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44 N O r. N O M. NON.

les tn&tins à jeun une cueillciée de cette eau avec un peu de sucre.’

Pour l’hydropisic, on y mcle cgale dose de vin, Sc un gros de cri-me de tartre.

Pour les maux de tête Sc le mal caduc, on en prend un dçmi-verreavec du vin blanc ou un peu de sucre.

Cette eau est propre pour. le mal des yeux, Sc pout toutes les ma-ladies intérieures Sc extérieures du corps > elle guérit les apostumes,les fistules, &c. Elle désenfle Sc resserre les gencives, Sc préserve lesdents de pourriture. Elle fait mourir les vers du bas-ventre , Sc faitdormir si on s’cn frotte les temples.

Deux cueillerées avec un peu de sucre, redonne le lait aux nourri-ces ; Sc peut rétablir les forces de ceux^qui se sont épuisés avec lesfemmes.

Ceux qui craignent la pierre , ou qui en font incommodés. n’ontqu'à prendre lc poids d’un écud'or dc rhubarbe en poudre,le mettretremper dans demi-chopine de cette eau dans une phiole de verre,dés le soir la faire un peu chauffer, boucher bien la phiole jusqu’aulendemain qu’on paficra le touc pat un linge, pressant bien le mare.& trois heures après on bouillon. Elle rafraîchit le foye , guérit lesplayes > netroye les caches du visage. On peut dégraisser le vin gras,4 c rétablir le vin pouffé, en mettanc dans le tonneau une chopine decette eau.

< Enfin,cette eau a une vertu si admirable,qu’on ne doit'pas s’écoa-tier si on lui a donné le nom de fontaine de vie. On peut la garderaussi longtems qu’on veut , pourvu qu’elle soit bien bouchée. II estbon de pousser la derniere distillation par un feu fort, a lin de faireélever une portion du sel essentiel du fruit, en quoi consiste toute lavertu de cette eau.

"Extrait des trois noix.

L’extrait des ttois noix se fait en faisant évaporer l’humidité dc laliqueur qui reste dans la cucurbite, après chaque distilation , jusqu’àce qu’il soir réduit en consistence de miel épais > on joint ensemble lesttois extraits, Sc on les conserve dans un pot bien bouché. Cet extraitcomposé des trois noix, est sudorifique, apéritif, fébrifuge, propre àfortifier l’estomac. Sc à résister au venin. On le prend en bolus , oudélayé dans fa propre eau. La dose est depuis un scrupule , jusqu’àune dragme.

Sel fixe alkali des trois noix.

Ce sel se tire par la lessive. à la maniéré ordinaire. II est propre àlever les obstructions. 11 se donne depuis six grains, jusqu’à un scru-pule.

Quand on met les noix dans la cucurbite , il faut toûjour» les hu-mecter par quelque décoction ; la meilleure est celle des fleurs denoyer. Quand eile manque, il faut lui substituer le vin blanc ou leurpropre eau. si l’on en a de reste dc la derniere année.

NOM.

N O M » par rapport à la Jurisprudence. 11 y a trois remarques àfaite fut cet Article, qui sera court.

i. La mutation dc nom n’est pas punissable, si elle n’est faite parfraude & pour nuire à quelqu’un. Charondas ,liv. g. Ref. 43.

1. On est reçu à prendre fe nom Sc armes de la mer noble,lc pereétant roturier avec Lettres Royaux.

3. Quand lc Testateur charge son héritier de faire porter à celuiqu’d instituera le sien, son nom Sc ses armes, les mâles dudit héritiermourant ne font pas substitués à l’exclusion des filles à !a conditiondc potter le nom. 11 faut aussi observer, que porter le nom Sc les ar-mes . ne faic pas une substitution en Pays Coûtumier.

NOMINATION,par rapport au Droit. II y a ici quelques re-marques utiles à faire. 1. A l’égard de la nomination ou présentationaux Bénéfices i voyez ce qu’il faut savoir à l’article Patron âge. 1. Al’égatd des Bénéfices qui fonc à la nomination du Roi, il faut consul-ter l’Ouvrage de Mr. le Tr être > centurie 2. eh. 33. Remarquez encore,que la connoissance des Bénéfices à la nomination du Roi appartientau Grand-Conseil. A l’égard du droit de nomination des Gradués sim-ples & nommés i voyez Graduí.Sc le Prêtre, centurie 3. eh. 6.

Nomination Tuteurs. Remarquez qu il y a des Coutumes©ú les Nominateurs font responsables de la folvabilité du Tuteur.Mais on examine si elle étoic certaine au tems dc la nomination. ,

NON.

NONCHALANCE, vice dans la vie active Sc ceconomique. Lacause de la nonchalance est lc peu de persuasion où l’on est que fac-tion dont on se doit occuper puisse erre utile . Sc qu’on ne la croîtque très-peu propre à notre bien. La nonchalance vient aussi dans lapersonne nonchalante , de ce qu’elle pense qu’elle n’a pas besoin d’a-gir, aimant mieux lc repos Sc l’inaction , qu’unc action pénible. Lesdomestiques font nonchalans, parce que faction Sc le travail qu’onexige deux ne lent patoît être aucunement de leur intérêt>mais pourl’interít d’autrui : c’est pourquoi ils nc travaillent-que adoeulum Sc parforce i Sc leur action est tellement relâchée Sc accompagnée de si peude contention , d'effon Sc dissection, que toutes les causes ci-dessusmentionnées font sensibles dans tout ce qu’ils font. Mr. de Puretierepose ces mots pour íynonimes , nonchalance , pareffe, négligence, mol-lesse , inapplication. Cependant la nonchalance est distincte dc la paresse ,coinnic I effet de la cause:la nonchalance est lc défaut dc zélé & dis-section : la paresse en est fesser. Le mot piger > paresseux, marque assezlc caractère de la paresse, piger . quasi pauciger, celui qui fait peu dechose, dont faction est lente, qui ne faic que peu d’ouvrage dans unlongtems. En un mot, la paresse faic peu; Sc la cause de ce peu dic-tion, c’est lc manque de feu & dissection, qu’on appelle nonchalan-te. La négligence est opposée à la ddsgemt, Lc par conléquenr marque

N O N- N Ó N O T.

le défaut de ce feu qui |rend les hommes diligens & vifs dans fac-tion : c’est pourquoi elle approche beaucoup de l’idée dc nonchalance;mais cette derniere est une habitude vicieuse du coeur,Sc la négligen-ce est un vice dans f exercice Sc dans faction seulement. La molle fi estopposée à /’intention & à h force de faction j 6c Vinapplication, pat elle-même Sc proprement , est la privation totale (diction. Toutes cesidées font voisines , mais elles nc font pas les mêmes i 8c le désir defaire voir beaucoup de synonimes, fait souvent tomber dans f inexac-titude. Nonchalance vient dc non , 8c dc chaloir , vieux mot qui signifiefe soucier , comme qui diroìc, non-fouciance.

NONCIATION,dans la Pratique du Droit à l’égard des bâti-mens. Nonciatìon de nouvel œuvre, est un acte par lequel on dénonceà celui qui fait élever un bâtiment ou aux Ouvriers , qu’ils ayent âCesser jusques à ce que par Justice eu air été ordonné,à peine de tousdépens , dommages Sc intérêts. Cette maniéré dc procéder des Ro-mains , inventée par le Préteur, est aussi en usage parmi nous : c’estpourquoi en rapportant leur Jurisprudence, nous établissons en mémetems nos régies. Or toutes les fois qu’on s’apperccvoit qu’un voisinfaisoit une entreprise, soit en élevant sa maison ou cn la démolifiânt ;cnsorce que l’ancienne face étoit changée » Sc qu’on en recevoir del’incommodité : on pouvoir pat une simple sommation,sens avoir per-mission du Prêteur , lui dénoncer ou aux Ouvriers , l'empêchementque l’on y formoir. Z. 1. §. nuntiatio , ff. de novt operis nuntiaiione'.On étoit reçu à former cet empêchement , lorsqu'on avoir intérêtque f entreprise ceflât, ou que le public en fouffroit. 1}uris noflris con -fiervandi , aut damni depettendi , attt publici juris tuendi gratin , lege 1.eodem paragrapho. Pour ce qui regardoit les choses en particulier, iln’y avoit que ceux à qui l’entrcprise pouvoir nuire, qui eu fient dioicde s’y opposer ; comme sont les Propriétaires, lesEmphythéoces, lesUsagers, le Tuteur, le Curateur, lc Créancier hypothécaire, celui quia droit de servitude, Cujac. hl. 1. observât. 1 7. & í’Usufrnitier, pour-vu que ce fût au nom du Propriétaire.

, A l’égard des entreprises qui inréressoient le public , il étoit indis-tinctement permis à tous les Citoyens d’uscr dc la nonciatìon de nouvelœuvre ; ce qui ne sc pratique pas en France , où il seroit nécessaire cnpareil cas divertir le Grand-Voyer. II n’importoit pas à qui on s’adccs-fît pour donner l’Exploit qui conceaoit la nonciatìon du nouvel œu-vre , pourvu C[ue ce sût dans le lieu méme où les Ouvriers étoientemployés à bâtir , & à des personnes qui cn puisse donner avis auPropriétaire.

L’esscr de cet acte étoit, que fi nonobstant les défenses on vouloircontinuer fourrage , il falloit donner bonne Sc suffisante caution deremettre les choses en état, en cas que par Justice il en fût ainsi or-donné : ce qui se devoir terminer dans trois mois, Z. unica coi. denovt operis nuntiatione, cap. pen. & ult. S’il arrivoit que la maison ap-partint à plusieurs Propriétaires, Sc fût possédée par indivis, la con-cision faite à f un des Propriétaires étoit sensée faite à tous, à causeque chaque partie d’une chose indivise représente le tout. Néanmoins,fi depuis Pemhêchemenc formé, un des Copropriétaires continuoit lebâtiment fans la participation des autres , c’étoit fur lui que tomboitroue lc dommage. Voici les termes mêmes de la Loi de pupillo , §. fiplurium, ff. de operis novi nuntìat. Si pluriuin rts fit, ìn qua opus noviusifiat & uni nuncietur, relie faBa nunciatio tB, omnibufque domihis vide-tur nunciatum ; Jid fi unus adificaverit pofi operis novi nuntiationem , aliiqui non ndificaverunt non tenebuntur , neque enim debet nocere faBum al-terìus ei qui nibil fecit. Voyez íur cetce matière, Henris, tom. 1. liv. 4,ch. 6. qu t ft. Sa.

N QN-V ALEUR, se dit parlant des Terres, Fermes & Revenus,comme font les impositions qu’on fait de la part du Roi , telles qneles Tailles > de même aussi les dettes insolvables Rappellent des non-valcuts. Ce mot suppose que les droits qu’on présume Sc qu’on esperesontdcs valeurs ou biens utiles i mais lorsque ces droits nc font ni per-ceptibles ni exigibles, alors on les appelle des mn-valeurs, des biensvains Sc fans fondement. Un Marchand croyoit avoir un droit de rece-voir le prix d’un achat, le dû d’un contrat ou d’un engagement > lcdébiteur devient insolvable : voilà des non-valeurs. Les Receveurs desTailles faisoient fonds dc retirer pour lc Roi les impositions faitesfur les Sujets ; ces Sujets font ruinés parla pauvreté : voilà des non-valcurs qu’il faut remplacer en rejertanc ces tailles Sc impositions nonpayées fur la Parroisse où on les réimpose pat un second toile. Lesnon-valeurs sc disent des Terres Sc de, Fermes qui font en désordrefaute de culture ou de préparation, faute de quoi elles ne rapportentpas leur revenu ordinaire, ou auque! on s’attendojt.

N O Q.

N O QUETS, petits morceaux de plomb quartés, qui font pliésic attachés aux jouées des lucarnes . Sc fur les lattes des couverturesd’ardoise.

N O T.

NOTAIRES. Le mot de Notaire vient du Latin Notariat, Sc ce-lui-ci dc nota, dc nojco , novi, notum, celui qui tient note de tous lesActes faits en Justice pat les Parties. Notariat est qui notât, deferibit& fervat aBa contrahentium , ut aBis fides adhibeatur. La plus ancien-ne Ordonnance què nous ayons cn France au sujet des Notaires , estcelle dc Philippe le Bel du mois de Mars 130a , par laquelle il parottque lc droit de créer des Notaires publics est royal. ” Le Roi ôte íî„ interdit aux Sénéchaux , Baillifs 8c antres Justicier; de ce Royaume,>, dc fa puissance royale , Sc retient ledit Roi Sc réserve à lui & á ses,, successeurs perpétuellement Sc à toujours, la puissance dc créer le*„ Notaires publics. ” Cette disposition qui est tirée du Droit Ro-main , potestas crcandi Netarios ad Imperntortm five Regem pertinet > estaussi confirmée pár Charles du Moulin fur la Coutume de Iaris, §. 1 .glas. s, in vtrb. fief. Cum jus ereandi Netarios publkot de regalilus fit >