediminutif de navicula ou navi-ctlla , d’ou est venu le mot Fran-çois nacelle, barque.
[NACRE. Grande coquil-le, épaisse, ronde par le bas ,jaunâtre en dehors, & argentéeen dedans. Les nacres de perlefont trcs-polics Sc tjrès belles en dedans, 6 c il clt Facile de leur don-ner le même éclat en dehors, cn enlevant par le moyen d’un touretde Lapidaire, les premières feuilles qui leur fervent d’envtloppe. Onfait de très-beaox ouvrages de marqueterie, & de vernis de la Chine,avec la nacre; mais on l'employe principalement à Faite des taba-iercs,qui sont crès-bdles & très-riches.
N A G.
N A G E R. Terme de Fauconnerie. On dit : nager entre les nuées ,ctt oijùecii nage entre les nuées, Voyet. Voler,
N A I,
NAISSANCE de voûte, C’est le commencement de la curvitéd'une voûte, formée par les retombées oU premières assises, qui peu-vent subsister sans cintre par leur propre position Sc pensait, ur , quifublisteroit sur le centre de gravité de cetté malle qui n’ef’i point enco-re suspendue : car alors il faudroit y mettre! appui d u cintre, laquellemaire en termes d’Archicectures'appclle naissance de voûte, Sc commequi díroit, racine propre de la voûte ou surface concave.
Naissance de colomne. C’est la partie de la colomne qu’on a ap-pelle congé , ou lieu d'où elle semble partir. Voyez. Co Moi , pouréviter la répétition.
Naissance à'enduìt. Ce sont dans les enduits, certaines plâtres-bandes au pourtour des croisées , Sc ailleurs , qui ne font ordinairementdistinguées des panneaux de crépi ou d’endult qu'ellesentourent, quepar du badigeon. Enduit est un mot qui vient d’un participe Latin subs-tantivement pris, lequel signifie Faction d’enduirc, inducere mettre &coucher par-deísus un mur, du plâtre ou autre enduit: car si-
gnifie cette action du verbe , & Fouvrage ou Fesser de cette action.
Naissance, par rapport au Droir. La naiílánce d’un enfant àsept mois, le rend capable de succéder & de transmettre son droit,quoique la mort soit prompte. La naissance d'un enfant ne romptpasle testament dans toutes ses dispositions, puisque l’on a ordonné l’exé-cution de celles qui étoient en faveur de FÉglise & d’un Chevalier deMalte. Voyez des Maisons , dans la lettre I. au nombre 6 . Pour les preu-ves d'une naissance inconnue Sc incertaine. Voyez le journal des Au-diences, tome 4. /. 3 . chap. 3. Le terme de neuf mois est le plus com-mun pour la naissance : les Médecins & les Légistes conviennent assezbien la-dessus, comme fur une régie plausible & générale. Pline cepen-dant parie de quelques naissances arrivées treize mois après la mort du' pere. Avicenne c n met jusqu’au 14c. mois. Absolument parlant, il n’ya point de terme fixe & assuré pour la naissance des hommes, de-puis lc 7e. julqu’au ne. ou 13e. mois. L'on voit pat cette considéra-tion, qu’il faut éviter les jugemens particuliers téméraires; car àl’égarddu jugement du Législateur Sc de la Loi, il doit être réglé par cer-taines régie-., ou fixes, ou assez plausibles pour décider les cas civilsoccutrens. II n'est pas expédient d’introduirc dans la pratique des Loixjournalières le Pyrrhonifme, Sc un doute absolu fur la légitimité desnaissances, quelque plausible qu’il puisse être. Je dis plausible; car com-me on reconnoit que les évacuations menstruales peuvent varier d unemaniéré fore diverse, & même exorbitant, parce qu’il peut y avoir descauses naturelles, faciles à imaginer Sc à assigner, des suppressions &des délais dans cette espèce ; de même l'évacuation du fruit de lamcrepeut avoir aussi des causes naturelles. L’érymologie du mot est aisée :naissance vient d’un Latin très-régulier, mais hors du bel âge 9 savoir,de nafeentia, venant de nafeern , comme négligence de negligenùa. Nas-centia est expressif; car il signifie ache naseentis, Nativitas qui est enTerne II.
N A I. N A M. NAN.
usage , ne signifie pas si expressément la naissance actuelle , vû qu’ilvirnt de nativus, Sc celui ci de natus.
NAISSANT. On dit propre naissant, au Palais: c’est un héritageacquis parle pere, qu’illaillè a ion fils, fie qui commence à faire sou-;che dans la Famille. Un propre e st propre naijsant, en la p.rsonne decelui que lc premier lc polìcde à droit successif. II y a aussi un proprenaijsant cormenttonel, qui est celui qui .vient de !a stipulation faite parun contrat de mariage, qui porte qu’une patrie des deniers dotaux >seront employés en achat d’héritages, ou tiendront lieu de propres.
N A M.
NAMPS. C’ést un Terme de Droit, dont il est parlé dans la Cou-tume de Normandie, art. 63. fie qui signifie, dic-on , meubles, ou bej*ttaux. Je ne crois pas que ce soit-la fa premier- & directe lignification ;mais plûrôt un gage, une assurance qu’on prend pour se préserver dedommage. Ainíi ce mot peut venir du Flamand ou Allemand nemen ,prendre : c’est ce qu’on prend, ce dont on sc saisie pour se faite uneassurance & un gage pour ne pas perdre ce qui nous est dû . ou furquoi nous avons droit. Ainsi quand les Sergcns font des exécutions ,il faut payer ou leur donner des namps ( car ce mot est un pluriel, )c’est à dire , des gages & namptijjemens. Ce qui a pû faire regardéecomme véritable la premiere lignification que rtous avons rapportée,c’est la distinction que l’on fait de deux sottes de namps : vifs namps,c’est le bétail pris par exécution ; Sc morts namps , font les aunes meu-bles. Du Cange dit que c’est un mot Saxon , Sc qu’on a même dit dansla balle Latinité, namìum, nantum & nant are, pour dire gage, saisie.
Sc nantir. Meurfius dit que le verbe nantir vient du Grec moderne nan-titjetn , qui signifie la même chose.
NAN.
N A N TIR signifie inscrite dans un régistre publie , pour avoirhypothèque liit les biens d’un débiteur. II signifie aussi , payer commtìdans ces phrases, nantir un cens , nantir un relief, lorfqu’on foqrnit &pâye les droits & devoirs. Enfin nantir signifie donner des assurancesqui nous préservent de dam & de dommage, damnum , & qui nousindemnisent St nantissent.
NANTISSEMENT. Terme de Droit. Cî’est le meuble que Iddébiteur donne à son créancier. C’est aussi dans quelques Coûcumes,appeilées Coutumes de nantissement, une maniéré de constituer unehypothèque, fans laquelle formalité on ne l’acquierc point. Let/eau ob-serve que 1e nantissement se fait de trois maniérés.
La premiere sc fait par saisine ou de saisine , vest ou devejl , c’est-â-dite, quand le vendeur »u le débiteur se dévêt de la propriété del’hé-ritage entre les mains du Seigneur Justicier , fie que l’acquéreur ou lecréancier hypothécaire s’en fait enfaisiner par 1 e Seigneur, lequel estalors sensé lui transmettre son droit.
La seconde fe fait par main-astst , quand le créancier à qui l’hcrita-ge est obligé, a fait mettre fie alseoir la main du Roi ou de Justice, Scfait ordonner par 1 e Juge avec se Seigneur que la main-mise tiendrajusqu'à ce qu’il soit paye.
La troisième maniéré de nantissement se fait pat la prise de posses-sion de Fhétirage obligé, en vertu de l’Ordonnahce du Juge, le débi-teur Sc lc Seigneur direct appelles.
Enfin il y à encore une autre efpéce de nantissement dafts quelquesCoutumes; c’est quand le créancier exhibe au Seigneur haut-Justrcicrson contrat portant hypothèque, Sc le requiert pour sûreté de la det-te <j e se nantir de l'htritage, Sc de ne faite aucun autre nantissement,si ce n’est à la charge de son hypothèque. Le nantissement s’emégif-tre dans la Justice, Sc est mis au dos du contrat.
Le fameux Praticien Sc Avocat de Lange nous apprend la raison Kle dessein qu’on a eu dans la formalité d’ufage dans le Pays de nantis-sement : c’est, dit De Lange, pour la sûreté Sc privilège sut les biensdu débiteur, Sc pour être préféré à toutes hypothèques qui ne sc trou-veront point fut les tégistres du nantissement. Reims Sc St. Quentinfous la Coutume du Vermandois font Pays de nantissement. Ona ten-te ( dit le méme Avocat ) plusieurs fois d’érablit par toute la France cdnantissement, sous prétexte de la conservation des hypothèques; maiscela n’a pas réussi. Cette formalité tend à rendre ses hypothèques no-toires , St à empêcher ses abus si fréquens dans les Coûtumcs ou leshvpothéques font fecrectes, Sc ne sont pas connues du public, commedans se Pays de nantissement. Les hypothèques légales Sc tacites desmineurs fur les biens de leuts tuteurs, Sc des femmes fut ses biens ddleurs maris , font valables fans nantissement, dans le Pays de nantisse-ment > parce que la qualité publique de mari Sc de tuteur serr d’aver-
fiíj tissement,