N E G. N E N.
quels lesdirs passeports seront à l’avenir expédiez ; portant règlementcontenant snt articles ; dorme à Paris au mois de Février , registré auParlement le i r Mars suivant.
Dans la mime année , fut donné une Ordonnance du Roi, quipermet aux Échevins & Députez de la Chambre du Commerce àMarseille, de délivrer des certificats de résidence aux enfans Sc paransdes Négocians de Provence qui voudront aller sctahlir au Levant >pourvu qu'ils ayent dix-huit ans accompli* , & aux femmes & fillesdont les maris & les peres font établis dans lefdites Échelles , dallery vivre avec cuX ; fais à Paris le 17 Mars.
En la même année, Ordonnance du Roi, qui a ordonné que lesNégocians François établis dans les Échelles du Levant , qui contrac-rcroicnt mari.ige avec des filles ou veuves nées fous la domination duGrand-Seigneur, seront eux 5c leurs defeendans exclus de toutes char-ges & administrations publiques du Corps de la Nation , même dela faculté d’étre admis en ses Assemblées ; voulant que ceux defditsNégocians qui n’ayant pas lage de 30 ans accomplis. épouseront fansle consentement de leurs peres 5c mères des filles même de François ,soient aussi exclus des charges publiques» fàit à Paris le 11 Août.
En la même année, Règlement du Roi au sujet des engagez & desíuiìls qui doivent être portez dans les navires marchands aux Colo-nies des files Françoise! de l'Amérique & de la Nouvelle France > en
3 titres. Tit. I. des engagez ., contenant 11 Articles. Tit. z. des fusils ,contenant 11 Articles. Tit. 3. des poursuites (je amendes, contenant
4 Articles ; fait à Paris le 7 Septembre.
Lettres Patentes, portant confirmation du Règlement susdit, fart ausujet des engagez 5c fusils qui doivent être portez par les navires mar-chands aux Colonies des Ifles Françoise! de l'Amériquc & de la Nou-velle France ; données à Paris le 16 Novembre . registrées au Parle-ment le zi Décembre suivant.
En 1717. Règlement du Roi, portant que tous les Négocians quiferont équiper dans les Ports du Royaume des vaisseaux pour des voya-ges de long cours , dont les équipages scroient de 40 hommes 5c au-dessus , seront obligez d’y embarquer des Aumôniers, à peine de 100livres damende ; fait à Paris le j Juin, registré au Parlement 1c 6Août suivant.
Rcglcment du Roi. portant qu’il sera embarqué un Chirurgien furles batimens qui auront 10 hommes d'équipage 6c au-dessus, pourtoute navigation qui ne sera point cabotage; 5c á l’égard des vaisseauxdestinez pour ses voyages de long coûts » même pour les pèches ,qu'ii y aura toujours un ou deux Chirurgiens , leíquels seront exa-minez par deux Maîtres Chirurgiens Jurez , nommez à cet effet patl’Amiral de France , contenant 9 Articles ; fait à Paris le f Juin ,registré au Parlement le 6 Août suivant.
En 1718. Ordonnance du Roi, qui deffend expressément à tous sesSujets 5c autres Négocians en Turquie fous fà protection , d’acheterdes Corsaires directement ou indirectement aucuns effets par eux prisfur les Turcs, à peine de confiscation defdits effets, 5c de 3000 li-vres d’amende ; fait à Paris le 11 Mars.
En 1719. Ordonnance du Roi , qui a permis aux Négocians Fran-çois qui croient en Espagne, d'y demeurer pendant six mois. à comp-ter du jour de fa dare, pour retirer, vendre ou transporter leurs mar-chandises 5e effets ; fait à Paris le r o Janvier.
NÉGOCIATEUR. Ce moc est fort différent du précédent,Négociant , quoique tous les deux signifient des hommes qui négo-cient. Le Négociant négocie , parce qu’il exerce le négoce ; mais leNégociateur négocie , parce qu’il traite avec esprit & adresse des affai-res d’imporrancc, non tant pour foi, que pour autrui. Le mot de né-gocier , en parlant d’un Négociant, ne régit rien après foi , il enfer-me en foi, son cas 5c son sojer, 6c signifie faire ou exercer le négoce.Mais négocier , quand il se dit d’un Négociateur, est toujours un ver-be adjectif, qui a un régime. Par exemple , négocier les asilaires d’unPrince , ou d un Maître. Négocier , dans ce dernier sens, signifie trai-ter une affaire , soir entre des particuliers , soit entre des Princes.
NÉGOCIATION est différente de négoce ,comme nous venonsde le voir : il se dit principalement des grandes affaires , 5c signifiefaction de négocier , c’est-à-dire. de gérer , ménager 5c traiter quel-que affaire considérable , qui demande de l’eípric, de l'adreíîë , del’intrigue , de la souplesse, de la prudence. L’Œconome doit ici pren-dre garde , que le chemin à la fortune pour soi , ses enfans Sc fa fa-mille, c’est d'entrer dans les affaires des Princes ou de la République;je parle de celles qui tendent au bien public . pourvu qu’on se sentehabile . prudent , point trop intéressé, fidèle . & aspirant sincère-ment au bien de la Société.
Négociation se dit aussi assez proprement, îorsqu’il ne s’agir que desaffaires entre particuliers. Par exemple , négociation signifie change 5crechange de billets , qui se fait dans les Bourses 5c fur la Place duChange : II se fait tous les jours en Bourse ou fur la Place , des né-gociations de plusieurs parties de lettres de change. On dit aussi , enparlant des affaires de particuliers : il est en négociation pour acheterune relie charge.
NÉGOCIER , c'est faire k négoce , ou faire une négociation.Voyez'NíGocE 5c Négociation , Remarquez qu’il y a diffé-rence entre négocier de l’argent, 5c négocier une somme. Le premierse dit d’un Banquier qui négocie , non avec des marchandises . maisavec de l’argent monnoyé ou des lettres de change ; mais négocierune somme , c’est chercher les moyens de la trouver.
N E N.
[NÉNUPHAR. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que, 6c y ajoutez ce qui soir.
On prépare avec les fleurs de nénuphar, un sirop qu’on employédans les juleps Sc potions rafraichiiíántes > la dose est d’une once. Onse sert aussi de Peau distillée de ses fleurs ; la dose en est depuis troisJusqu’à six onces. On prcparc avec les calices, ou étamines des iné-
N E P. N E R. „
mes fleurs, un miel qui est d’un excellent usage dans les lavcttiefisadouciflkns 5c cmolliens,
N E P.
NÉPHRÊTI QU E. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Eco-nomique, & y ajoutez ce q«i fuit.
Lait de térébenthine contre les maladies dis reins & de la Vesil*,
Prenez une once d’excellente térébenthine , lavez-Ia deux ou troisfois dans l'eau de vie jufqu’à ce qu'cllc blanchisse; pour lois déiayez-la avec un jaune d’ccuf frais dans un mortier de marbre ; ajoûtez-y peuá peu deux onces de pariétaire distillée ; mêlez le tout ensemble avecun pilon de bois jufqu’à ce que la matière prenne la couleur dc lait.La dose en est depuis une demi-once jusqu’à une once, mêlée dans unverre d eau , avec un peu de fyrop capillaire. On prend cette liqueurdans un bouillon , ou dans une infusion vulnéraire , ou dans quel*qu’autre liqueur appropriée , contre les ulcérés des reins. de la ves-sie , ou de la poitrine ; 5c 1 on continue pendant cinq ou six semai*ncs , ayant soin de se purger , comme nous venons de 1c marquerci-deflus. Ce lait se prend 1c matin à jeun , 5c le soir trois ou quatreheures après le dîner ; on peut même en réitérer l’ufage de quatreheures en quarte heures. *
Lotion diurétique dans la paralysie de la vessie.
Mêlez ensemble quatre onces Je via blanc. deux onces de soc delimon , 5c depuis un gros jufqu’à deux gros d’cfprit dc térébenthine.Partagez la liqueur en quarte parties , & faites-les prendre à quatreheures de distance l’un de l’autre , 6c un quart de bouillon á la viandeimmédiatement par dessus. On peut continuer ce remède deux outrois jours dc fuite.
Potion pour afpaìsir Us douleurs néphrétiques.
On prend ean distillée dc persil, de cosses de fèves Sc de pariétaire,de chacune une once ; d’cfprit dc sel , ou de nitre dulcific , un scru-pule ; de nitre purifié , vingt grains, 5c de fyrop de limon. uneonce. On mêle le tout ensemble 6c on le fait prendre au malade ,réitérant le même remède de quatre heures en quatre heures. Si lesdouleurs sont opiniâtres , on y ajoutera une demi-once, ou une oncede pavot blanc , 5c l’on fera prendre d’abord la moitié de la potion ,Sc l’autre moitié une heure après. Si les douleurs cessent, on s’entiendra à la première prise.
Autre potion souveraine pour la rétention t?urine, la graveUe, la pierrefr les douleurs néphrétiques.
Prenez plein votre main d’amandei mondées de cerises ; pilez-les,St les mêlez bien dans un demi-fetier de vin blanc, laissant infuser letout du soir au matin ; passez l’infusion par un linge, 5c prenez.cn lematin à jeun , environ un verre pendant plusieurs jours.
Pittules diurétiques.
Mêlez ensemble partie égales de vitriol blanc réduit en poudre sub-tile , 5c de térébenthine de Venise. Fermez en des pillules. La doseen est depuis un scrupule jufqu’à quatre. Voyez DiURÉtiqjjes.Plantes. Remèdes.
NÉPHRÉTIQUE. Voyez Colique.
N E R.
NERF. Voyez cet Article dans 1c Dictionnaire (Economique , 5c yajoutez ce qui soir.
Pour les nerfs retirez ou enflez.
Prenez des limaces rouges Sc des vers de terre , ceux des terresgrasses , 5c particulièrement des cimetières, sonr les meilleurs; laver-ies bien 5c faites-les dégorger dans l’eau ; puis les ayant essuyez dou-cement entre deux linges . faites-les cuire à petit feu avec six oncesde cire vierge , 5c de rhuile d’olive à proportion. II faut avoir soinde bien remuer; 5c quand la matière aura pris consistence d’onguent,vous la passerez par un linge net , 6c vous la conserverez dans despots pour le besoin. Lotfqùe vous voudrez vous en servir, il faudraen frotter , auprès du feu , la partie affligée, 6c mettre un linge par-dessus , le plus chaud qu’on pourra le souffrir. Ce remède est éprou-vé. Voyez Huile de vers.
Nerfs coupez ou foulez. Voyez Emplâtre Manus Dei.
Nerfs. Foiblesse dc nerfs. Voyez Reins.
Nerfs. Pouf les fortifier. Voyez Foulure.
Nerfs. Douleurs dc nerfs. Voyez Rhumatisme. ]
Nerfs ou Nervures, ce font les moulures des arcs dou*bleaux , des croisées d'ogives 5c formerets , qui séparent les penden-tifs des voûtes Gothiques. En Latin on les appelle thoreumata , qui estvenu du Grec.
Nervures, sont aussi dans de* feuillages 5c des rinceaux d’or-nemens , les côtes élevées de chaque feuille, qui représente les tigesdes plantes naturelles. Ce font aussi des moulures rondes sor le con-tour des consoles.
[NERPRUN ou B o ur-Épine. Voyez cet Article dans le Dic-tionnaire (Economique, Sc y ajourez ce qui fuir.
Preprìettz.
On en peut faire prendre en décoction 'depuis vingt jufqu’à qua-rante ou cinquante. On peut aussi Ics faire sécher St les donner enpoudre : la dose est d’unc dragme , incorporée avec la conserve defleurs d’orange > ou quelqu’autrc semblable.
On fait encore, de ces bayes, un fyrop purgatif , que quelques-uns appellent fyrupus domeflicus , ou fyrttpus de fpinâ corvinâ. Ce fy*top est excellent dans shydropisic , la goutte , les rhumatismes, la
cachexie,