Band 
Supplementband
JPEG-Download
 

4® NEH. NET. Nï A.'NÎC

cachexie , dans presque coures sortes d’enflures , & dans les maladieslongues & opiniâtres ; la dose en est depuis demi-otue jusqu a uneonce , dans une once ou une once & demie de manne Monte dans«ne décoction convenable. Si ce remède ne réussit pas pour la pre-mière fois , on peut le réitérer jusqu’à trois ou quatre fois, de deuxjours l’un ; il faut avoir la précaution de faire manger un léger po-tage au malade. immédiatement après la prise , pour empêcher latrop grande altération , que ce lyrop cause ordinairement. JNERVURE.' Voyez Nerf»

net.

{NETTOYER. Pour nettoyer la poix ou le cambouis qui s’estattaché aux mains ou á d'autres parties du corps, il faut y laitier tom-ber une vingtaine de gouttes d’huile dolive, & s’en bien frotter ,réitérant la même chose autant de fois qu’on le juge nécessaire. Aprèscela on achevé de se décrasser avec du savon ou avec du ion bien ièc,

& enfin on se lave plusieurs fois dans l’eau claire. Voyez, Cambouis.Nettoyer des tableaux, des estampes. Voyez Peinture , Estampe.Nettoyer l’argenterie. Voyez Argenterie.]

N I A.

f NIAIS. Terme de Fauconnerie , fe dit d’un oiseau qu’on prenddans le nid, 8c qui n’en est pas encore sorti. ]

N I C.

NICHE , est un renfoncement pris dans l’épaisseur du mur poury placer une figure ou une statué. Les grandes niches fervent pour lesgroupes , & les petites pour les statués feules. Ce mot vient de i’I-ralien nicchìo , conque marine , parce que la statué y est renfermée,comme dans une coquille, ou bien à cause de la coquille donc on ornele cul de four de quelques-unes. En Latin on l’appdle loculamentum ,qui signifie placement en un lieu. Je crois que l’on pourroic faire ve-nir ce mot de mdus , nid.

Niche ronde , celle qui est cintrée par son plati & fa fermeture ;comme il s'en voir de fort régulières au portail du Louvre.

Niche quarrée , renfoncement dans un mur , dont le plan & !afermeture sont quartez ; comme au Palais des Tuílleries du cô;c duJardin.

Niches» tour ronde , celle qui est prise dans le dehors d'un murcirculaire , & dont la fermeture porte en saillie i co rem c sont lesgrandes niches du chevet & de la croisée du dehors de l’Égljse de S.Pierre de Rome , & la fontaine de S. Germain , rué des Cordeliers àParis. Niche en tour creuse , celle qui fait l'ester contraire.

Niche angulaire , celle qui est prise dans une encoignure , & fer-mée par une trompe sor le coin ; comme il s’en voit quatre occupéespar quatre statués des Prophètes, dans un vestibule au pied du grandescalier cie T Abbaye de Sainte Géneviéve du Monc à Paris, faites avecbeaucoup d'artifice. Elles sont du dessein de P, De Creil.

Niche de Tabernacle. On appelle ainsi les plus grandes niches quifont décorées de chambranles , montans & consoles , avec frontons ;comme les niches Doriques du dehors de l’Églisc de S. Pierre, & cel-les de S. Jean de Latran à Rome , qui peuvent être remplies pat desgroupes. 11 sc voit aussi une niche de certe efpece dans l’Église desPP. Carmes déchaussez à Paris , occupée par une figure de la SainteVierge > faite de marbre par Antoine Raggi , dit le Lombard , d’aprèsle modèle du Cavalier Bernin.

Niche et Autel , celle qui sert à la place d’un tableau dans un re-table d’Autel ; comme la niche de l’Autel de la Vierge > du dessein deM. le Brun , dans l’Églisc de Sorbonne , dont la figure de marbre estdu Sieur Des jardins , Sculpteur du Roi.

Niche k cru , est celle qui ne portant point fur un massif, prendfa naislànce du rez-de chaussée ; comme les deux niches du Porche duPanthéon à Rome. On appelle aussi niche k cru , celle qui dans unefe^ade , porte immédiatement fur l’appui continu des croisées , fansplinthe > comme il y en a à quelques Palais d’Italíe.

> Niche rustique , celle qui est avec bossages ou refends ; commeil s’en voit au Palais d’Orléans.

\ì Niche de buste , petit renfoncement pour placer un buste ; com-me ceux de la cour de l’Hôtel de la Vtillcre à Paris.

Niche feinte , renfoncement de peu de profondeur , où est peinteen bas-relief une ou plusieurs figures; comme à la face latérale del’Hôtel de Carnavalet au Marais à Paris.

NicheA rocaille , celle qui est revêtue de coquilles pour les grot-tes , comme il y en avoir de fort belles dans la Grotte de Versailles ,qui ne íe voyent plus qu’en estampe ; & comme il y en a dans laGrotte de Meudon.

Niche de treillage , celle qui est construite de barreaux de fer &d’échalas , pour orner quelque portique ou cabinet de treillage; com-me celles du jardin de l’Hôtel de Louvois á Paris.

[NICOTIANE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Econo-mique , & y ajoutez ce qui fuir.

Culture de la Kicotìane.

Les feuilles de "cette plante mises en poudre & prises par le nez ,excitent leternument, & provoquent une abondante évacuation deférositez , sor tout à ceux qui n’cn ont pas contracté l’habitude. Cesmêmes feuilles préparées & mises en corde , étant mâchées, expri-ment des glandes du palais , par le sel acre L piquant qui domine enelles , une quantité de salive allez considérable, pour décharger le cer-veau dune lymphe dont la trop grande quantité , ou la mauvaisequalité cause de dangereuses maladies. Ainsi la nicotiane prise par lenez , mâchée ou fumée , est très-utile pour prévenir l’apoplexie . laparalysie , les catharres , les fluxions , la migraine & le rhumatisme.Cette plante prise en fumée est très-propre pour calmer les douleursles plus aiguës du mal dc dents ; c'est une expérience que j’ai faire

NIC N îG» NIL

souvent moi-meme. II faut observer néanmoins que l’usage trop fré-quent & excessif en est d’une conséquence infinie ; car il affoibìit lamémoire, produit des tremblemcns par les irritations qu’il cauíc dansìes nerfs , consume cette lymphe douce qui sert dc nourriture auxparties , amaigrit prodigieusement » & conduit à une mort précipitéequ’on n’a garde de lui imputer. II faut donc user de cette plante avecmodération , de quelque maniéré qu’on l’employc, si ce n’eit en temsde peste, pour corriger le mauvais air. Cat alors on doit fumer beau-coup plus souvent , & c’est par ce moyen que les armées le gát«mis-sent de la contagion.

Dans les Pais ou l’on fume beaucoup , on boit aussi beaucoup, sur-tout de la bierre & autres liqueurs froides ; & c’est ce qui empêchéles mauvais effets de l’usage trop fréquent de la pipe»

Huile de Nicotiane.

Mêlez du suc de nicotiane exprimé dans le tems que cette planteest dans fa plus grande vigitcur > avec partie égale d’huile d solives.Faires-les bouillir jusqu’à ce que le suc soit prelquc tout conlumé.Isoliez ensuite, & gardez cette huile dans un vaisseau qui soit bouché.Elle est propre pour atténuer les humeurs visqueuses , pour fondre &dissiper les lchirres.

L’huile de ciguë sc prépare de la même ínaniere.

Pour faire ïonguent de lherbe k la Reine , ou Nicotiane.

Prenez une livre de feuilles récentes de cette herbe, pilez-les Stmettez-les avec de la cire neuve, de la poix résine , de l’huile d’olive »de la graillé de mouton » dc chacun trois onces. Faites bouillir le loueensemble jusqu’à ce que le jus de l’herbe soit consumé , alors ajoûtez-y trois onces de bonne térébenthine, paísez le tout pat un linge, Siuscz-en pout les playes & les ulcérés.

Vous remarquerez qu’il ne faut y mêler U térébenthine, que l«rf.que l’onguent fera pallé. ]

N I G.

NlGOTEAÛX, pieces de tuile. Voyez Tuiti*

N I L.

NILLES , petits pitons quartez de fer , qui rivez aux croisillonsou traverses aussi de fer des vitraux des Églises , retiennent avec desclavettes ou petits coins les panneaux de leurs formes»

N I V.

[NIVEAU. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique,& y ajoutez ce qui fuit»

M. du Lin , habile Architecte , a inventé un niveau très-commode,& qui peut suppléer à tous les autres. II est simple , & composé feu-lement de quatre pieces de bois, dont les deux principales sont des ré-gies assez minces > mais longues & larges à volonté , qui croisent ehforme de croix de S. André ; ensorce que des quatre angles qui se for-ment de leur union , les deux collatéraux sont obtus, & les deu*autres qui font aux extrémitez sont aigus. Une traverse joint les deu*branches d’en haut par leur extrémité, & une plus petite unit Icideux d’en-bas , environ dans le milieu du triangle qu'elles forment.Ces quatre branches font coupées d’équerre , ou comme l’on dit, re-tournées d'équerre l’une fur l’autre. Enfin une jligne perpendiculairetombant du milieu de la traverse d’en-haut, fur íe milieu de la tra-verse d’en bas , & coupant l’endioit où les régies sont jointes , sert àdiriger le plomb & sa corde , qui passe par un trou percé sur k li-gne de la traverse supérieure.

La commodité de ce niveau consiste on cc que sans le changer desituation , il sert à niveler les superficies pat ses branches inférieures »& les pieces par ses branches supérieures, & qu’il tient lieu de plombpat ses cotez , en les appliquant debout contre Ie bois qu’on veut po-ser perpendiculairement. ]

Niviau, instrument qui sert á tracer une ligne parallèle à Ho-rizon , à poser horizontalement les assises de maslonnerie, à dresser uhterrein , à régler les pentes & à conduire les eaux. On appelle aussiniveau , la ligne parallèle à l’horizon : ainsi on dit, poser de niveau iarrajer de niveau. Ce mot se dit, selon Nicot , au lieu de liveau , quivient du Latin libella , la traverse qui forme les deux bras d’une ba-lance , qui pour être juste doit être posée horizontalement. II s’estfait plusieurs instrumens de différente construction & de différentematière , pour parvenir à la perfection du nivellement, qui peuventtous sc réduire pour la pratique à ceux qui suivent.

N r v E a u d'eau , celui qui marque !a ligne horizontale par lemoyen de la superficie de l’eau , qui tient naturellement cette situa-tion. Le plus simple est fait avec un long canal de bois dont les co-tez sont parallèles à fa base, enfortc quêtant également rempli d’eau,la soperfice marque la ligne de niveau , Sc c’est le chorobate des An-ciens , rapporté pat Vittuve. Ce niveau íe fait aussi avec deux go-dets soudez aux deux bouts d’un tuyau de trois à quatre pieds de long,sor environ un pouce de diamètre , par où l’eau se communique dcl’un à l’autre ; & ce tuyau étant mobile fur son pied par le moyend’un genou,lorsque ces deux godets restent entierement pleins d’eau,les deux superficies marquent la ligne de niveau. II s’en fait encoreun autre à peu-pres de la même construction , j & dont la différenceconsiste en ce qu’au lieu de godets il y a deux petits cylindres de ver-re à plomb » au travers desquels on voit la superficie de l’eau qui estde niveau. Celui-ci est plus d’ufage que le précédent, parce que 1cvent n’y peut pas agiter la superficie de l’eau comme dans les deuxgodets.

Niveau d'air , celui qui marque k ligne de niveau par lemoyen d’une petite bulle d’air, renfermée avec quelque liqueur dansun cylindre de verre scellé hermétiquement pat ses extrémitez, c’est-à-dire , bouché avec le verre même ; ensorre que cette bulle s’arrê-tant à une marque qui désigne le milieu du cylindre , le plan ou k

régie